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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 15:12

Qui, comme Monsieur Jean-Louis MASSON, sénateur, osera élever la voix pour dire la vérité et réclamer un stockage réversible des déchets nucléaires ?

Ci-après, un extrait de l'intervention de Monsieur Jean-Louis MASSON, publié dans le J.O N° 38 :


" Mais il est évident, et cela ne trompe personne, que ceux qui veulent faire de l'enfouissement n'ont nullement l'idée de faire du stockage réversible pour lequel il suffirait d'empiler en surface, et que les études conduites sous couvert de faire de l'enfouissement réversible portent en réalité sur l'enfouissement irréversible.

Si tel n'était pas le cas, je ne vois pas l'intérêt qu'il y aurait de creuser à mille mètres sous terre, comme des taupes, pour stocker de manière réversible ce qui pourrait tout aussi bien l'être en surface ou à une dizaine de mètres sous terre !

 


Manifestement, en ce domaine comme en bien d'autres, il est inadmissible que les institutions européennes veuillent, en bafouant la volonté nationale, forcer la main aux Etats membres et à la France et leur imposer une solution.

J'ajoute qu'à titre personnel je ne m'en étonne pas car cela ne fait que conforter le jugement que je porte sur un certain nombre de décisions prises à l'échelon européen : je pense, entre autres, à la directive Bolkestein.

Lors du vote de la loi Bataille, nous avions proposé trois solutions.

Nous avions envisagé, tout d'abord, la destruction, la transmutation des déchets radioactifs ; ensuite, le stockage réversible en surface ; enfin, l'enfouissement, soit réversible, soit irréversible, étant précisé, comme vous l'avez sans doute compris, que je ne me fais pas d'illusion sur la

réversibilité à terme.

Peut-être l'enfouissement sera-t-il, dans un premier temps, réversible, mais il est évident que, dès lors que l'on creuse à cinq cents ou six cents mètres, des tassements sont à attendre, en raison des mouvements de terrain. Il ne faut donc pas rêver : l'enfouissement à plusieurs centaines de mètres sous terre finira par être irréversible. "


Actuellement, comme Monsieur Jean-Louis MASSON, il existe des femmes et des hommes qui peuvent agir ! Pourquoi se taisent-ils ?

Nous espérons toujours voir jaillir  l' honnêteté et rencontrer les responsables et les décisionnaires qui oseront dire la vérité et exiger une gestion des déchets contaminés qui respecte la chaîne alimentaire !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 17:41

Intervention dans le débat sur la question orale sur la politique de gestion des déchets nucléaires.
Séance du mercredi 13 avril 2005.
JO n° 38 s (CR)


M. le président. La parole est à M. Jean Louis Masson.

Lors du vote de la loi Bataille, j'étais député et j'avais, par voie d'amendement, fait interdire l'enfouissement irréversible de déchets chimiques. Quelques années plus tard, à l'occasion de l'examen d'une autre loi, l'Etat avait fait supprimer cette disposition afin de permettre l'enfouissement irréversible de déchets chimiques dans les anciennes mines de potasse d'Alsace.



Or on voit aujourd'hui quel est le résultat de cet enfouissement irréversible : il engendre des situations inextricables de pollution dans le secteur des mines de potasse d'Alsace.

Pour les produits radioactifs, le risque est, à l'évidence, bien supérieur. Je considère donc que nous n'avons manifestement pas le droit de léguer aux générations futures une sorte de bombe à retardement. Les déchets doivent être gérés différemment, c'est-à-dire de façon maîtrisée, la seule solution dans l'immédiat étant le stockage réversible


Après avoir lu et relu le débat sur la gestion des déchets nucléaires, séance du mercredi 23 avril 2005 :

INTERVENTION de Monsieur Jean-Louis MASSON, député de la Moselle , aujourd'hui Sénateur,
nous apprend que l'enfouissement irréversible semble être la seule solution ! Il s'agit surtout d'une solution facile  et moins coûteuse que l'enfouissement réversible ! On sait que l'enfouissement irréversible des déchets dans les anciennes mines de potasse d'Alsace engendre une pollution importante ! Depuis 2005, la machine est en route et L'enfouissement réversible dont on nous parle sera impossible !
 Qui peut rendre la raison aux responsables de l'énergie et du respect de l'environnement et de notre santé ?

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 22:01

L'enfouissement des déchets atomiques est inacceptable !


Quelques citations de scientifiques :


" C'est contraire à la logique, quand on possède quelque chose de dangereux, on ne va pas le cacher car il faut pouvoir le surveiller et y accéder au besoin. On ne met pas n'importe quoi n'importe où. "

 

(Monsieur TISSOT , Président de la Commission Nationale d'Evaluation, le 19 mars 99).

 

" Cette solution n'est pas satisfaisante et l'on a raison de se mobiliser contre ces méthodes de stockage. Géologiquement parlant, le sous-sol est le plus mauvais endroit pour stocker des déchets à long terme . Pourquoi ? Il contient de l'eau qui circule et pénètre tout…. ".

( Claude ALLEGRE, Président du Bureau de Recherches Géologiques et Minières.

 

" L'enfouissement n'est pas fiable pour piéger la radioactivité. Des essais ont déjà été réalisés aux Etats Unis : on pensait que les déchets serait piégés par les argiles pendant 200 000 ans… En fait, ces déchets ont migrés en 20 ans dans la nappe phréatique située à 5 mètres en dessous… "

( Arjun MAKHIJANI, Physicien nucléaire directeur de l'Institut de Recherche sur l'Energie et l'Environnement, conférence de Bar le Duc, 27 juillet 2000)

Les risques pour la santé de la radioactivité artificielle, même à petite dose, sont désormais prouvés par des scientifiques.

" Ces poisons sont redoutables même en très petites quantités. Le calcul des effets internes de proximité démontre aisément qu'une poussière de plutonium 239 de seulement 1 millième de millimètre d'épaisseur qui est parvenue à pénétrer dans un poumon génère ce qu'on appelle un point chaud. Ce phénomène très ionisant ponctuel conduit au cancer avec certitude. Elles sont loin les croyances d'irradiation faible par contamination interne ! "

Maurice Eugène ANDRE , spécialiste en protection nucléaire biologique et chimique , Vérités Santé pratique 14 octobre 2000)



Il est prévu , dés à présent, qu'il y aura des fuites ! Et donc des mutations génétiques, des cancers , des morts


" Il est impossible de prouver qu'un confinement restera efficace jusqu'à la décroissance totale de la radioactivité….Le but d'un stockage est de retarder, freiner , limiter le retour de la radioactivité à la surface. " ( Rapport BATAILLE , page 73 , mars 93).


Dans les années 1970, les technocrates affirmaient que le risque d'accident nucléaire majeur était de un accident par milliard d'années. Ils le jugeaient quasi impossible. Depuis, il y a eu Tchernobyl et Three Mile Island, etc…..



Pour des raisons économiques, le choix de l'enfouissement est déjà fait !

Donc quels que soient les résultats des soit disant recherches , on enfouira !

" L'abondance et la diversité des déchets , laisse peu d'espoir de les voir placer dans des conteneurs de longue durée de vie pour les installer de façon sûre en surface ou en subsurface " ;

(Rapport CNE sur la réversibilité juin 98 page III et page VII)

Ce n'est pas pour le plaisir de dire NON que nous ne voulons pas de poubelles nucléaires sous nos pieds ! Au XXIème siècle, nous devons exiger une étude très sérieuse des procédés à développer pour décontaminer tous les déchets contaminés et dangereux ! Nous devons lutter pour la protection de nos enfants, petits-enfants et toutes les générations futures ! Nous n'avons pas le droit "de jouer au poker" leur santé et leur vie !



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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 22:35

Pour l'an nouveau, faisons trois voeux  :

- Que Monsieur le Ministre de l'Ecologie reconnaisse les dangers de l'enfouissement des déchets radioactifs, car il sait que l'enfouissement ne sera pas réversible !

- Que Monsieur Boorlo, Ministre de l'Ecologie fasse suspendre les travaux de L'ANDRA, menant à l'enfouissement des déchets radioactifs et ,qu'il demande un stockage sécurisé d'où on pourra  reprendre ces déchets pour les rendre inoffensifs !

- Que Monsieur Le Ministre de l'Ecologie travaille à mettre en place un vrai financement de la recherche menant à la décontamination de tous les déchets dangereux !


Groupons nos efforts et continuons nos protestations en envoyant nos voeux à Monsieur Le Ministre par courriel :

                                                              MASTER@ecologie.gouv.fr


Monsieur Le Ministre,
 Nous vous présentons nos meilleurs voeux de santé et de réussite dans toutes vos entreprises. Ecoutez nos voeux ! nous ne pouvons pas accepter l'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuellement proposées ! Les sous-sols sont trop instables ! Nous avons des exemples d' enfouissements et nous savons que la contamination est réelle ! Nous n'avons pas le droit de jouer avec la santé et la vie de nos enfants, petits-enfants et de toutes les générations futures !

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 18:18

 


Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité



Premier niveau de réaction

 

 S'INFORMER



L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient d’informer les
médias de la mise en demeure qu’elle a adressée le 13 novembre 2008 au directeur de la centrale EDF de Cruas-Meysse.

La CRIIRAD a pris connaissance des documents de l’ASN et publie ci-dessous un premier niveau de réaction. Une analyse en profondeur nécessite plus de temps pour obtenir les documents et informations nécessaires auprès de l’exploitant et des autorités.



Les dysfonctionnements mis en évidence à Cruas-Meysse sont présentés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire – autorité en charge du contrôle des installations nucléaires – comme particulièrement graves.
Selon l’ASN, ils concernent en effet un « risque d’explosion » susceptible, en outre, « d’endommager des éléments essentiels au maintien de la sûreté ou de conduire à une rupture du confinement ».


La mise en demeure publiée par l’ASN signale des canalisations mal entretenues, oxydées et corrodées alors qu’elles servent au transport des fluides explosifs, dénonce l’absence de contrôles périodiques permettant de vérifier leur état et d’identifier les défauts d’étanchéité, précise que ces canalisations ne figurent pas sur les plans mis à disposition des services d’incendie (1) … Tout ceci en violation d’une réglementation datant de 1999 (2).
Dans ces conditions,
1. Comment se fait-il que l’ASN ait accordé, en 1999, un délai de 6 ans ( !?) à EDF pour se mettre en conformité avec les prescriptions de cet arrêté ?
2. Comment se fait-il qu’à l’issue d’un délai aussi long, l’ASN se soit apparemment contentée d’un courrier d’EDF indiquant qu’à une exception près (mais qui ne concernait pas le risque d’explosion) l’ensemble des actions de mise en conformité étaient réalisées et qu’elle ait encore attendu 2 ans et 7 mois pour effectuer une inspection destinée à vérifier si les déclarations d’EDF étaient étayées et la mise en conformité effective ?
3. Comment se fait-il que l’inspection des 25 et 26 septembre n’ait pas donné lieu à injonction, qu’il ait fallu une seconde inspection le 24 octobre, puis encore 3 semaines pour qu’une mise en demeure soit adressée à l’exploitant, soit au total un délai supplémentaire d’un mois et demi ?
4. Et comment se fait-il que la mise en demeure du 13 novembre accorde encore à EDF un délai de 3 mois pour se mettre en conformité… avec des prescriptions qui datent de 1999 ?
5. Et comment se fait-il que l’obligation de veiller à l’étanchéité de canalisations transportant des matières radioactives, corrosives, inflammables ou explosives ne date que de 1999 ? Est-ce que cette obligation n’existait pas dès la mise en service des 4 réacteurs de Cruas-Meysse en 1984 – 1985 ? Si elle existait, cela veut dire qu’EDF fonctionne depuis plus de 23 ans sans contrôler correctement ce paramètre clef et sans que les autorités de contrôle ne s’en émeuvent. Si ce n’est pas le cas et qu’il a fallu attendre 1999, soit 15 ans après le démarrage, pour que ces contrôles basiques mais essentiels soient obligatoires, c’est véritablement scandaleux. On ne sait laquelle de ces 2 options est la plus préoccupante.
Une fois encore, les constats de terrain laissent entrevoir un fonctionnement du parc électronucléaire français très éloigné des discours publicitaires des exploitants et d’une technologie « high tech » soumise à des contrôles draconiens : des canalisations corrodées, des défauts de surveillance et de signalisation… on ne peut que s’interroger sur le sens qu’a l’exploitant de ses responsabilités. Comment se fait-il qu’il néglige des contrôles aussi déterminants pour la sûreté de son installation ?
De toute évidence, au moins 3 autres centrales nucléaires sont concernées : Le Blayais en Gironde, Civaux dans la Vienne et Golfech en Tarn-et-Garonne.

Pour les autres installations nucléaires, on est dans l’expectative : sont-elles absentes de la liste car le risque « explosion » y est correctement géré … ou parce que leur conformité aux prescriptions de 1999 n’a pas encore été contrôlée ?
Compte tenu des conséquences majeures d’un accident nucléaire, avant tout sur le plan sanitaire mais également environnemental, agricole, touristique et économique, des dysfonctionnements aussi graves devraient faire l’objet d’une enquête approfondie portant sur la gestion de l’exploitant mais également sur la fiabilité de l’encadrement réglementaire.
Il faudrait s’interroger sur la place centrale accordée à l’auto-surveillance, sur les passerelles aménagées entre exploitants d’activités à risques et contrôleurs, sur les arbitrages entre rentabilité et sûreté ...

Malheureusement, la loi du 13 juin 2006 a organisé la quasi impunité de l’ASN. Quant à l’exploitant, les délais successifs de mise en conformité en disent long sur la « rigueur » des contrôles auxquels il est soumis. La loi a par ailleurs strictement limité, et depuis longtemps, sa responsabilité en cas d’accident. C’est la population qui en supportera, et sur tous les plans, les conséquences.

Elle a donc intérêt à être exigeante et à demander des comptes sur la façon dont les activités nucléaires sont gérées et contrôlées.
(1) Des incendies se produisent régulièrement sur les sites nucléaires. Le fait que les services de secours ignorent la localisation de canalisations susceptibles d’exploser et d’aggraver considérablement la situation, laisse présager le pire en cas de problème. Il s’agit pourtant là du B. A. BA de la gestion des sites à risque.
(2) Arrêté du 31 décembre 1999 fixant la réglementation technique générale destinée à prévenir et limiter les nuisances et les risques externes de l’exploitation des installations nucléaires de base.

 

En savoir plus : http://www.asn.fr/sections/dernieres_actus/asn-met-edf-en-demeure-mettre-en

18 Novembre 2008

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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 21:45

Informations publiées par BURE ZONE LIBRE :



Bure est une exception européenne et même mondiale : nulle part ailleurs l’obscure besogne de fossoyeur du nucléaire n’aura été accomplie si promptement et en dépit des précautions élémentaires.

 40% des Européens refusent qu’un centre de stockage soit situé à moins de 1000 Kms de chez eux. C’est parce que la pollution radioactive ne s’arrête pas aux frontières que nos voisins Européens peuvent légitimement s’engager à nos côtés. D’autres centres d’enfouissement sont actuellement en projet en Allemagne, Suisse, et Finlande, mais celui de Bure qui porte déjà le titre de « prototype industriel » risque d’ouvrir une voie bien périlleuse aux autres pays d’Europe.


En Europe : Les collectifs Allemands soutiennent notre projet et se battent à nos côtés depuis le début, ils se montrent très concernés par le problème de l’enfouissement dans sa globalité et pas seulement à Gorleben (site retenu pour enfouir les déchets radioactifs dans d’anciennes mines de sel)..

Nous avons reçu également un soutien de la part des Suisses Romands et Allemands menacés par un enfouissement aux sources du Rhin à Benken.

Peut-on espérer que l'humanité et le bon sens l'emportent sur la cupidité et l' inconscience ?




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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 08:46
Suite aux expériences atomiques dans le Pacifique et au Sahara ......

Notre Etat Français vient de reconnaître , officiellement, l'irradiation des anciens soldats et civils ayant travaillé et séjourné dans le Pacifique et le Sahara lors des expériences atomiques à fin militaire ! Je pense que c'est la moindre des choses ! Ces pauvres hommes, malades et les nombreux décédés méritent cette reconnaissance ! Ils ont dû se battre pour faire reconnaître leurs souffrances, ce n'est pas normal ! Cela signifie que les dirigeants de l'époque, en plus d'être des criminels , ont fui délibérément leurs responsabilité !

J'espère que les survivants et les familles des décédés vont recevoir , après le dédommagement moral, un dédommagement financier ! Malheureusement rien ne redonnera la santé ou la vie à toutes ces personnes meurtries !

Souvenons-nous :

Lors de essais nucléaires français en Polynésie et au Sahara, on nous disait que tout était sécurisé, qu'il n' y avait aucun danger !

Que nous dit-on au sujet des enfouissements des déchets nucléaires ?

Les autorités de L'ETAT  compétentes nous affirment que tout est sûr et qu'il n'y a aucun danger pour les populations, la faune et la flore !

Dans vingt ans et plus, les populations contaminées et malades réussiront peut-être à faire reconnaître officiellement par l'ETAT leur irradiation !

Pour des générations marquées à vie, croyez- vous que ce soit un réel réconfort ? Pour ma part , NON ! C'est maintenant, aujourd'hui qu'il faut suspendre tous les travaux d'enfouissement dans les conditions proposées actuellement . On n'a que faire des reconnaissances, ce qu'on veut ,c'est protéger la santé et la vie de nos enfants, petits-enfants et de toutes les générations futures !

Rappelons-nous, particulièrement dans notre région lorraine, le sous-sol argileux présente des failles, de plus il existe une activité sismique qui, à tout moment peut accentuer l'état des failles !

Ci-après, un compte-rendu de la situation géologique du fameux "laboratoire de BURE " :

La réalité géologique : Depuis, le chantier accumule contretemps, difficultés techniques et inconformités dans tous les domaines. Parallèlement, les opposants s’organisent avec le concours de géologues et experts indépendants mettant au jour des données incompatibles avec la dangerosité des matières destinées à l’enfouissement. Le fameux « coffre fort » d’argile s’avère après études truffé de failles, il est situé dans une zone fortement sismique susceptible d’augmenter constamment les fractures du sous sol. Les infiltrations (10l/mn dans le puits principal) peuvent alors par le jeu des failles constituer des voies de migration privilégiées pour les radio éléments tant en direction des nappes phréatiques que des aquifères locaux. Le creusement s’opère qui plus est à l’aplomb d’un gisement géothermique potentiel dont il condamnerait la future exploitation au mépris de la « Règle Fondamentale de Sûreté » du 10/07/91.

Malgré toutes ces études sérieuses, indépendantes, L'ANDRA continue ses ouvrages menant à l'enfouissement des déchets radioactifs !

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 15:31

ENQUETE • La mer malmenée (1) en 2000 Par Anne BAUER

Trente années de lutte contre l'immersion des déchets

Les Echos n° 18140 du 25 Avril 2000 • page 75

L'interdiction de jeter en mer des déchets industriels et radioactifs au large des côtes européennes date seulement de 1993.

Spectaculaires, les images avaient rapidement fait le tour de la planète. Bravant la bise et la houle, quelques hurluberlus s'accrochaient avec des filins à une immense plate-forme pétrolière située à 240 kilomètres des côtes d'Ecosse. En pleine mer, les écologistes de Greenpeace affrontaient le géant Shell pour protester contre le sabordage de la plate-forme « Brent Spar ». Quelques semaines plus tard, après un appel au boycott très suivi en Allemagne et des prises de bec à peine feutrées entre le chancelier allemand Helmut Kohl et le Premier ministre britannique John Major, Shell renonçait à couler « Brent Spar ». C'était en 1995.

Trois ans plus tard, le 23 juillet 1998, les ministres de l'Environnement des Quinze signaient à Sintra, près de Lisbonne, la convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est (la convention Ospar), dans laquelle ils s'engageaient à interdire l'immersion des plates-formes pétrolières, à faire tendre vers zéro les rejets radioactifs en mer et à éliminer autant que possible les produits toxiques chimiques dans l'environnement marin. « Une grande victoire pour l'environnement et pour les riverains de toute l'Europe », saluait Greenpeace, après trente ans de combats contre l'immersion en mer de déchets en tout genre.


Car pour obliger les uns et les autres, des îles Shetland au détroit de Gibraltar, à ne plus considérer l'océan comme un dépotoir indolore, le chemin a été long.

 En 1971, le « Stella Maris », un navire néerlandais, quitte le port d'Amsterdam pour immerger des déchets chlorés en mer du Nord. L'opinion publique se mobilise. Six mois plus tard, en 1972, les Etats européens riverains de l'Atlantique signent la convention d'Oslo, le premier traité international destiné à limiter l'immersion des déchets industriels, des boues des égouts, ainsi que l'incinération en mer des déchets industriels liquides. La même année, les Etats s'engagent dans la convention de Londres non pas à interdire mais à réglementer l'immersion en mer des déchets de haute radioactivité. Les textes d'Oslo et de Londres témoignent d'une première prise de conscience. Mais guère plus. Jusqu'aux années 80, la mer restera une vaste poubelle muette, invisible, pratique. De 1974 à 1982, près de 140.000 tonnes de fûts de déchets radioactifs ont été coulés dans l'Atlantique, dont 80 % par l'industrie nucléaire britannique ! Pour les ingénieurs du nucléaire, le fond des océans est le site de stockage le plus sûr : l'eau absorbe la chaleur et dilue la radioactivité...

Objectif : rejets quasi nuls en 2020

Heureusement, Greenpeace veille. A partir de 1978, l'association gagne sa renommée en narguant chaque été avec ses petits bateaux les navires chargés de déverser en mer les déchets radioactifs de Grande-Bretagne, de Belgique, des Pays-Bas et de Suisse. Pour sa part, la France a renoncé à l'immersion en 1969 ; en grande partie sous la pression du commandant Cousteau. « Dans les années 80, l'industrie nucléaire a dépensé des millions de dollars pour rechercher des sites d'enfouissement en mer de ses déchets radioactifs », se souvient Rémi Parmentier, directeur politique chez Greenpeace International, l'un des pionniers de ce combat pour les océans.

En 1983, un moratoire est prononcé sur l'immersion de matières radioactives en mer. Il ne sera confirmé qu'en 1993 ! Cette année-là, la convention de Londres, placée sous le contrôle de l'Organisation maritime internationale, interdit définitivement l'immersion et l'incinération en mer des déchets industriels et des déchets radioactifs. En dépit de l'opposition de la Grande-Bretagne !

Pendant toutes ces années de lutte, « l'industrie pétrolière s'était faite particulièrement discrète, échappant à tout contrôle, souligne Rémi Parmentier. C'est pourquoi, lorsque nous avions appris que Shell, avec l'appui du gouvernement britannique, souhaitait couler l'une de ses plates-formes pétrolières, nous nous sommes mobilisés, sachant qu'il existe quelque 600 installations offshore en mer du Nord et que plus d'une centaine ne sont plus utilisées. »

Ce combat gagné, la lutte contre la pollution de l'Atlantique est loin d'être close. La convention Ospar parie sur des rejets proches de zéro à l'horizon 2020. Sachant que la pollution en mer est provoquée à 80 % par les activités terrestres, le travail à accomplir reste immense. Des groupes de travail ont été constitués dans le cadre de cette convention internationale. En juin, ils présenteront un état des lieux de la qualité des eaux dans l'Atlantique, qui devrait permettre de mieux lutter contre les substances dangereuses.


Malheureusement, dans bien des endroits du monde, les immersions en mer font encore recette. Il y a moins de deux ans, les Japonais ont brandi haut et fort les menaces de sanctions économiques quand ils ont surpris des navires russes en train de déverser, dans la mer du Japon, des fûts de déchets radioactifs

  ( article   écrit   par  ANNE  BAUER dans Les Echos)

 

                                                   
En 2008, où en sommes- nous avec les rejets intempestifs des déchets radioactifs dans les océans ?

On sait que Greenpeace veille ! Mais où croyez-vous que les Russes déversent leurs très importantes poubelles radioactives ? Dans les mers et océans, c'est tellement simple !

Quel est l'état de l'Adriatique  et de la Méditerranée ? ( nous reparlerons des sables noirs et pollués de Camargue ! )

Greenpeace ne peut pas suivre tous les navires de la terre !

Pendant ce temps, les déchets contaminés polluent les océans et toute la faune et la flore aquatiques et les humains, mangeurs des produits de la mer ! 

En France, sous la pression du Commandant COUSTEAU, on n'enfuit plus nos déchets dans les mers
mais on se met à les enfouir sous terre ! Ce n'est pas mieux ! C'est tout aussi dangereux pour les hommes, la faune et la flore terrestres !

Qui pourrait, comme le Commandant COUSTEAU, user de sa notoriété pour faire suspendre tous les travaux menant à l'enfouissement des déchets contaminés dans les conditions actuellement proposées ?

Qui pourrait influencer le Ministère chargé de la protection de l'Environnement ?

Qui pourrait demander ,avec force et détermination , un financement efficace des recherches permettant la décontamination de tous ces déchets avant enfouissement ?

Il n'y a peut-être qu'une seule réponse,Monsieur Sarkozy, le Président de la République !

 

 

 
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 22:59

*Supplique aux hommes et à la terre*

 

/*Terre ! Les hommes sont tous devenus fous !*/

 

/*Ils veulent faire de toi un immonde fourre-tout :*/

 

/*dans tes entrailles fécondes, qui depuis des millénaires*/

 

/*nous donnent la vie, ils vont sans remord empiler */

 

/*leurs déchets nucléaires dont ils ne savent plus que faire !*/

 

/*Terre ! Je sais qu'un jour tu leur feras payer !*/

 

/*Alors de ton ventre meurtri ressurgiront les radio-nucléïdes*/

 

/*ensemencés par ces démons cupides.*/

 

/*Terre ! Comment te protéger de leur industrie prolifique ?*/

 

/*Ces assassins irresponsables, nucléocrates et politiques*/

 

/*assoiffés de pouvoir et d'argent */

 

/*qui chaque jour nous empoisonnent impunément,*/

 

/*ont décidé de poursuivre leur oeuvre diabolique*/

 

/*soucieux de profits financiers au mépris de l'éthique. */

 

/*Terre ! Ouvre-leur les yeux avant qu'ils ne commencent ! */

 

/*Révolte-toi ! Bouge-toi ! Refuse cette mortelle semence*/

 

/*qu'un jour, victimes innocentes, nos enfants*/

 

/*paieront de leur vie, et tous leurs descendants !*/

 

 

         Ecrit par  Danielle Charlemagne

 

/http://terre-t-erres.over-blog.org/article-17983393.html

 

Un poème suffira-t-il à redonner une conscience aux hommes ? 

Je lis et relis ce joli poème composé par Danielle Charlemagne et je rêve d' un monde où les hommes vivraient tous sans violence, dans le respect des autres, de la terre, de la faune et de la flore ! Où chacun pourrait travailler selon ses compétences et manger à sa faim ! Où les scientifiques lutteraient contre les dangers de contamination dangereuses, les paysans cultiveraient et récolteraient des céréales , les vaches iraient paître une herbe fraîche et abondante ! Où on  ne parlerait plus de poubelles radioactives et de contaminations dangereuses ! Où les responsables de l'énergie reconnaîtraient les dangers de la radioactivité et éviteraient d'enfouir des déchets radioactifs et contaminés de métaux lourds  sans rien faire pour les rendre inoffensifs ! 
 Ce serait un monde merveilleux ! N'est-ce qu'un rêve ? J'ai confiance en l' homme et je crois encore que des hommes de bonne volonté élèveront la voix pour arrêter  la course au profit et développer la recherche scientifique qui permettra la vraie décontamination des déchets contaminés !

Je rêve d'un monde où il n' y aurait plus de mensonges comme au sujet de la catastrophe de Tchernobyl . La CRIIARAD a écrit dans ses conclusions :

Les autorités françaises ont menti à l’époque sur

les niveaux de contamination, et la

désinformation se poursuit. Le bilan IPSN de

1999 sur les conséquences de Tchernobyl,

avalisé par la DSIN, reprend sans analyse

critique la carte erronée des retombées en

césium établie en 1986 par le SCPRI / OPRI.

/ de façon générale, dans le quart Est de la

France, les dépôts de césium 137 de Tchernobyl

étaient supérieurs à 2 600 Bq/m

2. Compte tenu

de l’ensemble des autres radionucléides qui

accompagnaient le césium et qui ont disparu

depuis (il y avait en mai 1986, au moins 5 fois

plus d’iode 131 que de césium 137), on peut

démontrer que certains groupes de population à

risque pouvaient dépasser, durant les premières

semaines après l’accident, les limites de dose

admissibles. Il aurait donc fallu procéder au

retrait de certaines denrées alimentaires contaminées

1 / la contamination résiduelle en césium 137

antérieure à l’accident de Tchernobyl (retombées

des essais nucléaires atmosphériques) était

en mai 1986 de l’ordre de 5 000 Bq/m

2 en

moyenne,

2 / l’intensité de dépôt en césium 137 dû à

Tchernobyl était en de nombreux départements

de l’Est de la France supérieure à 10 000 Bq/m

2

(valeur considérée par les instances européennes

comme significative des zones les plus contaminées

de l’Europe de l’Ouest) et en de

nombreux sites supérieure à 30 000 Bq/m

2

(Alsace, Lorraine, Jura, Alpes, Corse).

Contamination des sols par le césium 137 en France et sur une partie de l’Europe (Etat des

lieux 1999-2000) : Mesures effectuées par A. PARIS (géologue indépendant) et la CRIIRAD

 


 


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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 22:30
La faim sur le continent africain aurait-elle un rapport avec la radioactivité ?

La radioactivité tue et affame les populations !

Y . Merabet, Le Quotidien d' ORAN  Rubrique Débat du 05 octobre 2008 publie :

Des gisements d’uranium sont exploités à moins d’une centaine de kilomètres de la frontière algéro-nigérienne par deux compagnies françaises dans la région d’Arlit au Niger. L’émanation des poussières radioactives et du gaz radon-222, poussés par les vents du Sud, traversent les frontières et se dispersent plus particulièrement sur une grande superficie du Sud algérien, détruisant pour toujours le système écologique.

Cette émanation toxique tue les hommes, la flore et la faune, sur une échelle plus grande que les restes des essais nucléaires français 
   au   Sahara.

Ce qui est inquiétant, c’est l’existence de la mine elle-même, car elle restera pour l’éternité une grande source d’émanation de la radioactivité, tuant à petit feu les populations d’Afrique  Libéré en grande quantité par l’activité minière et les déchets radioactifs, le gaz radon-222, élément radioactif, qui peut parcourir des milliers de kilomètres en quelques jours sans jamais s’éloigner de la surface du sol, à cause de sa densité et la pesanteur. Le radon s’émane aussi en grande quantité des montagnes de résidus radioactifs, qui jonchent auprès des mines et aussi par les cheminées d’aération de la mine. A Arlit, une montagne de 15 m de haut sur une superficie de 85 hectares de surface et d’un volume de 12,5 millions de tonnes de résidus radioactifs est soumise au gré des vents qui transportent ses poussières sur des milliers de kilomètres.

Sur le site de la mine d’Arlit, des mesures faites clandestinement par des ONG européennes donnent une teneur moyenne de 49 000 Bg/kg pour le thorium 230, 57 000 Bg/kg pour le radium 226 et 54 000 Bg/kg pour le plomb 210, soit une radioactivité totale supérieure à 500 000 Bg/kg, si l’on ajoute la contribution des 14 descendants de l’uranium (voir tableau 1). Laissés à l’air libre, la poussière de résidus radioactifs et le gaz radon-222 sont emportés par les vents dominants, soufflant du sud vers le nord, jusqu’en profondeur du territoire algérien.

A Tamanrasset comme à Adrar des morts suspectes dues à l’irradiation radioactive ont été enregistrées, la plupart des habitants du Sud algérien portent un cancer des poumons, les enfants dès leur jeune âge souffrent des difficultés respiratoires, les services sanitaires ont relevé sur la population des signes de stress et de perte de mémoire, d’autres sont apparues : les cancers de la peau, les cancers de gorge, les déformations physiques, la chute de cheveux à un âge prématuré, etc. Des mesures hasardeuses qui ont été faites dans différents sites du sud du pays se sont avérées alarmantes et quelques fois elles dépassent largement le seuil de radioactivité admis pour l’homme et la nature.

Des conséquences dramatiques sur le site de la mine :

Pour ce qui est sur le site, le traitement du minerai exige l’usage de produits chimiques toxiques : ammoniaque, acide chlorhydrique, kérosène et eau oxygénée. Ces substances sont systématiquement déversées dans l’environnement qui engendre des réactions chimiques donnant des résultats épouvantables de toxicité.

Le plus grand risque pour l’environnement est dû aux résidus miniers laissés par le broyage et le traitement du minerai d’uranium. Ces résidus conservent 85% de la radioactivité du minerai d’origine sous forme de produits de désintégration qui se régénèrent sans cesse.

Pour extraire le minerai, il faut décaper de grandes surfaces aux alentours de la mine qui vont rester stériles pendant toute la vie de la terre à cause du dégagement en surface du radon.

Les tas de résidus miniers contiennent également des matières chimiques toxiques : acides, arsenic, nitrates et métaux lourds, où pendant la saison des pluies l’eau chargée s’infiltre dans la nappe phréatique et la pollue.

Lorsqu’il se désintègre, l’uranium émet de l’énergie et se transforme en substances diverses qui se désintègrent à leur tour, tout en produisant de l’énergie radioactive . Ces matières émettent des radiations de faible intensité capables de pénétrer les cellules et de modifier les molécules nécessaires à un fonctionnement normal du corps. Les effets nocifs des radiations atomiques : cancer, leucémie, problèmes de reproduction, troubles génétiques et troubles de la vision sont les maladies les plus propagées par la radioactivité.



Les désastres dans l’environnement :

L’émanation des nuages toxiques et radioactifs de la mine d’Arlit, sur les régions

touristiques classées patrimoine national, mérite plus qu’une attention particulière de la part des autorités algériennes entre autres le ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire qui fait la sourde oreille aux alarmes sur les calamités qui rongent notre pays.

L’AIEA a le plein pouvoir des Nations unies pour contrôler l’exploitation anarchique des mines et sa destination, mais aussi de s’inquiéter des conséquences environnementales dramatiques qui s’abattent sur les pays d’Afrique limitrophes aux sites miniers d’uranium.

Le radon-222 obtenu par la décomposition de l’uranium U-238 est extrêmement nocif pour la faune, la flore et le monde animal.

Dans le Hoggar, les arbres, les petites et les grandes herbes ont disparu, le sol nu est devenu stérile pour longtemps : l’irradiation radioactive est pour une grande part dans le changement climatique de notre planète.

Cette agression de la nature par l’homme riche a des répercussions négatives sur la vie économique de la contrée, les habitants de l’extrême sud survivant que de l’élevage chamelier et caprin et du tourisme, ces deux activités sont complètement effacées à cause de la disparition de la nature causée par les émissions de la radioactivité de la mine d’Arlit au Niger.



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