Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org
Revue de presse n°4 - Par Stéphane Lhomme
Un "Tchèque" en bois pour Areva
Dépêche AFP : http://bit.ly/MdkzSu
« Nucléaire: nouveaux protocoles d'accord entre Areva et des sociétés tchèques »
Nous commençons cette revue de presse par un nouvel épisode de la (luxuriante) série « Vous allez voir ce que vous allez voir ! ». Cette fois-ci, ce sont les Tchèques qui s'y collent, avec la collaboration inévitable des français, en l'occurrence Areva : ensemble, ils prétendent construire à Temelin, où fonctionnent déjà deux réacteurs russes, deux réacteurs français EPR.
Fin 2011, alors que l'américain Westinghouse, le français Areva et le russe Atomstroïexport étaient en concurrence, le représentant du gouvernement tchèque déclarait « Aucune des trois firmes ne m'a jusqu'à présent convaincu qu'elle était capable de construire les tranches 3 et 4 de Temelin, dans le délai et pour le prix qui seront fixés dans le contrat » ( cf http://bit.ly/NMeePq )
On se demande bien comment le gouvernement tchèque a pu finalement être « convaincu » par Areva et son EPR, grands spécialistes des retards et des surcoûts (cf par exemple http://bit.ly/smTM4N ). Probablement parce que cette fois encore, ce seront les contribuables français qui paieront...
Grandes mobilisations contre le retour du nucléaire au Japon
Dépêche de l'agence suisse ATS : http://bit.ly/Lt3hUm
« 20 000 Japonais manifestent à Tokyo contre l'énergie nucléaire »
Méprisant l'opinion publique japonaise (et même mondiale), le gouvernement japonais a décidé la remise en service de deux réacteurs nucléaires sur les 54 qui sont tous arrêtés depuis le 6 mai dernier.
Le plus incroyable, concernant cette décision qui est contestée même par certains défenseurs de l'atome, est qu'elle a été prise sur avis de l'ancienne autorité de sûreté « qui va disparaître dans quelques semaines sous sa forme actuelle après avoir été accusée de multiples erreurs dans le passé et de connivence plus ou moins directe avec les industriels du secteur ».
En attendant, le peuple japonais qui avait pris depuis des décennies la mauvaise habitude d'accepter toutes les décisions gouvernementales, redécouvrent l'utilité de la mobilisation collective : les manifestations antinucléaires se succèdent et s'amplifient...