Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le régime libyen tentait de reprendre la main hier, avec des raids aériens contre les insurgés et des manifestations de « victoire » à Tripoli, affirmant avoir reconquis plusieurs villes, ce que l'insurrection dément, bien qu'elle ait cédé du terrain.
Au 20e jour d'insurrection, le colonel Mouammar Kadhafi s'est déclaré favorable à l'envoi d'une commission d'enquête « des Nations unies ou de l'Union africaine » pour évaluer la situation. Il a également brandi les spectres d'al-Qaida et d'une immigration massive en Europe (lire ci-dessous).
La révolte prend désormais des allures de guerre civile, et la télévision d'État libyenne a annoncé que des forces fidèles au colonel Kadhafi étaient en route vers Benghazi, fief de l'opposition à près de 1 000 km à l'est de Tripoli. L'armée libyenne a déjà tenté ces derniers jours de lancer une contre-offensive pour stopper la progression des insurgés, bombardant Adjedabia et el-Brega, à l'ouest de Benghazi. Mais l'insurrection, un mélange de jeunes sans réelle expérience du combat et de militaires ralliés à l'opposition, a malgré tout réussi à avancer jusqu'à la ville pétrolière de Ras Lanouf, à 300 km au sud-ouest de Benghazi.
Contestation des insurgés
La télévision d'État a affirmé hier que le gouvernement avait repris le contrôle de Ras Lanouf, de Tobrouk (Est) et de Misourata (Ouest). Elle a diffusé des images de « manifestations de joie » à Tripoli, Syrte, la ville natale du colonel Kadhafi, et Sebha (Sud). Mais les insurgés ont immédiatement contesté la reprise des trois villes.
Selon des journalistes sur place, Ras Lanouf était toujours contrôlée hier matin par ces derniers.
Un dignitaire du régime est intervenu lundi matin à la télévision officielle pour appeler l'opposition au dialogue. Celle-ci reste ferme et exige tout d'abord le départ de Mouammar Kadhafi.
De violents combats opposent les insurgés aux forces armées de Kadhafi. Une bombe a été larguée, alors que l'équipe de TF1 passait à un check-point lundi matin pour rejoindre Ras Lanouf.
Le leader libyen multiplie les diatribes destinées aux Occidentaux en général et à la France en particulier. Après avoir brandi la menace d'une immigration clandestine massive et du terrorisme islamique, il accuse la France d'ingérence.
Sources