Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Observatoire du nucléaire
http://www.observatoire-du-nucleaire.org
Fukushima : le pire est peut-être encore à venir
http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-et-l-avenir-du-monde-106326840.html
L'excellent Blog de Fukushima (http://fukushima.over-blog.fr ) fait le point sur la situation de la piscine de combustible du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Fukushima. Les conséquences peuvent hélas être encore bien plus dramatiques qu'actuellement : c'est peut-être l'avenir du Japon, et même de la vie sur Terre, qui sont en jeu. Là, pas vraiment de quoi rire...
Nucléaire : Nicolas Hulot toujours flou
Interview sur Métrofrance : http://bit.ly/Li8RSs
Alors qu'il accuse les écologistes de ne s'adresser "qu'aux convaincus", Nicolas Hulot continue à ne s'adresser. qu'aux indécis. C'est du moins ce qu'il faut croire en lisant ce qu'il dit de l'atome :
"On doit garder l'objectif de sortir du nucléaire, mais y aller étape après étape. Il faut d'abord une politique drastique de réduction de consommation dans le transport, le bâtiment, les circuits courts. En France, il faut réduire la part du nucléaire pour ne pas mettre les oeufs dans le même panier et parce qu'on n'a pas sécurisé l'approvisionnement en uranium." Allez savoir avec ça si M. Ushuaia est pour ou contre le nucléaire !
Qui plus est, en dealant avec le dictateur kazakh Nazarbaev (cf http://observ.nucleaire.free.fr/nazarbaev-kadhafi.htm ), la France a pour un certain temps "sécurisé son approvisionnement en uranium". Faut-il alors garder le nucléaire ? M. Hulot ne semble toujours pas au courant de la réalité de la catastrophe de Fukushima et de l'urgence absolue à fermer les réacteurs nucléaires.
Amis pour la vie : l'Allemagne aide Israël à s'équiper en sous-marins nucléaires !
Le Point : http://bit.ly/K7659k ; Le Monde : http://bit.ly/Md9IJa
Les Allemands doivent avoir la certitude que les Israéliens ne leur en veulent plus. En effet, d'après le quotidien Der Spiegel (cf http://bit.ly/L5WCtI ), les sous-marins que Berlin a vendu à Tel Aviv peuvent tirer des missiles nucléaires. D'ailleurs, Angela Merkel l'a quasiment avoué en déclarant "La livraison [des sous-marins] s'est faite sans armement, (.) le gouvernement fédéral ne participe pas aux spéculations sur son armement ultérieur." L'affaire fait scandale en Allemagne...
Rappelons que, pour pouvoir jouer les gros bras, un pays qui possède des bombes nucléaires doit aussi avoir la capacité de les lancer très loin (et si possible au-delà de ses propres frontières !). Pour cela, sachant que de nos jours il est improbable de pouvoir survoler le territoire visé, il existe deux options : utiliser des missiles à très longue portée (mais c'est ruineux et très difficile à maîtriser) ; ou alors, s'approcher discrètement de la cible avec des sous-marins "lanceurs d'engins". C'est de toute évidence une option retenue par Israël.
Pour finir, notons que l'Allemagne fait partie du groupe de 6 pays qui rencontrent régulièrement l'Iran pour le convaincre de ne pas se doter de l'arme atomique. Il est donc très probable que les iraniens considèrent l'Allemagne comme un simple... sous-marin d'Israël !
Humour nucléaire : une plainte contre la fermeture de centrales... déjà fermées !
Dépêche AFP : http://bit.ly/NcHNuf
Vatenfall est en colère : suite à la catastrophe de Fukushima, l'Allemagne a "fermé" les centrales nucléaires de Brunsbüttel et Krümmel, co-propriétés de cette société nucléaire suédoise. Laquelle semble oublier un "détail" : passablement délabrées, ses deux centrales étaient déjà à l'arrêt, respectivement depuis 2007 et 2009 ! Pas de quoi arrêter Vatenfall qui se prépare à attaquer Berlin devant un tribunal d'arbitrage de la Banque mondiale. Objectif : obtenir de substantiels dédommagements.
Le fin mot de l'histoire : en formalisant la fermeture définitive de ces centrales, l'Allemagne contraint Vatenfall à s'occuper de leur démantèlement, opération longue, dangereuse, et ruineuse. De toute évidence, la société suédoise aurait préféré laisser les centrales en l'état et les oublier.