Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Les autorités australiennes ont annoncé le lancement d'une campagne de tests sur des voitures importées du Japon. L'Agence de sûreté nucléaire australienne (Arpansa), examinera un chargement dont l'arrivée est prévue jeudi à Sydney, afin de s'assurer que les véhicules n'ont pas été contaminés par des radiations émises par la centrale accidentée de Fukushima-Daiichi.
Si l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) a bel et bien indiqué dans son rapport que de l’iode 131 et du césium 134 et 137 ont été détectés en France après le passage du nuage de Fukushima, la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) critique ces résultats. Elle accuse l’Institut d’avoir, entre autres, sous-estimé la radioactivité mesurée et donc de ne pas avoir demandé des mesures de protection suffisantes.
Les résultats de l’IRSN
L’Institut, indique dans son rapport que dès le 28 mars des feuilles d’épinards "radioactives" ont été repérées à Malvési, dans l’Aude. Le 8 juin, des salades et des épinards prélevés dans le grand quart sud-est de la France présentaient des "valeurs significatives" d’iode 131 en provenance de Fukushima, précise l’IRSN. La note n° 15 indique également que "début mai, seul le lait de chèvre présentait encore des activités significatives". L’iode 131 est un élément radioactif accusé d’être responsable des cancers de la thyroïde survenus après la catastrophe de la centrale de Tchernobyl.
D’autres informations données par l’IRSN concernent les césiums 134 et 137, ces éléments qui mettent 30 ans à diviser par deux leur pouvoir radioactif. Des taux dix fois moins importants (comparativement à l’iode) ont été détectés, les retombées du nuage radioactif ayant déjà été de "500 à 1 000 fois" inférieures à celles de Tchernobyl. Conclusion, "à aucun moment les concentrations en radionucléïdes d’origine artificielle n’ont présenté un risque environnemental ou sanitaire", affirme l’IRSN.
Les critiques de la CRIIRAD
Mais la CRIIRAD, en tant que laboratoire indépendant indique avoir découvert "que les niveaux de contamination sur les prélèvements d’air étaient en fait des moyennes calculées sur une période de six à dix jours qui débutait avant le passage du nuage ! ", rapporte le site altermonde-sans-frontiere.com. La responsable de la Commission, Corinne Castanier, précise qu’avec ces données, les résultats publiés par l’IRSN doivent être multipliés par quatre.
Source :
http://www.maxisciences.com/nuage-radioactif/fukushima-de-l-eau-dans-le-gaz-entre-l-irsn-et-la-criirad_art15274.html