Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
En entendant cela, le jeune homme fit l’effort de se lever . Il fit quelques pas et les supplia de ne pas appeler la police . Il se cramponna à la rampe et à Blanche tandis que Marie éclairait leur marche . Arrivé dans la rue, l’air frais lui redonna des forces, mais ce ne fut que provisoirement car, à peine quelques mètres franchis qu’ils s’effondra sur le trottoir.
- Cette fois dit Blanche, il n’y a pas une minute à perdre !
Tout se passa très vite. Les secours arrivèrent, emmenèrent le jeune homme à l’hôpital et les Demoiselles se retrouvèrent au poste de Police , « sous les feux de la rampe ! » Imperturbable, Baptiste , l’inquisiteur, questionna :
Elles furent obligés de lui raconter leur visite du vieil l’immeuble , de la dispute des trois hommes, leur conversation …. Mais à la question :
Elles donnaient toujours la même réponse :
Baptiste dût se contenter de cette réponse et les ramena chez elles . Pendant le trajet, il ne leur adressa pas la parole. Marie osa briser le silence :
- Pour ça, oui ! Vous avez sauvé une vie, il est arrivé aux urgences dans un état comateux ! Ses parents vous remercieront, s’il s’en remet !
A aucun moment, elles ne firent allusion au vieil homme , l’unique objet de leurs escapades ! Baptiste sentait qu’elles lui cachaient quelque chose mais quoi ? Il cherchera et trouvera, c’est un fin limier ! Découvrira-t-il ce qui motive ses deux amies et qui les conduit à explorer la ville dans ses recoins les plus délabrés et les plus dangereux ? Pourront-elles continuer leur recherche avec discrétion sans qu’une voiture de police ne file sur leurs talons ?
Elles se sentaient agitées et fatiguées. Leur séjour dans le placard, sans bouger, en retenant leur respiration et l’interrogatoire de Baptiste, avaient été des épreuves difficiles à supporter nerveusement. Après une bonne douche, elles s’ allongèrent . Blanche appela :
Aucune réponse ne vint de la chambre de sa sœur, elle regarda par la porte ouverte et s’exclama :
Blanche se coucha, se couvrit bien et ferma les yeux . Bientôt, elle partit rejoindre Marie au milieu d’une nuit agitée et peuplée d’êtres surréalistes .
Le vieux visiteur du soir hantait tellement leurs pensées qu’elles voyagèrent avec lui dans des mondes inconnus où les oiseaux ont des têtes d’hommes, où les fleurs ne fanent jamais et servent de maisons aux araignées tandis que les chauve-souris géantes sillonnent le ciel en tous sens ! Marie fit plusieurs cauchemars, elle se bagarrait avec les araignées et chassait les hiboux qui avaient envahi la cave ! Blanche courut très vite pour échapper à une foule de gens en loques, qui criaient et gesticulaient sans jamais la rattraper ! Elle se retrouva même sur un grand toit pentu d’où elle glissait sans pouvoir s’ arrêter mais sans jamais atteindre le sol ! C’était infernal ! Le visage du jeune homme ensanglanté les tourmentait et les voix des deux hommes résonnaient dans leur tête ! Marie se retrouva assise au pied de son lit , des grosses gouttes de sueur perlant sur son front et les mains tremblantes ! Des questions se bousculaient dans sa tête :
« Ces hommes nous ont-ils aperçu ? Etaient-ils encore dans la rue quand on a sorti le jeune homme ? Ont-ils vu les policiers ? L’ambulance ?… Si oui, nous sommes en danger ! se disait-elle. »
Elle alla se rafraîchir le visage , sentit le calme revenir et
s' endormit en se persuadant qu’elle devait faire part de ses craintes à Baptiste. Elle sombra dans un profond sommeil mais au réveil, l'angoisse revint au galop. Marie arriva en courant , elle était surexcitée et ne cessait de répéter :
- Ces sales mecs doivent payer pour avoir tabassé le jeune gars, il le faut ! D'autant plus que je les ai bien vus, je suis capable de les reconnaître !
- C'est bien ce qui me fait peur ! Es-tu sûre de les identifier ? demanda Blanche
- Oui, le grand avait une cicatrice au menton et des cheveux roux quant au plus petit, il avait le crâne rasé et j'ai remarqué qu'il boîtait, comme s'il avait une jambe plus courte que l'autre !
Un silence pesant s'installa, elles avaient du mal à avaler leur petit-déjeuner, leurs pensées étaient pour le jeune homme hospitalisé , elles avaient hâte de savoir si son état s’était amélioré.
Cependant, une question restait sans réponse :
<< Que faisait cet adolescent avec ces bandits ?>>