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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Soldat, au coeur de l'enfer ...(10)

Vivre sans cesse sous la menace !

 

Mon  sauvetage reste pour moi, une énigme, mais la guerre continua.... Je ne sortais pas de la ferme, mes dénonciateurs ne devaient pas me voir ! Au bout de quinze jours, je refis surface ...

Les Allemands menaient une guerre complète, une guerre totale. En plus des combats, ils avaient pour objectif de scier notre peuple à sa base en s’attaquant aux jeunes. Ils  déposaient des jouets, des crayons et autres objets piégés. Les gamins les ramassaient, les manipulaient sans crainte et ça explosait comme des grenades, c'étaient des grenades. Avec mon vieil oncle, le vétéran de 1914, on essayait d'informer les gens sur les dangers qui guettaient leurs enfants .

Grâce à un jeune soldat allemand, j'ai compris que le danger était aussi dans les friandises distribuées par les SS au cours d'une fête à l'école. Le jeune gars se précipita sur l'assiette de bonbons en hurlant :<< Scheise ! Scheise !...>> et les jeta au sol en les piétinant. Il courut à son camion et ramena des caramels qu'il distribua aux enfants tout en en mangeant pour montrer qu'ils étaient bons ! De plus, il scandait " sehr gut ! sehr gut !" Le lendemain, j'ai cherché le jeune soldat, je voulais le remercier mais, il n'était plus là, son copain m'a fait comprendre qu'il avait été expédié sur le front russe.

On continuait notre travail de sabotage, les trains qui transportaient des munitions ou des renforts ne déraillaient pas très loin du village ! Au premier coup de sirène, les valides filaient par les chemins boisés qui menaient vers les prairies et la forêt ! Quand les Allemands arrivaient au village, il ne restait que deux vieilles femmes, un invalide de 1914/1918, amputé des deux jambes, moi, avec mes deux béquilles et oncle Pol, le vétéran  ! Quel trio ! Oncle Pol, c’était une force de la nature, physiquement et moralement ! Il ne craignait plus rien ! Il connaissait la peine et la souffrance. La grande peine d’avoir perdu son épouse dans un accident et La Grande guerre 1914/1918 semblaient l’avoir immunisé . En 1914, il conduisait les fourragères qui transportaient les munitions près de Douaumont ! Il avait risqué sa vie, si souvent, qu’il continuait à braver courageusement  l’ennemi !

Après chaque déraillement, comme des furies, les Allemands arrivaient au village . Ils allaient de maison en maison et s'exitaient de plus en plus devant l'absence des habitants. En général, on recevait des insultes et la troupe repartait mais un matin, le scénario changea. Des SS s'installèrent sur la place du village et firent venir les hommes présents au village. Mon oncle, le vétéran , notre pauvre amputé des deux jambes et moi avec mes béquilles, on se retrouva devant le mur de l'école, face à un peloton d'exécution. Là, je ne pouvais plus rester silencieux, je m'avançai vers l'officier , mon oncle me suivit en poussant le brave amputé,.D'une voix forte, je m'adressai à tous ces Allemands :

<< Messieurs, je pensais que l'armée allemande était fière et ne s'abaissait pas à faire de basses besognes, comme exécuter deux vétérans de la Grande Guerre dont un amputé et un invalide de guerre qui se déplace difficilement, je pense que ce n'est pas une mission honorable et que vous aurez des difficultés à obtenir des décorations pour ce fait d'armes >>

Il y eut un silence qui me parut durer une éternité puis, l'officier ordonna à ses hommes de remonter dans les véhicules. Il ne se retourna pas, il nous ignora totalement et le convoi s'éloigna .

Ce jour-là, on l'a échappé belle !

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