Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Communiqué
Lundi 28 Février 2011
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Longuet, un ministre sorti de la naphtaline
Secret de polichinelle depuis quelques jours déjà, l’intégration de Gérard Longuet au gouvernement est perçue comme une farce dans la région de Bure, son fief électoral.
Il aura tout fait l’ex-sénateur Longuet. Son curriculum électoral s’étire tel un long train de déchets nucléaires (cf plus bas). Si sa fiche sénatoriale empile méticuleusement ses mandats (in ‘fonctions antérieures’), laissant sous-entendre un personnage dont on ne peut se passer, une analyse plus fine amène à comprendre une réalité beaucoup moins reluisante, le nouveau ministre ayant couru sa vie durant après des mandats que les électeurs ne lui renouvelaient pas.
Connu également comme le roi des casseroles -il suffit d’un simple clic sur tout moteur de recherche pour être édifié- on s’étonnera que des «responsables», au plus haut sommet de l’Etat, puissent s’adjoindre de telles «références» (1).
Dans la région de Bure (Lorraine/Champagne-Ardenne), on se tape sur le ventre : Gérard Longuet ministre ! Quel service éminent aurait-il donc rendu pour le voir ainsi catapulté ? En tant qu’éphémère ministre de l’industrie (1993-1994), il offre sur un plateau à l’industrie nucléaire les territoires de la Meuse (son fief d’élection) et de la Hte Marne (les cantons limitrophes du nord-est du département) pour que, sous couvert d’un « laboratoire de recherche souterrain », celle-ci puisse se débarrasser des déchets, radioactifs, qu’elle produit en masse et qui empoisonnent sa survie. Il a offert les atouts et les atours de ces territoires, se moquant d’ailleurs éperdument de l’avis des populations concernées, et fut donc celui qui transforma la région de Bure en un inacceptable BURISTAN.
Comme un boomerang. Ce ‘serviteur’ (véritable sens du mot ‘ministre’) du lobby nucléaire osera-t-il annoncer que pour fêter son parachutage au ministère un train atomique va balafrer son fief dans la nuit de mercredi à jeudi...
Longuet – Radioactivité – Voies ferrées > la FéDé sera sur le terrain…
RAPPEL :
En France, il traversera la Manche, le Calvados, l'Eure, la Seine Maritime, l'Oise, la Somme, l'Aisne, la Marne, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin.
Ce nouveau convoi entre dans le cadre du contrat passé entre la COGEMA (devenue aujourd'hui AREVA) et les compagnies suisses d'électricité, dans les années soixante-dix. Envoyés en France à partir de 1975, ces déchets retournent depuis 2001 en Suisse, après leur passage à l'usine AREVA de La Hague.
Un nouveau transport à haut risque se prépare dans le plus grand secret
Les rayonnements radioactifs émis par les conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d’irradiation des cheminots et des riverains. Comme tout transport de matières radioactives, ce convoi présente également des risques en terme de sûreté et de sécurité.
Et pourtant, les autorités ne fournissent aucune information sur ce type de transports. Elles taisent également sa dangerosité pour les riverains, la population et les salariés impliqués.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" et SUD-RAIL rappellent qu'il est conseillé aux agents et au public de se tenir éloigné d'un convoi hautement radioactif stoppé en gare et incitent les cheminots à exercer leur droit de retrait.
« Les services de l'Etat et des collectivités (SNCF, collectivités locales, hôpitaux, pompiers, agents de la SNCF) qui devraient être informés et formés pour pouvoir réagir et mettre en œuvre un plan d'urgence en cas de problème, sont tenus dans l'ignorance. Quant à la population, elle est souvent loin d'imaginer que des convois nucléaires passent ainsi à proximité de leur habitation. Cette situation ne peut plus continuer, il faut briser la loi du silence et l'omerta en matière nucléaire! » déclarent les deux organisations.
Retraiter les déchets : une fausse bonne idée !
Pendant des années, les pays étrangers ont envoyé leurs déchets nucléaires à La Hague pour qu'ils y soient « traités ». Ces tonnes de déchets retournent aujourd'hui à leurs envoyeurs et traversent l'Hexagone régulièrement, exposant ainsi les populations sans autre motif que de faire tourner l'usine de La Hague.
Loin d'être une solution, le « traitement des déchets » engendre des risques et des transports supplémentaires et contamine de manière irréversible la pointe du Cotentin en rejetant des effluents chimiques et radioactifs dans l'eau et l'environnement. Surtout, il ne sert à rien. Non seulement le traitement à l'usine de La Hague ne diminue pas la radioactivité des déchets mais il augmente leur volume. Pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits.
Partout en France des voix s'élèvent contre ces transports
Les mobilisations à l'occasion des derniers convois de déchets nucléaires (allemands, belges et italiens) attestent d'une vive volonté des populations d'être informées sur l'existence de ces transports, leur fréquence, leur contenu et les risques et dangers associés. Partout en France, des élus se sont joints aux rassemblements pour exiger le respect de la loi relative à l'information du public en matière environnementale.
L'inspection du travail de la SNCF à Paris a quant à elle exigé d'être informée de la fréquence et de la composition de ces convois. Elle demande également à ce qu'une évaluation des risques pour les agents soit réalisée et qu'une campagne de mesures soit menée.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" publie les horaires du transport et demande, conjointement à SUD-RAIL, que le HCSTIN (Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sûreté Nucléaire) se saisisse de la question et qu'il exige un moratoire sur ces convois tant que les mesures et les clarifications demandées par l'inspection du travail de la SNCF n'auront pas été effectuées et tant que l'industrie nucléaire ne se sera pas engagée à publier en amont de ces transports, les horaires et leurs inventaires radioactifs.
Pour consulter les horaires du transports:
http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/evenement-national/article/train-de-dechets-radioactifs-2267?date=2011-03
Contacts presse
Réseau "Sortir du nucléaire"
Laura Hameaux: 06 85 23 05 11
François Mativet: 06 03 92 20 13
SUD-RAIL
Philippe Guiter: 06 28 94 82 99