Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Des déchets radioactifs dangereux sillonnent la France chaque jour, par trains et par camions. Il n'y a pas de protections spéciales puisqu'on sait que des mesures faites par des organismes indépendants mesurent régulièrement une forte radioactivité sur le passage des trains, tirant des CASTORS et sur le réseau routier quand un de ces camions containers passe !
Pourquoi continuer à déplacer ces déchets dangereux ? Il est certain que les déchets dangereux produits par le démantèlement des centrales nucléaires parcoureront notre pays pour venir déverser leur cargaison mortelle dans les vastes tombes que des municipalités irresponsables accueillent à bras ouverts ! Après avoir contaminer toutes les populations sur leur passage ces convois dangereux continueront à contaminer notre sol, les nappes phréatiques , la faune, la flore et les populations pour des siècles et des siècles .... Nous ne pouvons pas rester indifférents aux dangers certains que l' on nous propose ! J'ai trop souvent l' impression que l'ensemble des Français ne se préoccupe pas de ce problème qui devrait nous faire tous réagir ! Nous sommes tous concernés !
Ci-près, extraits d'informations émanant de Greenpeace......
Les pays étrangers producteurs d’énergie nucléaire font traiter leurs déchets nucléaires par la France. Après traitement, la France renvoie à ses "clients" leurs déchets. Ces transports dangereux de déchets radioactifs ont déjà été à l’origine de frictions entre les militants et les forces de l’ordre, et parfois même de drames.
1/ Le traitement des déchets nucléaires
2/ Le transport des déchets nucléaires
3/ Des militants s'opposent aux transports des déchets nucléaires
La France possède une usine de « retraitement » des déchets nucléaires, à la Hague (Manche). Une autre existe à Sellafield, en Grande Bretagne. Ces usines sont les seules en Europe et quasiment les seules au monde.
Ce traitement ne résout pas le problème des déchets radioactifs, car il ne concerne que 20 à 30% d’entre eux. Ce « traitement » permet d'une part, de produire du MOX, un combustible utilisé par certaines centrales nucléaires, et, d'autre part, d' extraire le plutonium, élément hautement toxique (en inhaler un seul nanogramme peut provoquer un cancer). Ce plutonium est utilisé ensuite à des fins militaires.
Les matières nucléaires sont transportées sous de nombreuses formes physiques (gaz, poudres, liquides, assemblages métalliques...) et utilisent aussi bien les trains que les camions, les cargos et même les avions.
Pour être retraités à La Hague ou Sellafield, en Grande-Bretagne, ces déchets radioactifs extrêmement dangereux peuvent traverser des continents entiers.
Les itinéaires des déchets nucléaires ont été passibles d’être classés « secret défense » par AREVA, « afin de prévenir tout risque terroriste ». Cela aurait aussi permis de contrer les actions non violentes qui parviennent parfois à bloquer un chargement de déchets pendant plusieurs heures. Par exemple Greenpeace, avec quelques militants, est parvenue à immobiliser un camion rempli de plutonium en pleine ville.
Que ce soit sur rails ou sur route, les militants continuent les actions non-violentes afin de gêner le convoi.
Le transport de déchets nucléaires est un acte dangereux : en effet, le risque zéro n’existe pas. Ces trains transportent parfois plus de douze castors (containers pour les déchets nucléaires), un castor représentant l’équivalent d’une demi centrale nucléaire. Lors de ces transports, le convoi constitue non seulement une menace en cas d’accident, mais également en cas d’attaque terroriste.
Quant à l’étanchéité de ces containers et des wagons les transportant, il a été constaté, à l’aide de relevés nucléaires aux abords des trains, que la radioactivité augmentait fortement lors de son passage.
Ces actions pacifiques et collectives ont pour objectif d'alerter les populations du trafic incessant de matières radioactives, alors que l'opacité règnent autour de ce sujet. Les populations n'ont pas été consultées pour donner leur accord à l'installation de l'industrie électronucléaire et encore moins pour accepter, ou non, le transport de matières qui sont parmi les plus dangereuses au monde.
Ces actions pacifiques consistent à organiser des manifestations aux bords de la voie ferrée; les militants s’enchaînent aux rails pour contraindre le train à l’arrêt, parfois pendant plusieurs heures. Des "sit-in" sont aussi organisés, moyen utilisé pour stopper les déchets nucléaires transitant par les routes. Une française résidant en Allemagne, Cécile Leconte, n'a pas hésité à s’enchaîner à un arbre pour bloquer un convoi.
Il arrive que lors de l’évacuation par les forces de l’ordre, certains militants soient placés en garde à vue, voire jugés et condamnés. Le nucléaire semble aussi nocif pour l’environnement que pour la démocratie.