Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Fessenheim ! Les élus ....

Bonjour, Les 4 associations alsaciennes (SF, CSFR, STHN, Alsace Nature) ont présenté hier en conférence de presse une lettre ouverte adressée aux conseillers régionaux et généraux (en pièce jointe le modèle CG), où nous leur demandons de faire voter en conseil une motion pour l'arrêt immédiat et définitif de la centrale, sans remplacement par tout autre type de centrale nucléaire, parallèlement au développement des énergies renouvelables et de campagnes incitant à la sobriété énergétique.
Parallèlement, l'appel des élus, initié en 2006, a récolté quelques 68 signatures de plus (à ce jour) depuis 15 jours que nous l'avons relancé auprès des mairies et conseils généraux. 254 signatures !! Vous le trouverz également en pièce jointe et vous pouvez le diffuser dans vos communes si vous ne trouvez pas encore le nom de votre maire, adjoint, conseiller municipal, (car elles sont loin d'avoir toutes répondu) ou si vous connaissez un conseiller régional ou général. Même si nous avons fait l'envoi, le geste réalisé par un citoyen est tout aussi porteur et montre votre détermination..
 
Des motions sont votées dans diverses communes alsaciennes, hier c'était Breitenbach, val de Villé, en début de semaine, tout le monde le sait, Strasbourg, la semaine dernière Wattwiller...
Les élus entendent les inquiétudes de leurs concitoyens et s'expriment.
 
En attendant, hier au conseil général du Haut-Rhin ...



Presse - Conseil général 68 Les élus pourraient demander l’arrêt provisoire de Fessenheim

L'Alsace du 15/04/2011 à 00:00


Les élus haut-rhinois ont débattu, hier, de l’avenir de Fessenheim. Majorité et opposition devraient s’entendre sur une motion commune.

 Ce n’est qu’après une longue matinée consacrée essentiellement aux désignations dans les différents organismes, associations et collèges (plus de 90 pages) que le conseil général a débattu de l’avenir de la centrale nucléaire de Fessenheim. Max Delmond, nouvel élu (Cap 21) de Huningue, qui a marqué qu’il ne ferait pas de figuration, avait proposé, lors de la séance d’installation de l’assemblée, une motion demandant notamment « l’arrêt de la centrale pendant trois mois » et « un grand débat pour décider ensemble, élus et citoyens, de son avenir ».

Ce texte a finalement été présenté hier, en même temps qu’une seconde motion déposée par le groupe majoritaire du président Charles Buttner (UMP). Tout en rappelant le travail effectué par la Commission locale d’information et de surveillance (Clis), présidée par Michel Habig, cette motion insiste sur plusieurs demandes que l’Autorité de sûreté nucléaire devra prendre en compte lors de son audit. L’une porte sur « le renforcement de la digue protégeant l’îlot nucléaire, en cas de rupture de la digue du Grand Canal d’Alsace ». Par ailleurs, « le conseil général exige que soient engagées, sans délai, des négociations avec la Suisse et l’Allemagne afin de définir un calendrier d’audits des onze autres réacteurs, cinq suisses et six allemands, existants dans le Rhin supérieur ».« Contrairement à la Clis de Fessenheim qui communique régulièrement, nous n’avons pas de nouvelles des centrales suisses ou allemandes, sauf en cas de gros incidents », a souligné Charles Buttner qui a divulgué une note plutôt inquiétante sur l’état des autres centrales du Rhin supérieur, notamment les réacteurs suisses.

Lors du débat, le Colmarien Frédéric Hilbert (EELV) est monté au créneau pour s’étonner que la majorité demande un nouvel audit, après ceux qui ont été réalisés. « La catastrophe de Fukushima montre que le nucléaire n’est jamais sûr », a-t-il soutenu. Selon son collègue écologiste Henri Stoll, « la question est de savoir comment sortir du nucléaire. On n’a jamais dit qu’on veut débrancher les centrales aujourd’hui, mais dans les 20 à 25 années qui viennent ».« Qu’on commence par Fessenheim qui est la doyenne », a-t-il cependant lancé, faisant réagir Charles Buttner qui craint qu’ « on stigmatise la seule centrale de Fessenheim ». Toujours à gauche, le PS Hubert Miehé a plaidé pour « une démarche volontaire, incluant tout l’espace rhénan », tandis que le Mulhousien Pierre Freyburger a expliqué le refus d’EDF de fermer Fessenheim par « une affaire de gros sous ». « Les centrales les plus anciennes sont les plus rentables », a-t-il dénoncé.

Du côté de la majorité, le député UMP de Colmar, Éric Straumann, a indiqué qu’un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire, daté de 2000, mentionne que « certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assuréesen cas de séisme ». Il s’est dit « favorable à un débat national, et même à un référendum ».

« Évitons de faire peur aux gens, ne tombons pas dans la démagogie de nos amis strasbourgeois », a mis en garde le centriste Jean-Jacques Weber, en rappelant les besoins en courant électrique de la population et des entreprises. Le vice-président Francis Flury a relevé qu’ « aucune des deux motions ne demande la fermeture de la centrale ». « À quoi sert un arrêt de trois mois ? », a interrogé en écho le président Buttner. Désireux de trouver un consensus avec la gauche, il a proposé de « prendre en compte l’arrêt actuel de la tranche 2 pendant un an, et de demander que l’autorisation de remise en route de la tranche 1 ne soit pas délivrée avant les conclusions de l’audit de l’ASN ». Max Delmond ne pouvait que se réjouir de ces convergences… L’administration a été chargée de proposer une motion commune qui sera soumise aux élus, ce matin, lors de la commission permanente.

On sait qu’il y a de l’eau dans le gaz entre le président haut-rhinois, Charles Buttner, et ses homologues du conseil général du Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel, et du conseil régional Philippe Richert. Ces deux derniers souhaitent profiter de la présence au gouvernement de Richert pour avancer vers un conseil unique et organiser un référendum susceptible de montrer aux pouvoirs, actuel et futur, l’attachement des Alsaciens à une fusion des collectivités.

Or Charles Buttner et ses vice-présidents du « bureau exécutif », du moins les plus investis sur cette question comme Rémy With et Francis Flury, n’en veulent pas.. On ne connaîtra pas la position des autres élus, surtout des derniers entrés, le président du Département, ayant prévu un débat sur ce sujet à huis clos, le vendredi 6 mai. Soit la veille du débat — mais celui-là sera public — prévu par Philippe Richert à la Maison de la Région… En politique, il n’y a pas de hasard.

Ne voulant pas apparaître comme le chef des irréductibles Gaulois, Charles Buttner a voulu reprendre l’initiative hier, en s’inscrivant dans la réforme instaurant le conseiller territorial. Non sans rappeler que son assemblée a « refusé, à plusieurs reprises, de voir disparaître le Département dans une seule organisation recentralisée », il en a appelé à « expérimenter une inter-collectivité en Alsace », idée reprise, a-t-il souligné, dans l’accord signé avec ses homologues le 22 janvier.

Cette allocution n’appelait pas de réponse de l’opposition. « Votre attitude tire notre assemblée dans le ridicule. Elle est totalement ambiguë », a lâché Jo Spiegel (PS), défenseur depuis des années du conseil unique, en reprochant à Charles Butt-ner « son conservatisme et sa peur du résultat du référendum ». « On a une chance unique, mais nous préférons rester les ‘‘cantoniers’’ de la Région », s’est-il emporté. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’exécutif n’a pas apprécié sa sortie. Mais le débat était clos.

le 15/04/2011 à 00:00



--

Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire

STOP FESSENHEIM

13 rue Berthe Molly
F-68000 Colmar
tél. : 03 68 23 01 29


Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article