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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Les poubelles radioactives ! Manifestation ! Solidarité ...


Les Dernières nouvelles d'Alsace - 4 octobre 2009
Manifestation antinucléaire : soleil jaune, nuages bleus

Le quartier de la gare était coupé du monde hier à Colmar : un impressionnant dispositif policier a cantonné la manifestation antinucléaire dans quelques rues.

« Nucléaire = démocratie bafouée », le slogan asséné tout au long de la journée de mobilisation antinucléaire, dans le périmètre cerné par les forces de l'ordre, résumait bien le sentiment des manifestants, près de 10 000 selon le réseau Sortir du Nucléaire, 3 500 pour la préfecture.

 Dès neuf heures hier matin, alors que les accès au centre-ville étaient déjà réglementés, un policier qui venait de prendre son poste aux abords de la place Rapp observait, non sans humour : « Avec notre dispositif, on pourrait boucler les Champs-Elysées. »

Ils se sont vite trouvés à l'étroit sur l'esplanade

 Place de la Gare, les premiers antinucléaires attendaient sous le soleil les manifestants. A midi, avec ses 3 000 sandwichs bio, la Confédération paysanne se demandait s'il ne lui en resterait pas sur les bras.  Si les participants ont eu pour certains quelques difficultés à arriver - une vingtaine de bus escortés par des motards sont arrivés au compte-gouttes -, ils se sont vite trouvés à l'étroit sur l'esplanade.

 Sur la scène installée au bas de la place, les concerts de l'après-midi ont démarré, entrecoupés de prises de parole. Olivier Besancenot a fait une arrivée remarquée par le train. « Le nucléaire est typiquement un tabou politique, l'état de siège à Colmar est un résumé en photo de la situation », a remarqué le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Ambiance familiale et détendue

 La sono crachait ses décibels engagés, les drapeaux des partis politiques côtoyaient les banderoles en faveur de la sortie du nucléaire et pour la fermeture de la centrale de Fessenheim (lire ci-dessous), les militants de la première heure échangeaient avec les plus jeunes. Ambiance familiale et détendue sur fond de tee-shirts et soleils jaunes, à peine ombragés par quelques nuages bleus - une dizaine de jeunes gens ont été contrôlés dans la manifestation.  « Les réseaux militants sont là mais la foule populaire a été dissuadée de venir. Ce n'est pas la manifestation qu'on voulait », a regretté le conseiller général Vert Jacques Fernique.

 Certains des manifestants, venus de toute la France mais aussi de Suisse et d'Allemagne, frustrés de se voir privés d'une manifestation attendue de longue date, fatigués de la position statique, ont démarré un défilé dans la seule voie qui leur était ouverte, la longue avenue Poincaré dont les adjacentes étaient fermées avant d'amorcer un retour.

 Sur fond de sirène simulant une alerte nucléaire, les manifestants se sont assis - le manque de place ne permettait pas de s'allonger pour un « die-in ». Beaucoup s'étaient symboliquement baillonnés : « C'est la première fois qu'on est traités de cette manière, ça restera une tache », déplorait Jean-Marie Brom, l'un des membres de la délégation reçue par le préfet Pierre-André Peyvel, à qui ils ont remis une lettre en faveur de la fermeture de la centrale.

 Un deuxième groupe composé de jeunes gens a entrepris de redescendre l'avenue Poincaré, encadré du service d'ordre de la manifestation.  Mais ces deux cents personnes, décidées à passer le cordon de CRS qui bloquait l'avenue de Fribourg, ont fini par se disperser sous l'impulsion du réseau Sortir du Nucléaire, qui a engagé le gros des troupes à rebrousser chemin.  En fin d'après-midi, une dizaines de jeunes gens se sont encore assis face aux forces de l'ordre, pacifiquement, tandis que le rassemblement s'achevait, sans incidents, place de la Gare.



Les Dernières nouvelles d'Alsace - 4 octobre 2009
« Fermer Fessenheim »

Elus et associatifs ont rappelé hier matin pourquoi ils demandaient la fermeture de la plus vieille centrale de France, en préambule à la manifestation.

 Les deux réacteurs de Fessenheim sont arrêtés pour la troisième visite décennale de la centrale, afin d'évaluer si elle est toujours en état de fonctionner. L'Autorité de sûreté nucléaire se prononcera pour ou contre la poursuite de son activité (lire le dossier dans les DNA du 30 septembre).

 A cette occasion, le réseau national Sortir du Nucléaire, fédération de centaines d'associations, a organisé plusieurs événements dont la manifestation d'hier et convié politiques et associations à se prononcer.  Sandrine Bélier, pour Europe Ecologie, s'est exprimée au nom du groupe des Verts européens : « La fermeture de Fessenheim serait l'opportunité d'envisager le coût réel d'une centrale, dans tout son cycle de vie. Cela permettrait une évaluation de l'état des sols, du traitement des déchets. » Et de rappeler les préconisations européennes du paquet « énergie-climat », adopté en décembre 2008, et qui vont dans le sens d'une baisse de la production d'énergie nucléaire au profit du renouvelable.

 En écho, le sénateur Vert Jacques Muller a ajouté : « Si le marché du nucléaire doit s'effondrer de moitié, il y a une contradiction avec la politique actuelle. Faisons de Fessenheim le premier laboratoire de recherche », a-t-il martelé. Yveline Moeglen, porte-parole de CAP 21, s'est également prononcée pour faire de Fessenheim un laboratoire européen.

Pour le Parti de gauche, Elodie Vaxelaire a regretté que « le nucléaire et la démocratie ne fassent pas bon ménage, les autorités ont multiplié les contraintes et les embûches », dénonçant « une criminalisation des mouvements sociaux » avant d'appeler à « un grand débat national sur le nucléaire. »

 Gwenaël Imfeld, du Nouveau Parti Anticapitaliste, a appelé à la fermeture et au démantèlement de Fessenheim mais aussi à la tenue d'un débat démocratique. Le NPA milite notamment pour la mise en place d'un service public du nucléaire.

 


Les Dernières nouvelles d'Alsace - 4 octobre 2009
Besancenot : « Assez d'hypocrisie ! »

Entouré de militants arborant les drapeaux rouges du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) et de manifestants curieux de tirer le portrait d'une personnalité politique nationale, Olivier Besancenot a apporté hier son soutien aux antinucléaires. « Le NPA fait partie du réseau Sortir du nucléaire et nous sommes présents à chaque manifestation défendant cette cause. Fessenheim est un condensé de ce qui se passe ailleurs : le nucléaire c'est dangereux et ce n'est pas une énergie propre », a déclaré Olivier Besancenot.

« Nous sommes pour la fermeture des centrales et nous lions le combat écologique au combat social : qu'on transforme en centre de recherche appliquée et en laboratoire pour une énergie propre les sites nucléaires. Et qu'on fasse payer la reconversion aux grands groupes EDF-GFD, Suez, Areva... Le nucléaire a été le grand absent du Grenelle de l'Environnement. Le gouvernement se repeint en vert, mais aujourd'hui il empêche les manifestants de défiler. Sarkozy vend du nucléaire partout et dans le même temps il fait la leçon à l'Iran. Assez de cette hypocrisie sur le nucléaire ! »



Les Dernières nouvelles d'Alsace - 4 octobre 2009
« Commençons par fermer Fessenheim ! »

Venus d'Allemagne, de Suisse et de toute la France, 3 500 militants antinucléaires selon la préfecture (10 000 selon les organisateurs) se sont rassemblés hier à Colmar, place de la Gare. Ils réclament la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Témoignages.

Karin Andresen, de Hambourg

 «  Je suis dans la résistance antinucléaire depuis 30 ans. J'ai accueilli des enfants de Tchernobyl après la catastrophe. Aujourd'hui, la moitié d'entre eux sont morts de leucémie ou de cancer de la thyroïde. Mais mon engagement remonte à plus loin : sous Hitler ma mère n'a pas eu le droit de dire non. Moi je me suis jurée que ça n'arriverait jamais. Je suis pour la protection de la vie et de la Terre.
 J'ai deux petits-enfants de 4 ans et 10 mois. Je suis aussi là pour eux. On ne peut pas produire de l'énergie et se contenter d'enterrer les déchets en espérant qu'il ne se passera rien. Chez moi, je participe aux initiatives citoyennes qui sont très actives sur le plan de l'écologie. J'ai pris part à des manifestations qui ont stoppé des transports de déchets radioactifs. Ma maison utilise des énergies renouvelables.
 En Allemagne l'Eglise protestante et les évêques sont contre le nucléaire. A Colmar, je suis très étonnée de voir que tout le quartier est bouclé ; les gens qui pensent font peur. Je suis très francophile, mais j'estime que les Français sont sous-informés sur les dangers du nucléaire. Vous avez deux domaines auxquels on ne touche pas, le vin et le nucléaire ».

Carlo Mercier, de Joinville, curé

 « Je suis engagé depuis plus de 15 ans contre le nucléaire. Notamment comme secrétaire de l'association CEDRA (Contre l'Enfouissement des Déchets Radio-Actifs). Nous somme tout un bus. Comme prêtre, je suis contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de l'homme et j'incite croyants et non-croyants à agir contre une telle horreur y compris dans mes sermons. L'Eglise commence à se réveiller. Dans notre région, nous avons quatre sites de stockage des déchets radioactifs en service ou en cours de creusement comme à Bure, même si le sous-sol ne s'y prête pas. C'est devenu une vraie poubelle. On en a marre ».

Danielle, de Hinterzarten

 « A 53 ans, c'est la première fois que je manifeste de ma vie. Je suis arrivée hier de Hinterzarten en Forêt-Noire, qui se situe 23 km à vol d'oiseau de Fessenheim. On est sur une faille. Il y a déjà eu un petit tremblement de terre, et s'il y avait un séisme comme à Sumatra, ce serait terrible. La terre serait empoisonnée pour des milliers d'années. On peut pas continuer comme ça avec les déchets nucléaires. J'ai une fille de 15 ans. Je me pose beaucoup de questions sur l'environnement depuis sa naissance »

Christophe Hartmann président d'Alter Alsace Energies

 « Le 15 mai 1975, lors de la grande manifestation contre la construction de Fessenheim, il y avait déjà 10 000 à 15 000 personnes. Le cortège s'étirait sur 1 à 2 km. A l'époque, on était contre le nucléaire. Aujourd'hui, il s'agit de sortir du nucléaire, et cette mobilisation peut être une façon d'en prendre le chemin. »

Jean-Yves militant suisse

« Je viens de Genève. Je milite depuis 2007. Je connais Fessenheim via la réseau sortir du nucléaire et le professeur Michel Fernex. La raison principale de ma présence ici aujourd'hui, c'est la santé. Même à faible dose, la radioactivité est nocive. Elle affecte le génome humain, affaiblit le système immunitaire et ne provoque pas seulement des cancers de la thyroïde. Il faut fermer toutes les centrales, en commençant par la plus vieille, Fessenheim, car c'est la plus dangereuse. »

Olivier Gotorbe apiculteur professionnel

« Je milite pour une agriculture respectueuse de l'environnement et pour la limitation de la consommation énergétique au quotidien : isolons nos maisons, ne nous laissons pas imposer au nom de la relance économique une surconsommation ! On nous dit "le nucléaire c'est propre", admettons, mais avant, le traitement de l'uranium et après, le recyclage des déchets, c'est dangereux. A La Hague, il y a plus de cancers qu'ailleurs. On ne fermera pas les centrales demain, mais engageons avec détermination la reconversion vers le solaire, l'éolien...Il va falloir apprendre à vivre avec une autre économie. A chacun de se remettre en cause ! »

Jeanne Roy, d'Altkirch

« Dans ma famille, ils sont plutôt écolos et je suis d'accord avec ça. Je fais attention à la lumière, je prends des douches... Ce sont de petites choses, mais si chacun en fait autant...Sortir du nucléaire, ça va pas être possible tout de suite, mais arrêtons déjà de construire des centrales ! Je suis intéressée par la politique et par l'action collective, même si les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Au lycée, on a essayé de faire de la pub pour la manifestation en disant pensez à l'avenir de la planète ».



Les Dernières nouvelles d'Alsace - 4 octobre 2009
Bockel au parquet

Le compte-rendu des magistrats au secrétaire d'Etat n'a pu qu'être bref, le rassemblement antinucléaire n'ayant entraîné aucune procédure pénale. Secrétaire d'Etat à la Justice et aux Libertés, Jean-Marie Bockel qui, en tant qu'avocat a plaidé au tribunal de grande instance de Colmar, est venu saluer hier après-midi les deux magistrats de permanence au parquet de Colmar, Michel Gueller et Carine Greff. Comme tous les services, le parquet avait été renforcé pour l'occasion.

Jean-Marie Bockel a été accueilli par le procureur général Jacques Beaume, le procureur de Colmar Pascal Schultz, le maire Gilbert Meyer et trois adjoints, le député Eric Straumann. Le secrétaire d'Etat s'est ensuite rendu à la préfecture du Haut-Rhin.

Si aucune interpellation n'a été effectuée durant le rassemblement, il a été procédé à trente-deux « réadmissions » aux frontières suisse et allemande. Trente-deux personnes qui souhaitaient entrer en France hier matin sans pièce d'identité ont été refoulées par les services d'ordre dont la police aux frontières.




Les Dernières nouvelles d'Alsace - 4 octobre 2009
La PAF sur le pont

En marge de la manifestation antinucléaire, les contrôles d'identité ont été renforcés hier à la frontière franco-allemande, entre Breisach et Vogelgrun.

Petite matinée habituelle, avec son cortège de voitures qui se faufilent sur l'unique voie du pont du Rhin, toujours en travaux entre Breisach et Vogelgrun. Côté français, la circulation est relativement fluide aux alentours de 10 h. Comme d'habitude. En revanche, de l'autre côté, une file de voitures de plusieurs centaines de mètres de longueur se forme progressivement. En Allemagne, c'est jour de fête nationale et les Allemands sont nombreux à profiter de ce jour férié pour franchir la frontière.

A côté du feu allemand, une affiche un peu fripée rappelle Fessenheim et la mobilisation de cette journée. Un peu plus loin, après l'écluse, une demi-douzaine d'agents de la Police aux Frontières assure des contrôles non systématiques pour les automobilistes circulant en direction de Vogelsheim. A proximité, sont postés trois fourgons de la gendarmerie.

Pas de manifestation ostentatoire, en revanche, de la part d'éventuels militants antinucléaires allemands qui auraient dû rejoindre la France par cet itinéraire dans la matinée. Pas de T-shirts jaunes, pas de banderoles ni d'automobiles estampillées. Rien d'inhabituel hormis ce contrôle renforcé, une circulation un peu plus difficile côté allemand. Et l'impossibilité de rallier directement l'A 35 à la hauteur d'Andolsheim qui se traduit par une circulation plus dense dans les rues d'Horbourg-Wihr.

En fin de journée, le scénario s'est reproduit avec, côté français, une file d'attente sur plus d'un kilomètre, jusqu'au site de Photo Labo. Plusieurs automobilistes ont mis en cause le système d'alternance des feux géré par un ouvrier côté allemand qui n'a pas du se rendre compte de la longueur du bouchon français.




Les Dernières nouvelles d'Alsace - 4 octobre 2009
Le calme après l'agitation

Après le rassemblement antinucléaire, rendez-vous a été donné au Natala. Dans une ambiance paisible, une petite partie des manifestants s'est retrouvée pour dîner bio, écouter une conférence et se bercer de musique.

Sur les grilles d'enceinte, des banderoles ont été accrochées. On peut y lire le leitmotiv de la journée : "Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire". Le début de soirée est on ne peut plus tranquille. Quelques dizaines de personnes seulement sont attablées. Bientôt, il fera nuit noire. Une panne de courant plonge le parc dans l'obscurité quasi totale. Comme si la centrale de Fessenheim se vengeait d'avoir été conspuée tout l'après-midi... Tant pis pour l'exposition sur l'énergie nucléaire, les dessins de René Bickel ou encore le stand du Colibri, éditeur solidaire. Autour des tables, les dîneurs mangent à l'aveuglette les lasagnes végétariennes, la soupe au potimarron et les pommes bio.

Un rassemblement, ça creuse

 Pourtant, ni les stands de restauration, ni le coffee et tea corner ne désemplissent. Un rassemblement antinucléaire, ça creuse. Sous le chapiteau, la conférence sur les luttes antinucléaires tarde un peu à démarrer. Par contre, la scène où doivent se produire, plus tard dans la soirée, les Young Gods, LéOparleur et Pistil, est déjà éclairée, mais il ne s'agit que d'essais de lumière.

 Juste avant de casser une petite croûte, Olivier, qui habite la montagne alsacienne, confie ses impressions de manif. « Je me suis senti opprimé, séquestré. Les organisateurs avaient rebaptisé la place de la Gare "place de la Liberté", mais on a été parqués comme de vulgaires animaux ». Il a l'habitude de ce type de rassemblement -il soulève son pull et montre son tee-shirt constellé de badges-souvenir-, mais il ne se rappelle pas avoir été traité ainsi. « C'était bon enfant quand même », tempère Carine, sa vis-à-vis. « La ville était morte pour les manifestants. Avec un badge (antinucléaire), aucun manifestant ne passait en-dehors du périmètre réservé », regrette Pierre, de Colmar



Les Dernières nouvelles d'Alsace - 4 octobre 2009

Lycéens libérés

La manifestation anti-nucléaire a eu des retombées sur l'emploi du temps des lycéens. Ceux de Bartholdi n'ont pas eu cours du tout hier matin, ceux de Camille-Sée et de Blaise-Pascal ont été libérés à 11 h. « Comme nous sommes assez proches du périmètre de la manifestation, un certain nombre de jeunes n'auraient pas pu venir ou repartir. Dans le but de respecter l'égalité entre les élèves nous avons demandé à l'inspection académique l'autorisation de reporter les heures de cours », explique Dominique Noirjean, proviseur-adjoint au lycée Bartholdi.

« Aujourd'hui radioactifs... »

Hier, les tournesols ont poussé sur le bitume, sur les calicots et les tee-shirts les slogans ont fleuri : « Pas d'acharnement thérapeutique pour la vieille centrale de Fessenheim », « Si Tchernobyl vous a fait rire, ne manquez pas Fessenheim ! », « Mafia atomiste, overdose ! » « Aujourd'hui radioactifs, demain inactifs », « Fessenheim abstelle verdammi noch emol » Fessenheim à la casse ! » ou version allemande : « Fessenheim abschalten ». On pouvait encore lire « S'éclairer au nucléaire, non merci ! » « L'atome ou la vie, à vous de choisir », le nucléaire civil ou militaire on n'en a rien à faire », « Société nucléaire, société policière » ont scandé des manifestants devant le déploiement des forces de police.

A sec !

Seules deux toilettes sèches étaient à la disposition des manifestants place de la Gare. Il fallait faire une queue interminable pour y accéder. Au grand dam des organisateurs qui jugeaient les installations un peu parcimonieuses. « De tout ce que nous avions demandé à la Ville, nous n'avons eu que cinq poubelles pour le parc du Natala et le droit d'y vendre de l'alcool. Pour les toilettes, il était trop tard pour trouver une autre solution », a observé Jocelyn Peyret du réseau.

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