Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
A BARONVILLE
NOUS DEVONS PRESERVER NOTRE TERRITOIRE CONTRE CES BOMBES RADIOACTIVES A RETARDEMENT
Sous le patronage de la municipalité de Morhange
Grande soirée d’INFORMATION –DEBAT
VENDREDI 13 MARS à 20 H
Centre SOCIO-CULTUREL de MORHANGE
PAS DE BOMBES RADIOACTIVES A RETARDEMENT
SOUS NOS VILLAGES
500 résistants vendredi 13 mars à Morhange ont dit majoritairement NON
au projet d'enfouissement FAVL de Baronville
Une salle bien remplie, acquise à la cause
Tribune de G à D : M. FLEURY, éu meusien; Monique SENE, spécialiste du
nucléaire, CNRS; Jacques IDOUX, maire de Morhange; Claude BITTE,
conseiller général; André BURGER, collectif 57 anti FAVL
Des arguments à mettre au jour
pour parler d’enfouissement
Le centre socioculturel a fait le plein vendredi soir lors d’une rencontre où élus, spécialistes et protecteurs
de l’environnement ont proposé de débattre sur le projet de Baronville. A les entendre, de nombreuses
zones d’ombres demeurent. Extraits.
Au fil des débats…
Claude Bitte, conseiller général. — « Je suis
scandalisé de voir que l’Andra s’adresse aux diverses
communes ainsi. On les abandonne face à
leur population… J’ai toujours pris du recul et j’ai
toujours été confiant, la chose la plus importante
est de poursuivre le contact et la concertation. »
Jean-Marc Fleury, élu de Meuse. — « Le
sous-sol n’appartient à personne sauf à l’Etat…
Ce soir, le nombre de personnes montre que le
sujet vous touche. A vous d’imaginer les moyens
de résistance. La meilleure solution serait que Baronville
revienne sur sa décision. En terme d’image,
c’est primordial pour la Moselle. Informezvous
et donnez cette information aux élus de baronville,
il ne faut pas non plus les braquer. »
Marie-Anne Issler-Béguin, députée européenne.
— « Les élus n’ont pas d’informations,
et on leur demande de se prononcer sur un projet
presque secret. c’est quelque chose de dangereux
pour toutes nos communes. Le Préfet, l’Andra,
nous doivent la transparence sur le projet, la méthode
est inacceptable, et c’est la responsabilité
de toute la collectivité d’en parler. Nous avons le
choix de demander un débat sur l’énergie. »
Monique Sené, spécialiste reconnue et membre du Groupement
des scientifiques sur l’énergie nucléaire, a pour sa
part précisé que la problématique des déchets avait commencé
en 1966, avec l’usine de retraitement construite à la
pointe du Cotentin, et que l’Andra était au départ une
agence du Commissariat à l’énergie atomique. « Le problème
est très complexe, les scientifiques n’ont pas vraiment d’assurance
qu’on puisse stocker en profondeur, et que le tout reste
stable. » A propos de l’enfouissement des déchets radioactifs,
elle affirme : « Je pense que ce n’est pas la solution, on
ne peut pas faire n’importe quoi », a-t-elle ajouté, arguant du
fait que les fûts ne sont pas infaillibles, tout comme le béton
peut se fissurer. « On construit des EPR, mais on n’a pas de
politique énergétique » a regretté Mme Sené.
Le laboratoire de Bure, ou
laboratoire de recherche souterrain
de Meuse/Haute-
Marne, est un réseau de galeries
barrons-nous » était-il
écrit sur les prospectus distribués
à l’entrée d’un centre socioculturel
rempli en un rien de
temps.
Depuis que ce village a
accepté d’être étudié dans la
perspective d’un stockage souterrain
de déchets radioactifs à
la mi-octobre 2008, il ne laisse
guère indifférent. Ici et là, des
panneaux affichant l’opposition
au projet ont été plantés, mais
aucun débat de garnde ampleur
n’avait encore eu lieu.
Sensibiliser
Vendredi soir donc, à l’initiative
de la ville de Morhange,
avec la collaboration du Collectif
57, la première réunion publique
digne de nom a attiré
près de 450 personnes, afin de
poser les questions qui taraudent
les habitants du secteur et
d’en savoir un peu plus sur la
nature même des projets de l'
Agence nationale des déchets
radioactifs (Andra), grande absente
de cette soirée.
Question
de compétence
Jean-Marc Fleury, président de
l’association des élus meusiens
(AEM) et maire d’un village voisin
de Bure, est un opposant de
longue date à ce type l’enfouissement.
« Ce projet n’est pas
bon pour nos habitants, et je
vais essayer de vous dire pourquoi
» a-t-il dit. « S’il y a une
voie vers laquelle il faut aller, ce
n’est certainement pas l’enfouissement,
c’est un axe qui tue la
recherche, ainsi on continue à
creuser d’autres trous et à vendre
l’énergie nucléaire, a-t-il poursuivi,
fort d’une expérience de
15 ans où il n’a cessé de se documenter
sur le sujet. La compétence
des élus de Baronville s’arrête
à la décision qu’ils viennent
de prendre. D’un côté, vous avez
le droit de lever le doigt, et d’un
autre, vous n’êtes pas compétents.
Ce que recherche l’Andra,
c’est un endroit où il n’y ait pas
d’opposition, l’aspect géologique
passe au second plan. »
Invoquant une approche du
problème parce qu’il a nommé
une "gestion par l’oubli", Jean-
Paul Fleury a également souligné
que l’Andra pouvait classer
les déchets à sa guise.
Terre de vie
« Venez en Meuse, vous verrez
un département qui se
meure. A Bure, les entreprises
locales ont juste fait un peu de
sous-traitance » quand le laboratoire
a été construit. « A quoi
bon des trottoirs enrobés s’il n’y
a personne pour marcher dessus
? » a-t-il demandé, ajoutant
que le plus dramatique était de
constater la banalisation du déchet
nucléaire. « Le seul moment
où la commune peut décider
quelque chose, c’est
maintenant » a précisé
M. Fleury, attirant également
l’attention sur les problèmes
liés à la santé. « C’est votre terre
de vie, défendez-la ! »
Philippe CREUX.
La salle était pleine : preuve de l'intérêt porté par la population à un tel sujet
Sur l'article du journal., ne figure pas les résultats de la
pétition, le journaliste n'ayant pu rester jusqu'à la fin de la réunion.
Je lui ai envoyé un courrier pour lui demander de reprendre cette info.
261 habitants soit 90% des inscrits sur les listes électorales ont signé pour
demander une nouvelle délibération
Autre information : Des habitants de Baronville ont décidé après la réunion de
se regrouper pour s'organiser. Des initiatives ont également été prises pour "décorer" leur maison.A suivre...
André
Le reportage de la télé sarroise SR sur Baronville-Morhange passe
normalement ce soir entre 19h20 et 20h.
Vous pourrez le voir également à partir de demain matin sur
http://www.sr-online.de/fernsehen/447/ et cliquer sur la fenêtre "Aktueller Bericht "
AB
Le centre socioculturel de Morhange a fait le plein vendredi soir, réunissant près de 450 personnes, lors d’une rencontre où élus, spécialistes et protecteurs de l’environnement ont proposé de débattre sur le projet de Baronville, seule commune de Moselle à avoir accepté d’être étudiée dans la perspective d’un stockage souterrain de déchets radioactifs par l' Agence nationale des déchets radioactifs (Andra). «Nous sommes réunis pour exprimer la surprise, la colère, a lancé le maire de Morhange Jacques Idoux, On aurait pu demander leur avis aux gens qui habitent dans le secteur». Jean-Marc Fleury, président de l’association des élus meusiens (AEM) et maire d’un village voisin de Bure, est venu donner sa version. «S’il y a une voie vers laquelle il faut aller, a-t-il dit, ce n’est certainement pas l’enfouissement, c’est un axe qui tue la recherche. La compétence des élus de Baronville s’arrête à la décision qu’ils viennent de prendre. Le seul moment où la commune peut décider quelque chose, c’est maintenant.»
Le Républicain Lorrain , édition de Sarrebourg