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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Les poubelles radioactives se cachent derrière ou dessous les éoliennes ...

Pour se donner bonne conscience, on élève des éoliennes ! En voyageant du Nord au Sud et d'Est en Ouest, regardez autour de vous ! Chaque fois qu'une " ferme d'éoliennes " surgit devant vous, soyez certains qu'une installation nucléaire n'est pas loin ...

Allemagne : nouvel incident dans une centrale nucléaire

24 juillet 2009 - BERLIN - Une centrale nucléaire opérée par le groupe RWE dans le nord-ouest de l'Allemagne a été mise hors ligne vendredi suite au déclenchement d'un système de sécurité, a annoncé son opérateur, sur fond de multiplication d'incidents dans des sites nucléaires en Allemagne. La centrale dite d'Emsland a été automatiquement déconnectée du réseau à 3 heures locales vendredi, suite à la mise en route d'un système de sécurité lié à un transformateur, selon un communiqué.

"Nous cherchons à savoir ce qui a activé le système de sécurité", a dit à l'AFP un porte-parole de RWE Power, filiale spécialisée dans l'électricité du géant de l'énergie RWE. "Nous estimons pour l'instant que la déconnexion ne durera pas plus de deux jours", a-t-il ajouté. Début juillet, une série d'incidents dans une centrale nucléaire opérée par une filiale du groupe public suédois Vattenfall avait mis l'Allemagne en émoi, alors que l'atome reste un sujet très délicat dans le pays.

La chancelière Angela Merkel elle-même avait vertement critiqué l'opérateur Vattenfall. Berlin doit officiellement fermer progressivement d'ici 2020 ses centrales nucléaires. Cet engagement pourrait être abandonné si Mme Merkel parvient lors des législatives de septembre à se débarrasser de ses actuels partenaires de coalition sociaux-démocrates, et à former une coalition avec les libéraux, qui sont eux pro-nucléaire.

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du jeudi 20 août 2009 - Contact : 06.64.100.333
 

 
Document "confidentiel défense" sur le réacteur nucléaire EPR :

30 000 signataires obtiennent un classement
sans suites en faveur de Stéphane Lhomme

SCOOP : la Justice tolère la publication illégale d'un document "confidentiel défense"

 

Plus de 30 000 signataires ont obtenu un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash d'avion de ligne. En effet, le Vice-Procureur de Paris, en charge des questions de "terrorisme" et de "compromission des secrets", vient d'informer le Réseau "Sortir du nucléaire" du classement "sans suite" de cette procédure au cours de laquelle Stéphane Lhomme a été placé deux fois en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI).

Il est très frappant de constater que ce haut magistrat, tout en rappelant l'interdiction de révéler des documents classifiés (infraction passible de 5 ans de prison), classe l'affaire sans autre commentaire. Il est donc implicitement reconnu que, dans certaines circonstances, il est justifié de révéler un document confidentiel défense. En l'occurrence, il s'agissait d'informer les citoyens d'un grave mensonge, de la part d'Areva, d'EDF et de autorités françaises, qui prétendent que le réacteur EPR serait conçu pour résister à un crash d'avion de ligne.

En novembre 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle qu'il détient un document confidentiel défense issu d'EDF qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, le réacteur français EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne (voir notre dossier Document confidentiel défense). Ce document a été évoqué à de nombreuses reprises dans la presse, et a jeté le trouble sur le débat public officiel organisé en 2005 et 2006 sur le réacteur EPR : la Commission nationale du débat public a même censuré la contribution de "Sortir du nucléaire" qui évoquait le fameux document.

En mai 2006 et mars 2008, Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", a été placé en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI), sur réquisition du Parquet de Paris... section antiterroriste. Accusé de "compromission du secret de la défense nationale", alors qu'il n'a fait que son devoir de citoyen, Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Depuis novembre 2003, Stéphane Lhomme était donc visé par une enquête "préliminaire" bien curieuse puisqu'elle courrait... depuis plus de 5 ans : une durée tout à fait hors norme. Les conséquences principales de ce "sur-place" judiciaire était l'impossibilité d'accéder au dossier et le fait de garder sur la tête une "épée de Damoclès" de 5 ans de prison.

Lancée en juin dernier, la pétition demandant la clôture de l'enquête préliminaire, et surtout un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme, a rencontré un très vif succès avec plus de 30 000 signataires, que le Réseau "Sortir du nucléaire" remercie chaleureusement.

Désormais, Stéphane Lhomme demande à pouvoir accéder au dossier, ce qui est de droit après le classement sans suites. Par ailleurs, en lien avec cette affaire de document confidentiel défense, EDF aurait mis en place des opérations illégales d'espionnage (**) de Stéphane Lhomme et du Réseau "Sortir du nucléaire", lesquels se sont constitués parties-civiles. Il est nécessaire que toute la vérité soit faite sur cette seconde affaire.


 
(*) Parmi les signataires, on note des personnalités comme Corinne Lepage, Noël Mamère, Olivier Besancenot, José Bové, Jacqueline Fraysse, Yves Cochet, mais aussi le navigateur Eugène Riguidel, des représentants associatifs comme Jean-Marie Harribey (co-président d'Attac), Roland Desbordes (Président de la Criirad), des artistes renommés comme Stéphane Sansévérino, Henri Texier, Kent, Etienne Davodeau, etc.
 
(*) Dans son édition du 8 avril 2009, le Canard enchaîné affirme que, depuis 2006, EDF a placé Stéphane Lhomme sous surveillance par le biais de sociétés privées. Le magazine Le Point, dans son édition du 23 avril 2009, affirme que "La boîte mail de Stéphane Lhomme aurait été espionnée grâce à un contact chez Wanadoo".
 

 
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