Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
BURE, laboratoire de l'ANDRA et BURE, cimetière à 500 mètres sous nos pieds, où doivent dormir pour l'éternité les mânes vivantes de la radioactivité !
ATTENTION ! Les cimetières de FAVL, proposés aux communes et ces catacombes gigantesques de HAVL à 500 m sous terre sont deux choses bien distinctes, il ne faut pas confondre et amalgamer le tout !
Les FAVL ( Faible Activité à Vie Longue ) sont dangereux mais les HAVL ( Haute Activité à Vie Longue ) sont encore plus dangereux !
Je crains que pendant que nous sommes tous mobilisés contre l'enfouissement des FAVL , l'ANDRA n'active son vaste projet d'enfouissement des HAVL , car le démantèlement de la Centrale A de Chooz , dans le Nord, ne va pas tarder !
L'ANDRA a déjà acheté 300 ha de forêt ( ce territoire touche les communes proches du laboratoire de BURE .. ) et cherche à en acheter encore 130 ou 150 ha pour épandre les les gravats sortis du sous-sol quand le travail de creusement du cimetière souterrain sera en route ....
Comment les déchets HAVL seront-ils traités pour être enfouis ?
Ils seront vitrifiés
Le procédé de vitrification est utilisé pour confiner les déchets ultimes (dits C ou fortement radioactifs) dans un moule de verre.
Avant le stockage des déchets C (soit l'entreposage en surface, soit l'enfouissement en couches géologiques profondes), il faut procéder à un conditionnement fiable : c'est la vitrification, utilisée depuis 1978.
Pourquoi vitrifier ?
Dès le début de l'histoire du retraitement, le verre est choisi comme matériau pour couler le déchet :
Le procédé est le suivant :
La vitrification induit des verres hautement radioactifs et donc très chauds. Avant de procéder à leur stockage, il est nécessaire de les refroidir, non pas avec de l'eau -ce qui mettrait en danger l'intégrité du verre- mais avec un système de convection d'air froid.
Les déchets de type C sont liquéfiés avant d'être vitrifiés. Le verre, qui constitue une matrice dans lequel les déchets sont coulés, se comporte comme une barrière de protection.
Cependant, cette barrière de protection n'est pas infaillible !
Au contact d'un fluide, le verre subit une érosion : il se dissout. Si votre fenêtre était au contact permanent d'un liquide, elle disparaîtrait rapidement...
Dans le cas d'un entreposage en surface ou bien d'un stockage en profondeur, le verre peut se retrouver au contact d'un fluide (eau, boue..) qui, par dissolution, drainerait avec lui dans le sous-sol des matières dangereuses. Ainsi, on étudie la vitesse de corrosion de tels verres, que l'on compare avec la période radioactive des radioéléments présents dans les déchets.
Les facteurs influant sur la corrosion sont la température (augmentation de la vitesse avec la température) ou la salinité (une eau saline corrompt plus vite).
L'enfouissement dans les anciennes mines de sel de Asse, en Allemagne , met en évidence le talon d'achille de ces barrils vitrifiés !
Pour tenter d'appréhender au mieux le comportement du verre au contact de l'eau, on s'est intéressé à l'analogue des verres basaltiques islandais. Ces verres naturels, quasiment à l'affleurement, subissent l'érosion.
La dissolution induit des phénomènes plus complexes. Le départ des minéraux dangereux n'est pas régi par des lois simplistes.
Quel impact ont les argiles qui se situent autour des fûts ? Quels minéraux se forment aux abords de la couche dissoute et quel est leur effet sur la dissolution ?
sources : http://science-citoyen.u-strasbg.fr/dossiers/dechets/html/actual/vitrification.htm
Incident dans une ancienne mine servant à stocker des déchets nucléaires
AFP - 15.01.09
La mine d'Asse, près de Wolfenbüttel, avait été au centre d'une polémique en juin dernier quand une contamination avait été découverte et tardivement révélée