Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
A Domrémy
Maison natale de Jehanne d' Arc
A Domremy, le jeune couple s’installa dans une ferme, près de l’église La gentillesse et le dévouement d’Isabelle impressionnèrent les femmes , la force et la bonne humeur de Jacques le rendirent très populaire. Il savait mener sa ferme et conseiller les autres, il organisa la manière de faire les travaux des champs et de surveiller les animaux du village, il fallait récolter suffisamment pour nourrir toute la population., il fallait aussi savoir se protéger des bandes de tueurs qui ravageaient les campagnes.
Le temps s’écoulait, baigné dans la crainte du lendemain, mais la vie s’organisait et continuait. Un enfant naquit , Isabelle mit au monde un garçon, appelé Jacques, comme son père et on le surnomma Jacquemin.
Eglise de Domremy
La vie à Domremy s’écoulait avec ses joies et ses peines . Jacquemin vit arriver une petite sœur, Catherine, puis un frère Jean et un autre frère Pierre qu’on surnomma Pierrelot. L’an 1412 venait à peine de naître que le foyer s’agrandit d’une nouvelle petite fille que l’on baptisa Jehanne, Sybille et que nous connaissons tous sous le nom de Jehanne d’Arc.. La fillette poussa comme un champignon. Jehanne était grande pour son âge, ses longs cheveux bruns balayaient son dos et encadraient un visage d’ange. Affectueuse, sensible et intelligente, elle s’intéressait à tout. Pendant les longues veillées, elle écoutait les récits de batailles.
- A Crécy, disait le père Collin, c’était l’enfer ! Les arbalétriers ont vu des monstres qui crachaient du feu et des centaines de boulets pleuvaient sur l’infanterie et la cavalerie en semant la mort ! C’était la fin du monde ! Je priais de toutes mes forces, implorant l’archange Saint Michel de nous prêter mains fortes ! Notre brave Duc de Lorraine Raoul chargeait à cheval, en criant : « A moi l’enfer, le ciel vaincra ! » C’est là qu’il perdit la vie !
Un silence chargé de tristesse inondait la salle commune, des larmes roulaient sur quelques joues, les regards restaient fixes et lointains . Jehanne frémissait , son visage se crispait et elle bondissait en criant :
- Il faut battre le diable !
Sa mère et sa sœur, Catherine la calmaient doucement. Elles avaient tout le mal du monde à l’apaiser. Isabelle comprenait la colère de sa jeune fille ! Elle lui apprenait à prier et à pardonner, elle ne cessait de répéter :
- Pardonne ! Pardonne toujours ! Même à tes ennemis !
Les Anglos-Bourguignons pillèrent plusieurs fois Domremy, la vie devint difficile , la famine menaçait ! Jacques , toujours prêt à innover, rassembla les villageois de Greux et Domremy.
- Mes amis, leur dit-il, le temps est venu d’unir nos forces et nos prières ! Ensemble, nous travaillerons mieux et plus ! Nos terres doivent nourrir nos enfants et nos épouses ! Le Sire de Bourlémont loue ses terres du Château de l’Isle, allons le voir et ensemble, louons ces terres !
- Les terres du Château de l’Isle aux bœufs ! s’exclamèrent certains, c’est beaucoup trop ! Tu n’y penses pas , nous ne pourrons jamais payer les loyers ! C’est impossible !
Soutenu par ses amis, Jacques ne se découragea pas. Après bien des discours, il réussit à persuader et à convaincre tout le monde . Ensemble, Ils louèrent les terres de l’Isle aux bœufs. Le travail ne manquait pas . Les hommes, les femmes et les enfants unirent leurs forces . Les travaux des champs, les soins aux animaux, les potagers demandaient beaucoup de bras . Le fruit de leur labeur permit de nourrir toute la population, ce qui attisa la convoitise des brigands et des villages alentour !
Des nouvelles alarmantes vinrent de nouveau hanter les veillées. Le Duc Jean de Bauffremont et Messire Edouard III, duc de Bar avaient été tué à Azincourt en combattant dans les rangs français.
Les années se succédaient, toutes plus tristes les unes que les autres. La guerre était au menu de chaque jour. Tout en gardant le troupeau communal, les garçons fabriquaient des armes et on vit bientôt des bandes de gamins, armés jusqu’aux dents : frondes, lance-pierres, arcs et flèches, épées de bois, gourdins, nerfs de bœufs foisonnaient.
;Ces jeunes défendaient leurs animaux et se battaient comme des soldats contre les garçons des villages voisins Chaque soir, ils revenaient les genoux et les visages en sang, les vêtements en loques. Les sermons des parents n’y faisaient rien.
Jean et Pierre ne rêvaient que de batailles et de vengeance.
Isabelle priait avec ses filles, Catherine et Jehanne, et demandait grâce pour ses fils.