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Azincourt , un massacre ....

La longue période de lutte entre la France et l'Angleterre, connue sous le nom de guerre de Cent Ans, fut un conflit désastreux qui dura  plus de cent ans (116 ans : de 1337 à 1453).


Cinq rois de France et autant de souverains anglais se trouvèrent successivement engagés dans ce duel.

Trois générations entières vécurent dans un perpétuel climat de troubles et de combats

La guerre de Cent Ans se décompose en une série de batailles, séparés par des périodes de paix relative, ou de trêves. Et quand cessaient les combats, les pillages, la famine ou la peste achevaient de ruiner villes et campagnes.

Si l'Angleterre ne fut pas épargnée par cette guerre, la France, sur le sol de laquelle se déroulèrent les batailles, fut plus atteinte que sa rivale.

Elle finit cependant par avoir le dessus. Mais les deux belligérants sortirent profondément changés de ce conflit séculaire

 

Avec la mort de Charles VI commença la seconde période de la guerre de Cent ans. Ce fut à la fois une guerre qui opposa les royaumes d ' Angleterre et de France, qui se déchiraient pour la succession au trône de France, puis ce fut une guerre civile qui opposait les Armagnacs et les Bourguignons

Les Grandes Compagnies que le Connétable Bertrand Du Guesclin avait emmenées en Castille refirent surface . A leur tête, des Princes brigands, comme le damoiseau de Commercy ( Robert de Sarrebrück ) mettaient les campagnes à feu et à sang, ces bandes d'écorcheurs semaient la terreur partout où elles passaient ....

 

  • La seconde période du conflit la guerre civile :
  • Lutte entre les Armagnacs et les Bourguignons.
  •  Cette lutte favorisa  l'Angleterre, victorieuse à Azincourt. Le trône fut alors promis au roi d'Angleterre.
  •  C'est Jeanne D' Arc qui permit  le réveil des forces françaises et leur course vers la victoire.

 

                                         Henri V d'Angleterre priant avant la bataille d'Azincourt

 

 

La bataille d'Azincourt le 24 octobre 1415

 

Schlacht von Azincourt.jpg

 

 

Les troupes françaises, d'environ 30 000 hommes,  voulaient barrer la route deCalais à l'armée du roi Henri V d'Angleterre qui était forte d'environ 6 000 hommes. Cette armée avait  débarqué en septembre à Chef-de-Caux, près  d' Harfleur , qu'elle  occupa pour sa sécurité. La bataille d'Azincourt  qui suivit  s'est soldée par une défaite démoralisante pour l' armée  française . La cavalerie lourde fut rendue moins efficace par un terrain boueux et les retranchements anglais. Les montures furent transpercées par les archers, en majorité gallois, équipés de grands arcs à très longue portée.

 

                                                     Défaite des cavaliers français

 

Cette bataille, où la chevalerie  française fut  mise en déroute par des soldats anglais inférieurs en nombre, est souvent considérée comme la fin de l'ère de la chevalerie et le début de la suprématie des armes à distance . Cette  suprématie  ne fit que se renforcer par la suite,  grâce à l'invention des armes à feu. Elle fut, en réaction, une cause de l'investissement dans l'artillerie  qui devint  une spécialité française.

La défaite d' Azincourt eut un retentissement dans tout le Royaume. Partout, les récit de la bataille faisaient pleurer et prier pour tous les hommes vaincus,  blessés et morts pour chasser l'Anglais .

                                                                  Chevalier français en armure

 

 

Le grand Marcelin,  qui avait combattu aux côtés d' Edouard III,  Duc de Bar,  racontait :

 

<< Notre bon duc, blessé, continua le combat et courageusement nous sortit de la boue avant de s'effondré, mort !

La nuit du jeudi 24 octobre s'était passée sur le terrain pour les deux camps. Il pleuvait averse, cela avait duré toute la nuit . Le champ de bataille, tout en longueur, était  fortement détrempé, particulièrement côté français, placés dans le bas de la colline, dans des champs labourés  où coulait un ruisseau devenu torrent durant la nuit. Le terrain boueux désavantageait l'armée française composée de nombreux chevaliers en armures dont certains se sont noyés sous leur poids. Le terrain boueux faisait glisser les chevaux lourdement chargés. Les quatre vagues d'attaque successives s'empêtrèrent les unes dans les autres.Les archers anglais et leurs redoutables capacités criblèrent, cavaliers et montures qui  n'atteignent pas les rangs ennemis. Ceux  qui réussirent s' empalèrent sur les pieux des archers ou furent capturés, ou tués.>>

 

  Un moine français de Saint-Denis disait :

<< Les troupes françaises marchaient dans la boue , les chevaliers  s'enfonçaient  jusqu'aux genoux. Ils étaient déjà vaincus par la fatigue avant même de rencontrer l'ennemi.>>

 

                                                Désastre français d'Azincourt

 

Les pertes au cours de cette bataille furent importantes et décapitèrent la grande noblesse française :

 

 Ci-après, Document  WIKIPEDIA :

 

"Les pertes totales des Anglais sont de 13 chevaliers (dont le duc d'York, petit-fils d'Édouard III, tué par le duc d'Alençon) et une centaine de simples soldats. Les Français perdent 6 000 chevaliers dont le connétable, plusieurs ducs (Jean Ier d'Alençon, Édouard III de Bar, Charles d'Orléans est lui fait prisonnier) ; 5 comtes (dont Philippe de Bourgogne et le comte Robert de Marle), 90 barons et un millier d'autres chevaliers furent faits prisonniers. Baudoin d'Ailly, dit « Beaugeois », seigneur de Picquigny, vidame d'Amiens, grand seigneur de l'Amiénois, conseiller et chambellan du roi de France Charles VI, meurt trois semaines après la bataille, des suites de ses blessures. A signaler également la mort d'Antoine de Bourgogne, venu participer à la bataille malgré la neutralité affichée de son frère et suzerain Jean sans Peur, duc de Bourgogne.

 

 

                                              Mort de Philippe de Bourgogne, Comte de Nevers

 

Les seuls à survivre seront ceux qui auront préféré ne pas participer : « À ce combat, le duc de Bretagne, Jean, bien qu'il eût été appelé, n'assista pas. Étant venu à Amiens avec un grand nombre de ses Bretons, communément estimés à dix mille hommes, il aima mieux attendre là l'issue de la guerre, plutôt que de s'exposer de trop près aux dangers. La bataille terminée, il reprit le chemin de son duché, sans même avoir vu les ennemis, mais non sans quelque dommage pour les localités où il passait. » "

 

Sources :

Batailles française 1214 à 1559 edition de 1894 du colonel Hardÿ de Périni

Histoire de Charles VII,  de Thomas Basin.

Histoire Hachette

Histoire Larousse

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