Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Meuse, ma terre...(4)

 

             Adieu à Sidonie !

 

 

Amanty pleure et se lamente ! 11 février 1849, les gendarmes arrivent,  questionnent tout le monde et  arpentent le coin de forêt où Sidonie   vécut dans la violence, les derniers moments de sa vie ! 

 «  Nous recherchons des indices ! » assure l’officier de gendarmerie .

Les femmes  décorent l’église, le menuisier s’active à fabriquer le plus beau  cercueil qui soit ! Une longue file silencieuse salue la jeune femme avant son dernier voyage. Le 15 février 1849, Amanty enterre son héroïne dans le silence et le recueillement. Deux femmes soutiennent la pauvre mère de Sidonie, le visage labouré par le chagrin, son regard figé sur le cercueil couvert de fleurs, elle prie ! Tous les fidèles recueillis dans une extraordinaire dignité que, seul, le monde paysan peut avoir ! Ils ont si souvent connu la souffrance qu’ils puisent le courage de vivre dans leur foi chrétienne inébranlable et le calme infini de la nature ! L’église ne peut contenir tous ces braves gens venus de tous les villages alentours . D’une voix brisée, le prêtre fait l’éloge de Sidonie, il vante son dévouement et son courage. Il termine par des mots chargés d’espoir :

« Sidonie est notre ange gardien, elle sera toujours là, au milieu de nous ! »

 

 

Après la cérémonie funèbre, une question lancinante et douloureuse se pose ! Qui nous a enlevé Sidonie ?  La vie au village devient insoutenable ! Des soupçons se posent sur certains, on suspecte les nouveaux venus ! ça et là, on entend :

« Nous, on se connaît tous, mais ceux-là, les nouveaux, on ne sait pas … »

Les portes ne s’ouvrent plus qu’aux familiers, on laisse même les volets clos ! La vie s’est presque éteinte, chacun travaille à l’abri des regards, les enfants ne courent plus dans la Grande Rue, le tourment des adultes a envahi leur cœur, ils ne savent plus rire ! Les ragots fusent de partout et se répandent de val en val ! Des rumeurs chargées de mensonges courent de village en village et frappent … Enfin, après quelques semaines, l’enquête des gendarmes aboutit. Un dénommé Michoux, de Toul, qui travaille comme bûcheron,  a avoué son crime ! L’homme est arrêté et condamné . Toute la population d’Amanty est libérée du poids qui pesait si lourd sur son cœur ! L’assassin est un homme venu d’ailleurs, il n’est pas de chez nous ! s’écrie-t-on . Mais le cœur d’Amanty reste à jamais blessé et gonflé de sanglots que seul, le temps peut étouffer !

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article