Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le tombeau des souvenirs ( suite )
Sûr et confiant, je vois mon père entrer dans le bureau du Lieutenant Kieffer , il a écrit :
<< Je me suis retrouvé devant un homme jeune, au regard clair, je lui présentai ma permission, il me regarda et dit simplement :
- Soldat, vous êtes en retard !
- Je le sais mon Lieutenant, j'ai pris le dernier train ! En prenant le précédent, j'aurai perdu une journée et les permissions sont si rares
- Bon !..... Je comprends !....Quelles nouvelles en France ?
- En France, mon Lieutenant, c'est comme nous, ils attendent !
- C'est bien, vous pouvez disposer !
- Plus rien à vos ordres mon Lieutenant ?
- Non, rompez !
Je suis sorti du bureau radieux, en m’exclamant :
- Alors les copains, c'est un bon gars le lieutenant !
Ils me regardaient médusés et n’y comprenaient rien !
- Ne faîtes pas cette tête, je crois que j'ai une gueule qui lui revient !
- T’as une sacré veine ! s’exclama un copain
Par la suite, je me suis souvent retrouvé avec le Lieutenant Kiffer, je ne m'étais pas trompé, c'était quelqu'un de bien ! Du fait qu’il commandait le peloton de mitrailleurs, j'ai souvent eu à faire à lui, nos rapports étaient très bons ! C'était un officier sérieux, compétent et intelligent ! Il ne cherchait pas la petite bête pour « emmerder les gars ». Il gardait toujours son rang, pas de familiarités, chacun savait à quoi s’en tenir. Ce n’était pas le genre à faire la fête avec ses hommes et les punir à la moindre incartade ! C’était un homme calme, sachant se dominer et toujours égal à lui-même. Par la suite, tous les copains se rangèrent à mon avis et reconnurent notre Lieutenant comme étant un bon officier, ordonné, proche de ses hommes et compréhensif. >>
J’imagine mon père devant le douanier et le gendarme, il n’avait pas le caractère à se laisser intimider. C’était un homme d’une extrême gentillesse mais il ne supportait pas l’injustice et les gens dédaigneux et hautains. Avec lui, je pars pour sa deuxième permission.