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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:33

VOCABULAIRE

 

- Quand on est amoureux de sa mère, c'est le complexe d'Adipeux. (... pauvre Oedipe)

- Quand on ne veut pas être reconnu, on voyage en coquelicot. (avec incognito... c'est plus sympa...)

- Le métier des fonctionnaires consiste à fonctionner.

(ils apprécieront)

- Les hommes qui ont plusieurs femmes sont des polygones (sans doute à Lyon, Montpellier, etc...)
 

Toutes ces perles farfelues vous paraissent peut-être invraisemblables mais, croyez-moi, c'est la réalité, c'est ce que des professeurs ont trouvé sur des copies d'élèves !

Ce que vous avez pu lire sur mon blog ne représente qu'un petit échantillon !

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 15:19

LE CORPS HUMAIN

 

- Le tissu tissé autour de notre corps est le tissu tissulaire. (!!!!!)

- Le tissu cellulaire est le tissu que les prisonniers fabriquent dans leur cellule. (toujours plus fort...)

- Le fessier est un organe en forme de coussin qui sert à s'asseoir.(fini les "galettes" sur les chaises...)

- C'est dans les chromosomes qu'on trouve le jeune homme (génome). (celle là, il fallait la trouver !!!)

- Quand on a mal en haut du derrière, c'est qu'on a un long bagot.(plus bas, c'est un ???)

- Les ambidextres sont des gens qui ont dix doigts à chaque mains.(et les orteils...)

- L'os de l'épaule s'appelle la canicule. (... j'ai très chaud !!!)

- C'est dans les testicules que se développent les supermatozoïdes.(... après superman les ....)

- La femme a un sexe pareil que l'homme, mais rentré à l'intérieur.(dans toute femme, il y a un homme qui sommeille !)

- Quand une femme n'a plus de règles, c'est la mésopotamie. (ainsi, elle peut aller combattre en Syrie ou en Irak...)

- L'alcool est mauvais pour la circulation. Les ivrognes ont souvent des accidents de voitures. (!!!!!)

LES MALADIES

- Pour aider les enfants à aller aux toilettes, on leur met des suppositoire de nitroglycérine.

(Séverine, 20 ans, École de soins infirmiers). (cela explique les selles explosives des nourrissons)

- La plus contagieuse des maladies est la vermicelle. (désormais plus jamais de soupe)

- L'opération à c½ur ouvert, c'est quand on ouvre la poitrine de la tête aux pieds. (ouf !)

- À l'école, le médecin est venu pour le vaccin anti-titanic. (ce qui provoqua le naufrage !)

- Dans les écoles, les médecins vaccinent contre le BCBG. (d'où la recrudescence de la tuberculose)

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:39

CHIMIE

- Le gaz sulfurique sent très mauvais. On n'a jamais entendu une odeur pareille. (ah, les heureux sourds !)

- Pour rendre l'eau potable, il faut y ajouter de l'alcool à 90°.(explication de l'augmentation de l'alcoolémie)

- L'acier est un métal plus résistant que le bois. (!!!!)

MATHÉMATIQUES

- Un polygone est une figure qui a des côtés un peu partout. (dur à rassembler...)

- Pour trouver la surface, il faut multiplier le milieu par son centre.(oui... avec "une aspirine pour 2" s.v.p...)

- Cette figure s'appelle un trapèze car on pourrait y suspendre quelqu'un. (à chacun ses références...)

- Un triangle est un carré qui n'a que trois bordures. (un jardin, quoi !)

SCIENCES ET NATURE

 

- Le chien, en remuant la queue, exprime ses sentiments, comme l'homme. (à vérifier !)

- Les lapins ont tendance à se reproduire à la vitesse du son. (nous revenons à Jeanne d'Arc...)

- Pour faire des ½ufs, la poule doit être fermentée par un coq. (d'où l'odeur...)

- L'artichaut est constitué de feuilles et de poils touffus plantés dans son derrière. (ça manque d'exemples...)

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 17:27

  

UN VRAI "DÉLICE"....... ce qui est navrant !!!

Certaines sont corsées.

Quelques fois les profs doivent avoir les cheveux qui se dressent sur leurs têtes.

Gardons notre humour.

Ceci pour, peut-être, expliquer l'augmentation de réussite au bac 2013...

À consulter sans modération

Perles lycéennes

Guerre

- Les soldats se cachaient pour éviter l'éclatation des obus. (avec raison...)

- Les avions lançaient des espadrilles contre l'ennemi. (diminution des risques collatéraux !)

- À la fin, les hommes commençaient à en avoir marre d'être tués. (on les comprend !)

- Après la défaite, les Français prirent comme chef le maréchal Pétrin. (on y était déjà !)

- Le 11 novembre, tous les morts de le guerre fêtent la victoire. (d'où le nombre de participants)

- Sur les champs de bataille, on voit les tombes de ceux qui sont tombés, c'est pourquoi on les appelle des pierres tombales. (????)

MOYEN-ÂGE

- Les paysans étaient obligés de jeûner à chaque repas. (le régime avant l'heure)

- La famine était un grave problème pour ceux qui n'avaient rien à manger. (!!!!!)

- Au Moyen-âge, la bonne santé n'avait pas encore été inventée.(mais que font les chercheurs ???)

- Les Moyenâgeux avaient les dents pourries comme Jacquouilles.(c'est ça, la culture !)

- La mortalité infantile était très élevée sauf chez les vieillards. (et oui !)

JEANNE D'ARC

- Son nom vient du fait qu'elle tirait à l'arc plus vite que son ombre.(comme un certain L. L. .....)

- On l'appelait "La Pucelle" car elle était vierge depuis son enfance.(sans voix !!!)

- Jeanne détestait les Anglais à qui elle reprochait de l'avoir brûlée vive. (les fameuses visions !...)

SCIENCES PHYSIQUES

Une bouteille d'eau explose s'il gèle car, sous l'effet du froid, l'eau devient un explosif. (d'où la prolifération... )

- Le passage de l'état solide à l'état liquide est la niquéfaction.(exemple ?)

- Quand on a un corps et qu'on le lâche, il se casse la gueule.(imparable !)

- Un kilo de mercure pèse pratiquement une tonne. (Hum !!!!)

- Le cheval vapeur est la force d'un cheval qui traîne sur un kilomètre un litre d'eau bouillante. (ma préférée !)

- Un avion dépasse le mur du son quand l'arrière va plus vite que l'avant. (j'attends la démonstration...)

- Les atomes se déplacent dans le liquide grâce à leur queue en forme de fouet. (comparaison avec ???)

- La climatisation est un chauffage froid avec du gaz, sauf que c'est le contraire. (évident non?)

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 13:24

         Le tombeau des souvenirs ( suite  et fin )

<<...Je pensais, mais comment la guerre peut-elle être finie ? C'est impossible !

On était le 28 mai 1940, jour de la reddition de l'armée belge ! C’est alors qu’arriva un homme, avec une feuille de papier dans les mains et qui se mit à lire :

« Belges, ne vous défendez plus ! Nos amis Anglais et Français nous abandonnent, sans secours ! »

Je ne connaissais pas cet homme, ni d'où il tenait cette feuille ! Moi, le francophile, j'étais déçu mais je ne pouvais pas accepter les dire de cet homme sorti de nulle part ! De la part des Français, ce n'était pas l'abandon par les hommes, je les avais vus se battre ! Il leur manquait l’armement, le vrai commandement et l'efficacité ! Vous savez déjà ce que j'ai constaté ! Quelques minutes plus tard, notre homme revint avec une grande feuille, c'était la reddition officielle de l'armée belge :

<< Nous, Léopold III, roi des Belges ....... >>

En entendant cette lecture, ce fut un gémissement profond, empreint de tristesse et de regrets. Je fermais les yeux, je ne voulais pas entendre ces paroles que j’assimilais à une trahison. Cependant, au plus profond de moi-même, je dois avouer que j’ai ressenti une sorte de soulagement ! Ne plus entendre le ronronnement incessant des avions, les bombardements, les rafales d’armes automatiques, c’était une délivrance ! Ne plus se retrouver au cœur d’un massacre de civils comme à Vinkt, c’était la résurrection. Tout le stress qui m’habitait depuis des jours retomba, je me sentais libéré mais je n’avais pas encore imaginé les journées et les mois de souffrances qui allaient suivre ! >>

 

Un extrait de la revue :

La Belgique au combat, termine cet écrit :

 

« Encore la veille de la capitulation belge du 28 mai 1940, les chasseurs Ardennais opposèrent une résistance victorieuse aux troupes allemandes à la bataille de la Lys. Le 1er Régiment de Chasseurs Ardennais, notamment, fut chargé de colmater la brèche ouverte le 25 mai 1940 par la reddition en masse du 15ème régiment de ligne ( flamand) à Deinze . Il soutint un dur combat qui occasionna le massacre de VINKT.

 

Les Ardennais avaient si durement malmenés un régiment allemand que les soldats de cette unité réagirent par un massacre de prisonniers et de civils.

 

Les Chasseurs Ardennais, de par leurs actes héroïques, ont reçu 6 citations pour la seconde guerre mondiale ( Ardennes, Vinkt, La Dendre 1940, La Lys, Canal Albert, Belgique 1940 ) (Extrait de La Belgique au combat ) »

 

Le récit émouvant des dix-sept jours de guerre de mon père est une perpétuelle suite d’évènements tragiques, insoutenables et indescriptibles. Après avoir tutoyé la mort, jour et nuit, dans un univers rougeoyant de feu et d’explosions, mon père termine son combat à Vinkt, en sombrant dans la douleur, l’avant-dernier jour de guerre de la Belgique ! La fureur des combats le plongea dans les ténèbres de la souffrance. Le corps meurtri, il entra dans une nouvelle lutte, celle de la vie contre la mort, de la volonté contre le désespoir ...

 

Ce récit a été écrit par mon père, ce n'est pas une fiction mais la réalité des combats menés par la petite armée belge qui a résisté de toutes ses forces et a même tenu tête aux chars de Romel qui s'est écrié : " Ce ne sont pas des hommes mais des loups verts !"

 

En rangeant tous ces petits fascicules qui relatent l'héroïsme oublié des Chasseurs ardennais, commando d'élite de l'armée belge., un cahier couvert en bleu, coincé dans le couvercle du petit coffre, apparaît. En toutes lettres, c'est écrit : << Après la guerre, une autre guerre ...>>

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 15:33

         Le tombeau des souvenirs ( suite )

<<...Je me sentis ballotté sur un brancard, j'eus l'impression qu'on me transportait dans un abri. En me réveillant, j’ai constaté que mon impression était bonne ! Après avoir débarrassé tous les débris de verre, il fallut remonter dans la salle, mais maintenant, nous étions au grand air ! Plus de vitre ! La journée avait été longue. La nuit arriva et les médecins commencèrent à venir chercher les blessés pour les emmener en salle d'opération.

Ce fut bientôt mon tour, nous partions par quatre ! On longea un grand vestibule, à gauche, c'était la radiographie et au fond, c’était la salle d’opération. La radiographie permit de localiser les éclats d’obus. A côté de moi, un médecin indiquait les blessures au radiologue. J'entendais leur conversation :

- Il y a des éclats à hauteur de la fracture de la jambe et au-dessus de la fesse droite !

- Et ici, vous ne voyez rien ?

- Non ! Pourtant, il y a une entrée et pas de sortie ! Ce n’est pas possible, il doit y avoir quelque chose !

Après avoir bien regardé tous les deux, je les entendis conclure :

  • Il n'y a rien ! On ne voit rien !

Puis, nous attendions longtemps notre tour pour la salle d'opération ! Environ une heure ! Il y avait quatre chirurgiens, leur blouse blanche était couverte de sang, on aurait plutôt cru croiser des tueurs d' abattoir ! Je ne sais si c'était l'effet de la morphine mais je me suis endormi dans le vestibule !

Quand je me suis réveillé, d'autres étaient passés avant moi et je rouspétais un peu quand un docteur à quatre galons vint me calmer en me disant :

- Michel, je vais m'occuper de toi !

Il enfila une blouse et un infirmier poussa mon brancard à l'intérieur. Il y avait deux ou trois tables éclairées par d'énormes lampes et des gars qui semblaient dormir ! Je fus installé sur celle qui était libre et aussitôt, un masque sur la figure, on me vaporisa quelque chose qui n’était pas fameux à respirer ! C'était du chloroforme ! Puis je me suis senti partir loin !... loin et plus rien .... Je me suis réveillé sur mon grabat, j'ai aussitôt tâté ma jambe... elle était encore là, ça allait, à cet instant, je ne sentais rien !

A l’extérieur, c’était calme, j'entendais des copains qui disaient :

  • La guerre est finie !... La guerre est finie !... >> ( à suivre )
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 14:11

          Le tombeau des souvenirs ( suite )

28 mai 1940 : Dernier jour de guerre de la Belgique !

 

<<... A l'entrée de l'hôpital, on nous demanda si on avait reçu des soins et moi, sans réfléchir, j'ai répondu oui ! Mais le pansement sommaire que m'avait fait le brancardier sur le terrain, ne pouvait pas être considéré comme soins ! Je partis donc d'un côté et le sergent, qui avait répondu non, fut emmené dans un autre bâtiment.

A partir de ce moment, on a été séparé pour toujours, nous ne nous sommes jamais revus ! Les blessés étaient installés dans une grande pièce, sur des paillasses ! Je ne sais pas combien on était, l'espace était bien rempli ! Une infirmière avec une seringue circulait entre ce qu'on pouvait appeler lit. Dès que l'un de nous commençait à se plaindre, elle lui injectait de la morphine. C'est comme ça que, dès que mes blessures me firent trop souffrir, elle est venue me faire une piqûre ! C'était une dame d'une quarantaine d'années, très gentille ! Comme je lui disais qu’elle faisait vraiment bien les piqûres, elle me répondit :

  • J'en ai tellement fait à mon pauvre mari..

Elle essuya quelques larmes et partit vers d'autres blessés qui se plaignaient ! Au bout d'un moment, nous étions tous calmes et nous avions envie de dormir. L'effet de la morphine, c’était miraculeux ! Soudain, un bruit d'avion juste au-dessus de nous vint troubler le silence ! Je reconnus le sifflement suivi d’un monstrueux boum! ! Il venait de lâcher une bombe, tellement près de l’hôpital, que la grande baie vitrée qui donnait sur la mer vola en éclats et une pluie de morceaux de verre s'abattit sur nous ! Quelle panique ! Ceux qui pouvaient se déplacer se ruèrent vers la porte, moi, j'ai rampé jusqu'à la sortie mais, à bout de force je me suis effondré ! Je ne voyais plus rien, à demi inconscient, j'entendis comme dans un rêve !

- Ramassez celui-là ! ...>> ( à suivre )

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 15:15

          Le tombeau des souvenirs ( suite )

<<...On avait vraiment du cœur au ventre pour parler encore de la sorte après dix sept jours, presque sans dormir et sans manger ! On savait bien maintenant que les Allemands avaient la supériorité de l'armement et de tout le matériel, c'était décourageant ! On avait espéré que les Français et les Anglais arriveraient à stopper le rouleau compresseur allemand ! Mais quelle déception ! Pourtant, les Français débordait de courage ! Dommage pour tous ces braves gars, plein de vie et d'espoir ! Ils avaient la hargne de vaincre l’ennemi germain ! Les tirailleurs marocains, un régiment de génie et d'autres, ils montaient tous au front en vainqueurs ! Je les ai vus aller à la " boucherie «.

J'en pleurais de rage, tous ces morts et blessés pour rien, ce n'était pas possible ! Ils avaient des officiers supers mais qui n'étaient plus assez nombreux pour canaliser tout ce flot de troufions ! Et les Anglais, on disait qu'ils étaient bien équipés ! Mais, on ne les a qu’aperçu ! Ils sont arrivés trop tard pour nous épauler !

Pour nous, la guerre avait commencé le 10 mai 1940, dix-sept jours plus tard, je faisais partie des blessés !

 

Nous étions le 27 mai 1940 ! ce fut mon dernier jour de guerre !

 

Après des grincements de dents et des noms de fleurs à l'adresse de nos conducteurs, nous sommes enfin arrivés au Préventorium de Coq sur Mer ( aujourd'hui De Haan ) Sur le billet épinglé à ma veste, le docteur avait écrit : « Nécessite des soins immédiats »..>> ( à suivre )

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:05

        Le tombeau des souvenirs ( suite )

<< ...Au bout d’un temps que je ne peux toujours pas apprécier, nous sommes entrés dans une ville. On entendait bien qu'on n'était plus en rase campagne. La voiture s'arrêta et l'espoir nous habita ! On va peut-être boire un coup d'eau pensait-on ! Mais pas du tout, le chauffeur et l'ambulancier quittèrent l'ambulance en vitesse et plus rien ! On était cinq blessés, fiévreux et assoiffés, prisonniers d'une ambulance surchauffée, abandonnés par des mecs que je n'ose toujours pas de qualifier d'humains ! Ils nous avaient laissés au milieu d’une rue alors que des avions ronronnaient au-dessus de nous. Les bombardements ne se firent pas attendre ! Les bombes ne tombaient pas loin, à chaque explosion, l'ambulance était secouée par le déplacement d'air ! La souffrance nous rongeait de l'intérieur. Le fait d'être là, immobiles, sans pouvoir bouger d'un pouce au milieu de cet enfer, était insupportable, on se disait :

- Que ces bombes tombent sur nous ! Ainsi, on en finira, on sera tranquille !

Enfin, une petite accalmie s’installa, nos deux lascars remontèrent dans la voiture et repartirent à toute vitesse !

On avait senti qu'ils faisaient demi-tour De nouveau, les chaos et la vitesse, la soif nous tenaillait toujours ! Et les gémissements recommencèrent :

  • Arrêtez !... A boire !... Salauds !...

Enfin, la bagnole s'arrêta, la petite porte de côté s'ouvrit ! Une voix, peu agréable, demanda :

- Qui est- ce qui a soif là-dedans ?

La réponse fut un gémissement collectif. L'infirmier nous donna de l'eau qu'il prenait à une borne fontaine, sur le bord de la route. On se mit à le questionner sur leur fuite, à l'arrêt précédent, il finit par avouer :

- On devait vous déposer à l'hôpital de Torhout ! Quand on est arrivé, les boches bombardaient ! On a eu peur !

- Et maintenant, où comptez-vous nous emmener ?

- Maintenant, on va à « Coq sur Mer » (De Haan ) !

La voiture repartit sur les chapeaux de roue ! On s'agrippait à toutes les parties saillantes qui existaient dans cette foutue bagnole !

Le sergent que j'appelais Octave depuis qu’on était dans la même galère profita d'un peu de répit pour me dire en me tapant sur l'épaule :

- Ne t'en fais pas mon vieux Michel, on reviendra leur casser la gueule quand on sera guéri !

Je répondis d'une voix blanche :

- Oui Octave, on reviendra !... >>   ( à suivre )

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 18:24

         Le tombeau des souvenirs ( suite )

<< ...Mon copain Devillers se pencha vers moi en disant :

- Salut Grand ! Tu me connais ? Je prierai pour toi quand même !

Entendre ces paroles d'un gars qui ne voulait jamais entrer dans une église comme s’il avait peur de la voir s’écrouler sur lui ! C’était incroyable ! Quand l’occasion se présentait, il me disait :

- Va à la messe, Grand, je t'attends au bistrot ! On boira un demi quand tu sortiras.

Je les ai regardés s'éloigner pour rejoindre les lignes et j'ai pensé :

« Moi aussi, je prierai pour vous ».

Deux hommes du P.C nous transportèrent à l'ambulance qui était à quelques centaines de mètres. Il y avait un docteur, un brancardier et un chauffeur. Le médecin nous regarda attentivement, fit un diagnostic rapide qu'il griffonna sur un papier avant de l'épingler à nos vestes.

Dans l'ambulance, il y avait déjà deux blessés au rez-de-chaussée, on nous mit au premier étage, cela faisait quatre, la voiture était pleine, mais ils réussirent à mettre le gars au pied blessé par balle, accroupi dans un coin. C'est là que notre calvaire commença ! Nous étions au mois de mai, il faisait chaud, la fièvre montait et nous avions soif ! Cette situation amplifiait notre douleur ! On ne nous administra aucun calmant ! Quand j’y repense, je me dis que c’était inhumain ! Je crois qu’aujourd’hui la SPA s’offusquerait de savoir qu’on a transporté des animaux dans ces conditions ! >>

Le voyage infernal

 

<< ..L'ambulance démarra. Elle prit de la vitesse malgré les mauvais chemins et les routes pavées ! Je me cramponnais au plafond et à la carrosserie de la voiture, j'attrapais tout ce que je pouvais pour bouger le moins possible et minimiser les secousses, car j'avais vraiment mal ! Le sergent qui était à côté de moi avait glissé et sa jambe fracturée pendait au bout du brancard ! Impossible de retirer sa jambe qui était accrochée au bout ! Il n'en pouvait plus, il se mit à crier :

- Arrêtez !... Arrêtez !... Salauds !...

Le chauffeur continua comme si de rien n’était. Dans la voiture surchauffée par le soleil, la fièvre montait, on avait soif ! On se mit à hurler :

- A boire !... A boire !... Arrêtez !... Arrêtez !...Arrêtez ! Salauds !

Mais l'ambulance roulait toujours, rien à faire, les ambulanciers restaient imperturbables !...>> ( à suivre )

 

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