Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Quel choc ?
Blanche accompagna Marie à sa thérapie, comme elle le faisait régulièrement, depuis deux mois. Le psychologue prit Blanche à part et lui expliqua :
- Votre sœur est profondément blessée, elle comprend que tout est parti d’une information qu’elle a mal comprise mais elle n’arrive pas à se pardonner la peine et les soucis qu’elle vous a fait !
- Mais… Monsieur… coupa Blanche
- Je sais Mademoiselle, vous lui avez pardonné ! Vous ne lui avez fait aucun reproche ! Vous l’avez comprise ! Mais sa blessure est si profonde qu’il faudrait un choc pour la cicatriser !
- Un choc ! S’exclama Blanche.
- Oui, une personne ou une situation qui l’ ont marquée !
Elles reprirent la route, Blanche essaya d’être enjouée et s’amusa à imiter le psychologue qui avait un genre un peu efféminé ! Un petit sourire timide illumina un instant le visage de Marie puis, ce fut de nouveau le silence, un silence pesant jusqu’à la fin du trajet. Blanche cherchait quel événement pourrait bien servir de choc psychologique pouvant redonner à Marie, le goût de vivre ? Elle mit la voiture au garage, Marie l’attendit. Elles rentrèrent toutes les deux. Baptiste et Mr Quentin avaient fermé la boutique. Marie monta dans sa chambre tandis que Blanche terminait de classer les invendus
Le visage couvert d’un voile de tristesse, Blanche rapporta la conversation qu’elle avait eu avec le psychologue. Dès les premières paroles de Blanche, Quentin se dirigea vers la sortie en leur souhaitant une bonne soirée ! Mais Baptiste et Blanche le retinrent :
- Restez, Mr Quentin ! Vous pourriez nous aider à avoir des idées !
Les deux hommes écoutèrent attentivement , la tête dans les mains. Blanche termina en sanglotant :
- J’ai beau fouiller dans mes souvenirs, mais je ne vois rien !
Ils parlèrent longtemps. Tout à coup, Baptiste se gratta la tête et dit :
-Tu te souviens, le petit copain qui la raccompagnait du lycée et qui venait la chercher pour aller au cinéma ?
- C’est vrai ! Elle l’aimait beaucoup ! Mais, il est parti aux USA et ils ne se sont même jamais écrits ! répondit Blanche :
Elle ferma les yeux puis, comme elle se parlait à elle-même, elle murmura :
- Il me vient une idée… notre secret…Ce qu’on te cache…C’est ridicule… C’est un jeu …
- Quel jeu ? insista Baptiste.
- Un vieil homme qu’on appelle l’extra-terrestre ! Un soir, il nous a pris une revue qui traitait d’OVNIS et on voulait découvrir sa cachette !
- C’est ce qui explique vos randonnées nocturnes !
- Oh oui ! Et Marie s’en amusait tellement !
C’est alors que Monsieur Quentin fronça les sourcils et demanda :
- Votre vieux bonhomme ne porte-t-il pas un bonnet noir à pompon rouge, une cape noire et des galoches pointues ? Et il trottine comme un lutin ! ajouta-t-il
Blanche resta un instant muette et s’exclama :
- Mais oui ! Vous le connaissez ?
- Bien sûr ! continua Baptiste, c’est le vieux pilote d’hélicoptères !
Quentin connaissait le lieu de son atelier et de son habitation. Comment le faire découvrir à Marie ? Peut-être valait-il mieux qu’il revienne à l’improviste au magasin quand Marie serait présente !
- On pourrait arranger ça ! proposa Quentin.
Ils se séparèrent avec une lueur d’espoir . Baptiste rejoignit son commissariat, Quentin , le foyer des travailleurs et Blanche chercha toute la nuit comment procéder pour que le choc attendu soit efficace. Le lendemain matin, elle avait pris sa décision :
« Il faut que le vieil homme revienne un soir, comme la première fois ! »