Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Rallye de Bure > Dimanche 17 Janvier
Echos médiatiques
France 3 région / TV Arté Magazine / TV et Radio SR de la Sarre (Allemagne) / JHM / Est Républicain
France 3 Lorraine/Champagne-Ardenne 19/20
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c51a_1920&video_number=0
Dimanche 17 janvier
Reportage en entrée de journal - Durée : près de 3 mn
JHM / P.-J.P. 18.01.10
Un rallye pour dire "non" aux déchets nucléaires
Malgré les avancées notables du projet d'enfouissement des déchets radioactifs, les opposants ne désarment pas. Hier, la fédération Grand-Est "Stop Déchets nucléaires" organisait un grand rallye automobile pour informer et sensibiliser la population.
C'est un rallye un peu spécial qui s'est déroulé, hier, sur les routes de Haute-Marne, Meuse et Vosges. Un rallye automobile qui a traversé les communes candidates à l'accueil d'un centre de stockage de déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FA-VL). Organisé par la fédération Grand-Est "Stop Déchets nucléaires". "Quatre circuits ont été mis en place au départ de Juzennecourt, Joinville, Montigny-lès-Vaucouleurs (Meuse) et Soulosse-sous-Saint-Elophe (Vosges) et qui ont convergé à Saint-Blin, où nous avons organisé l'enterrement symbolique de la démocratie (lire en encadré)", explique Michel Marie, porte-parole du Cedra et de la Fédération. Entre 150 et 200 militants se sont ainsi retrouvés sur les terres de Bruno Sido, président du Conseil général. Un élu devant chez qui les opposants ont déposé des fûts de déchets nucléaires. "Comme il les aime, on lui en a apporté !", souligne ironiquement Michel Marie. Un pique-nique était ensuite prévu à la salle polyvalente de Gondrecourt-le-Château (Meuse). Un repas animé par des élèves de l'école du cirque de Châlons-en Champagne
"Rendre hommage aux morts du nucléaire"
Puis, les participants se sont retrouvés à Bure, devant le monument aux morts de la commune. "J'ai dans les mains une liste de tous les accidents du nucléaire civil et militaire. Nous nous sommes réunis devant ce monument pour rendre hommage à tous ces morts", a déclaré Michel Guéritte, président de la Qualité de vie, une association d'opposants des environs de Soulaines, uen région dans laquelle les pathologies de la thyroïde sont cinq fois plus nombreuses que dans le reste de la France. Les opposants se sont ensuite divisés en cinq groupes. "Un groupe est allé dans les quatre communes concernées par la Zone d'intérêt pour une recherche approfondie (Zira), pour faire signer une pétition en faveur d'un référendum local. Le premier signataire est d'ailleurs le maire de Bonnet, qui s'est prononcé contre ce projet sur sa commune", se réjouit Michel Marie. Les autres groupes, eux, sont allés à la rencontre des habitants des 33 communes de la zone de transposition pour leur remettre des tracts.
"Certains militants subissent des pressions"
La mobilisation d'hier a ravi les organisateurs. "On n'est jamais assez nombreux, évidemment. Mais 200 personnes, c'est très bien. Et puis on sait que certains militants subissent des pressions et hésitent à participer à ce genre d'action. C'est le cas noatmment d'une employée du Conseil général de Haute-Marne, qui ne souhaite pas trop se faire remarquer. Certains ont même perdu leur emploi parce qu'ils nous soutenaient. Mais on ne baisse pas les bras. Si la bataille était perdue d'avance, pourquoi observe-t-on de plus en plus d'associations d'opposants ?", conclut Michel Marie. Barack Obama vient de dire 'non' à l'enfouissement des déchets nucléaires alors que leur projet était beaucoup plus avancé que le nôtre !" Un espoir supplémentaire pour les opposants au projet de Bure, pour qui l'ennemi, "ce n'est pas l'Etat, ni l'Andra. C'est la résignation".