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Meuse, ma terre...(15)

 

La vie à AMANTY en 1900 :

 

 

Notre village vivait avec intensité. Chaque rue, chaque ruelle et chaque recoin offraient une infinité d’activités .

 

« A l’heure où la brume jaillit de la Meuse, l’écho de l’angélus résonne d’un bout à l’autre de la vallée et se disperse à l’infini. Déjà, les paysans s’affairent dans les étables à la traite des vaches. Le lait tiède jaillit des mamelles, les seaux se remplissent et la tâche se termine. Les troupeaux regagnent les prairies, tandis que les chevaux sortent des écuries pour se laisser docilement atteler aux tombereaux. Ils transportent le fumier chaud jusqu’au tas qui grossit chaque jour jusqu’ à ce qu’il soit épandu sur les champs. Dans cette atmosphère âcre et matinale, chacun répète les gestes familiers d’une journée de labeur. D’Amanty à Vouthon, de longues traînées brumeuses s’élèvent en volutes blanches au-dessus de la forêt, comme de longues colonnes de fumée… »

 

 

Amanty possédait un important troupeau de vaches . Chaque jour, matin et soir, le laitier  ramassait le lait …..

Les cultivateurs occupaient une bonne partie de la population en  embauchant des manouvriers pour les travaux des champs, fenaison, moisson, labours et semailles . L’hiver , il fallait nourrir toutes les bouches ! Les hommes travaillaient dans les bois pendant que les femmes soignaient quelques chèvres, quelques moutons ,une ou deux vaches et la basse-cour .

Nos forêts, riches en essences diverses, donnaient beaucoup de travail et de nombreux métiers faisaient vivre des familles entières :

Des bûcherons, des charbonniers, comme les familles Thouvenin, Bonneaux … 

des menuisiers, comme la famille Morlot

des marchands de bois, «  chez Gérard fils et Uriot »

des artisans habiles fabriquaient des balais doux avec les ramures du bouleau,

 des balais durs avec les touffes du chèvre- feuille,

des manches solides avec le frêne,

des échelles avec le cornouiller mâle et l’épine noire ….

des montures de scies avec le tilleul, des dents de râteau avec le saule marsault….

Le bois alimentait aussi les forges d’Abainville où on fabriquait des roues de bois .pour les chariots , charrettes, tombereaux ….

En sillonnant les rues, on pouvait s’arrêter devant l’atelier des maçons Gérard et Philippe, celui du peintre Gérard et l’échoppe  du cordonnier Antoine .

Dès l’aube, une bonne odeur de pain s’échappait du fournil de la boulangerie épicerie Thouvenin, et de chez Léonie Bègue qui tenait un dépôt de pain dans son épicerie

Chez Thouvenin Gaillet, on trouvait de tout, du pain, de l’épicerie, du tabac, de la papeterie. Dans sa boutique, Madame Bonneaux s’affairait à

remplir les rayons de sucre, café, huile , sel, de rouler le tonneau de vin, d’épousseter le comptoir avant de recevoir les premiers clients.

Au milieu du village, trônaient les auberges ou bistrots, lieux de rencontres et de détente !  On s’y retrouvait pour boire un verre, on y jouait au billard et chez Clément, on dansait !.

 Le Café Collin étalait son importance sur deux étages ! Il accueillait les voyageurs et tous les amateurs d’eaux de vie, car en face, la famille Collin distillait la mirabelle, la quetsche et tous les fruits de notre région…

 

 

 

 

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