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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Le tombeau des souvenirs ( 20 )

Le tombeau des souvenirs  ( suite )

Je me souviens du regard amusé de mon père quand il nous disait : " Quelle aubaine ! J'allais être décoré de la sardine de brigadier ! Pauvre petit poisson innocent ! ! ! disait-il malicieusement  ."

Je reprends le cours du récit :

<< Un jour, l'ami Gomès qui habitait à la frontière, est parti en permission en France, dans les Ardennes. Avant son départ, il me dit :

 - Mon vieux, j'irai rassurer ta femme !

 Et moi de lui répondre en plaisantant :

 - Mon Gomès, tu peux y aller, mais vas-y proprement....

Le fils de l'instituteur, un gamin de quatre ou cinq ans qui était là avec son père qui venait faire la causette presque tous les soirs, m'avait entendu et la première chose qu'il raconta à sa mère en rentrant fut :

- Tu sais maman, le grand soldat a dit à son copain qui doit aller dire bonjour à sa femme : vas-y, mais vas-y proprement !

En nous rapportant ce propos, l’instituteur éclata de rire.

Quelques semaines plus tard, changement de lieu, nous étions installés à Chaumont, les mitrailleurs, toujours à part.

 Avril 1940, le capitaine vint nous rendre visite alors que nous creusions  des tranchées et élevions des barbettes.

Une barbette, c’est une plate-forme un peu élevée permettant le tir de la mitrailleuse par-dessus la protection de la tranchée.

 - Faites-les bien celles-ci, car ce sont les dernières ! dit le Capitaine avant de nous quitter.

 Il sentait arriver l'orage !

Tous les gars étaient exténués, ils avaient les nerfs à fleur de peau et de surcroît, la nourriture n'était pas trop bonne et surtout, les cuistots étaient malpropres. Un soir, la bouffe était tellement moche qu'un copain, en allant chercher sa gamelle au camion s'écria :

 « C'est de la bouffe pour les cochons ! »

 et il balança sa gamelle dans le caniveau. Le sergent fourrier qui accompagnait le chauffeur lui dit :

 - Demain, vous viendrez vous expliquer au bureau !

 Oser manifester son mécontentement, surtout devant les civils qui étaient là, c'était grave ! La punition risquait d'être sévère ! Alors, le lendemain à midi, on a tous décidé de ne pas aller chercher la gamelle à la roulante ! Le camion arriva, personne ne bougea et il repartit à la Compagnie avec la bouffe des quarante mitrailleurs ! >>

 

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