Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
INFORMATIONS:
Allemagne : l'autorité de sûreté nucléaire critique un site de déchets
AFP - 15 juillet 2009 - BERLIN - Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire allemande (BfS), Wolfram König, a vivement critiqué mercredi les conditions de stockage de déchets radioactifs dans une mine de sel désaffectée, appelant à sa fermeture. Ses critiques font suite à un contrôle mardi de la mine d'Asse, en Basse-Saxe (nord) où de nouveaux taux de radioactivité ont été détectés par 900 mètres de fond.
Selon M. König, s'exprimant à la radio Deutschlandfunk, des infiltrations d'eau sont quasi-permanentes dans la mine où 126.000 fûts contenant des déchets faiblement ou moyennement radioactifs ont été stockés entre 1967 et 1978. La mine d'Asse, près de Wolfenbüttel, avait été au centre d'une polémique il y a un an quand une contamination avait été découverte et tardivement révélée.
Il y a six mois, les autorités ont en outre révélé qu'une des chambres souterraines de stockage menaçait de s'écrouler et avait dû être renforcée par des pans de béton. Selon M. König, les déchets doivent être progressivement évacués de la mine pour être stockés ailleurs.
Peut-on imaginer où est cet ailleurs ?
Stockage de déchets radioactifs : les communes jettent l'éponge
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Jocelyn Peyret
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Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire
Rassemblement européen les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar (Alsace)
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REIMS - Les deux communes de l'Aube retenues pour la recherche d'un site de stockage de déchets radioactifs, ont retiré leur candidature ou sont en passe de le faire, a-t-on appris mercredi auprès des mairies. Pars-lès-Chavanges a déjà retiré sa candidature au cours d'une délibération et Auxon s'apprête à le faire au cours d'un conseil municipal extraordinaire.
L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactif (Andra) avait annoncé le 24 juin la présélection des deux communes de l'Aube en vue de la construction d'un site de stockage souterrain de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FAVL) à l'horizon 2011.
"Nous avions organisé avec l'Andra une réunion d'information pour la population le 29 juin", a expliqué Joëlle Pesme à l'AFP la maire de Pars-les-Chavanches, commune rurale de 75 habitants. Selon elle, "ça a vite tourné à la cacophonie, et l'irrationel l'a finalement emporté. Le débat avec les associations antinucléaires était impossible". Le 4 juillet, lors d'un conseil municipal extraordinaire, "le retrait de Pars-les-Chavanges a été voté à l'unanimité pour apaiser ce climat délétère", a précisé la maire DVD de 64 ans qui affirme avoir reçu des "menaces de mort".
Le climat a également évolué à Auxon où le conseil municipal, qui avait voté à une très large majorité la candidature, demande maintenant au maire la tenue prochaine d'un conseil exceptionnel pour voter le retrait. "Les élus ont consulté la population qui est majoritairement contre le site, la peur s'est installée et c'est irréversible", a précisé l'adjoint au maire d'Auxon Gérard Fardet. Selon lui, il est impossible d'avoir un débat constructif avec les opposants,"tout est contesté même ce qui est incontestable. (..) J'aurais préféré un débat fondé sur l'intelligence et non sur les passions irrationnelles".
Laetitia Corougeat qui préside l'association d'opposants au projet de site d'enfouissement "Auxon dit non", affirme au contraire "révéler les problèmes liés au stockage. Ce sont les élus et l'Andra qui n'ont pas su répondre correctement aux inquiétudes des populations". "L'Andra a des moyens financiers colossaux, mais plutôt que d'acheter les communes, nous pensons que ces moyens devraient être utilisés pour traiter les déchets sur place. Enfouir c'est favoriser l'oubli et nous pensons aux générations futures", a-t-elle poursuivi.
L'Andra a pris acte de cette situation. "Le projet a toujours été fondé sur le volontariat et les élus peuvent se retirer quand il veulent", a commenté le député de l'Oise François-Michel Gonnot, président de l'Andra. Il a dénoncé "la campagne de dénigrement, de violences et de mensonges inimaginables" envers les élus.
Selon lui, le gouvernement va poursuivre le processus engagé et trouver à nouveau deux communes possibles sur la base des candidatures enregistrées lors de l'appel d'offres. "Nous ferons en sorte d'expliquer mieux le projet aux élus comme aux populations avant que retentissent des effets d'annonce qui laissent libre cours à des campagnes inqualifiables", a-t-il souligné.