Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le sauvetage
Elle se sentait las ! Fatiguée ! Très affaiblie ! Plus de deux semaines s’étaient écoulées depuis sa fuite. Elle se retrouva Gare du Nord, sur le banc qu’elle avait déjà occupé, près du kiosque à journaux.
A peine assise, Marie s’endormit . Dans son rêve, elle survolait un océan de verdure et de fleurs ! Elle se sentait noyée dans un bourdonnement d’abeilles ! Ses forces semblaient la quitter ! Brusquement, elle tomba du banc, sa tête cogna durement le sol, elle gémit doucement, assayant de retrouver des forces pour se relever quand elle sentit des bras qui la soulevaient. Ses paupières lui pesaient, elle ne pouvait pas les ouvrir ! Des voix résonnaient ! On la transportait sur une civière, une main lui serrait la main gauche, une autre lui caressait le visage. Le roulement d’une voiture la berçait, c’était une ambulance. Un air de bonheur s’installa sur son visage et elle tomba dans un profond sommeil . Enfin, elle se réveilla dans un lit blanc, entourée de Blanche, les yeux brillants de larmes et de Baptiste, très ému, mais il trouva des mots qui illumina les visages d’un timide sourire :
- Alors, Inspecteur Marie Lelivre, quel gang avez-vous infiltré ?
- Aucun ! dit-elle d’une voix à peine audible.
Elle remonta le drap sur son visage et se mit à pleurer. Les sanglots soulevaient son corps , Blanche l’étreignait très fort mais rien ne semblait pouvoir consoler Marie. Un médecin intervint :
- Elle a besoin de pleurer, ne vous inquiétez pas ! Si vous en connaissez la cause, parlez- lui, elle se calmera !
En lisant les documents étalés sur la table du grenier, Blanche avait compris ce qui avait bouleversé sa sœur. Elle devait parler à Marie ! Doucement, elle commença :
Marie s’était tue, elle écoutait. Incrédule, elle fixait Blanche de toutes ses forces ! Elle ne put contenir cette question qui jaillit avec force de sa bouche :
- Et le livret de famille où je n’existe pas , comment vas-tu me l’expliquer ?
Le regard de Marie restait soupçonneux, elle doutait toujours quand Baptiste fit irruption dans la chambre en brandissant une feuille, il s’écria en s’adressant à Marie :
- Lit doucement et applique-toi !