Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le tombeau des souvenirs ( suite )
Termonde ou l'enfer...
Les Allemands allaient arriver, notre position était, face au pont détruit ! L’ennemi serait ralenti mais rien ne les arrêterait ! Les Allemands arriveraient par cette route. On était là pour les « arrêter ! » sachant qu’il était impossible de les stopper ! Nous ne pouvions que ralentir leur avancée ! »
« En position, face au pont détruit, car l'ennemi devait arriver par cette route, nous étions installés au premier étage d'une maison, dans une chambre à coucher, la mitrailleuse par la fenêtre, aucun chemin de repli, pour partir, il fallait passer devant la maison, Si l'ennemi se pointait, nous serions sacrifiés ! Un officier de la sixième compagnie, que nous étions venus renforcer, vint nous trouver et demanda :
- Le tireur, s'il vous plaît ?
C'était moi, mais le sergent m'avait dit :
- Repose-toi un peu ! Tu te mettras à la pièce quand « ils » arriveront !
Comme l'officier insistait pour me voir, je me suis levé, j'étais couché sur un bon lit ! Dès qu'il me vit :
- Alors, le tireur ! Quelle est votre mission ?
- Première mission, le pont ! Deuxième mission, la rue de gauche en enfilade ! Répondis-je
- Très bien !
Puis, il s'arrêta en nous regardant tous dans les yeux et dit d'une voix grave :
- Vous êtes dans une très mauvaise position ! Vous le voyez bien Mais.... que chacun ... fasse ... son devoir !
Sa voix était saccadée et hésitante. Notre réponse ne se fit pas attendre, tous, comme un seul homme on lui répondit :
- Oui, mon Lieutenant !
Nous n'étions pas des héros, mais nous étions décidés à aller jusqu'au bout ! Après quelques heures, il nous arriva un ordre inattendu mais qui fut le bienvenu :
« Sortez de batterie et retournez dans la campagne ! »
Quel soulagement de retrouver les copains ! L'ennemi approchait, l'attente était longue ! Les Allemands arrivèrent juste à l'endroit où ils étaient attendus ! Nous nous trouvions à environ un kilomètre de la ville. La compagnie était au repos et n'était pas en position de combat. Mais pour la première pièce, première section, une surprise désagréable l'attendait !
Le Commandant Pirnay se rappela à notre bon souvenir, comme il l'avait déjà fait plusieurs reprises :
- Sergent ! Prenez vos hommes et allez vous mettre à la disposition de la sixième compagnie qui se trouve dans Termonde.
Le sergent pâlit, puis d'une voix forte qui voulait masquer son émotion, il répondit:
- Bien mon Commandant !