Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le BRGM ( organisme maître d'ouvrage en géothermie ) et l’Andra ont des accords secrets sur le problème de Bure, il ne faut donc pas trop s’étonner si l’idée de développer la géothermie dans la région de Bure est accueillie avec fraîcheur. De nombreux arguments contre ce développement ont été développés, ce qui en soi n’est guère étonnant. Il est donc urgent de faire étudier ce problème par un groupe indépendant.
GEOTHERMIE
On peut lire dans le Guide du maître d’ouvrage en géothermie (1983, ed. du BRGM) page 124 : « Les grès sont très productifs en Lorraine où ils sont exploités pour l’alimentation en eau potable ; leurs caractéristiques hydro-dynamiques décroissent d’Est en Ouest ; ils n’ont fait l’objet que de peu de reconnaissances géologiques, en particulier à l’aplomb du département de la Meuse, région dans laquelle leur température est la plus intéressante. Notons que la salinité des eaux peut être très importante (> 200 g/l) ».
Peut-on exploiter aujourd’hui ces ressources géothermiques ?
La réponse est claire : aujourd’hui c’est non. Ces ressources ne se transportent pas, il faut les utiliser sur place. Or actuellement il n’y a rien pour s’en servir utilement. Oui, mais les ressources énergétiques actuelles, pétrolières en particulier, vont en s’épuisant. Il est admis aujourd’hui que les réserves en pétrole sont données pour durer encore quelques décennies, une centaine d’année pour le gaz et quelques centaines d’années pour le charbon.
Il est peut-être temps de s’inquièter de notre approvisionnement en énergie pour les générations qui vont suivre. Pour cela il faut avoir des vues à relativement long terme, terme qui dépasse les échéances électorales.
La Règle Fondamentale de Sûreté prévoit qu’un stockage de déchets nucléaires ne doit pas se trouver dans une zone où il y aurait des ressources ayant un caractère exceptionnel. Bien sûr le caractère exceptionnel de cette ressource géothermique est contesté ; il faut alors faire remarquer que les études sur la géothermie dans la région sont incomplètes, et le Clis a décidé que cette affaire soit tirée au clair.
Il y a également dans l’ annexe 2 de la R.F.S. ceci : on lit au chapitre 3 : Situations hypothétiques correspondant à l’occurrence d’événements aléatoires de caractère conventionnel, au sous paragraphe 3.1.5. Géothermie et stockage de chaleur : “cette situation n’est pas étudiée car les sites retenus ne devront pas présenter d’intérêt particulier de ce point de vue”. Ceci précise bien l’esprit de la première partie de la RFS. En conséquence, ceci ne permet pas de disposer de cette région pour y faire un stockage de déchets nucléaires.
Si on se souvient que le BRGM et l’Andra ont des accords secrets sur le problème de Bure, il ne faut donc pas trop s’étonner si l’idée de développer la géothermie dans la région de Bure est accueillie avec fraîcheur. De nombreux arguments contre ce développement m’ont été développés, ce qui en soi n’est guère étonnant. Il est donc urgent de faire étudier ce problème par un groupe indépendant.