Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le choléra et les loups
1792, les sergents recruteurs parcouraient villes et villages . Des jeunes gens d’ Amanty s’enrôlèrent pour rejoindre l’Armée de l’An II, puis la Grande Armée de Napoléon 1er. Jean- Baptiste BRISSE, de la famille BRISSE d’Amanty reçut la Médaille de Sainte Hélène .
De 1800 à 1805, les loups se multiplièrent dans le département de la Meuse. Régulièrement, lorsque l’hiver arrivait, les loups attaquaient Les habitants d’Amanty se mobilisaient pour protéger leurs troupeaux de moutons , de chèvres et de bovins. Chaque hiver, des campagnes d’extermination des loups s’organisaient.
En 1832, puis de 1850 à 1854, le choléra attaqua en force notre Lorraine. Chaque ville, chaque quartier et chaque village paya un lourd tribu à cette épidémie mortelle . Sur les registres de la Mairie d’ AMANTY, on compte 50 décès en 1850 et 65 décès du 30 juillet 1854 au 15 août 1854
Le choléra est une toxi-infection entérique épidémique contagieuse due à la bactérie Vibrio cholerae, ou bacille virgule, découverte par Pacini en 1854 et redécouvert par Koch en 1883. Elle est caractérisée par des diarrhées brutales et très abondantes. La forme majeure classique est fatale dans plus de la moitié des cas, en l’absence de traitement (de quelques heures à trois jours).
La contamination est orale, d’origine fécale, par l’eau de boisson ou des aliments souillés.
Le choléra a été la première maladie pestilentielle à faire l’objet, dès le XIXe siècle, d’une surveillance internationale.
A partir de 1789, un décret de l'Assemblée Nationale décide que, désormais, les municipalités seront chargées de gérer elles-mêmes les dépenses et recettes communales. Durant la première moitié du XIXème, la plupart des villages meusiens, quelle que soit leur importance démographique, connaîtront une importante fièvre constructrice rendue tangible par l'esprit d'entreprise des maires.
Le XIXème siècle, faste pour l'équipement des campagnes en édifices liés à l'eau, est le résultat de l'autonomie administrative des municipalités mais surtout d'une prise de conscience collective de l'importance de la salubrité publique et des principes élémentaires de l'hygiène.
L'eau devient alors l'objet d'une attention accrue car il est désormais prouvé qu'elle peut propager les maladies qui ont causé des ravages dans les villages meusiens au début du XIXème siècle, notamment la catastrophique épidémie de choléra de 1832.
Dès 1800, les communes édifièrent des lavoirs fontaines pour lutter contre l’insalubrité et éviter les pandémies mortelles . Le lavoir d’Amanty fut bâti en 1801 – 1802 puis restauré en 1835, après l’épidémie de choléra de 1832- 1833. En 1874, le lavoir tombait en ruines, la commune décida de le reconstruire.