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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

LIBYE, Sarkozy le va-t-en guerre ?

"Le président français Nicolas Sarkozy est pris de folie", s'inquiète Thorsten Knuf, dans le Berliner Zeitung, après ses appels répétés à une réponse militaire à la guerre en Libye et notamment à des frappes ciblées.

Libye : Cameron, l'Anglais, et Sarkozy, le Français, prônent l'ingérence. En vain

Pour les 27, la priorité c’est de protéger l’Europe de l’invasion supposée de réfugiés venus de Libye. Pour aider les insurgés contre Kadhafi, en revanche, la plus grande tergiversation commande la non politique européenne.

Au bout de six heures de discussions, la seule décision un peu tangible des 27 chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Bruxelles, c’est d’établir des « zones humanitaires » pour contenir les personnes fuyant la Libye. Il s’agit de gérer les quelques 200000 personnes qui seraient en train de fuir ce pays en guerre civile. Ces « zones humanitaires », installées en Égypte et en Tunisie, ou en Libye même, seraient prévues pour durer longtemps, puisque Sarkozy insiste sur la nécessité de les doter « d’écoles »… On imagine déjà de grands camps de réfugiés, style Gaza dans les années cinquante…

Pour le reste, en particulier la question très médiatique de l’institution d’une « no flying zone » ou encore des « frappes aériennes ciblées », Nicolas Sarkozy et David Cameron ont eu bien du mal à  convaincre leurs 25 collègues réunis en Conseil européen à Bruxelles de l’urgence d’une intervention militaire en Libye. Sarkozy, qui appelle à être à la hauteur des événements « historiques », dit vouloir empêcher ou réagir à « des bombardements aériens sur les manifestants pacifiques ». « Allons-nous nous contenter d’observer ? », questionne-t-il. Les Allemands sont dubitatifs. « D’après ce qu’on sait des combats, il s’agit uniquement d’infanterie et de chars. Qu’est-ce qu’on va faire d’une no flying zone ? », répond un proche d’Angela Merkel. Au bout de six heures de négociations de chiffonniers, les 27 ont pondu un communiqué qui permet à chacun de sauver la face, mais certainement pas d’enclencher une action claire en faveur des opposants qui affrontent l’armée de Kadhafi de l’autre côté de la Méditerranée. Les 27 posent des conditions, notamment celle d’une « base juridique claire », à leur soutien à une demande d’intervention aérienne. Comme, au Conseil de sécurité des

Nations-unies, la Russie et la Chine y sont hostiles, la résolution autorisant les aviateurs français et britanniques à bombarder les bases de Tripoli est encore loin d’être acquise. En fait, l’Elysée ne cache pas que la survenue d’un « événement horrible », genre bombardement d’école, ou utilisation de gaz de combat, pourrait seul changer la donne diplomatique. A ce moment-là une résolution du conseil de sécurité serait moins « indispensable...

 

Face au volontarisme de Nicolas Sarkozy, soutenu par David Cameron, une Angela Merkel «fondamentalement sceptique » à l'égard d'une intervention militaire a imposé sa prudence habituelle. La précaution l'a également emporté vis-à-vis de l'opposition libyenne. La France n'a pu obtenir que le Conseil national de transition soit reconnu en tant que représentant de la nouvelle Libye. Il s'agissait, pour Paris, de combler le vide laissé grand ouvert par la mise au ban des nations de Kadhafi, un vide politique et juridique qui risque d'attiser les rivalités et d'aggraver la confusion sur le terrain.


En se prononçant pour des « frappes ciblées », qui seraient menées en dehors de l'Otan, Nicolas Sarkozy a inquiété plus qu'il n'a convaincu. La discussion va désormais se poursuivre dans d'autres enceintes que celles de l'Europe, décidément très craintive dès qu'il s'agit d'envisager des opérations militaires, même limitées et dans son environnement immédiat.

 

 

"Le président français Nicolas Sarkozy est pris de folie", s'inquiète Thorsten Knuf, dans le Berliner Zeitung, après ses appels répétés à une réponse militaire à la guerre en Libye et notamment à des frappes ciblées. "Il semble que Sarkozy veuille abattre le dictateur libyen seul. Il y a quelques mois, il lui aurait volontiers vendu des centrales nucléaires. Désormais, Sarkozy mène la chasse anti-Kadhafi. Un combat d'homme à homme", ironise le journaliste allemand. Sur le dossier libyen, Nicolas Sarkozy est en effet devenu le "leader déclaré des va-t-en-guerre", renchérit l'éditorial du quotidien suisse Le Temps.

 

"LA FRANCE N'A PAS TIRÉ LES LEÇONS DE L'HISTOIRE"


"Le syndrome des divisions de l’UE à propos de l’intervention américaine en Irak en 2003 reste dans toutes les mémoires", rappelleLe Temps. Le quotidien suisse avance une interprétation qui circule à Bruxelles : "La surenchère française pourrait procéder d’un savant partage des rôles : aux grands pays de l’Union le soin de manier le bâton et aux autres, comme la Grèce, le soin de négocier en coulisses avec le clan Kadhafi."

Une stratégie à laquelle ne croît pas Patrick Cockburn du Independent. "La France n'a clairement pas tiré les leçons de l'histoire", analyse-t-il simplement. "Cette décision est la preuve que [Nicolas Sarkozy] ne sait pas plus que les autres dirigeants européens quoi faire", assène le journaliste britannique. Ce geste, empreint d'un "impérialisme très XIXe siècle", pourrait décrédibiliser localement l'opposition. Ce qui rend cette décision encore plus difficile à comprendre, l'intervention américaine en Afghanistan et en Irak ayant montré les conséquences dévastatrices de ne pas avoir d'allié local crédible.


Les faits L'Union européenne demande le départ de Kadhafi  

Chat "Le solo absolu de Sarkozy sur la Libye heurte nos partenaires européens"  

Les faits Direct : les forces armées de Kadhafi progressent

 

Sources :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/03/11/sarkozy-semble-vouloir-abattre-kadhafi-

tout-seul_1491575_3212.html

http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2011/03/libye-sarkozy-et-la-prudence-d.html

http://www.marianne2.fr/hervenathan/Pour-l-Europe-l-urgence-en-Libye-ce-sont-des-camps-de-refugies_a85.html

 

 

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