Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
La naissance du << Grand Meaulnes >>
maison natale à La Chapelle-d'Angillon.
Le 1er juin 1905, jour de l'Ascension, Alain Fournier, étudiant au lycée Lakanal, alla visiter le « Salon de la Nationale » au Grand Palais.
En descendant l'escalier de pierre, son regard croisa celui d'une jeune fille blonde, élégante, élancée, une vieille dame appuyée à son bras. Il se mit à la suivre jusqu’au Cours la Reine, puis sur un bateau où elles embarquèrent ; il continua à la suivre à distance jusqu'à sa maison du boulevard Saint-Germain. Les jours suivants, il revint plusieurs fois sous ses fenêtres
Un soir, il aperçut le visage de la jeune fille, derrière la vitre, elle était intriguée et amusée de le retrouver sous ses fenêtres...
Le lendemain matin, dimanche de la Pentecôte, il revint en uniforme de collégien. La jeune fille sortit de la maison, vêtue d’un grand manteau marron. Avant qu'elle ne prenne le tramway, il l'accosta et en « amoureux transi », il murmura : « Vous êtes belle ». Elle hâta le pas, mais il monta derrière elle jusqu'à l'église Saint-Germain-des-Prés.
A la sortie de la messe, il osa l'aborder de nouveau et c'est « la grande, belle, étrange et mystérieuse conversation » entre ces deux jeunes êtres qui, jusqu'au pont des Invalides vont laisser vivre leur rêve ; elle lui demanda son nom, il répondit timidement <<Henri Alban Fournier>> Elle vit son regard interrogateur, elle comprit et hésita , puis, « le regardant bien droit, pleine de noblesse et de confiance, elle dit fièrement :
Mon nom ? Je suis mademoiselle Yvonne de Quiévrecourt. »
Puis, elle répéta à plusieurs reprises : « A quoi bon ? À quoi bon ? »,
Frémissante comme une hirondelle qui tremblait du désir de reprendre son vol ; elle lui défendit de la suivre. Il la regarda s’en aller ; elle se retourna et, une dernière fois, elle le regarda longuement.
Cette rencontre, dont il a noté tous les détails, dès les jours suivants, va déterminer la vie entière du futur écrivain, Alain Fournier. Il la transposera presque littéralement dans Le Grand Meaulnes. Pendant huit ans, l’auteur s'efforça de raconter son histoire en l'associant à ses plus chers souvenirs d'enfance.
En mai 1906, le jour anniversaire de cette rencontre, Alain Fournier guetta vainement la jeune fille et confia tristement, le soir même à Jacques Rivière : « Elle n'est pas venue. D'ailleurs fut-elle venue, qu'elle n'aurait pas été la même ». Cette année-là, il échoua au concours d'entrée à l'Ecole Normale.
En juillet 1907, au terme d'une ultime année préparatoire au lycée Louis Le Grand, il échoua de nouveau à l'Ecole Normale. Le lendemain, il apprit qu'Yvonne de Quiévrecourt était mariée depuis plus d’un an. Il passa une quinzaine de jours de vacances à Cenon dans la famille de son ami Jacques, qu’il reçut ensuite chez ses parents à La Chapelle d’Anguillon.