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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Le cerf-volant ... (9)

Une recherche dangereuse

 

- Ecoute Blanche ! dit Marie

Elles se plaquèrent contre le mur et entendirent des bruits de pas venant du long couloir qu’elles venaient d’éclairer . Une jeune femme et un homme qui se cramponnait à elle, sortirent. Ils passèrent devant les Demoiselles, sans les regarder .

  • - Celui-la n’a plus soif ! Il a bu un coup de trop ! ricana Blanche
  •  - Il a peut-être fumé ! Ou pire  ! Il valait mieux qu’ils ne nous remarquent pas ! continua Marie
  • - Entrons franchement, comme  si on venait chercher  refuge  ! Les gens croiront qu’on loge ici !
  • - Bonne idée, Blanche ! Mais tu ne crains pas que tous les occupants  se connaissent et refoulent les intruses que nous sommes ?  Est-ce qu'on a le look ?
  • - Tais-toi et viens !

Le couloir était très long, il traversait le bâtiment de part en part . Tout au long, des portes s’ouvraient sur des appartements plus ou moins grands  Elles progressaient à pas de loup, en retenant leur souffle ! Le plancher grinçait et il fallait éviter les lames cassées et les nombreux trous qui le parsemaient. Une porte était entrouverte, elles pénétrèrent dans la pièce. Marie alluma sa torche et balaya l’ensemble de la chambre.

  • - Il n’y a personne  pour l’instant ! Regarde ces trois paillasses ! Elles attendent leurs propriétaires !
  • - Sortons Marie ! Ils peuvent revenir d’un instant à l’autre !

Elles s’aventurèrent dans une grande montée d’escaliers qui

qui était relativement en bon état . L’étage sembla plus accueillant, toutes les portes étaient ouvertes , ça facilitait  la visite ! Les Demoiselles regardaient avec curiosité ces grands logements vides et désaffectés quand des éclats de voix arrivèrent jusqu’à elles . Les pas résonnaient et  montaient les escaliers, il y avait plusieurs hommes . Torches éteintes, elles se planquèrent dans ce qui avait été un placard contenant l’installation électrique . Trois hommes passèrent devant leur cachette et pénétrèrent dans une pièce du fond du couloir. Ils discutaient sérieusement. Blanche et Marie furent témoins d’une sévère dispute .

  • - Le fric.. Tu nous dois du fric ! Ton père a du fric ! hurlait un gars
  • - Vous l’aurez ! Je vous le jure, vous l’aurez ! répondait une voix plus jeune
  • - Quand ? A la saint « glainglain » ? On a toutes sortes de moyens pour te faire payer ! Fais attention ! Notre patience a des limites !

Puis s’en suivit un remue-ménage terrible, ils se battaient ou plutôt, le plus jeune se faisait taper dessus .

  • - Blanche, qu’est-ce qu’on fait ?
  • - Rien !
  • - Mais ils vont le tuer ! On ne peut pas laisser faire une chose pareille !
  • - Si Marie ! On ne peut rien faire ! On ne doit pas se faire remarquer si on ne veut pas se faire massacrer !

Le jeune homme se mit à les supplier :

  • - Arrêtez ! Je vous en supplie ! Vous aurez votre argent !
  • - Bon ! s’écria un homme.
  • - Vingt-quatre heures et pas une minute de plus ! T’as compris ? Si non …
  • - Si non… quoi ? demanda le jeune homme.
  • - On connaît ta sœur ! On sait quel chemin elle prend pour aller au bahut !  Un enlèvement, c’est facile !
  • - Non ! Oh non ! Ne touchez pas à ma sœur ! gémit le jeune homme

Deux hommes repassèrent devant le placard et l’un d’eux referma violemment la porte entrouverte ! Blanche et Marie s’aplatirent comme des galettes en retenant leur souffle . Un des hommes rassura son comparse par ces mots :

  • - On lui a donné une bonne correction ! Il va payer le ptit con !
  • - J’espère qu’on n’a pas cogné trop fort ! Ajouta l’autre

Elles attendirent que les hommes se soient bien éloignés et avec mille précautions,  sortirent de leur cachette .

  • - Et maintenant ? souffla Marie
  • - On va voir le jeune homme !

Sur la pointe des pieds, elles arrivèrent à la porte et allumèrent leur torche . Une masse sombre sanglotait dans un coin de la pièce. Un filet de sang coulait le long de son visage. Il était jeune et dévisagea les deux sœurs avec un regard effrayé.

  • - N’ayez pas peur ! On va vous aider ! dit Marie
  • - Vous pouvez vous lever ? demanda Blanche

Il ne répondit pas, mais elles virent qu’il allait perdre connaissance. Marie commença à s’affoler :

  • - Il faut l’emmener ! Mais comment ! Il ne tient pas debout !
  • - Tais-toi ! J’ai mon portable ! J’appelle Baptiste !
  • - Tu crois ! susurra Marie . Imagine le savon qu’il va nous passer !
  • - Dépêche-toi, il va mal !
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B
super ! encore
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