Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Une recherche dangereuse
- Ecoute Blanche ! dit Marie
Elles se plaquèrent contre le mur et entendirent des bruits de pas venant du long couloir qu’elles venaient d’éclairer . Une jeune femme et un homme qui se cramponnait à elle, sortirent. Ils passèrent devant les Demoiselles, sans les regarder .
Le couloir était très long, il traversait le bâtiment de part en part . Tout au long, des portes s’ouvraient sur des appartements plus ou moins grands Elles progressaient à pas de loup, en retenant leur souffle ! Le plancher grinçait et il fallait éviter les lames cassées et les nombreux trous qui le parsemaient. Une porte était entrouverte, elles pénétrèrent dans la pièce. Marie alluma sa torche et balaya l’ensemble de la chambre.
Elles s’aventurèrent dans une grande montée d’escaliers qui
qui était relativement en bon état . L’étage sembla plus accueillant, toutes les portes étaient ouvertes , ça facilitait la visite ! Les Demoiselles regardaient avec curiosité ces grands logements vides et désaffectés quand des éclats de voix arrivèrent jusqu’à elles . Les pas résonnaient et montaient les escaliers, il y avait plusieurs hommes . Torches éteintes, elles se planquèrent dans ce qui avait été un placard contenant l’installation électrique . Trois hommes passèrent devant leur cachette et pénétrèrent dans une pièce du fond du couloir. Ils discutaient sérieusement. Blanche et Marie furent témoins d’une sévère dispute .
Puis s’en suivit un remue-ménage terrible, ils se battaient ou plutôt, le plus jeune se faisait taper dessus .
Le jeune homme se mit à les supplier :
Deux hommes repassèrent devant le placard et l’un d’eux referma violemment la porte entrouverte ! Blanche et Marie s’aplatirent comme des galettes en retenant leur souffle . Un des hommes rassura son comparse par ces mots :
Elles attendirent que les hommes se soient bien éloignés et avec mille précautions, sortirent de leur cachette .
Sur la pointe des pieds, elles arrivèrent à la porte et allumèrent leur torche . Une masse sombre sanglotait dans un coin de la pièce. Un filet de sang coulait le long de son visage. Il était jeune et dévisagea les deux sœurs avec un regard effrayé.
Il ne répondit pas, mais elles virent qu’il allait perdre connaissance. Marie commença à s’affoler :