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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

IODE 131 détecté sur la France ....

Le nuage radioactif laisse ses premières traces en France

Le Point.fr - Publié le 29/03/2011 à 19:26 - Modifié le 29/03/2011 à 20:44

Les premiers résultats mettent en évidence des traces d'iode 131, un radioélément potentiellement responsable de cancers de la thyroïde.

Détection d'iode 131 dans l'air...

 

On ne peut pas conclure à l'absence de risque sanitaire, juge la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad).

 

Une surveillance plus fine de l'air, nécessitant des analyses de prélèvements en laboratoire réalisés en quelques jours, atteste de la présence du nuage au-dessus de l'Hexagone.


Des traces anormales d'iode 131, un radioélément pouvant provoquer des cancers de la thyroïde à partir d'une certaine exposition, ont été détectées sous forme de particules sur des prélèvements réalisés entre le 26 et 27 mars à Orsay et au Vésinet, en région parisienne.

 

Leurs valeurs sont inférieures au millibecquerel par mètre cube, (de l'ordre de 0,10 à 0,23 mBq/m3). Mais ces données doivent être complétées par des analyses permettant de détecter la présence d'iode radioactif sous une autre forme (gaz) grâce "à des cartouches de piégeage à charbon actif". Mises en oeuvre sur seulement huit stations en France, ces analyses devraient vraisemblablement faire augmenter la contamination détectée.

 

Au final, l'iode 131 pourrait être quatre fois supérieur aux valeurs déjà observées, estime l'IRSN.

 

La Criirad évoque, quant à elle, un coefficient multiplicateur de 3 à 14, sur la base de résultats obtenus aux États-Unis.

 

Quoi qu'il en soit, ces chiffres restent entre 1 000 et 10 000 fois inférieurs aux quantités relevées à la suite du passage du nuage de Tchernobyl en France, conformément aux anticipations de l'IRSN.

"Les valeurs mesurées dans l'Est étaient à l'époque de l'ordre de 1 à 10 Bq/m3"

 

 

Mais lors de ce genre de contamination, le risque vient d'abord de l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés. Une contamination bien réelle : du 26 au 27 mars, de l'iode 131 a été retrouvé par l'IRSN dans de l'eau de pluie au Vezinet, en région parisienne, à un taux de 1,73 Bq/L. La Criirad a quant à elle a détecté 0,7 Bq d'iode par litre sur de l'eau de pluie recueillie en Drôme-Ardèche du dimanche 27 au lundi 28 à 10 heures.

 

Selon le laboratoire indépendant, cela a provoqué un dépôt de radioactivité au sol de 8,5 Bq par m2. Et cette dose pourrait augmenter avec les effets d'accumulation sur plusieurs jours.

 

Selon la commission, les conditions météorologiques (la tombée de pluies ou non) devraient jouer un grand rôle dans l'accumulation d'éléments radioactifs au sol, les dépôts dits "humides" s'ajoutant aux dépôts secs.

 

Au total, cumulés sur 15 jours, ils pourraient atteindre plusieurs centaines de becquerels par mètre carré voire quelques milliers, estime la Criirad. Cela ne devrait entraîner que des niveaux de contamination "très faibles" sur les légumes (épinards, salades, blettes) et le lait, aliments les plus sensibles,(Ne pensez-vous pas que c'est une concusion légère ? )

 

La Criirad souligne l'importance de surveiller la situation afin de pouvoir prendre des mesures de précaution, comme l'ingestion de comprimés d'iode, en cas de besoin. La Criirad va notamment se pencher sur le niveau de plutonium, très difficile à détecter, mais qui peut avoir des effets très nocifs sur la santé, même à de faibles doses. Les dernières informations en provenance de Fukushima montrent que la centrale en laisse échapper. Heureusement, ce radioélément retombe beaucoup moins rapidement au sol (ou dans la mer) que d'autres radioéléments comme l'iode 131 ou le césium 137, véhiculés par le nuage.

 

 Sources :

http://www.lepoint.fr/societe/le-nuage-radioactif-laisse-ses-premieres-traces-en-france-29-03-2011-1312921_23.php

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/tepco-demande-de-l-aide-pour-maitriser-la-centrale-de-fukushima-28-03-2011-1312503_240.php

 

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