Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Un Président du Conseil général peut-il se permettre de marchander la santé et la vie de toute une population , pour des siècles, en réclamant des millions d'euros à l'ANDRA ?
COMMUNIQUE DE PRESSE
Profitant d’une pause opérationnelle, le président du conseil général s’est fixé des objectifs stratégiques.« J’ai un peu dégusté », dit-il avec un fatalisme sobre pour évoquer son opération. Un pack de glace posé sur le genou, les béquilles « oubliées » dans un coin de son bureau, Christian Namy évoque les aspects positifs de cette pause contrainte et forcée de trois semaines : « Un peu moins de terrain, un peu moins d’opérationnel, cela donne du temps pour réfléchir. À envisager des stratégies. À fixer des objectifs ».
Premier point : Bure. « La Zira est actée. Parfait. Maintenant il faut avancer ». Traduction : la Zira est dans la Meuse qui est plus « donnante » que la Haute-Marne.
Elle doit donc être mieux lotie. La formule est élégante : « Une réévaluation des fonds accordés au GIP doit s’inscrire dans le temps ».
Et pour cause : les 30 millions de dotation constituent un maximum fixé par la loi. « Il faut donc faire évoluer la loi pour parvenir à 50 millions pour la Meuse, 30 millions pour la Haute- Marne ».
Autre problème lié aux fonds du GIP, la différence de traitement entre les communes ! « Aujourd’hui, 15 communes (3.886 habitants) dans la zone des 10 km autour de Bure touchent 409 € par habitant. Sans condition aucune. À plus ou moins un kilomètre, selon qu’une commune est incluse ou hors de cette zone, elle peut toucher 20 € ou 409 €. Soit un écart de 1 à 20.
Ces effets de seuil sont ingérables. » Là aussi, Christian Namy souhaite que la loi évolue.
Réduction des dépenses tous azimuts, 5 millions de dettes remboursés par anticipation : Christian Namy a fait voter un budget équilibré, sans provocation mais pas sans inquiétude : « Le poids du social est important sur des critères que nous ne maîtrisons pas. Et ce, dans une conjoncture difficile. L’État doit compenser.Il doit déjà 3 milliards d’euros à l’ensemble des conseils généraux ».Pour ce faire, Christian Namy et six autres présidents de départements (2 de la majorité, 5 de gauche) ont décidé de faire un groupe de lobbying auprès des parlementaires. « Si cela ne suffit pas, nous saisirons le conseil constitutionnel », prévient Christian Namy.
Pascal BAUDOIN
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