Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le tombeau de souvenirs ( suite )
27 mai 1940
<<...On souffla un peu, mais notre petite planque ne dura pas longtemps. De nouveau, rassemblement :
- Par ici, les gars !
Et nous voilà repartis, l'un derrière l'autre, le front était proche et on pensait bien qu'on allait devenir les acteurs du spectacle ! Quand le jour se leva, notre groupe était dans un verger ! Bien que nous y soyons arrivés de nuit, dans le plus grand silence, les Allemands nous avaient déjà repérés ! On était là depuis une petite heure quand l'artillerie se mit à nous bombarder ! Ça dégringolait de partout ! Les bâches des camions partaient en lambeaux ! Des éclats pleuvaient de tous les côtés ! Moi, j'étais à plat ventre, jouant des coudes comme pour rentrer en terre ! Je serrais les dents, je serrais les fesses, j'avais une trouille terrible mais comme toujours, je n'étais pas loin du commandant car j’aimais entendre ce qui se passait ! Ce jour-là, J'ai vu ce que c'était qu'un officier digne de ce nom ! Les obus tombaient, tout le monde se couchait ne sachant pas où se mettre ! Si on avait pu, on se serait fourré dans un trou de souris ! Pendant ce temps, le Commandant était debout, la carte étalée sur le coffre arrière de sa voiture quand un obus éclata ! Il ne broncha pas, ne fit pas un mouvement, continua son étude de la carte, puis se tournant vers le chef de peloton mitrailleur, dit :
- Voilà ! Regardez attentivement ! Vous devez aller reconnaître les positions à ces endroits précis !
L'adjudant et le sergent partirent, ça bagarrait à cinq cents mètres de nous. Les deux chefs revinrent rapidement et l'adjudant rendit compte au Commandant, toujours aussi calme :
- Mon Commandant, je ne sais pas si les mitrailleurs pourront prendre les emplacements prévus car là-bas, ils sont en contact !
- Je l'entends bien qu'ils sont en contact rétorqua le commandant, mais il faut que les mitrailleurs prennent les positions prévues !
Le Commandant avait la voix plus grave que d'habitude en donnant cet ordre ! pensait-il aux sacrifices inutiles, lui qui voyait et comprenait la tournure que prenait cette guerre ? Le sergent se tourna vers moi :
- Première pièce, avec moi ! suis-moi avec la mitrailleuse, puis le chargeur avec l'affût, les pourvoyeurs suivront et le chef de pièce en dernier ! ...>> ( à suivre )