Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Les conséquences du séisme au Japon
● L'AIEA déclare l'état d'urgence dans une 2e centrale, celle d'Onagawa
● La France conseille à ses ressortissants de quitter Tokyo
● La situation reste grave dans la centrale de Fukushima 1 reconnaît le Premier ministre
● «Le Japon vit sa plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale» déclare le Premier ministre
● Possible explosion au niveau du réacteur 3 de Fukushima 1 mais sans danger ni pour le réacteur ni pour la population (gouvernement)
● Selon la télévision NHK le bilan du séisme et du tsunami pourrait être de 10 000 morts
● Possible fusion dans les réacteurs 1 et 3 de la centrale de Fukushima n°1 (gouvernement)
http://www.rfi.fr/emission/20110313-une-alerte-nucleaire-japon
http://observ.nucleaire.free.fr/
Dernier ajout : dimanche 13 mars 2011 à 18h08
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", c’est bien un accident nucléaire majeur qui se déroule actuellement au Japon. Monsieur Besson, une fusion partielle du cœur du réacteur n’est-il pas une "catastrophe nucléaire" ?
Selon nos dernières informations, après le coeur réacteur n°1, ce serait au tour du coeur du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi d’entrer en fusion et de risquer l’explosion. Suite à la défaillance des systèmes de refroidissement, les barres de combustibles, qui mesurent 3,71 mètres , seraient découvertes sur une hauteur de 3 mètres!
D’ores et déjà, la radioactivité atteint un niveau 400 fois supérieur à la normale à la préfecture de Miyagi, distante de 80 km!
Les conditions étaient réunies pour une fusion du coeur... d’autant plus que ce réacteur fonctionne au MOX, un combustible extrêmement dangereux à base de plutonium, qui entre plus facilement en fusion que les combustibles classiques. La toxicité de ce radioélément est redoutable : il suffit d’en inhaler une particule pour développer un cancer du poumon (4).
C’est une catastrophe majeure qui se profile, alors même que l’agence météorologique japonaise annonce que des répliques séismiques sévères sont à craindre dans les prochains jours !
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que 21 des 58 réacteurs nucléaires français fonctionnent également avec du MOX sur les sites de Gravelines, Dampierre, Blayais, Tricastin, Chinon et Saint Laurent.
Communiqué du 13 mars 2011
Lors d’une conférence de presse le samedi 12 mars après-midi, le ministre de l’Industrie, Éric Besson, a tenté de minimiser la gravité de la situation nucléaire au Japon, en indiquant qu’il ne s’agit pas à ses yeux d’une "catastrophe nucléaire" mais seulement d’un "accident grave".
En totale contradiction avec la tentative navrante de désinformation de la part des autorités françaises, l’agence de sûreté nucléaire japonaise a déclaré qu’il y a une fusion partielle du coeur du réacteur nucléaire n°1 de la centrale de Fukushima Daiichi
C’est donc bien une catastrophe qui est en cours, déjà au moins aussi grave que celle de Three Mile Island. On ne peut écarter l’hypothèse que la situation aboutisse à une crise aussi dramatique que Tchernobyl.
Par ailleurs, Tepco ( responsable de l’énergie nucléaire au Japon ) n’arrive plus à refroidir le coeur du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima Daiishi, aucun système de refroidissement n’étant plus opérationnel. L’exploitant s’apprête à relâcher de la vapeur radioactive dans l’environnement . La température et la pression augmentent dangereusement dans les cœurs
des réacteurs 1, 2 et 4 de la centrale de Fukushima Daini .
Une aggravation de la catastrophe nucléaire est à craindre avec un nouveau risque d’explosion.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" alerte les Français : une fois de plus, les autorités françaises tentent de dissimuler, déformer et minimiser les faits, pour préserver l’image du nucléaire au détriment du droit à l’information des citoyens, comme cela avait été le cas lors de la catastrophe de Tchernobyl.
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il est intolérable que les populations, au Japon comme en France, soient otages du risque nucléaire permanent. La seule position politique responsable est d’engager un plan de sortie du nucléaire.
Sources :
Free translation from German
http://www.spiegel.de/wissenschaft/technik/0,1518,750572,00.html