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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 16:15

 

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 Soulaines ( Aube )

Les apparences sont trompeuses !

La radioactivité atteint les êtres vivants dans leur corps... Ce mal sournois et invisible se faufile dans ce magnifique site ! 

 

Ce que nous réserve le Grand enfouissement de BURE :

 

N'oublions pas ou faisons un effort et informons-nous sur le grand dépôt de déchets radioactifs de SOULAINES !

Citoyens de la bonne République de France, Patrie des Droits de l'homme, réveillez-vous ! Il est déjà tard ! En prenant le problème à bras le corps, tous ensemble, on pourra peut-ëtre arrêter l'immonde machine qui sème la maladie et la mort ! Ne laissons pas nos enfants, petits-enfants et toutes les générations futures récolter les fruits empoisonnés de la radioactivité !

 

Soulaines, joli village verdoyant, s'est physiquement transformé ! Trottoirs, fleurs .... financés par la manne distribuée par le grand trust qui gère tous les déchets radioactifs !

 

Pourquoi tant d'argent pour les communes qui acceptent ces cimetières de fantômes immortels ?

Si c'était réellement sans danger, pensez-vous que l'ANDRA serait aussi généreuse ?

 

Depuis TCHERNOBYL, nous possédons un terrain d'observation , un laboratoire à ciel ouvert , grandeur nature !

 

Après Tchernobyl, s'est posée la question des conséquences des contaminations chroniques dûes aux faibles doses.

 De nouvelles pathologies sont apparues : pathologies cardiovasculaires, troubles du comportement, baisse de fertilité, tous liés à la consommation d'aliments faiblement contaminés. 


 

sources : site http://www.villesurterre.com


L’IRSN a alors lancé le programme ENVIRHOM.

ENVIRHOM.

L’un des objectifs d’ENVIRHOM est d’identifier, à partir de modèles expérimentaux sur l’animal, les effets biologiques et les dysfonctionnements éventuels induits par les radionucléides sur les grandes fonctions physiologiques (systèmes nerveux central, immunitaire, reproducteur, etc.).

Les études portent sur des
algues microscopiques, des mollusques, des crustacés, des daphnies, des insectes, des écrevisses, des poissons, des rats, et sur l’activité microbienne des sols.

Elles mettent en évidence des modifications du fonctionnement du système nerveux, de la respiration, de la digestion et de la reproduction à très faibles doses :
-
diminution de la croissance chez les algues monocellulaires,
-
diminution de la respiration chez les escargots,
- anxiété et
troubles de la mémoire et du sommeil chez le rat.
En réalisant des hypnogrammes, pour étudier les différents états de vigilance (éveil, sommeil lent, et sommeil paradoxal) on a constaté une perturbation du cycle veille-sommeil.
 Les premiers résultats  montrent :
- des effets sur le contrôle de la motricité et de certaines fonctions cognitives
- une réduction des capacités de mémorisation spatiale et d’apprentissage,
- une augmentation des comportements anxieux.
- voire des caractéristiques de la maladie de
Parkinson.

Chez le rat contaminé de façon chronique à l’uranium appauvri (1 microgramme par jour), les radionucléides s’accumulent dans la plupart des organes (reins, squelette, intestin grêle, cerveau, muscle, foie...).

 


De plus, le processus d’élimination des médicaments, des polluants ou des pesticides, et donc le système de protection de l’organisme contre les agressions extérieures, sont affectés.

On constate également des problèmes sur le métabolisme du médicament, de la vitamine D et du cholestérol.

Par ailleurs, l'

 

uranium enrichi modifie certaines fonctions du système nerveux.


Des expériences avec du sélénium sur l’effet de traversée des sols ont montré que la pénétration varie selon que le sol est stérile ou vivant, riche ou non en micro-organismes. Dans le premier cas, le produit traverse le sol, dans le second cas, il reste en surface.

A noter dans les projets : l’étude d’émetteurs bêta, gamma à vie longue susceptibles d’être libérés dans la biosphère après
stockage à long terme des déchets radioactifs, C14, Se79, Tc99, Cl36, I129, Nb94, Ni63
Ces actions futures seront essentiellement axées sur l’étude des effets lors de multi-pollutions et sur les mécanismes d’adaptation des organismes vivants lorsque l’exposition s’étale sur plusieurs générations.

Ce mémoire très illustré, explique comment l'uranium se fixe dans le cerveau. Elle met aussi en lumière le rôle chimique de l'uranium qui, comme le plomb, le mercure, le manganèse, le cuivre, et l' aluminium, sont reconnus neurotoxiques, et sont aujourd’hui mis en cause dans l’émergence de maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer, sclérose en plaques)


Je vous invite à consulter le site : http://www.villesurterre.com


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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 21:12
 
Combien y a-t-il encore de personnes sur le site du centre  de retraitement de La Hague ? Sont-ils assez nombreux pour la surveillance ? Ce lieu ne risque-t-il pas de tomber dans "l'abandon" ?
 
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 Le fonctionnement  et la maintenance de la Centrale nucléaire de Cattenom sont -ils confiés à des hommes , en nombre suffisant, pour produire un travail correct ?
 
Sous prétexte de rentabilité, la direction ne met-elle pas son personnel sous pression, au risque de faire commettre des erreurs susceptibles de créer des incidents graves ?
 
 

Centrale de Cattenom : climat social à la loupe

12 05 10 Le Républicain Lorrain

A la Centrale de Cattenom, la CGT dénonce une logique de rentabilité, source de pression. La direction réfute les accusations. Elle a néanmoins commandé des diagnostics pour évaluer le stress des salariés. Les syndicats comptent beaucoup sur Dominique Minière , ancien directeur de Cattenom nommé à la tête de la Division nucléaire

Les gars sont sous pression, avec ce sentiment de ne plus faire correctement leur travail. Les objectifs sont tels, qu’ils ne peuvent pas y arriver. » Christian Spiess et Roland Fayer, CGT Cattenom, ne mâchent pas leurs mots. «  Depuis l’ouverture du capital, en 2003, on est entré dans une logique de rentabilité qui n’a plus rien à voir avec le service public. On sent une dérive. » La sûreté, n’est pas en cause. Les indicateurs ont même progressé l’an dernier. En revanche, 2009 a connu une recrudescence d’accidents de travail avec arrêt. Et 2010 a mal commencé.

Deux types d’accidents complètement différents ont provoqué, la semaine dernière, la tenue d’un CHSCT – Comité d’hygiène, de sécurité et conditions de travail –. Une cage d’ascenseur s’est autorisée une descente à grande vitesse, avec un homme choqué à l’intérieur. Mais surtout, «  deux brûlés sur le chantier de nettoyage chimique tenu par les Américains de Westinghouse. On a appris que 48 personnes avaient été incommodées par la fuite. Il n’y a plus de dialogue social ». Parallèlement, les incidents techniques se sont succédé ces dernières semaines : deux arrêts automatiques coup sur coup début avril, une inondation en salle des machines, et, il y a quelques jours, une fuite sur alternateur avec pour conséquence, l’arrêt de la T3. «  Il n’y a pas de loi des séries, analyse Stéphane Dupré La Tour, directeur du site Les accidents du travail sont dus au relâchement de certains prestataires. J’ai constaté des comportements d’incivilité. Des boulons devront être resserrés. »

L’analyse syndicale joue les opposés : «  Les chantiers doivent toujours aller plus vite. 28 jours pour un arrêt de tranche. Les pièces sont poussées jusqu’à leur limite. Les sites sont placés en concurrence ; tout le monde a l’œil rivé sur le coefficient de disponibilité. » Christian Spiess s’inquiète : « Les méthodologies ne sont plus respectées. Une désorganisation qui montre les dér ives. Et ce sont les plus expérimentés qui font barrage. »

Stéphane Dupré La Tour pare chacune des accusations : «  Nous ne poussons pas le matériel, faisons au contraire ce qu’il faut pour qu’il soit plus fiable. Un nouveau service va être mis en place, avec vingt embauches, pour une maintenance préventive et une ingénierie renforcée. »Les économies ? «  EDF sait que l’outil industriel doit durer. 400 M€ seront investis sur dix ans par réacteur. C’est l’ouverture de capital qui permet ces moyens supplémentaires » Le stress et la pression ? «  J’ai commandé un diagnostic des risques psychosociaux. La CGT vient seulement de s’associer à notre démarche. J’ai aussi demandé un diagnostic socio-syndical. Je ne suis pas devin, j’ai besoin d’un thermomètre. »

Laurence SCHMITT.



 
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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 22:11

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Le nucléaire reste une terrible menace pour la planète

 

"Sortir du nucléaire" dénonce les manœuvres des dirigeants français qui prétendent que le nucléaire est "propre".

  Lors de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique, qui se tient du 7 au 18 décembre à Copenhague, les dirigeants de certains états, en particulier de la France, tentent de faire passer le nucléaire pour une énergie "propre" alors que c'est la plus dangereuse et l'une des plus polluantes qui soit. Qui plus est, le nucléaire constitue une forte entrave à la lutte contre le changement climatique :

- construire des centrales nucléaires nécessite des sommes considérables qui ne sont alors pas investies dans les solutions véritablement efficaces pour lutter contre l’effet de serre : pour un euro investi, l'efficacité énergétique et certaines énergies renouvelables sont jusqu'à 11 fois plus performantes que le nucléaire.

     - la filière nucléaire, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, génère elle aussi des émissions de gaz à effet de serre. En outre, le nucléaire ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d’électricité, ce qui oblige à produire de l’énergie supplémentaire pour les besoins en chaleur (à l’inverse, produire électricité et chaleur en co-génération permet d'émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu'’un système énergétique nucléarisé).



     - l'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France soi-disant pour éviter la consommation de fuel et de charbon, a prouvé son absurdité : dès qu'il fait froid, la consommation électrique est telle que le parc nucléaire français (pourtant surdimensionné) est dépassé, et ce sont des centrales au charbon, fortement émettrices de CO2, qui alimentent les chauffages électriques.

 

 

 

- en réalité, c'est la filière nucléaire qui est menacée par les effets mêmes du changement climatique (sécheresses, tempêtes, inondations, montée du niveau de la mer). Ainsi, de nombreux réacteurs ont dû être arrêtés en 2003 du fait de la canicule. Le nucléaire, qui consomme 25 000 fois plus d’eau par kWh produit que les énergies éolienne et solaire, est complètement inadaptée pour des régions qui risquent d’être de plus en plus frappées par des vagues de chaleur.



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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 22:43

Merci de diffuser ce message largement à tous vos contacts et par les réseaux sociaux.

Cyber-action urgente contre les armes nucléaires
Interpellez le ministre de la défense, Hervé Morin


Avec l'aide et l'implication du Réseau "Sortir du nucléaire", un jeûne-action a eu lieu du 27 avril au 7 mai à Paris afin de faire pression sur les décideurs politiques pour que la France accepte le principe d'une Convention d'élimination des armes nucléaires lors de la Conférence d'examen du Traité de non prolifération qui se déroule actuellement à New-York.

À Paris,
7 personnes ont jeûné depuis maintenant 10 jours pour demander l’abolition des armes nucléaires. Les jeûneurs sont reçus aujourd'hui au ministère de la défense.

Appuyez leur démarche en participant à cette cyber-action.

Envoyez le message ci-dessous à Hervé Morin, ministre de la défense, et demandez-lui que la France s'engage pour l'abolition des armes nucléaires.

Nous vous invitons à regarder les vidéos des actions spectaculaires qui ont accompagnées le jeûne-action sur :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/jeune-action-pour-l-abolition-des/article/videos
Au programme des vidéos :
- 4 mai 2010 : Conférence en duplex avec New-York sur le TNP
- 30 avril 2010 : Blocage du siège d’Areva
- 29 avril : les dessinateurs de presse (Cabu...) soutiennent les jeûneurs
- 29 avril : Banderole sur notre dame de Paris
- 28 avril : Blocage de l’Elysée en solidarité avec les jeûneurs

Hier, deux militants sont parvenus à pénétrer sur le site nucléaire de Taverny dans le Val d'Oise, centre de commandement de la force de frappe aérienne nucléaire française et ont été placés en garde à vue pendant 3 heures.

Participez à cette cyber-action urgente, en envoyant le message ci-dessous à :

herve.morin@defense.gouv.fr

Et aussi sur le formulaire de contact du ministère de la défense :

http://www.defense.gouv.fr/formulaire_de_contact

COPIER-COLLER LE MESSAGE SUIVANT ENTRE LES DEUX TRAITS :



A l'attention du Ministre de la défense - M. Hervé Morin

Monsieur,

Je tiens à vous faire savoir mon total soutien aux jeûneurs qui sont reçus ce 7 mai par votre ministère, et qui ont mené leur action à Paris depuis le 27 avril.

La Conférence d’examen du Traité de non-prolifération (TNP) se tient à New York en mai 2010. La communauté internationale se dit prête à engager un processus de désarmement nucléaire après les déclarations de Barack Obama. Mais la France se dit opposée à participer à un tel processus. L’Assemblée générale des Nations Unies a voté en 2007 le principe d’une Convention d’élimination des armes nucléaires, le Parlement de l’Union européenne en a émis la recommandation en avril 2009, de nombreuses commissions et personnalités en soulignent l’urgence.

Aussi, je vous demande de tout mettre en oeuvre pour que la France se joigne au processus international visant à obtenir l'élimination totale des armes nucléaires.

Sincères salutations,

Nom :
Prénom :
Adresse :
Mail :




Réseau « Sortir du nucléaire », fédération de 878 associations, agréée pour la protection de l'environnement 
Mail : contact@sortirdunucleaire.fr
Site internet : http://www.sortirdunucleaire.org/

Suivez-nous sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/Reseau-Sortir-du-nucleaire/110825562273368
Suivez-nous sur Twitter : http://twitter.com/sdnfr

 


 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 18:02

Un Président du Conseil général peut-il se permettre de marchander la santé et la vie de toute une population , pour des siècles, en réclamant des millions d'euros à l'ANDRA ?

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

CDR55 - collectif meusien contre l'enfouissement des déchets radioactifs

BAR LE DUC 6 mai 2010
BURE : la Meuse aux enchères...
sans rien demander aux meusiens !!!
Le président du conseil général de la Meuse, Christian Namy, réclame 20 millions d'euros annuels supplémentaires 
alors que le département touche déjà 30 millions à titre compensatoire pour BURE et ses déchets nucléaires.
Selon l'Est républicain du 6/05/2010 Christian Namy a déclaré :  « Pour Bure, La Zira est actée. Parfait. Maintenant il faut avancer. Une réévaluation des fonds accordés au GIP doit s’inscrire dans le temps ...  Il faut donc faire évoluer la loi pour parvenir à 50 millions pour la Meuse, 30 millions pour la Haute-Marne». 
  
( mais, la voix de Monsieur NAMY ne s'est pas élevée contre le grand enfouissement de BURE ! Au contraire, il a besoin de cette manne pour équilibrer le budget....)

 
Cette posture de "maquignonnage" est immorale.
Christian Namy négocie tout seul et sans état d'âme un département, son patrimoine, son sous-sol, ses terres et... ses habitants.
Sans qu'il n'y ait jamais eu, en 16 ans, aucune consultation des principaux intéressés. A rappeler que 45 000 électeurs meusiens et haut-marnais demandent, par voie de pétition, un référendum sur la question de l'enfouissement nucléaire sous leur pied, à leurs conseils généraux respectifs depuis 2005. Sans réponse.
Le président du conseil général sait pourtant qu'il sacrifie la Meuse et que le projet Bure n'est et ne sera pas porteur.
  
La meilleure preuve ?
  
Dans les 32 pages du magazine "Meuse 55"  d'avril du Conseil Général de la Meuse qui vient de sortir, les mots de Bure, stockage, enfouissement, déchets nucléaires, Andra, etc. n'apparaissent pas une seule fois.
Seule allusion à Bure : le GIP cité 2 fois. Sauf que... qui sait que derrière ce sigle se cache l'organisme chargé de distribuer l'argent de Bure ? 
  
Par contre on y trouve des photos d'éoliennes, de grenouilles, de chevreuils, un hommage à la belle nature meusienne.
On y parle de "Biodiversité, un capital à préserver", "L'avenir en vert", " transports éco-responsables", "de renforcer la biodiversité", "d'emplois durables", ... 
Un lecteur qui ne connaît pas le projet de Bure ne peut en aucun cas s'imaginer que la Meuse va devenir la poubelle atomique de la France.
Propre et irréprochable au dessus - contaminant et dangereux en dessous : telle est la politique de communication engagée depuis 2006 par le département sous la pression de l'Etat.
Alors que les premiers camions-vibrateurs commencent dès lundi prochain leur campagne d'annexion des 4 villages du sud meusien de la ZIRA, 
le collectif s'indigne de ces méthodes qui engage toujours plus la Meuse dans un piège irréversible.
Contact : 03 29 45 11 99 - 06 86 74 85 11
_______________________________________
ANNEXE / ARTICLE EST REPUBLICAIN - mercredi 5 mai 2010
La rentrée de Namy

Profitant d’une pause opérationnelle, le président du conseil général s’est fixé des objectifs stratégiques.« J’ai un peu dégusté », dit-il avec un fatalisme sobre pour évoquer son opération. Un pack de glace posé sur le genou, les béquilles « oubliées » dans un coin de son bureau, Christian Namy évoque les aspects positifs de cette pause contrainte et forcée de trois semaines : « Un peu moins de terrain, un peu moins d’opérationnel, cela donne du temps pour réfléchir. À envisager des stratégies. À fixer des objectifs ».

Bure : la Meuse d’abord

Premier point : Bure. « La Zira est actée. Parfait. Maintenant il faut avancer ». Traduction : la Zira est dans la Meuse qui est plus « donnante » que la Haute-Marne.

Elle doit donc être mieux lotie. La formule est élégante : « Une réévaluation des fonds accordés au GIP doit s’inscrire dans le temps ».

Et pour cause : les 30 millions de dotation constituent un maximum fixé par la loi. « Il faut donc faire évoluer la loi pour parvenir à 50 millions pour la Meuse, 30 millions pour la Haute- Marne ».

Le GIP et les dotations

Autre problème lié aux fonds du GIP, la différence de traitement entre les communes ! « Aujourd’hui, 15 communes (3.886 habitants) dans la zone des 10 km autour de Bure touchent 409 € par habitant. Sans condition aucune. À plus ou moins un kilomètre, selon qu’une commune est incluse ou hors de cette zone, elle peut toucher 20 € ou 409 €. Soit un écart de 1 à 20.

Ces effets de seuil sont ingérables. » Là aussi, Christian Namy souhaite que la loi évolue.

La fiscalité locale

Réduction des dépenses tous azimuts, 5 millions de dettes remboursés par anticipation : Christian Namy a fait voter un budget équilibré, sans provocation mais pas sans inquiétude : « Le poids du social est important sur des critères que nous ne maîtrisons pas. Et ce, dans une conjoncture difficile. L’État doit compenser.Il doit déjà 3 milliards d’euros à l’ensemble des conseils généraux ».Pour ce faire, Christian Namy et six autres présidents de départements (2 de la majorité, 5 de gauche) ont décidé de faire un groupe de lobbying auprès des parlementaires. « Si cela ne suffit pas, nous saisirons le conseil constitutionnel », prévient Christian Namy.

Pascal BAUDOIN

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 20:48

Communiqués importants :

 

Tous les jours nous prenons la voiture pour aller au travail, faire des courses, emmener les enfants ...

Les vacances approchent et nous allons bientôt prendre nos voitures pour de longs trajets  !

Lisez attentivement ce qui suit :

 

Le Major Jacques André JOUBERT

Chef du secrétariat GGD05

Groupement de commandement des Hautes Alpes à Gap 05

jacques.joubert@gendarmerie.defense.gouv.fr

Tél. : 04.92.40.65.04 Fax : 04.92.40.65.45
 

Attention


à diffuser massivement surtout pour tout ceux faisant de la route.


Pour info : Info de sécurité routière à savoir!!!! Au cas où!!!! 

Je me demande combien de gens sont au courant de ce fait.


Une femme de 36 ans a eu un accident il y a quelques semaines et a démoli son auto.

Il pleuvait légèrement lorsque son auto est littéralement partie dans les airs - vol plané. Elle ne fut pas blessée gravement, mais sidérée par cette expérience. Lorsqu'elle a expliqué ce qui est arrivé au Gendarme il lui a expliqué ce que tous les conducteurs devraient savoir.


 

NE JAMAIS ACTIVER LE RÉGULATEUR DE VITESSE (CRUISE CONTROL) POUR CONDUIRE LORSQU'IL PLEUT.


 

Elle croyait être prudente en activant le régulateur de vitesse pour maintenir une vitesse constante sécuritaire sous la pluie. Mais le Gendarme lui a expliqué que lorsque le régulateur de vitesse est en fonction et que l'auto commence à faire de l'aquaplaning alors que les pneus perdent le contact avec la chaussée, l'auto commence à accélérer vers une vitesse plus élevée, et vous partez comme un avion. Elle a confirmé au Gendarme que c'est exactement ce qui est arrivé.


Le Gendarme a mentionné qu'un avertissement devrait être affiché sur la visière du conducteur - NE JAMAIS UTILISER LE RÉGULATEUR DE VITESSE LORSQUE LA CHAUSSÉE EST MOUILLÉE OU GLACÉE. - conjointement à l'avis sur le sac gonflable. Nous avertissons nos adolescents d'utiliser le régulateur de vitesse et de conduire à une vitesse sécuritaire - mais nous ne les avertissons jamais de l'utiliser uniquement lorsque la chaussée est sèche


La seule personne rencontrée, qui était au courant de ce phénomène (en plus du policier), était un homme victime d'un accident semblable, a démoli son auto et a subi des blessures graves.

Si vous expédiez ceci à 15 personnes et ne fut-ce qu'une seule qui ignore ce phénomène, alors ça a valu la peine. Vous avez peut-être sauvé une vie.À NOTER : Sur certains véhicules - tel la Toyota Sienna Limited XLE - vous ne pouvez pas activer le régulateur de vitesse lorsque les essuie-glaces sont en fonction.

A bon entendeur

Amitiés

 

 

Précaution avec votre GPS

 

 

                       Pour celles et ceux qui utilisent ou qui se font accompagner d'un utilisateur de GPS :


La saison des vacances pointe de nouveau son nez, c'est pourquoi j'aimerais attirer votre attention sur un fait divers malheureux.
Lors d'un trajet en voiture, on utilise presque tous un GPS pour rejoindre son lieu de vacances.                                Les voleurs aussi :
Une famille part en vacances en voiture. Ils viennent de passer une magnifique journée, ils décident de prendre un rafraichissement à la terrasse d’un café et abandonnent leur véhicule sur le parking. Peu après, ils
 rejoignent la voiture et constatent que leur GPS a été volé.
Quelques heures plus tard, les voisins leur téléphonent pour les  avertir que leur domicile a été cambriolé.

Les voleurs ont simplement utilisé la fonction « vers le domicile ». Ils sont tranquilles, les propriétaires sont en vacances et ils ne seront donc pas dérangés.


Un conseil : remplacez votre adresse (que vous connaissez par cœur) par celle du bureau de police le plus proche.
Les voleurs auront un GPS mais pas celle de votre maison.

 

 

 

AIR CLIMATISÉ (A/C) dans l'auto

  

 

Ne mettez jamais en fonction l'air climatisé (A/C) au moment où vous entrez dans votre auto.  Ouvrez les fenêtres et attendez quelques minutes avant de le faire.  Voici pourquoi: 

  

Selon une recherche, le tableau de bord, les sièges et le rafraîchisseur d'air émettent du benzène, une toxine causant le cancer (carcinogène - prenez le temps d'observer la senteur du plastique chauffé dans votre auto).  En plus de causer le cancer, le benzène empoisonne vos os, cause de l'anémie et réduit les globules blancs dans le sang.  L'exposition prolongée causerait aussi la leucémie, augmentant le risque de cancer.  Peut même causer une fausse couche.

  

Le niveau acceptable de benzène à l'intérieur est de 50 mg/pi.ca.  Une auto stationnée à l'intérieur, avec les fenêtres fermées, peut contenir de 400 à 800 mg/pi.ca. de benzène.  Si l'auto est stationnée à l'extérieur, au soleil, à une température de plus de 60°F, le niveau de benzène peut monter jusqu'à 2000-4000 mg, soit 40 fois le niveau acceptable...

  

Les gens qui entrent dans leur auto sans ouvrir les fenêtres vont inévitablement respirer rapidement des quantités excessives de la toxine.  Le benzène est une toxine qui affecte les reins et le foie.  Le pire, c'est qu'il est extrêmement difficile d'évacuer ce produit toxique.

  

Alors, mes amis, avant d'entrer dans votre auto, s.v.p. ouvrez les fenêtres et les portes - donnez le temps à l'air intérieur de s'échapper et de se renouveler. 

  

Pensée: Lorsque quelqu'un partage avec vous quelque chose d'important dont vous pouvez bénéficier, vous avez une obligation morale de la partager avec d'autres (proverbe chinois).

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 17:22

Déchets nucléaires : pourquoi les communes disent non

[ 03/05/10  ]  

Prévus initialement pour fonctionner en 2019, les sites d'enfouissement de déchets nucléaires à vie longue seront retardés de plusieurs années. Devant le refus de l'opinion, les communes sélectionnées ont fait volte-face. Une situation qui conforte les opposants au nucléaire.

C'est une audience un peu particulière qui se déroule ce mercredi 7 avril au tribunal de Troyes. Devant le bâtiment, un groupe vêtu de blanc est venu soutenir son héros, Michel Gueritte. Cet antinucléaire est accusé d'avoir proféré des menaces de mort envers les maires de deux communes de l'Aube, Auxon et Pars-lès-Chavanges. Leur faute à ses yeux : avoir fait acte de candidature pour accueillir des investigations géologiques visant à installer un site d'enfouissement de déchets nucléaires. Le prévenu à la carrure de rugbyman avance à la barre : « J'avoue avoir un peu organisé l'animosité contre ce projet et il est vrai que mes formules sont celles d'un homme de communication ». C'est peu dire. « On peut s'exprimer, c'est le rôle de la démocratie, mais vous allez au-delà », lui répond la présidente, Christine Simon-Rossenthal. Pour le représentant du ministère public, il n'y a pas photo : Michel Gueritte est un « agitateur professionnel ». Il requiert un mois de prison avec sursis et 300 euros d'amende. Le jugement sera rendu le 18 mai.

 

Né à 8 kilomètres du site de stockage de Soulaines, aussi situé dans l'Aube, Michel Gueritte refuse que son département devienne « la poubelle nucléaire de la France ». Il affirme que les déchets sont la cause de cancers de la thyroïde à répétition dans sa région. L'Institut national de veille sanitaire (INVS) étudie d'ailleurs la question.

 

Devant son opposition, soutenue par plusieurs associations, les deux communes ont retiré leur candidature en juillet dernier. « La pression était tellement forte que ce n'était plus possible », reconnaît Jean-Louis Caillet, l'ex-maire d'Auxon, qui a démissionné à la suite des événements. « Il y avait des manifestations devant ma maison, les gens disaient, on va te faire ta fête… » Joëlle Pesme, conseillère générale et maire de Pars-lès-Chavanges, a vécu les mêmes tourments, mais elle n'a pas démissionné. Cependant, sa commune de 70 habitants a aussi fait machine arrière. « Les conseillers m'ont dit : ça prend trop d'ampleur. » De fait, les choses auraient pu tourner au drame, comme en 1994, lorsque le maire de Chatain, dans la Vienne, s'est suicidé après l'émoi causé dans son village par sa candidature en faveur d'un laboratoire souterrain de recherche sur les déchets nucléaires…

Pas de solution définitive

C'est le paradoxe de la France : avec une électricité produite à 80 % à base de nucléaire, elle se présente volontiers comme le champion mondial de l'atome civil, mais elle peine à trouver des solutions pour ses déchets. A tel point que le gouvernement prévoit en juin d'annoncer le report du calendrier initial d'enfouissement des déchets de faible activité à vie longue, dits « FA-VL », alors que la mise en service des premières installations était prévue en 2019. Cette date n'est plus d'actualité. Certes, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) gère plusieurs centres de stockage dans l'Aube et la Manche, mais elle ne dispose pas d'un arsenal complet. Faute de solution définitive, les déchets les plus dangereux sont ainsi entreposés depuis des années chez Areva à la Hague et Marcoule. Or la question des déchets est centrale pour l'acceptation du nucléaire. Selon un sondage Eurobaromètre de juin 2008, plus de la moitié des Français qui sont opposés au nucléaire changeraient d'avis s'il existait une solution permanente et sûre pour gérer les déchets radioactifs. Inversement, les antinucléaires utilisent ce maillon faible de la filière pour demander un moratoire sur l'atome, comme en Allemagne. Leur argument : les exploitants nucléaires font décoller des avions sans avoir de pistes d'atterrissage. « On essaie justement de construire cette piste d'atterrissage », se défend un cadre de l'Andra.

À Auxon et à Pars-lès-Chavanges, tout avait pourtant bien commencé. En juin 2008, l'Andra lance un appel à candidatures pour accueillir un centre d'enfouissement de déchets de faible activité à vie longue, provenant notamment des toutes premières centrales nucléaires d'EDF. « Pour rechercher un site, on avait proposé une méthode innovante, large et ouverte, basée sur le volontariat des communes », explique Marie-Claude Dupuis, la directrice générale de l'agence. Plus de 3.000 maires ont reçu un dossier d'information sur le projet. Au bout de cinq mois, une quarantaine s'étaient déclarés candidats. « Nous étions plutôt contents. » Les deux villages de l'Aube sont sélectionnés en juin 2009 pour réaliser des études de géologie et s'assurer que leur sous-sol sera bien imperméable. Mais les conseils municipaux font volte-face et reviennent sur leur décision. « La solidité de leur candidature n'était pas suffisante et cela n'a pas été appréhendé, reconnaît un fonctionnaire. En même temps, ce n'est pas anormal de commencer à parler avec les maires. »

Pour Jérôme Rieu, directeur des installations de recherche et des déchets à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il faut aussi s'interroger sur le bon échelon administratif : est-ce la ville, le canton, l'intercommunalité ? Mais la question centrale est celle du temps : « Peut-être a-t-on eu tort de précipiter les choses ? Il faut suffisamment de dialogue et savoir comment on réagit à ce type d'opposition », estime-t-il. Hans Riotte, chef de la division de la protection radiologique et de la gestion des déchets radioactifs à l'Agence pour l'énergie nucléaire (AEN), est du même avis : « On parle de stockage pour des centaines de milliers d'années : les gens veulent être rassurés sur le comportement futur du site d'enfouissement, sur la géologie et la robustesse de la technique. » Or, la méfiance est parfois justifiée, selon Monique Séné. « Les gens ont appris, explique le chercheur au CNRS. Pour le centre de stockage de Soulaines, l'Andra avait annoncé qu'il n'y aurait pas de rejets radioactifs et quelques années plus tard, elle a demandé une autorisation de rejets… » Combien de temps faut-il consacrer au dialogue ? Quel est le bon dosage entre démocratie et autorité ? « On ne peut plus fonctionner de manière autoritaire, assure François-Michel Gonnot, le président de l'Andra. Cela passe obligatoirement par l'acceptation locale, mais celle-ci ne signifie pas forcément unanimité. » Mais l'expérience prouve que même en prenant son temps, les résistances demeurent. Exemple : Bure, à la frontière entre la Meuse et la Haute-Marne. L'Andra veut y installer un site de stockage à 500 mètres de profondeur pour les déchets à vie longue, les 3 à 5 % du combustible usé dans les centrales nucléaires qu'on ne peut pas recycler. En 1991, la loi Bataille avait décidé de poursuivre les recherches pour déterminer le meilleur mode de stockage. Quinze ans plus tard, en 2006, la loi sur les déchets choisit la technique du stockage géologique profond autour du laboratoire de Bure. Objectif de mise en service : 2025.

Déni de démocratie

Mais les quatre communes qui ont été sélectionnées en novembre 2009 dans la zone d'intérêt pour la reconnaissance approfondie (Zira) de 28 kilomètres carrés ne sont pas toutes au diapason. En janvier, le maire de Bonnet, Jean-Pierre Remmelé, a convoqué son conseil municipal qui a délibéré à la majorité contre le projet d'enfouissement. « Je ne suis pas contre le nucléaire, mais contre la façon de gérer les déchets, c'est-à-dire à 99 % dans une commune », explique le maire de Bonnet. Il n'est pas isolé. C'est aussi le cas du Comité local d'information et de suivi (CLIS) composé de 90 élus, membres d'associations ou scientifiques. Lorsqu'il a eu connaissance de la fameuse Zira, ce comité a informé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo qu'il demandait une expertise indépendante et plus de temps pour donner son avis. Le gouvernement a préféré ne pas attendre pour lancer les travaux de forage sur la zone.

 

Pour le comité de suivi, on est en face d'un déni de démocratie. « Sommes-nous un comité fantoche mis en place parce que c'est une obligation et dont les gentils membres, quel que soit leur avis, peuvent toujours brailler dans le désert ? »,

 

 s'interroge son président Jean-Louis Canova, dans les colonnes de « L'Est républicain ».

 

 François-Michel Gonnot assure que la contre-expertise demandée par le CLIS n'empêche pas de faire les travaux sismiques et sera utile pour le débat public en 2013. Mais cet épisode est vécu à Bure comme un passage en force qui porte préjudice au projet.

 

« Au bout d'un moment, la lassitude s'installe et peut mener à des actions plus médiatiques et plus radicales comme dans l'Aube », regrette un membre du CLIS.

 Pour Claire Mays, psychologue sociale et consultante auprès de l'AEN, ceci n'est pourtant pas une fatalité. Elle rappelle qu'en Suède une structure locale comparable avait demandé un délai d'un an pour se prononcer sur le projet de stockage d'Oskarsham et l'avait obtenu. « Une telle formule de partenariat permet de réduire le déficit démocratique car elle offre aux citoyens une réelle opportunité d'implication », selon elle.

Alors que Michel Gueritte a posé son nouveau camp de résistance à Bure, EDF préfère prendre ses précautions.

 Pressé de démanteler ses premières centrales et de ne plus dépendre du site de la Hague, géré par Areva, pour ses déchets ultimes, l'électricien a obtenu la semaine dernière un décret du gouvernement l'autorisant à créer une installation de conditionnement et d'entreposage de déchets sur son site nucléaire de Bugey, situé sur la commune de Saint-Vulbas, dans l'Ain. Les travaux commenceront en juin. Ce site doit accueillir les déchets qui étaient prévus à Auxon et à Pars-lès-Chavanges, mais aussi à Bure. Une nouvelle solution provisoire, qui échappe à l'épreuve de la démocratie, le temps que soit effectivement trouvé une solution définitive…

THIBAUT MADELIN, Les Echos
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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 13:15
 
Triste tentative pour gêner le développement de l'éolien !
Tout çà,  pour alimenter l'amitié franco-lybienne !
Le dictateur vénère le nucléaire !
 
 
   Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 878 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org
Rapport Ollier sur l’éolien : de l’air pour le nucléaire…

Le rapport d’information sur l’énergie éolienne, déposé au Parlement le 31 mars 2010 par la commission que préside Patrick Ollier (député UMP des Hauts-de-Seine…), n’est rien d’autre qu’une tentative assez triste de gêner encore un peu plus le développement de l’énergie éolienne.

Patrick Ollier n’en est pas à son coup d’essai : lors du débat de loi d'orientation sur les énergies en 2005, un amendement portant son nom visait à relever à plus de 30 MW (contre 12) le plancher d'achat obligatoire par EDF du courant produit pour chaque parc éolien. Cet amendement fut heureusement retiré par le Sénat.

Par ailleurs, Patrick Ollier est président du groupe d’amitiés France-Libye de l’Assemblée, et l’on sait la passion qu’a le dictateur libyen pour le nucléaire sous toutes ses formes… Sur plus d’une centaine de pages, ce rapport accumule les banalités anti-éoliennes, les contre-vérités, n’hésitant pas à appeler à la rescousse Valéry Giscard d’Estaing pour stigmatiser une région « dévastée par une ceinture d’éolienne, et … devenue inhabitable ». Heureusement pour nous, il s’agit de la Pologne…

Après avoir assommé le lecteur par une série de généralités sur le développement mondial de l’énergie éolienne (que tout internaute pouvait déjà aisément trouver) près de la moitié de ce rapport concerne le coût de l’éolien, qui ne devrait son succès qu'à l’obligation de rachat (à un coût trop intéressant, à en croire les auteurs). Le rapport déplore également la trop faible présence des industriels français dans ce secteur. Mais c’est oublier un peu vite que si cette politique de rachat a été mise en place, c’était précisément pour permettre l’émergence d’une industrie éolienne… Mais bien trop tard, et bien mal, lorsque l’on se compare à nos voisins allemands : de l’autre côté du Rhin, c’est après la décision politique d’abandonner le nucléaire que les industriels allemands, pragmatiques comme ils savent l’être, ont réussi à se placer en leaders mondiaux de l’éolien.

Alors qu’en France, il s’agissait d’abord de continuer à privilégier l’industrie nucléaire, tout en donnant quelques miettes aux énergies renouvelables… Quoi d’étonnant à ce que l’industrie française ait « raté le développement de l’éolien terrestre », comme le souligne le rapport Ollier ?

Concernant le volet financier, dans sa trop évidente volonté de discréditer l’éolien, ce rapport n’hésite pas à avancer un coût de production de 3 centimes d’euro par kWh nucléaire, oubliant les gigantesques investissements consentis par l’État pour chaque tranche nucléaire, se souciant peu de l’enrichissement du combustible, négligeant les coûts – encore à définir – de la gestion des déchets nucléaires. Même EDF n’ose plus évoquer un chiffre aussi ridiculement irréaliste.

D’autant que le vent, à l’inverse du combustible nucléaire, ne coûte plus rien, une fois l’éolienne en fonction (ce qui est également vrai pour l’énergie photovoltaïque…).

Suivent quelques banalités sur l’intermittence de l’éolien (mais qui a dit qu’il fallait ne compter que sur le vent pour notre électricité ?), la nécessité du recours à d’autres énergies pour pallier l’absence de vent… Rien de bien nouveau. Un conseil à Monsieur Ollier et ses pairs : qu’ils regardent la disponibilité de nos centrales nucléaires (60% pour la centrale de Fessenheim depuis 3 ans) avant de parler d’intermittence. Suit un fort déplaisant développement sur « l’acceptabilité conditionnée au respect des paysages, des sites et des activités préexistantes » : véritable fourretout de tous les arguments des anti-éoliens sur le plan du respect des paysages.

On invoque les « 140 à 150 mètres »de hauteur des éoliennes mais sans mentionner – ne serait-ce qu’à titre de comparaison - les 150 mètres de hauteur des tours de refroidissement des centrales nucléaires. On parle de « mitage du territoire », en appelant à la rescousse l’Académie des Beaux- Arts, ardent défenseur de la tradition française mais qui ne s’est jamais trop préoccupée des quelques 200 000 pylônes à Haute Tension qui parsèment la France. Le rapport Ollier va même jusqu’à évoquer, à propos du littoral, une « distance de sauvegarde de 10 Km côté terrestre et de 20 Km sur mer ». Mais que faire alors des centrales nucléaires de Gravelines, Penly, Paluel, Flamanville, le Blayais, qui sont au bord des côtes (en violation de la loi littoral, ceci dit en passant) ?

Et que dire des quelques très aléatoires propositions qui clôturent ce rapport, qui ne sont pas toujours en adéquation avec son contenu ?

- Mise en place de schémas régionaux de l’éolien ? Une garantie que rien de neuf ne pourra se construire avant plusieurs années, compte-tenu du temps mis à élaborer de tels schémas.
- Mise en place d’un seuil de puissance ? Ce n’est rien d’autre qu’un appel du pied aux opposants à « l’éolien industriel », et qui prétend empêcher de fait toute création de faible puissance, mieux adaptée à une commune moyenne, à un territoire.
- Distance minimale de 500 mètres entre éolienne et « locaux d’activités préexistants » ? Mais le rapport Ollier aurait mieux fait d’évaluer l’opinion des (rares) riverains situés à 300 mètres des installations existantes, au lieu de se contenter d’annoncer une nouvelle distance sortie d’on ne sait où…
- Classement des éoliennes ? Mais de fait, lorsque l’on mesure les chicaneries de toute sortes qui entravent tout nouveau projet, ce classement existe déjà…
- Obligation de constituer des provisions pour « démantèlement des installations en fin de vie » : Cela serait effectivement une bonne idée, si elle devait s’appliquer à toute structure de production d’énergie… et commençons donc par la dizaine de réacteurs nucléaires arrêtés
depuis une vingtaine d’années…

Quant aux recommandations finales, ce qu’il faut bien appeler des voeux pieux montre le peu de sérieux de ce rapport. Soyons charitables et n’en disons pas plus… À la lecture de ce rapport, on s’aperçoit que bien évidemment, les conclusions préexistaient à la rédaction du texte, puisque ces conclusions ne reprennent que très partiellement le problème des « nuisances » et pas du tout le long développement financier. La réponse est simple, trop simple peut–être pour quelques députés : à la suite du Grenelle de l’environnement, la France a prétendu choisir de s’engager résolument sur la voie de la réduction des gaz à effet de serre, et sur celle des énergies renouvelables. Pour ce dernier cas, il est clair qu’à l’heure actuelle, seul l’éolien dispose d’une technologie suffisamment maîtrisée pour faire face aux nécessités du Grenelle. L’incitation financière – que l’on pourrait discuter, à condition que l’État prenne en charge la réalisation d’un « plan éolien », comme il l’a fait pour le nucléaire – vient en renfort pour rendre cette énergie particulièrement attractive pour les investisseurs privés.

Mais la France s’est imposé la poursuite du nucléaire. Et là, rien ne va plus. En dehors de notre pays, quel pays industrialisé envisage encore sérieusement d’investir lourdement dans le nucléaire ? Même la sacro-sainte AIEA (Agence Internationale pour l’Énergie Atomique) n’envisage qu’une lente décroissance de la part de l’atome dans l’énergie mondiale. Notre pays ne peut pas à la fois poursuivre cette aventure nucléaire qui nous entraînera fatalement à l’impasse technologique, financière autant que sociale, et prendre le risque de voir les énergies renouvelables se développer à un point où le nucléaire deviendra inutile, voire néfaste.

Il ne reste donc au pouvoir nucléaire, et à son allié objectif, le pouvoir politique actuel, qu’à tenter, à force de rapports et de recommandations alambiquées, de freiner autant qu’il est possible le développement des énergies renouvelables qu’il promeut pourtant officiellement. De ce combat d’arrière-garde, les seuls perdants seront en définitive nos industriels, empêchés de construire une industrie de l’énergie renouvelable, et les Français, appelés à compenser les pertes d’AREVA, à soutenir financièrement la recherche sur le nucléaire (entre 8 et 12% du budget de la recherche civile), et à subir une stratégie énergétique vieille de plus de trente ans, empêtrée dans ses contradictions, et qui risque bien de finir dans un Tchernobyl à la française.

Jean-Marie Brom,
Administrateur du Réseau « Sortir du nucléaire »
http://www.sortirdunucleaire.org/
Développons d' autres énergies et éloignons de nous Le NUCLEAIRE !

 

http://energie-nature.wifeo.com

 


 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 20:56
Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce la sinistre farce verte du Grenelle 2.

Appel à un rassemblement à Paris le mardi 4 mai à 16 h

Le Réseau « Sortir du nucléaire » avait déjà eu l'occasion de dénoncer le jeu de dupes du Grenelle, auquel il n'a jamais participé. Ce processus s'est servi des associations environnementales comme caution sans pour autant reprendre leurs revendications. Et surtout, malgré les risques bien réels d’accident nucléaire majeur et de prolifération des armes nucléaires, malgré la dangerosité des déchets radioactifs, le Grenelle n’a jamais remis en question le recours à l’énergie nucléaire.

Le 4 mai, le texte de la loi Grenelle II passera à l'Assemblée Nationale. Contenu indigent, amendements entravant de manière inadmissible le développement de l'éolien... La façade "verte" des grandes promesses électoralistes est maintenant bien lézardée, et révèle une politique rétrograde et clairement pronucléaire.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle - avec 12 autres organisations - au rassemblement de protestation le mardi 04 mai 2010 à partir de 16h à Paris à proximité l'Assemblée nationale (Place Edouard Herriot) pour réveiller les parlementaires (voir l'appel ci-après).


Merci beaucoup pour votre soutien financier en participant à l'opération "5000 mercis" sur :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/5000mercis.html


 

APPEL NATIONAL


Agir pour l’Environnement – Réseau Action Climat France – Réseau Sortir du Nucléaire - Les Amis de la Terre – MDRGF – PRIARTéM - Résistance à l’Agression Publicitaire –CNIID – Association pour un Contrat Mondial de l’'Eau – ACIPA - Union Nationale de l’Apiculture Française - Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique - Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports


Loi Grenelle 2 : Rassemblement à l’appel de 13 ONG !

 

Rassemblement mardi 04 mai 2010 à 16 heures
à proximité de l'Assemblée nationale.
Place Edouard Herriot - Métro ligne 12 - Assemblée nationale.


Après plusieurs mois et années de tergiversations, la loi Grenelle2 arrivera enfin devant les députés le 4 mai 2010. Face à l'urgence écologique, le gouvernement et les parlementaires ont opté pour une course de lenteur que les grands discours écologiques n'ont pas cachée bien longtemps. En deux ans et demi, certains groupes politiques et lobbies ont ainsi eu le temps de raboter les modestes acquis du Grenelle de l'environnement et du Grenelle des ondes. Plus que jamais aujourd'hui, nous sommes fondés à nous inquiéter des dérives d'un processus démocratique qui, au lieu de mettre au cœur de l'action publique les contraintes écologiques, s'est astreint à recouvrir d'un vernis vert pâle une politique essentiellement productiviste et consumériste.

Centrale nucléaire à Penly, lignes à très haute tension, construction de nouvelles autoroutes et mises en concession autoroutière de routes nationales, projet de nouvel aéroport, terminal charbonnier, épandage et renouvellement de pesticides tueurs d'abeilles, implantation d'antennes relais sans contrainte réelle, construction d'incinérateurs, abandon de la fiscalité écologique (taxe carbone et taxe poids-lourds), lois anti-éoliennes, financement des nanotechnologies, absence de contrôle réel et efficace des publicités faussement écologiques, développement des agro-carburants, abandon du frêt ferroviaire... la longue liste des anicroches, reculades et décisions anti-écologiques et unilatérales qui ont plombé le processus « grenelle » nous amène à une grande amertume et une non moins grande inquiétude.

Quels que soient les faux-semblants de l'idéologie dominante, les mensonges des climato-sceptiques, les errements d'experts à la solde des lobbies ou les renoncements d'élus qui organisent systématiquement leur irresponsabilité, les contraintes écologiques ne sont pas négociables et les crises écologiques adviendront.

La non régulation écologique de l'économie et des politiques publiques aboutira inévitablement à une crise systémique dont les plus faibles économiquement et socialement seront les premières victimes.

Nous, acteurs et actrices engagé-es de la société civile, appelons les citoyens et citoyennes à participer à un rassemblement devant l'Assemblée nationale le mardi 04 mai 2010 à 16h.

Pour que les parlementaires ne restent pas sourds à nos demandes, ce rassemblement intitulé "Du bruit pour l'environnement" se fera en musique. Chaque manifestant est appelé à venir avec un sifflet ou un instrument de musique.

 


 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 07:33

Informations peu relatées par la presse :

 

 

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 880 associations agréée pour la protection de l'environnement

http://www.sortirdunucleaire.org/

L'Elysée bloqué par les antinucléaires


Une quinzaine d'activistes qui menaient une action pacifiste de protestation contre le nucléaire militaire devant l'Elysée ont été arrêtés ce matin.

Cette action était destinée à mettre en évidence la violation par la France du Traité de Non Prolifération par la France (dont la révision commence dans quelques jours à New York). L'action se déroulait dans le cadre d'un jeûne-action pour l'abolition des armes nucléaires, coordonné par le Réseau "Sortir du nucléaire".
Plus d'informations sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/jeune-action-pour-l-abolition-des/
Parmi les activistes arrêtés, on compte plusieurs personnes qui jeûnent depuis deux jours déjà, dont un homme de 78 ans.

Les photos (spectaculaires) de l'arrestation sont visibles sur le site du Réseau "Sortir du nucléaire" :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/jeune-action-pour-l-abolition-des/article/photos-du-blocage-de-l-elysee-par

ou peuvent être téléchargées ci-dessous :

http://dl.free.fr/q4MjDgAp1

(© Martin LEERS - 2010)



Ci-dessous pour information, le communiqué du collectif "Non au missile M51" :
 ------------------------------------------------------------------------------ Des militants du collectif "Non au missile M51" ont bloqué la porte principale du Palais de l'Elysée pendant 30 minutes ce mercredi 28 avril vers 10 heures, avec des chaînes et des cadenas. Parmi les 15 activistes, 10 ont été embarqués par les forces de l'ordre. Cette action était destinée à mettre symboliquement en arrestation le locataire de l'Elysée. En effet, c'est à l'Elysée que se décide la politique nucléaire française et c'est justement Nicolas Sarkozy qui bloque les initiatives de désarmement nucléaire actuelles, initiées notamment par Barack Obama, après le vote en 2007 de la convention internationale pour l'élimination des armes nucléaires, à l'Assemblée Générale de l'ONU. A quelques jours de la conférence de révision du Traité de Non Prolifération qui s'ouvre à New York, un autre groupe de militants pour le désarmement s'est installé à la mairie du 2ème arrondissement de Paris pour un jeûne symbolique de 15 jours. 250 citoyens français traverseront l'atlantique demain 29 avril pour se rendre à l'ONU et demander des comptes aux gouvernements sur les engagements pris depuis plus de 40 ans pour le désarmement nucléaire. En 2007 le président Sarkozy a voté contre la convention d'élimination des armes nucléaires, et depuis l'arrivée d'Obama à la maison blanche, Sarkozy est encore de ceux qui s'opposent au timide désarmement proposé par les USA et soutenu par la Russie et la Chine. Contacts : Xavier Renou 06 64 18 34 21 (momentanément indisponible, emmené au poste) ou 06 12 25 95 54 Photos prochainement sur www.nonaumissileM51.org 

 


 

 

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