Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
En généalogie, n'oublions pas de rechercher nos ancêtres, issus des femmes.
Génétiquement, nous naissons tous avec le sang de notre mère
Par Mechtilde ou Mathilde de Dammartin,
dame de Haultepenneou Hautepenne
fille d'Eustache Persan de Dammartin et d' Adélaïde ou Aleyde de Reuland,
je descends du noble chevalier Raes ou Raas
dit à la Barbe de Dammartin
né vers 1090
et qui épousa, vers 1115, Alix de Warfusée,
fille unique de Libert-Suréal de Warfusée et d'Agnès d'Awir
Jacques de Hemricourt (1333 – 1403) est un chroniqueur liégeois. Il a vécu dans la principauté de Liège et plus particulièrement en Hesbaye. Il nous raconte son histoire :
Un noble chevalier nommé Raës à la barbe, frère du comte de Dammartin en Gaule, qui ayant encouru la disgrâce de Philippe Ier, roi de France, fut banni de ce royaume.
En étant sorti avec beaucoup d'argent, de pierreries et une suite nombreuse, il vint s'établir à Huy, où il tenait un grand train de maison, ayant chiens, oiseaux, chasseurs et fauconniers. Tantôt il allait à la chasse et tantôt à la pêche pour se distraire de ses ennuis. Un jour qu'il chassait depuis le matin sur les terres de Warfusée, passant vers midi non loin de la chapelle du château, il entendit la clochette qui annonçait l'élévation. Il poussa son cheval de ce côté, mit pied à terre, entra dans la chapelle et se mit à prier dévotement. Le seigneur de Warfusée entendant quelque bruit, tourna la tête et aperçut le chevalier inconnu.
La messe étant finie, il le fit convier à dîner par un de ses gens: Messire Raës y ayant consenti, le seigneur de Warfusée prit son hôte par la main et lui fit grand accueil, en s'enquérant de la cause qui l'amenait dans cette contrée. Il commanda promptement le dîner et envoya prévenir la belle Alix pour qu'elle fît fête au chevalier étranger.
Elle se rendit aux ordres de son père, et s'approchant de messire Raës d'un air honnête et gracieux, elle lui dit qu'il était le bienvenu. Le bon seigneur les fit asseoir l'un près de l'autre, et fit faire grande chère non-seulement au chevalier, mais à toute sa suite. Quand ils eurent longuement dîné, et qu'ils se furent bien divertis, Messire Raës remercia le seigneur de Warfusée et sa fille de la bonne réception qu'ils lui avaient faite, et prit congé d'eux avec une parfaite courtoisie.
De son côté le bon seigneur le pria, quand son chemin le dirigerait vers le château, d'y renouveler sa visite. Messire Raës, qui déjà se sentait épris d'amour pour la belle Alix, y consentit facilement. Il y revint tant et si bien, dit Hemricourt, qu'après quelques informations prises réciproquement, le chevalier Raës à la barbe, de Dammartin en Gaule, épousa la belle Alix de Warfusée; et leur mariage fut tellement favorisé du ciel qu'ils devinrent les auteurs de cette innombrable lignée de chevaliers dont nous allons tout à l'heure raconter les exploits.
Le sire de Warfusée qui s'était fait prêtre, ainsi que nous l'avons vu, ayant laissé à sa fille, parmi ses grands héritages, beaucoup de moulins, cela donna lieu de dire dans le commun peuple, que les nobles de Hesbaye étaient tous sortis d'un prêtre et d'un meunier.