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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Les poubelles radioactives ! Cattenom, la dérive ...

 
Combien y a-t-il encore de personnes sur le site du centre  de retraitement de La Hague ? Sont-ils assez nombreux pour la surveillance ? Ce lieu ne risque-t-il pas de tomber dans "l'abandon" ?
 
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 Le fonctionnement  et la maintenance de la Centrale nucléaire de Cattenom sont -ils confiés à des hommes , en nombre suffisant, pour produire un travail correct ?
 
Sous prétexte de rentabilité, la direction ne met-elle pas son personnel sous pression, au risque de faire commettre des erreurs susceptibles de créer des incidents graves ?
 
 
Centrale de Cattenom : climat social à la loupe

12 05 10 Le Républicain Lorrain

A la Centrale de Cattenom, la CGT dénonce une logique de rentabilité, source de pression. La direction réfute les accusations. Elle a néanmoins commandé des diagnostics pour évaluer le stress des salariés. Les syndicats comptent beaucoup sur Dominique Minière , ancien directeur de Cattenom nommé à la tête de la Division nucléaire

Les gars sont sous pression, avec ce sentiment de ne plus faire correctement leur travail. Les objectifs sont tels, qu’ils ne peuvent pas y arriver. » Christian Spiess et Roland Fayer, CGT Cattenom, ne mâchent pas leurs mots. «  Depuis l’ouverture du capital, en 2003, on est entré dans une logique de rentabilité qui n’a plus rien à voir avec le service public. On sent une dérive. » La sûreté, n’est pas en cause. Les indicateurs ont même progressé l’an dernier. En revanche, 2009 a connu une recrudescence d’accidents de travail avec arrêt. Et 2010 a mal commencé.

Deux types d’accidents complètement différents ont provoqué, la semaine dernière, la tenue d’un CHSCT – Comité d’hygiène, de sécurité et conditions de travail –. Une cage d’ascenseur s’est autorisée une descente à grande vitesse, avec un homme choqué à l’intérieur. Mais surtout, «  deux brûlés sur le chantier de nettoyage chimique tenu par les Américains de Westinghouse. On a appris que 48 personnes avaient été incommodées par la fuite. Il n’y a plus de dialogue social ». Parallèlement, les incidents techniques se sont succédé ces dernières semaines : deux arrêts automatiques coup sur coup début avril, une inondation en salle des machines, et, il y a quelques jours, une fuite sur alternateur avec pour conséquence, l’arrêt de la T3. «  Il n’y a pas de loi des séries, analyse Stéphane Dupré La Tour, directeur du site Les accidents du travail sont dus au relâchement de certains prestataires. J’ai constaté des comportements d’incivilité. Des boulons devront être resserrés. »

L’analyse syndicale joue les opposés : «  Les chantiers doivent toujours aller plus vite. 28 jours pour un arrêt de tranche. Les pièces sont poussées jusqu’à leur limite. Les sites sont placés en concurrence ; tout le monde a l’œil rivé sur le coefficient de disponibilité. » Christian Spiess s’inquiète : « Les méthodologies ne sont plus respectées. Une désorganisation qui montre les dér ives. Et ce sont les plus expérimentés qui font barrage. »

Stéphane Dupré La Tour pare chacune des accusations : «  Nous ne poussons pas le matériel, faisons au contraire ce qu’il faut pour qu’il soit plus fiable. Un nouveau service va être mis en place, avec vingt embauches, pour une maintenance préventive et une ingénierie renforcée. »Les économies ? «  EDF sait que l’outil industriel doit durer. 400 M€ seront investis sur dix ans par réacteur. C’est l’ouverture de capital qui permet ces moyens supplémentaires » Le stress et la pression ? «  J’ai commandé un diagnostic des risques psychosociaux. La CGT vient seulement de s’associer à notre démarche. J’ai aussi demandé un diagnostic socio-syndical. Je ne suis pas devin, j’ai besoin d’un thermomètre. »

Laurence SCHMITT.



 
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