Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
. Des archers continuaient à décocher des flèches enflammées qui frappaient les cimes et s’engouffraient dans le sommet du volcan comme des coulées de laves tombées du ciel. Ce spectacle de feu et de flammes embrasait l’horizon, les ombres dansaient et se contorsionnaient comme des sorcières menaçantes et décharnées .Tout à coup, je me sentis déstabilisé, le halot lumineux avait disparu et subitement, le silence s’installa, le vent avait chassé les nuages et le firmament scintillait d’étoiles. La lune brillait et répandait sa lumière blafarde sur ce nouveau monde, jailli du déchaînement des éléments et des sauts d’humeur du climat. Je m’apprêtais à reprendre mes recherches quand j’entendis un bruit d’eau, ce n’était pas un clapotis mais le grondement d’un flot tumultueux et vrombissant qui approchait de moi, je n’eus que le temps de courir pour m’écarter de ce qui restait du chemin, quand je vis un torrent d’eau boueuse dévaler entre les cadavres de l’espèce végétal qui jonchaient le sol. J’essayais de me frayer un passage pour m’éloigner de ce nouveau danger engendrer par les pluies et la grêle, quand je glissai sur un tapis de boue, ma course folle s’arrêta sur un monticule de pierre. Je dus me cramponner à un petit arbuste pour ne pas rouler au bas de la pente. Ma situation était critique et je retrouvai mes facultés mentales pour réfléchir et faire les bons gestes qui pourraient m’aider à sortir de cet endroit sans me rompre les os et Alex, pensai-je « Qu’est-il devenu au milieu de cette tourmente ? » Accroupi sur mon rocher, immobile, je pensais, j’imaginais le moyen de bouger sans rouler comme un misérable caillou, c’est à ce moment que mon arbuste à demi sec, céda sous la pression de mon poids. Je perdis l’équilibre et je me mis en boule pour finir ma course au bas du talus, dans un tapis de ronces et de pierrailles. Sous le choc, je restai assommé, incapable de bouger, paralysé par la douleur. Le ciel s’était assombri, je n’y voyais rien, j’étais mort de fatigue mais je n’arrivais pas à fermer l’œil. Le jour se leva et je constatai que j’étais dans un fossé profond, le long d’un chemin et qu’il me faudrait l’usage de toutes mes forces pour en sortir. La bonne nouvelle, c’est que mes membres étaient endoloris mais que mes os n’étaient point brisés. Je sentis mon téléphone au fond de la poche de mon blouson, je le sortis et j’essayai d’appeler les secours, il fallait trouver Alex, sa disparition était redevenue ma plus importante préoccupation, mais je dus me soumettre aux fantaisies du réseau, elles ne m’étaient pas du tout favorables. Le soleil montait à l’horizon et j’entrepris d’escalader la paroi rocheuse, elle était abrupte et instable, les pierres étaient coupantes et se détachaient facilement. ( à suivre )