Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le 7 novembre 1961, la France réalise son premier essai nucléaire souterrain. Mais le 1er mai 1962, lors du deuxième essai souterrain, un nuage radioactif s'est échappé de la galerie de tir. C'est l'accident de Béryl (du nom de code de l'essai).
Le 1er mai 1962, il y a un raté: Témoignages de Jaques Muller, alors militaire:
"Ce jour-là, se souvient-il, c'est "en short et chemisette" qu'il assiste au "spectacle": "La montagne blanchit, le sol ondule. Pour moi, c'est très beau, cette flamme rouge et noire qui sort de la montagne (...). Le "Venez voir, c'est beau, vous ne risquez rien !" m'empêche de réagir, et je ne suis pas le seul." Le soldat met plusieurs secondes avant de réaliser que ce qu'il voit n'est pas normal : "Le nuage nucléaire est sorti de la montagne."C'est la panique. "Officiels, civils, curieux, tout le monde court, se véhicule, se sauve vers la base-vie - sauf peut-être les appelés, qui attendent les ordres."Le nuage atomique, lui aussi, se déplace. Tranquillement. Mortellement. Le ministre de la recherche scientifique et des affaires atomiques, Gaston Palewski, présent lors de cet accident, succombera à une leucémie en 1986. Plus chanceux, le ministre des armées, Pierre Messmer, s'en tirera sain et sauf. Bien que "fortement irradié", il a été, dit-il, "très bien soigné". Les Essais nucléaires et la santé (édité par le Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits, CDRPC, Lyon, juillet 2002).
La télévision vient de nous remettre en mémoire l'irresponsabilité des autorités de l'Etat Français lors des essais nucléaires au Sahara. Actuellement, cette inconscience de certains élus et de responsables devant les enfouissements de FAVL et de HAVL se répète ! La mort, souvent dans d'atroces souffrances, de plus de 2000 personnes, lors de l'essai raté du 1er mai 1962 ne semble pas suffire pour qu'enfin la raison et la prudence triomphent .
FAVL : déchets de faible activité à vie longue contiennent des déchets radifères et des déchets de graphite
Faible activité , cette expression veut laisser croire que ce sont des déchets peu dangereux !
La réalité est différente , car les déchets radifères contiennent du radium-226, de très forte toxicité, qui se décompose en radon-222, gaz radioactif volatil . Vivre à proximité de ces poubelles nucléaires serait dangereux ! Du radon-222 et son descendant le polonium-210 se retrouveraient dans les poumons des riverains du site d'enfouissement. A titre d'information, à Londres,en 2006, c'est du polonium-210, ce radioélément extrêmement nocif qui a empoisonné l'ex-espion Russe Litvinenko.
Les déchets de graphite sont fortement contaminés en plutonium-239 dont 4 kg suffisent à la fabrication d'une bombe atomique. Il suffit d'inhaler un millionième de gramme de plutonium pour développer un cancer ! Les déchets graphites contiennent aussi d'autres radionucléides dont du chlore-36 qui ne perd que la moitié de sa radioactivité qu'au bout de 302 000 ans !
Donc FAVL , faible activité à vie longue n'est pas la bonne définition !
La définition appropriée est : Déchets à forte toxicité éternellement dangereux !
La radioactivité n'est jamais inoffensive, même à faible dose ! La commission internationale de protection radiologique ( CIPR ) affirme que "toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique
Si la source radioactive reste à l'extérieur, elle irradie l'ensemble du corps pendant un temps limité mais par la respiration et l'alimentation, les particules radioactives pénètrent à l'intérieur de l'organisme et peuvent s'y fixer pour toujours !
Nos élus, les Maires pour 6 ans et les Députés pour 5 ans ne peuvent pas user de leur pouvoir pour sacrifier la vie et la santé de nos enfants, petits-enfants et des générations futures ! Ce serait un manquement à leurs devoirs ! Ils ont été choisi pour leur bon sens, leur capacité à prendre des décisions utiles à la protection et au bien être de leurs concitoyens !