Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Nucléaire : la Criirad appelle à la "levée du secret sur les contaminations"
Deux éléments sont particulièrement impliqués l’iode 131 et le césium 137 qui entrainent principalement des cancers de la thyroïde surtout chez les enfants
Sciences et avenir.fr - 2011/04/04-12:14:30
Le césium 137 est particulièrement toxique et écotoxique. Il affecte a priori tous les êtres vivants et d'autant plus qu'ils sont jeunes.
Sa toxicité est chimique, mais elle résulte surtout et probablement presque essentiellement de ses propriétés radiologiques .
Pour ce qui concerne les effets radiatifs et ionisants, on peut distinguer l'exposition externe, et l'exposition interne. Cette dernière est beaucoup plus dangereuse, car la toxicité du césium inhalé ou ingéré est fortement exacerbée par le fait que le césium 137 est un analogue du potassium ; Ceci fait qu'il est rapidement assimilé, dans n'importe quelle partie de l’organisme, d’où il ne sera éliminé qu’avec une période biologique de 70 jours environ.
Dans un même environnement, l'enfant, qui a des besoins en potassium plus important que l'adulte, en absorbe et en fixe plus que ce dernier.
Sur le long terme, la contamination se fait surtout par ingestion et absorption gastro-intestinale.
Le césium est ensuite transporté par le sang et tend à se fixer à la place de son analogue chimique, le potassium.
Les effets des faibles doses d'irradiation sont discutés, mais les effets avérés des « fortes » doses sont
À doses plus faibles, et à plus long terme, on lui reconnait aussi les impacts suivants :
D'autres effets, à plus long terme sont suspectés sur le cœur, la paroi de l'estomac.
Les essais nucléaires et certains accidents (dont celui de Tchernobyl) ont été sources d'importantes contaminations de l'environnement. Le césium peut être bio-accumulé, par exemple par les mousses et lichens dans un premier temps, et éventuellement localement (concentré par le réseau trophique).
Les champignons jouent à ce propos un rôle particulier, et en particulier certaines espèces trouvées en surface ou sous le sol tels que les champignons à fructification hypogée (sous le sol) (ex : truffes, dont [la truffe du cerf (Elaphomyces granulatus), très consommée par les sangliers et les écureuils). Grâce à leur vaste zone de prospection dans les 30 premiers cm du sol, via leur réseau mycélien souterrain ou capable de coloniser le bois mort (lui-même éventuellement contaminé), ces champignons peuvent concentrer le césium retombé avec les pluies ou dépôts secs ayant suivi les essais nucléaires ou certains accidents.
Par exemple, après le passage du nuage de Tchernobyl, leur contamination a , en France , varié de 15 à 50 000 Bq/kg, selon les sources officielles
En raison de leur richesse en champignons, parce qu'elles ont mieux capté le césium lors du passage du nuage, et parce qu'elles protègent les sols de l'érosion, les forêts sont devenues des « réservoirs et sources de radiations »
En effet, elles ont stocké et localement même, reconcentré le césium, ce qui fait que les aliments d'origine forestière (champignons, fruits, gibier) sont beaucoup plus contaminés que ceux provenant des champs cultivés.
Les masses d'air qui continuent à inonder notre atmosphère sont chargées de particules radioactives ( iode, césium, plutonium.....), tombent et viennent gonfler la radioactivité déjà présente .....ce qui explique l'insistence de la CRIIRAD :
Nucléaire : la Criirad appelle à la "levée du secret sur les contaminations"