Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Les jours se succédaient, plus ou moins agités mais, le 18 mai 1943, deux voitures noires s'arrêtèrent devant la maison. Quatre hommes en manteau de cuir noir, portant chapeau, frappèrent violemment à la porte d'entrée. Ils la poussèrent du pied et arrivèrent dans la cuisine. Ma grande difficulté à me déplacer avec mes béquilles ne les impressionnaient pas . Le plus grand me toisa et dans un français impeccable dit :
Sans ménagement, deux mecs m'empoignèrent sous les bras , m'entraînèrent à l'extérieur et me poussèrent dans une voiture qui démarra immédiatement.
Au bureau de la Kommandantur, un officier SS se mit à m'interroger. J'étais debout, appuyé sur mes béquilles et les questions passaient sur moi comme des rafales de mitraillette.Mon silence l'énervait au plus haut point et il se mit à frapper sur son bureau et hurla :
Avant de partir en train, ils m’ont transbahuté en camion bâché. Je ne voyais pas l’extérieur, j’étais seul avec deux soldats, je ne savais pas où j’étais. L’un eut le culot de me demander :
Fier et orgueilleux, j’ai répondu :
Le camion stoppa dans une gare, les trains sifflaient. Je descendis avec difficulté et un sac sur la tête, ils me jetèrent dans un train . Je cramponnais mes béquilles, elles étaient mon seul soutien. Je sentis une banquette, je m’assis . Mes gardes étaient là, je les entendais discuter, impossible d’enlever ce maudit sac qui m’empêchait de voir où j’étais. Bercé par le bruit, je m’assoupis. Je fus réveillé par des cris et des commandements, on m’enleva mon sac et je vis une foule d’hommes, de femmes et d’enfants portant l’étoile jaune. En me voyant, un jeune homme m’aida à descendre.
A voix basse, il répondit :