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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:57

 

Louis XVI, naquit 23 août 1754 à Versailles, Il fut condamné à mort et

 

guillotiné le 21 janvier 1793

                                                                               Louis XVI

 

 

Louis XVI était le petit fils de Louis XV . Orphelin de père à onze ans et de mère à treize ans, il fut élevé par son précepteur Mgr de Coetlosquet et par le duc de La Vauguyon.

 

Il reçut une éducation très religieuse, au sein d’une cour où dominait la Marquise de Pompadour..


Louis XVI était le fils du Dauphin Louis Ferdinand et de Marie Josèphe de Saxe


.Il succéda à son grand-père Louis XV en 1774


.Il fut sacré roi le 10 mai 1774,

 

 

                                                   La reine Marie-Antoinette

 

il souhaitait rompre avec les habitudes de débauche de la Cour, ainsi, ce roi de vingt ans, vertueux, un peu maladroit s’attira en ce début de règne, les sympathies et l’affection du peuple.


Il forma une nouvelle équipe gouvernementale avec Turgot aux finances. Cependant, il se refusa à effectuer les réformes modernistes proposées.


Le règne de Louis XVI fut tout de même  marqué par des réformes importantes concernant le  droit des personnes :

-         abolition de la torture en 1781 et 1788

-         abolition du servage dans le domaine royal en 1779,

-         abolition du péage corporel des juifs d’Alsace en 1784

-         signature d’un édit de tolérance des protestants en 1787


Le règne de Louis XVI fut aussi  marqué par quatre tentatives de réformes profondes du royaume de 1774 à 1787 :

      -     l'instauration d' un impôt direct égalitaire (en remplacement de la taille inégalitaire)

-     l’instauration d' assemblées provinciales  élues destinées à contrôler cet impôt.

Ces dernières réformes butèrent sur l'hostilité des privilégiés, en particulier celle de la  noblesse de robe, du Parlement de Paris  et de la  Cour  de Versailles.

 

 Louis XVI tenta alors de passer outre leur opposition en présentant ses réformes devant une assemblée de notables  en 1787 puis devant les états généraux en 1789

 

                                  Les Etats généraux à Versailles en 1789

 

La crise financière se doubla d’une crise morale, politique et sociale.

* Les débordements et le gaspillage de la Cour,

* la baisse des revenus agricoles,

* le manque de réformes fiscales, 

* le mécontentement populaire s’accentua d’autant plus que  des oeuvres comme « le mariage de Figaro » de Beaumarchais et l’affaire du Collier de la Reine en 1785 relatèrent des affaires scandaleuses à un large public .

Tous ces scandales furent des escroqueries montées pour nuire et discréditer la reine Marie-Antoinette.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 22:21

 

Marie Jeanne Bécu comtesse du Barry


Naquit à Vaucouleurs en 1743, fut guillotinée à Paris en 1793


Elle était la fille naturelle d’une couturière et d’un percepteur, qui ne la reconnut pas ,


Jeanne Bécu reçut une brève éducation dans un couvent puis, à quinze ans, devint employée  chez une modiste, à Paris.

 

 

Jeanne Bécu, dite « de Cantigny », ou « Mlle de  Vaubernier », était issue par sa mère d'une famille de domestiques, attachée à la cour de Lorraine à Lunéville. Une de ses grands-mères, Anne-Jeanne Husson, avait vécu à Versailles  avec son mari Fabien Bécu, dit de Cantigny, maître rôtisseur, elle était au service de la « belle Ludres », une des maîtresses de Louis XIV.


A dix-sept ans, Jeanne Bécu devint vendeuse dans une luxueuse boutique de mode « les traits galants »  rue Saint Honoré à Paris, qui  appartenait à un notable parisien, Jean-Baptiste Buffault, échevin,. Ce personnage fut aussi administrateur de l'Opéra, puis devint l'homme d'affaires et le confident de la comtesse Du Barry.

 

 

 

Charles Henri Sanson, fils du bourreau de Paris, avant d'embrasser lui-même cette carrière, fit la connaissance de Jeanne qui résidait à cette époque rue du Bac à Paris.

 

L'abbé Gomard, aumônier des condamnés, était devenu un proche de la famille Sanson. Cet abbé, qui aurait eu une vie agitée avant de prendre l'habit, se prétendait être l'oncle et le protecteur de celle qui se faisait alors appeler Jeanne de Vaubernier 

 

Soucieux de la vie désordonnée de galanterie que Jeanne semblait avoir adoptée si jeune, l'abbé s'était inquiété du devenir de sa protégée auprès de ses amis Sanson,. Le destin fit que Charles Henri Sanson, qui après avoir joué les bons offices auprès de Jeanne Bécu, par amitié pour l'abbé Gomard, fut ensuite son bourreau.


Jean-Baptiste du Barry, dit Le Roué, gentilhomme toulousain, connu dans les milieux de la galanterie parisienne, la remarqua alors qu’elle n'avait que 19 ans. Il en fit sa maîtresse et, pendant un temps, elle fit les honneurs de l'hôtel Du Barry à Paris où, selon Fabre de l'Aude, venaient beaucoup de personnages remarquables, appartenant au monde de la littérature et des arts. Du Barry était en effet un amateur de musique et surtout de peinture, doublé d'un mécène, et c'est à son contact que Jeanne, dite Mademoiselle  de Vaubernier, dans le monde, se forma à la culture des beaux-arts.


Ce fut donc en  1764 qu’ elle devint la maîtresse du chevalier Jean du Barry et elle dirigea la maison de jeu qu’il possédait à Paris.


L’arrivée de Jeanne Bécu à Versailles fut orchestrée avec soin. Avec la complicité de " Le Bel", premier valet, confident du roi, pourvoyeur de maîtresses royales et de Jean du Barry son amant , Jeanne Bécu fut placée sur le chemin du roi.

Amateur de jolies femme, Louis XV fut tout de suite conquis et Jeanne se retrouva très vite dans les appartements privés du monarque. Mais , il lui fallait un nom et un titre. Jean du Barry était marié, on procéda  donc à un mariage blanc avec son frère, le Comte Guillaume du Barry. En une signature, une comtesse était née, la comtesse du Barry !

 


Jeanne Bécu fit son entrée à la cour parmi une assistance exclusivement masculine. Les dames de la cour  refusèrent de venir saluer cette courtisane de basse souche

La comtesse du Barry ne faisait pas l’unanimité à la cour. Les libertins mettaient en doute son titre de comtesse, les dévots, curieusement, la soutenaient  par esprit de contradiction.


Jusqu’à la mort de Louis XV, elle eut la réputation de fille publique, vulgaire et débauchée. Mais, elle voulut toujours ignorer les propos désagréables qui circulaient à son sujet.

Quand le roi tomba malade, atteint de la variole , elle resta jusqu’au bout avec lui et l’entoura de chaleur et de gentillesse jusqu’à son dernier souffle.

A la mort du roi elle fut exilée dans son château de Louveciennes.

 

 

 

                                                                 La commode de La du Barry

 

En 1793,  La Comtesse du Barry fut arrêtée sous l’inculpation de conspiration contre la nouvelle République française.

Elle fut  jugée par un tribunal révolutionnaire  et fut guillotinée le 8 décembre 1793 par Charles Henri Sanson, son ancien ami de la rue du Bac !

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 11:43

 

A la mort du Cardinal de Fleury,


le roi décida de gouverner sans Premier ministre.

 

 

A trente-trois ans, il était dans la force de l'âge et avait conservé la beauté de sa jeunesse. Les contemporains se plaisaient à décrire « la taille avantageuse, la jambe parfaitement bien faite, l'air noble, les yeux grands, le regard plus doux que fier » du monarque.

 De tempérament délicat, il s'était fortifié au point de supporter à la chasse comme à la guerre les plus grandes fatigues. « Sa dignité tempérée par la grâce qui lui était naturelle faisait que l'on reconnaissait en lui l'homme né pour plaire aux Français et pour les gouverner » (comte de Saint-Priest).


La reine, fatiguée par ses grossesses successives, ne l’attirait plus. Louis XV qui avait été un homme aimant et fidèle se laissa séduire par beaucoup de femmes, la Pompadour fut très influente. Elle s'immisçait  dans les affaires politiques ; elle aidait la carrière de qui la servait, elle faisait renvoyer qui lui déplaisait. En fait, derrière elle, c'était  le monde de la finance dont elle tirait ses origines qui cherchait à contrôler un gouvernement de plus en plus discrédité.

Le roi fit des réformes mais elles n’allaient pas jusqu’au bout. Il laissait le pouvoir aux ministres qui gouvernaient chacun dans leur secteur, ils étaient les maîtres des affaires. . Il n’y avait pas de ligne directrice commune.

 

 

 

                                                                  La Pompadour


 Indolent, d’apparence peu motivé, Louis XV semblait faire son métier de roi à contrecœur. Il n'était cependant pas un roi indifférent aux intérêts de l'État comme certains historiens l’ont écrit.. Il savait prendre des décisions importantes pour le bien du peuple mais son manque de fermeté allait souvent à l’encontre de sa volonté. Facilement influençable, il intervenait souvent dans l’application des lois et ces interventions contrariaient souvent les politiques entreprises sans jamais leur donner l’ unité de direction nécessaire à la bonne marche de l'État.


La prospérité amorcée vers 1730 continua durant la dernière partie du règne. Cette richesse se vit sur les marchés, où le grain récolté en abondance se vendait bien auprès d'une population en  augmentation. Elle se voyait dans le livre de comptes des marchands fabricants qui faisaient travailler les échoppes et  les boutiques et, commençaient à s'intéresser au progrès technique et à la création des premières usines modernes. C’était sur les quais des ports atlantiques où la foule des portefaix, des marins, des commis d'armateurs ou de négociants s'affairaient que l'on pouvait juger de l'enrichissement de la France.

 

                                                                        Console Louis XV


   Mais cette prospérité était inégalement répartie. A la campagne, où les progrès restaient très lents, le paysan, à la fois propriétaire et fermier, s'enrichissait, car il avait un surplus de grain qu'il vendait un bon prix. Au contraire, le petit paysan, une fois payés au seigneur et au roi les impôts, n'avait qu'un mince profit et connaissait la disette comme en (1747-1748).  Le journalier et l'artisan des villes avaient un salaire qui augmentait, mais avec la flambée des prix, le pouvoir d’achat diminuait. C’était en partie la conséquence des lourds impôts, d'où l’augmentation de la fraude et du banditisme illustré par le célèbre Louis Mandrin (1724-1755)

.

   La noblesse profitait moins que la bourgeoisie. Il en résultait un appauvrissement de la noblesse. Riches ou pauvres, les nobles s'accrochaient à leurs privilèges, qui leur assuraient de conserver dans un monde en mutation la prééminence sociale.


Les dernières années de son  règne, Louis XV s’efforça de mettre en chantier des réformes fiscales, gérées par Maupeou qui eut le soutien de Voltaire, il s’agissait de taxer les revenus de la noblesse et du clergé et d’ instaurer la gratuité de la justice.


 Par l'intermédiaire des nobles de robe, ils agissaient contre toute tentative de réforme royale qui tentaient de  les mettre au rang de la bourgeoisie. Sous couvert de défendre la liberté de la nation tout entière, ils ne se battaient que pour leurs privilèges, qu'ils appelaient « libertés ».


Louis le Bien-Aimé pour qui la France entière pria lorsque la maladie manqua le terrasser , il  devint Louis le Mal-Aimé. En 1751, on trouvait dans les rues de Paris de petites cartes où il y avait d’ écrit :

 « Rasez le roi et pendez la Pompadour. »

 

 

                                                                          La mort du Roi

 

Atteint par la petite vérole, c’est à dire  la variole, détesté de tous, Louis XV s’éteignit en 1774 ,à Versailles, dans l’indifférence générale. Il fut enterré clandestinement à Saint-Denis.

 

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 21:51

 

 

La mort du Cardinal de Fleury marqua un tournant dans la vie de Louis XV, Il avait pris l’habitude de se reposer sur son vieux précepteur qui a occupé le poste de premier ministre durant dix sept ans !

Il se retrouva seul à régner, et sa volonté n’était pas assez affirmée.

Louis XV manquait de confiance en lui, et il renvoyait tour à tour ses ministres,

 

 

"Le drame de Metz en 1744, fit basculer le règne de Louis XV, et « le Bien Aimé » perdit sa popularité. Se croyant être à l’article de la mort lors du siège de Metz, et pour obtenir l’absolution, il dut  rédiger une confession publique de ses fautes, qui le fit apparaître comme un être immoral, indigne du nom de « Roi très Chrétien ». Cette confession diffusée dans tout le royaume par le clergé, stupéfia le peuple et commença à discréditer le roi, qui sur ses entrefaites avait recouvré la santé !"

 

Les maîtresses de Louis XV

 

 

Liste éditée sur Wikipédia :

 

 

 

 

 

 

 

  • Françoise de Chalus duchesse de Narbonne – Lara 1734-1821

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 21:17

Louis XV le Bien Aimé

Louis XV naquit à Versailles en 1710

Il était  le fils du Duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV,  et de Marie Adélaïde de Savoie. Il était l’arrière-petit-fils de Louis XIV.

 

 

 

Le fils de Louis XIV était mort  de la petite vérole en 1711 et en 1712, la rougeole emporta le père, la mère et le frère du futur Louis XV  qui fut aussi touché par la maladie, il fut sauvé grâce aux soins de sa gouvernante Madame de Ventadour qui l’avait éloigné des médecins de la cour.

 Le jeune Louis aimait beaucoup  son arrière-grand-père Louis XIV qu’il appelait « mon cher papa roi ».


Peu de temps avant sa mort, le Roi Soleil le convoqua et lui délivra ses derniers conseils 

Le 26 août, sentant la mort venir, Louis XIV fit entrer le jeune Louis dans sa chambre, l'embrassa et lui parla avec gravité de sa future tâche de roi, dans des mots qui sont passés à la postérité, c’est une sorte de testament politique et une confession pleine de remords


 Louis XIV lui recommanda de moins faire la guerre et d’être un Prince pacifique soucieux du bonheur de son peuple. Il s’adressa à l’enfant en ces termes :


« Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d'être soumis à Dieu et du soin que vous aurez de soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que vous le pourrez de faire la guerre : c'est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela ; j'ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l'ai soutenue par vanité. Ne m'imitez pas, mais soyez un prince pacifique, et que votre principale application soit de soulager vos sujets. »


Louis XIV décéda six jours plus tard, le premier septembre 1715


Louis XV avait cinq ans quand il hérita du trône de France. Le Duc d’Orléans, Philippe, devint régent. Le jeune Prince devait participer aux activités de la fonction royale. Le jeune Louis avait du mal à se plier aux contraintes de l’étiquette. C’était un enfant fragile et émotif, pour « l’endurcir », il fut séparé de sa gouvernante , il avait sept ans.

 

                                                                          Sacre de Louis XV

 

 

Il fut sacré à Reims en 1722, puis à treize ans, en 1723, il fut déclaré majeur à la mort du régent et prit officiellement le contrôle du gouvernement. Mais peu aguerri au métier de Roi, il fit confiance au Duc de Bourbon, puis à son précepteur, le cardinal de Fleury.


Louis XV étant de santé fragile, il fut pressé de prendre une fiancée pour assurer une rapide descendance. A 15 ans, Louis XV épousa Marie Leszczynska, la fille du roi de Pologne qui avait perdu son trône.. Marie avait 22 ans, sept ans de plus que Louis XV, mais les époux se plaisaient. Le mariage fut célébré le 5 septembre 1725 

 

En 1726, il appela au gouvernement le Cardinal de Fleury qui garda cette charge jusqu’à sa mort, en 1743.

Cette période fut la plus calme et la plus prospère du  règne de Louis XV.


La reine lui donna dix enfants, il connut des années heureuses avec une reine qui l’adulait. Un enfant naissait presque chaque année  Sur leurs dix enfants, ils n'eurent que deux garçons et un seul survécut, le dauphin. Cette arrivée d'un héritier mâle, qui assurait la pérennité de la dynastie, fut accueillie avec une immense joie et célébrée dans toutes les sphères de la société française et également dans la plupart des cours européennes. Le couple royal était à l'époque très uni, se manifestait un amour réciproque et le jeune roi était extrêmement populaire.

 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 22:43

 

La Mothe, une cité florissante du Duché de Lorraine

 

 

Par une charte du comte de Bar Thibaut (charte d'affranchissement du château de Saint-Hilairemont, ancien nom de La Mothe), la citadelle de la Mothe fut fondée sur un promontoire isolé de 506 mètres d'altitude, en limite du Duché de Lorraine,  qui était un État d'Empire.

Plus tard,  cette citadelle fortifiée devint la ville la plus puissante de Lorraine après Nancy, la capitale du duché. C’était un important centre commercial et militaire, la cité  compta jusqu'à quatre mille habitants et soldats.

La Place forte dominait la rivière du Mouzon de 190 mètres. Elle était longue d’environ 700 mètres, et large de 250 mètres.

Elle était puissamment fortifiée :

8 bastions reliés par une courtine haute de 20 mètres, précédée d'un large fossé taillé dans le roc et profond d’environ 2,50 m, lui-même défendu par une contrescarpe, imposant ouvrage extérieur en maçonnerie.

 

 

 

 

                                            Maquette du château de la Mothe

 

Pendant la Guerre de trente ans, le duc de Lorraine prit  parti pour son suzerain l'Empereur, contre son cousin le roi de France.

Charles IV, le Duc de Lorraine, perdit  toutes ses possessions excepté la Mothe

 

Premier siège de La Mothe :


Au commencement de ce siège, les troupes françaises n’ avaient qu’un objectif, la dévastation et le ravage de la Lorraine. Les français  allumèrent incendies sur incendies à Outremécourt,  Sauville,  Vrécourt et  Parey, où 92 maisons furent consumées dans une seule nuit. Richelieu voulait soumettre la Lorraine et pour y parvenir tout était bon. Il s'agissait d'exterminer les Lorrains si nécessaire.

 

Le 21 juin, M. de Choiseul, un combattant de la cité de La Mothe, tomba, frappé d’un éclat de boulet. On cacha sa mort à toute la ville pour ne pas la décourager . De Germainvilliers père, lui succéda. Dans la nuit du 25 au 26 juillet, le bastion Saint Nicolas sauta d’un coup de mine tiré par l’ennemi.  Le Marquis de Villeroy avait pris le commandement des forces royales le 24 juin 1634 , ce fut lui, qui réduit en quatre jours le bastion Sainte-Barbe. Dès lors, les assiégés comprirent qu’une plus longue résistance devenait impossible, ils se rendirent et obtinrent une capitulation, qui permettait à la garnison «  de sortir avec armes et bagages, tambours battants, enseignes déployées, mèches allumées pour se rendre à Jonvelle, en Franche-Comté. La cité avait résisté cent quarante et un jours et ne se rendit au cardinal de Richelieu que le 26 juillet 1634.

 

 En 1641, la cité de la Mothe fut rétrocédée au Duc de Lorraine qui s’était réconcilié avec le Roi de France.

 

                                                                     Vestiges de La Mothe

 

Deuxième siège de La Mothe :

 

La cité fut assiégée du 25 juillet au 31 août 1642 par Du Hallier, gouverneur de Nancy et fut libérée par le Duc Charles IV qui écrasa l’armée française à Liffol-le-Grand.

 

Troisième siège de la Mothe en décembre 1642 qui dura jusqu’à la mort de Louis XIII, en mai 1643

 

Quatrième siège de la Mothe :

 

Mazarin décida de poursuivre l’œuvre de Richelieu et en décembre 1643, il reprit le siège de la cité .La ville se défendit avec courage ; Toute la population était au combat. Le chanoine Héraudel était un tireur d’élite, d’un coup de mousquet, il tua Magaloti sous le bastion de Vaudémont. Pour la première fois en Europe, on utilisa des bombes. Les prodiges de valeur des assiégés durent s’incliner devant les brèches faites par les mines aux bastions et aux murailles . La défense devenant de plus en plus difficile et périlleuse. Cliquot fut obligé de demander à capituler

Le premier  juillet 1645, après deux cent cinq jours de résistance, usés par les combats et la famine, les assiégés se rendirent.

 

 

 

 

La capitulation, signée le 1° juillet 1645, permettait :

1° au gouverneur, aux officiers et soldats, des sortir de la place, avec vie et liberté associées, armes et bagages, mèches allumées, enseignes déployées, tambours battants, deux pièces de canon, et les meubles de son Altesse le Duc de Lorraine, pour être conduits en toute sûreté, aux dépens de sa Majesté très chrétienne (le roi Louis XIV) jusqu’à Longwy.

2° Aux bourgeois « de demeurer à volonté dans la ville, ou ailleurs où bon leur semblera, étant conservés en leur vie, libertés et biens, dans quelques lieux qu’ils soient, comme cy- devant… »


Contrairement à ce qui avait été convenu lors des accords de reddition, Mazarin fit démolir non seulement les fortifications, mais aussi tous les bâtiments : la ville fut entièrement rasée. La population, évaluée à 3000 personnes, fut chassée de la cité de La Mothe


Après une existence de trois cent quatre-vingt-sept ans, La Mothe n'était plus qu'une vaste ruine. Ce fut la fin de la Lorraine en tant qu' état souverain. Les ducs de Lorraine devinrent  des vassaux des Bourbons de France, jusqu'au rattachement officiel à la France  en 1766.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 18:32

 

Madame de Maintenon

 

 

Françoise d’Aubigné naquit le 27 novembre 1635  à la prison de Niort, où ses parents étaient détenus.


Son père, Constant d’Aubigné, non content d’avoir assassiné sa première femme dans un accès de jalousie, purgeait une peine de prison pour faux monnayage. C’est pour cette raison que sa fille naquit à la prison de Niort.


 Constant d’Aubigné était le fils du célèbre poète et ami d’Henri IV, Agrippa d’Aubigné. Il avait abjuré sa foi protestante en 1618, assassiné sa première femme en 1619, puis rapidement dépensé la dot de sa deuxième femme.

 

Ses relations d'affaires avec les Anglais furent à l'origine des suspicions d'intelligence avec l'ennemi qui le firent  enfermer à la prison de Bordeaux puis de Niort.


Françoise d'Aubigné fut baptisée selon le culte catholique, elle reçut une éducation protestante de sa tante madame de Villette qu’elle retrouva en 1647, après un séjour de six ans à la Martinique où son père avait entraîné toute la famille.


Sa marraine la fit enlever, pour lui redonner une éducation catholique, l’enferma dans divers couvents et notamment dans celui des Ursulines de la rue Saint-Jacques.


Ensuite, elle habita avec sa mère dans le Marais et vécut pauvrement du travail de ses mains. A la suite de la mort de sa mère, elle épousa le célèbre poète Scaron en 1652. Cet homme de 25 ans son aîné était infirme.


 Pourquoi cette union ?

Certains historiens prétendent que c’était pour éviter de  retourner  dans un couvent, d’autres pensent que c’était uniquement pour des raisons financières. Néanmoins, grâce à son mari elle  entra dans un brillant cercle littéraire où elle fit la connaissance de Madame de Sévigné  et de Madame de La Fayette.

 


A la mort de son mari en 1660, elle se retrouva sans ressources. Veuve irréprochable, elle se fit remarquer par Mme de Montespan, la favorite du roi, elle devint gouvernante de ses bâtards de 1669 à 1673. En récompense de ses services, Louis XIV lui attribua le domaine de Maintenon, qu’il érigea pour elle, en marquisat.

 

Elle  supplanta la marquise de Montespan. Pleine d’esprit et belle, la marquise de Maintenon se plut à faire la morale au roi et à essayer de le rapprocher de son épouse. Après la mort de la reine, Louis XIV l’épousa secrètement, sans doute en 1684 . Elle demeura discrète et désintéressée, elle ne se comporta jamais en reine 


Il est sûr que son statut était ambigu, elle était une simple mondaine en public, reine en privé, mais aussi collaboratrice, belle-mère et belle grand-mère, ce qui fut  pour elle, source d'une grande tension psychologique. Peu aimée de la famille royale, elle le fut encore moins des courtisans et du peuple qui lui prêtaient un pouvoir disproportionné et voyaient en elle le « mauvais génie » de Louis XIV.

                   Racine lisant et déclamant devant Louis XIV et Madame de Maintenon

 

Elle s’ employa surtout à  rendre le roi plus dévot, les fêtes, les divertissements, les plaisirs du théâtre disparurent de Versailles. Consultée journellement par Louis XIV sur les affaires politiques, à la différence des premières maîtresses et de la reine défunte, elle influença le roi vieillissant dans le sens de la rigueur morale et de l’austérité. Toujours selon quelques historiens, c’est sous son influence que le roi a révoqué l’Edit de Nantes.

Elle  a poussé Louis XIV à légitimer les enfants de la marquise de Montespan.

 

À la mort de Louis XIV en 1715, elle se retira à Saint-Cyr, où elle avait fondé en 1686 une maison destinée à recevoir les jeunes filles nobles et pauvres. L’éducation était basée sur la fatigue du corps, une nourriture frugale, une attitude modeste en face des hommes  et un enseignement intellectuel réduit au strict minimum.

 

 

                                           Chambre à coucher de Madame de Maintenon à Fontainebleau

 

Elle décéda en 1719 et fut enterrée à Saint-Cyr. Son corps fut déterré en 1793 par les révolutionnaires. Ses restes furent retrouvés pendant la Seconde guerre mondiale dans les décombres de l’école qui avait été bombardée. Ils furent  déposés dans la chapelle royale du château de Versailles puis, replacés sur le site de Saint-Cyr., en 1969.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 21:57

 

 Les dernières années du Roi Soleil

1711
14 avril - Mort du Grand Dauphin

1712
8 mars - Mort du troisième dauphin
24 juillet - Villars est victorieux à Denain
5 novembre - Philippe V renonce à la couronne de France

1713
31 octobre - Villars s’empare de Fribourg

1714
4 mai - Mort du duc de Berry
2 août - Louis XIV règle sa succession par testament

 

                                          mort de Louis XIV, entouré de courtisans
1715
13 avril - Par codicile à son testament le roi ordonne le transfert du futur Louis XV à Vincennes
10 août - Louis XIV se pleint d’une douleur à la jambe. Ces médecins pensent à une sciatique mais en fait il a la gangrène

 

 

. En quatre ans, de 1711 à 1714, la mort  lui enleva toute sa descendance à l'exception d'un arrière-petit-fils de cinq ans, le duc d'Anjou, le futur roi Louis XV


 Ces deuils l'incitèrent à écrire un testament qui habilitait ses bâtards à lui succéder. Son neveu Philippe d'Orléans, qu'il avait  nommé régent, fit  casser ce testament le lendemain de la mort du Roi-Soleil, qui survint après une courte maladie, le 1er septembre 1715.

 

 

 

La vie sentimentale de Louis XIV fut très agitée, il eut de nombreuses maîtresses. Les plus connues de ses maîtresses furent :

 

Louise de Lavallière (1644-1710), Françoise de Montespan (1640-1707), Marie-Angélique de Fontanges (1661-1681) 

Il combla de biens ses différents bâtards, qu'il légitima, surtout les deux fils de Madame de Montespan, le duc du Maine  et le comte de Toulouse  ; il prit soin de les marier à sa descendance légitime.  Il obligea son neveu Philippe d'Orléans , le futur Régent, à épouser Mademoiselle de Blois, fille de Madame de Montespan, et une petite-fille du Grand Condé à s'unir au duc du Maine. 

 

L'influence des maîtresses sur les affaires du royaume fut à peu près nulle, de par la volonté même du roi. Madame de Maintenon, qu'il  épousa secrètement en 1683, après la mort de la reine Marie-Thérèse, joua  un rôle discret à la fin de sa vie, assistant aux réunions particulières du roi avec ses ministres ou avec les ambassadeurs étrangers, mais sans y prendre part.

« J'ai trop aimé la guerre. »

Ainsi le roi se serait-il exprimé sur son lit de mort.

 

S'il n'est pas certain que le roi ait prononcé ces paroles, en revanche, ses Mémoires ne laissent aucun doute quant à son amour de la guerre. A propos de la possibilité qui s'offrait à lui, en 1665, de déclarer la guerre soit à l'Espagne, soit à l'Angleterre alors en lutte avec les Provinces-Unies,Louis XIV écrit : « J'envisageais avec plaisir le dessein de ces deux guerres comme un vaste champ où pouvaient naître à toute heure de grandes occasions de me signaler. »

 

En 1715, la France sortit  territorialement agrandie des guerres de Louis XIV, et les frontières renforcées empêcheront pour un siècle toute invasion étrangère.

 


 

la France avait  la première armée d'Europe, et, surtout, une véritable intendance avait  été  créée (arsenaux, magasins d'étapes, casernes). Si la marine de guerre, après 1690, déclina, par manque de moyens, la première place revint aux armements privés, et le roi  sut  favoriser et  employer les flottes privées des négociants

 

En 1715, l'État était considérablement endetté par plus de vingt ans de guerres presque successives. Louis XIV, à cause de ses guerres, n'eut  jamais , après 1672, de finances stables.

 

 

 

La réalité du pouvoir appartenait désormais au gouvernement royal et à son solide réseau d'intendants. Les « fureurs paysannes » avaient disparu en même temps que se développèrent  la police et l'armée.

 

Les éléments nomades, pouvant devenir dangereux, furent  sédentarisés : mendiants dans les hôpitaux généraux, soldats dans les casernes.

 

En 1715, dans une France encore auréolée de toutes les gloires de son « Grand Siècle », la monarchie administrative centralisatrice commença. La France ordonnée de Louis XV s'annonçait

 

Sources :

Histoire Larousse

Histoire de France en ligne.

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 19:36

 

 Louis XIV et la guerre

 

 

 

Louis XIV régna 54 ans en roi absolu de 1661 à 1715 et il engagea le royaume de France dans 33 ans de guerres


En 1661, quand Louis XIV devint roi, il « hérita » du plus puissant  royaume d'Europe

-         Premier producteur de produits agricoles

-         Premier producteur de produits industrielles

-         Pays le plus peuplé

Le peuple de France vivait dans un monde prospère et mangeait à sa faim

 

Document tiré de WIKIPEDIA :

 

« Guerre de Dévolution 1667-1668

Aucun allié

Ennemis :  Espagne, Angleterre, Provinces-Unies, Suède

Non paiement de la dot de l'infante d'Espagne, Marie-Thérèse, à la France. Traité d'Aix-la-Chapelle (1668)

 

 Guerre de Hollande 1672-1678

Alliés : Angleterre, Suède, Électorat de Cologne, Principauté de Münster

Ennemis : Provinces-Unies, Saint-Empire, Espagne, Brandebourg, Danemark-Norvège

Après la guerre de Dévolution, Louis XIV croit devoir se débarrasser de la Triple alliance de La Haye, et surtout des Provinces-Unies s'il veut continuer à conquérir les territoires espagnols. Traité de Nimègue et Traité de Westminster

 

 Guerre des Réunions 26 octobre 168315 août 1684

 Aucun allié

Ennemi : Espagne

 La France exige les territoires ruraux des alentours des villes conquises lors des guerres de Dévolution et de Hollande, tel que le dicte la coutume. Victoire française et Trêve de Ratisbonne

 

Guerre de la Ligue d'Augsbourg 24 septembre 1688septembre 1697

Alliés : Jacobites, Empire ottoman

Ennemis : Ligue d'Augsbourg: Provinces-Unies, Angleterre, Saint-Empire, Savoie, Espagne, Suède (jusqu'en 1691), Portugal, Écosse

 Louis XIV prend possession de divers territoires dans le cadre de sa politique des réunions, dont Strasbourg et les Trois-Évêchés.

Traités de Ryswick: Louis XIV reconnait Guillaume III d'Orange comme Roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande.

 

 Guerre de Succession d'Espagne 17011714

Alliés : Espagne, Électorat de Bavière, Électorat de Cologne

 Ennemis :Provinces-Unies, Angleterre, Saint-Empire, Savoie, Portugal, Autriche, Prusse, Aragon, Camisards

 Louis XIV accepte le testament de Charles II, qui fait du duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV et de l'infante d'Espagne, le roi d'Espagne.

 Traité d'Utrecht: Philippe d'Anjou est reconnu comme roi d'Espagne mais renonce à ses droits de succession au trône de France. »

 

L'armée ,

 

 

                                                                                Louvois

 

 

Louvois mit sur pied une armée très structurée. Les hommes étaient encadrés par des officiers compétents, comme Condé et Turenne.

Elle se composait de trois armes :

-         L’artillerie

-         La cavalerie

-         L’infanterie

En campagne, les soldats étaient nourris par l’état . Ils étaient logés chez l’habitant et devaient bien se comporter.

Les commissaires de guerre accompagnaient la troupe et, le cas échéant, la population pouvait se plaindre , en cas de dégâts , les hôtes  étaient dédommagés et payés sur le champ et les soldats passibles de passer en justice.

 

Louis XIV eut aussi la « chance » de profiter du savoir d’un homme remarquable :

 

Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban,

 

 ingénieur, architecte militaire, urbaniste, mathématicien, hydrographe, cartographe, ….

 

                                                              Ville fortifiée par Vauban

 

Vauban fit de la France un « pré carré », selon son expression, protégé par une ceinture de citadelles fortifiées. Il a conçu ou amélioré une centaine de places fortes. Sa stratégie consistait à gagner du temps en obligeant l'assaillant à immobiliser des effectifs dix fois supérieurs à ceux de l'assiégé. Il dota la France d'un glacis qui la rendit inviolée durant tout le règne de  Louis XIV, sauf  Lille  qui fut prise une fois , jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, où les forteresses se démodèrent tandis que l’artillerie faisait d’énormes progrès 

 

                                                                      Une partie des villes fortifiées du "pré carré"


Vauban, le maréchal ingénieur du Roi Soleil s'est toujours fondé sur la pratique, et il a toujours cherché à résoudre et à améliorer des situations concrètes au service des hommes : d’abord, ses soldats dont il a voulu à tout prix protéger la vie dans la boue des tranchées ou dans la fureur sanglante des batailles. Mais Vauban n’a cessé aussi de s’intéresser aux plus humbles sujets du roi, « accablés de taille, de gabelle, et encore plus de la famine qui a achevé de les épuiser ».


En voyageant d'un bout à l'autre du royaume, Vauban fut atterré devant la misère du peuple, causée par les guerres

." On dit alors,  qu’il aurait demander au roi de cesser les guerres et de penser au peuple". 

Ce qui aurait fortement irrité Louis XIV


La fin de la vie de Vauban fut assombrie par l'affaire de « La dîme royale », qu'il décida de publier, malgré l'interdiction royale .

Dans cet essai, Vauban proposait un audacieux programme de réforme fiscale pour tenter de résoudre les injustices sociales et les difficultés économiques des « années de misère » de la fin du règne du Roi Soleil.

 

Si un jour on le rencontrait, on pourrait  demander à Louis XIV :

Oh, roi soleil ! Qu’as-tu fais du puissant royaume de France ?

Le siècle des lumières n'était-il qu'un mirage ?

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 22:24

 

Louis XIV et les arts

 

 

 

De 1669 à 1671, le château de Versailles construit par  Louis XIII fut enveloppé par trois corps de bâtiments dessinant un énorme bloc rectangulaire. L'intérieur fut décoré sous la direction de Le Brun

 

 

Les jardins furent remaniés sous la direction de Le Nôtre et de Mansart.

 

Les frères François et Pierre Francine réalisèrent les principaux travaux d'hydraulique qui permirent la création des admirables plans d'eau.

 

 

La façade occidentale devint rectiligne par la suppression du retrait central. Cette opération permit d'aménager à partir de 1681, «  la  galerie des Glaces »


Dès 1670, voulant s'offrir un cadre de délassement non loin du château, Louis XIV  fit élever par Le Vau , près de l'extrémité du bras nord du Grand Canal, au lieu-dit Trianon, un pavillon bas recouvert de carreaux en faïence de Delft. Ce charmant « Trianon de porcelaine » était trop fragile. En 1687, le roi décida de le remplacer par une construction plus durable, dont il demanda les plans à Mansart.

 

 

Ce « Trianon de marbre » ne comportait qu'un rez-de-chaussée à grandes portes-fenêtres cintrées, que couronnait une balustrade. Des pilastres et des colonnes en marbres rose et vert se détachèrent sur la pierre blonde des murs.

 


Les bâtiments annexes sont à peine moins imposants que le château lui-même. Chef-d'œuvre de Mansart, qui les a bâties sur un même plan,les Grandes et les Petites Écuries (ces dernières accueillaient à elles seules plus de 600 chevaux), inaugurées en 1682, s'élèvent sur la place d'Armes, côté ville.

 


A partir de  1682, Louis XIV dirigea son royaume depuis le château de Versailles, modèle architectural de nombreux palais européens et dont il a dirigé la construction. Là, le roi asservit la noblesse.

 

Une cour soumet la  noblesse, étroitement surveillée par une étiquette très élaborée.

 

Le prestige culturel s'y affirma grâce au mécénat  royal en faveur d'artistes tels que  Molière, Racine, Corneille, Boileau, Lully, Le Brun, Le Nôtre, La Fontaine, Blaise Pascal, La Bruyère, Saint Simon, madame de Sévigné

 

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