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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 17:58

 

 

En politique, La Fayette subissait  plus les événements qu’il ne les

 

dirigeait.

 

Il  voulait défendre la Révolution à la fois contre les aristocrates et

 

contre les sans-culottes.

 

Il voulait défendre la Révolution et protéger la famille royale.

 

A son retour en 1779, il fut fêté comme un héros. A l’Assemblée des notables en 1787, il conseilla l’adoption de l’édit sur les protestants. Il fut élu député de la noblesse d’Auvergne aux États généraux et nommé, le 15 juillet 1789, commandant général de la milice parisienne, à laquelle il donna le nom de garde nationale et la cocarde tricolore, dont il était l’inventeur.

 

 

Cent jours après le rapport Mounier, sur la constitution française, le 11 juillet 1789, La Fayette  inaugura sa carrière parlementaire par la présentation d'un des projets de Déclaration des droits de l’homme et du citoyen,  que l'Assemblée ne retint pas. Ce projet était emprunté à la déclaration d’indépendance des Etats-unis d’Amérique.,

 


La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qu'il proposait constituait un véritable corps de jurisprudence révolutionnaire qui considérait que le peuple français était abusivement soumis au roi de France, comme celui des Amériques l'était à la couronne de Grande-Bretagne, et qu'il convenait qu'il prît son indépendance et se gouvernât lui-même.

 

                                                     Le peuple à Versailles

                                          La garde nationale commandée par La Fayette.

 

Le 6 octobre 1789, La Fayette sauva la famille royale à Versailles, et la ramena à Paris  où vint s'établir l’assemblée constituante. Il demanda, les droits civils des hommes de couleur, la suppression des ordres monastiques, l'abolition de la noblesse héréditaire, l'égalité des citoyens.


Partisan du veto suspensif pour le roi , il devint, après les journées d’octobre 1789, le personnage le plus important de France, le « maire du palais », disait Mirabeau. La fête de la Fédération du 14 juillet 1790 marqua l’apothéose de sa carrière révolutionnaire.


 Pour assurer le maintien de l’ordre, il fit voter la loi martiale et il s’imagina que le roi et la cour accepteraient l’œuvre de la Constituante. Il fit  tirer sur le peuple lors de la manifestation républicaine du Champ-de-Mars le 17 juillet 1791, il perdit  sa popularité.

 


Lors de la déclaration de guerre le 20 avril 1792, recevant le commandement de l’armée du Centre, il entra néanmoins en négociation avec les Autrichiens et, après le 20 juin 1792, il menaça de faire marcher son armée sur Paris si de nouvelles atteintes sont portées à la majesté royale. Mis en accusation le 19 août 1792, il passa dans le camp autrichien, ou il fut maintenu prisonnier jusqu’en 1797.

 


N’ayant joué aucun rôle pendant la période napoléonienne, il se rallia aux Bourbons en 1814. Lors des Cent-Jours, il se fit élire député de Seine-et-Marne, devint vice-président de la Chambre, puis participa à la déchéance de l’Empereur.

 

Retrouvant sa popularité, les révolutionnaires lui auraient, volontiers, offert la présidence de la République, mais il se rallia à la solution orléaniste, intronisa Louis Philippe au balcon de l’Hôtel de Ville, reçut le commandement de la garde nationale lors de la Révolution de juillet 1830

.


Louis-Philippe se débarrassa de lui en l’amenant à démissionner de son commandement à la fin de décembre 1830.

Déçu par ce qu’il avait salué comme « la meilleure des républiques » il se retira dans sa propriété de la Grange-Bléneau.


 

                                        La Grange Bléneau, Ancienne Habitation Du Général Lafayette



Il s’éteignit le 20 mai 1834.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 20:13

Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier,

Marquis de La Fayette

Naquit à Chavagnac en Auvergne le 6 septembre 1757, décéda à Paris le 20 mai 1834.

 

 

Gilbert Motier, marquis de La Fayette,  issu d’une famille noble de Chavaniac, orphelin de père et de mère vers l’âge de 13ans,  disposait de revenu lié à ses rentes , soit 120 000 livres.

 

La Fayette était un aristocrate français d'orientation libérale, officier et homme politique, héros de la guerre d’indépendance des Etats- Unis, personnalité de la Révolution française jusqu'à son émigration en 1792 et acteur politique majeur des débuts de la monarchie de juillet..


Il a été fait citoyen d'honneur des Etats- Unis en 2002.

 

Il fit ses études au collège Louis-le-Grand, à Paris. puis servit dans l’armée française de 1771 à 1776.

 

 

 

La participation de La Fayette à la Guerre d’indépendance des Etats-Unis de 1775 à 1783 lui a donné une immense célébrité et lui a donné une  place de symbole :


 « Le héros des deux mondes ».


 En août  1775, le capitaine Gilbert Motier, Marquis de La Fayette, fut envoyé en garnison à Metz,  par son beau-père, pour parfaire sa formation militaire.

 Le 8 août, le jeune officier  participa à un grand souper offert par le gouverneur de la ville de Metz  au duc de Gloucester,  frère du roi d'Angleterre. Celui-ci évoqua le soulèvement des « Insurgés » contre la Grande-Bretagne.

 

Le jeune officier prit , le jour même, la décision de partir combattre pour l'indépendance des Etats-Unis d’Amérique.

 

La Fayette partit en Amérique sans autorisation officielle du roi. Il finança le voyage de ses propres deniers et proposa ses services. La Fayette devint le symbole du soutien français aux insurgés d'Amérique, il n’avait que 19 ans.


Par une résolution spéciale du Congrès, il reçut, en 1777, le poste de général de division dans l’armée continentale. Il devint un intime de George Washington et membre de son état-major. Il fut blessé à la bataille de Brandywine, nommé commandant de division , il combattit  à Monmouth.

 

 

 

                The American Revolution and the Marquis de La Fayette


De retour à Paris en février 1779, il arriva à convaincre le roi Louis XVI d'armer un corps expéditionnaire et repartit  pour les Amériques. L'expédition fut un échec, mais La Fayette faisait figure de héros, si bien que Louis XVI accepta d'aller plus loin dans l'aide à apporter aux Américains.


De retour aux États-Unis en 1780 à bord de l’Hermione, il reçut de George Washington, le commandement des troupes de Virginie 

Chargé d'opérer en Virginie contre des forces quatre fois supérieures en nombre, il sacrifia encore une partie de sa fortune pour maintenir ses soldats sous ses ordres, et réussit par des marches forcées et des retours subits, à fatiguer l’Anglais Cornwallis . Il harcelait sans cesse les troupes anglaises.  Le général britannique se trouvait devant un adversaire redoutable et son armée était à bout de souffle.

 

 

                                               Marquis de La Fayette with James Armistead


La Fayette fit sa jonction avec les troupes de George Washington et du Comte de Rochambeau, commandant le corps expéditionnaire français.  En mai 1781, 6 000 hommes placés sous le commandement du marquis de Rochambeau avaient quitté Brest. Ce renfort permit à Washington de prendre le dessus sur les Anglais, ce qui permit la victoire décisive deYorktown, le 18 octobre 1781.

 

 

 

                                                                  Washington et La Fayette

 

 

Le prestige acquis outre-Atlantique par La Fayette lors de la guerre de l'Indépendance américaine ne s'est jamais démenti. La preuve la plus éclatante de la dette des États-Unis envers celui qui fut appelé le « Héros des deux mondes » fut donnée à l'occasion de leur entrée en guerre en 1917.

 A Paris, un groupe de soldats organisa au cimetière de Picpus, devant la tombe où reposait La Fayette, une cérémonie en son honneur, qui eut lieu le 4 juillet 1917, jour de l'Independance Day, la fête nationale américaine.

Le colonel Charles Stanton (1859-1933) – et non pas le général Pershing, comme le veut une tradition insistante – s'exclama alors :


« La Fayette, we're here ! » (« La Fayette, nous voilà ! »).


 Puis, quelques mois plus tard, fut créée l'escadrille « La Fayette » regroupant sept pilotes américains.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 22:09

 

A VOIR, 

le 17 AVRIL 2012, sur FRANCE 2,

en deuxième partie de soirée ,

             "LA MORT EST DANS LE PRÉ"
         le dernier film réalisé par Eric Guéret
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 22:00
Les Habitants Vigilants vous invitent

Vendredi 13 avril à 20h30

Salle des fêtes de Bonnet
(commune voisine de Bure)

Conférence sur la géothermie
avec Antoine Godinot, géologue

suivi d'un débat avec Camille Saïsset, journaliste scientifique

 

La géothermie, du grec géo (la terre) et thermie (la chaleur), est la science qui étudie les phénomènes thermiques internes du globe terrestre et la technique qui vise à l'exploiter.

  Par extension, la géothermie se rapporte à l’exploitation de cette énergie.

  On trouve de nombreuses applications dans l’industrie et les activités humaines : séchage du bois, chauffage de serres, élevage, pisciculture, chauffage urbain, piscine, balnéothérapie, thermalisme... Si on y associe les activités économiques qui gravitent autour de ces installations, les créations d’emplois seront nombreuses.

  Le potentiel géothermique en Lorraine est connu depuis fort longtemps. Déjà dans les années 70, l'exploitation des nappes souterraines d'eau chaude est envisagée en réponse aux chocs pétroliers.

  Les méthodes d’exploitations modernes permettent de franchir les obstacles rencontrés au cours de ces vieilles campagnes de recherches.

  Cette ressource sera définitivement inaccessible si un stockage de déchets radioactifs se trouve à proximité.

  Dans ce forage profond attendu depuis 14 ans, l'Andra a fait l'inverse de ce qu'elle avait annoncé, et au mépris des règles de l'Art. Puis elle a manipulé la présentation des données. Déjà la CNE a écrit son désaccord sur cette présentation. Aujourd'hui, les géologues indépendants sont à même de prouver que la zone du plateau de Bure possède une richesse énergétique naturelle.

  Il est urgent de rétablir LA VERITE SUR UNE VRAIE RESSOURCE énergétique, économique et durable pour le canton.

  Alors rendez-vous à Bonnet, vendredi 13 avril !



--
http://burezoneblog.over-blog.com/
Maison de la résistance à la poubelle nucléaire
Bure Zone Libre
2 rue de l'église
55290 BURE
03.29.45.41.77

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:42

N'oublions pas Tchernobyl

Le réacteur nucléaire n° 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, il y a 26 ans. Ce jour-là, ce fut le début de la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n'a pas fini de faire des victimes : ses conséquences affreuses et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affectent depuis 26 ans tous les acteurs de la catastrophe et continueront à toucher les générations futures

 
Nous ne pouvons permettre que soit oublier le sacrifice des quelques 800 000 "liquidateurs" qui ont lutté pour contenir l'ampleur du désastre et qui, par centaines de milliers, l'ont payé de leur santé ou de leur vie, pour nous sauver. Sans eux, l'Europe aurait été inhabitable.

Vingt six ans après et malgré Fukushima, le risque est plus grand que jamais de voir la désinformation et le mensonge masquer les véritables conséquences sanitaires de cet accident. 500 000 enfants en Bélarus souffrent de l'exposition quotidienne à la radioactivité et sont toujours abandonnés à leur sort. Le mensonge et l'oubli, avec des complicités au sommet de divers états ( en particulier la France) et institutions internationales, permettent au lobby nucléaire d'essayer de construire encore des centrales à travers le monde.

REFUSONS ABSOLUMENT D'OUBLIER TCHERNOBYL !


  Avec les associations SORTONS DU NUCLEAIRE MOSELLE, CACENDR  et CATTENOM NON MERCI !
deux rendez-vous  à
METZ

JEUDI 26 AVRIL , 19 H , PLACE D'ARMES (Hotel de Ville)
Pour un HOMMAGE aux VICTIMES et aux " LIQUIDATEURS ".

(apporter des bougies)


VENDREDI 27 AVRIL , 17 H COLONNE DE MERTEN (rue Serpenoise)
MANIFESTATION PACIFIQUE POUR DIRE STOP A LA FOLIE NUCLEAIRE !
ARRÊT IMMÉDIAT DE CETTE INDUSTRIE MORTIFÈRE !

 participation musicale des groupes "Stop Bure Brothers" et "Banquette arrière"

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:29

http://www.politis.fr/Incident-ou-accident-nucleaire-a,17844.html 

Incident ou accident nucléaire à Penly ?

Comme à l’ordinaire, EDF a tenté de minimiser ce qui s’est passé ou se passe encore à Penly (Normandie). L’électricien a d’abord prétendu que les pompiers avaient été appelés dans l’aprés-midi de jeudi pour éteindre des "flaques d’huile" dans le bâtiment du réacteur N° 2. Avec l’habituelle précision que l’incident n’avait pas entrainé de conséquences sur l’environnement.

Comme si de l’huile avait pu spontanément prendre feu dans un espace hautement sécurisé. D’autant plus que l’on apprenait de source syndicale que le réacteur n’avait pas "été arrêté" comme le prétendait EDF, mais qu’il avait victime d’un arrêt d’urgence automatique. Probablement pour cause de défaut de refroidissement. Tandis que la cellule de crise de l’IRSN de Fontenay aux Roses était activée et tous ses personnels d’astreinte rappelés d’urgence pour suivre les progrès de cet incident, on apprenait que l’incendie avait été en fait provoqué par des fuites d’huile surchauffée provenant d’une pompe du circuit de refroidissement primaire dont personne ne s’était aperçu qu’elle était défaillante. Le circuit primaire et celui dont l’eau est au contact direct du réacteur qui est donc hautement radio-active. Il n’a fallu qu’une ou deux heures pour que l’on sache, que l’avarie de cette pompe avait entrainé des fuites d’eau active dont les quantités n"étaient pas connues dans la nuit de jeudi à vendredi. Etant évidemment encore précisé par EDF que l’incident "n’avait pas entraîné de conséquences sur l’environnement". Refrain connu. Remarque : l’arrêt brutal et non programmé de ce réacteur, c’est exactement ce qui s’est produit à Fukushima. Et l’on sait que ce type d’arrêt brutal a toujours des conséquences sur un réacteur et que ces conséquences sont par définition imprévisibles. Le réacteur N° 2 est donc à l’arrêt, son système refroidissement fuit, nul ne connait l’importance de la fuite et où s’en va l’eau contaminée. Une seule certitude déjà : le réacteur n’est pas prés de repartir, s’il repart un jour...

A suivre....

La première réaction de la CRIIRAD:  un message audio de Bruno Chareyron, Responsable du laboratoire de la CRIIRAD.

 

Cliquez sur le lien suivant:           http://www.criirad.org/actualites/dossier2012/penly/penly.html

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 23:01

Maximilien de Robespierre

L'incorruptible

 

Né à Arras en1758, décédé à Paris le 28 juillet 1794, Robespierre était issu d’une famille de la petite bourgeoisie.

 

Aîné d'une fratrie de cinq enfants, il perdit sa mère à l'âge de six ans. Puis son père abandonna ses enfants, et il fut pris en charge par son grand-père maternel.

 

Jeune homme pauvre et doué, il poursuivit  des études qui le menèrent au métier d’avocat. Il fit de sérieuses études, d'abord chez les oratoriens d'Arras, puis comme boursier à Louis-le-Grand en 1769. 

 

Rentré dans sa ville natale, il devint avocat au Conseil d'Artois (1781) et juge au tribunal épiscopal. Il fut élu député du Tiers Etat aux Etats Généraux après avoir fait une campagne publique.

 

Robespierre parlait avec un style châtié, une sobre éloquence, mais sa dialectique un peu sèche, son ton de voix grêle et criard ne séduisaient pas toujours l'assistance. On sait pourtant qu'il menait une vie digne et probe, qu'il méprisait les plaisirs et les honneurs.

 

 

Plus tard, on le surnomma l'« Incorruptible ».


Au début de 1791, au club des Jacobins,  Robespierre fut  l’un des premiers à se déclarer favorable au suffrage universel.

Adversaire de la déclaration de guerre en 1792, il s’opposa aux Girondins et passa au premier rang de la scène politique avec la chute du roi, le 10 août 1792.

 

Elu député à la Convention, il réclama la déchéance de Louis XVI et devint l’un des chefs de file des Montagnards. Appuyé par les sans-culottes parisiens, il fut l’un des principaux artisans de la chute des Girondins (juin 1793).


Robespierre institua une religion civique, qui combattait l’athéisme, reconnut l’immortalité de l’âme et enseigna aux Français la haine de la tyrannie et l’amour de la justice. Il fut le héros de la fête de l’Être Suprême qui se déroula partout en France le 8 juin 1794.

 

L’arrestation

 

 

 

Les gendarmes arrêtèrent Robespierre, Saint-Just et Couthon . Le jeune frère de Robespierre et Le Bas se joignirent volontairement à eux. Pour aller plus vite , ils portèrent le paralytique Couthon.

Mais la Commune de Paris, tenue au courant heure par heure de ce qui se passait à l’Assemblée, fit sonner le tocsin et convoqua les sections. Les barrières furent fermées, la place de l’Hôtel de Ville se hérissa de piques, l’insurrection n’attendait plus qu’un signal que seul Robespierre pouvait donner.

Pendant ce temps, chaque prisonnier était conduit vers la prison qui lui était  assignée. Dès que le nom de Robespierre fut prononcé, le geôlier refusa de laisser entrer les gendarmes et leur prisonnier. La Commune avait certainement donné des ordres très précis. Robespierre ne croyait  pas à l’efficacité d’une émeute pour lui redonner le pouvoir. De plus, trop respectueux des lois, il préférait  passer devant un tribunal. Comme il fallait  bien aller quelque part, Robespierre proposa aux gendarmes de le conduire à la police municipale, en un mot lui ouvrir les portes de la liberté.

 

Le procès et l’exécution

 

 

 

A trois heures de l’après-midi les prisonniers furent conduits au Tribunal révolutionnaire. L’accusateur public, Fouquier- Tinville  alla requérir contre ses anciens chefs. Pas d’interrogatoire et pas de défense pour les hors la loi. On fit simplement faire constater l’identité des accusés par deux personnes de l’assistance.

Quelques heures plus tard tout était fini. L’après-midi du 28 juillet 1794, sous les acclamations de la foule, Robespierre fut guillotiné place de la Révolution (Place de la Concorde), avec son frère Augustin, Saint-Just, Couthon et dix-sept autres de ses partisans. Les jours suivants, quatre-vingts de ses partisans furent exécutés.

 

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 22:24

 

Louis Charles de France,

 

 

                     Portrait de Louis XVII attribué à Elisabeth Vigée Lebrun, National Gallery

 

second fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche, duc de Normandie, puis Dauphin de France, à la mort de son frère, fut reconnu roi de France, après l’exécution de son père, par toutes les puissances étrangères y compris les États-Unis, sous le nom de Louis XVII.

 

 Louis Charles naquit le 27 mars 1785 et décéda officiellement le 8 juin 1795.

 

D’habitude, quand un roi était prisonnier, la France entière se mobilisait pour payer sa rançon. Là, la haine contre le Roi était tellement grande qu’on saccagea le jardin de son fils de 7 ans et qu’on tua un de ses petits chiens. Madame de Rambaud   et d'autres personnes au service de la famille royale demandèrent à  rejoindre  Louis- Charles et la famille Capet au Temple.

 

 

                                                                                  Louis XVII


Après la mort de son père, en 1793, et suivant l'ordre dynastique, le dauphin fut reconnu «  héritier de la couronne de France » sous le nom de Louis XVII par les puissances coalisées et par son oncle, le futur Louis XVIII

 

 

Un enfant martyr :

 

 

                                                Louis XVII est séparé de sa mère Marie-Antoinette

 

Le jeune Louis- Charles fut confié à sa mère, également emprisonnée au Temple, jusqu'au 3 juillet 1793. Après cette date, il fut enlevé à sa mère et mis sous la garde du cordonnier Antoine Simon et de sa femme, qui résidaient au Temple.

 

Le but était d'en faire un petit citoyen ordinaire et de lui faire oublier sa condition royale.


Il fallait condamner " l'Autrichienne" et le gouvernement révolutionnaire ne reculait devant rien, les manoeuvres les plus odieuses furent utilisées. 

L'enfant fut  impliqué dans le procès de sa mère, Marie-Antoinette. On lui fit signer une déclaration de reconnaissance d'inceste, pour ajouter un chef d'accusation contre sa mère.

 

Louis- Charles fut enfermé au secret dans une chambre obscure, sans hygiène ni secours, pendant six mois, jusqu'au 28 juillet 1794. Son état de santé se dégrada, il était rongé par la gale et la tuberculose. Il vivait  accroupi. Sa nourriture lui était servie à travers un guichet et personne ne lui parlait ni ne lui rendait visite. Chez cet enfant de neuf ans, ces conditions de vie entraînèrent une rapide dégradation de son état de santé.

 

 

                                                   Pierre Tombale de Louis Charles de France,  Louis XVII

 

L'enfant s’éteignit dans sa prison,  le  8 juin 1795, à l'âge de dix ans et après trois ans de captivité.

Acte de décès de Louis XVII dans l'état civil de Paris 

L'acte de décès de Louis XVII fut rédigé le 12 juin 1795 

L'original du document a disparu dans les incendies de la Commune de Paris de 1871 ,mais l'acte avait été recopié par des archivistes :


« Du 24 prairial de l'an III de la République (12 juin 1795)
Acte de décès de Louis Charles Capet du vingt de ce mois (8 juin), trois heures après-midi, âgé de dix ans deux mois, natif de Versailles, département de Seine-et-Oise, domicilié à Paris, aux Tours du Temple, Section du Temple, Fils de Louis Capet, dernier roi des Français, et de Marie Antoinette Josèphe Jeanne d'Autriche, sur la déclaration faite à la maison commune, par Etienne Lasne, âgé de trente-neuf ans, gardien du Temple, domicilié à Paris rue et Section des Droits-de-l'Homme, n°48 : le déclarant a dit être voisin ; et par Rémi Bigot, employé, domicilié à Paris, vieille rue du Temple, n°61 : le déclarant a dit être ami. Vu le certificat de Dusser, Commissaire de Police de ladite Section, du vingt-deux de ce mois (10 juin).
Signé : Lasne, Bigot, et Robin, Officier public »

La mort du dauphin, en juin de cette même année, fut accueillie avec scepticisme par une partie de l'opinion publique.

Le cœur de Louis-Charles de France changea plusieurs fois de main avant d'être placé, en  1795, dans la crypte royale de la « basilique de Saint-Denis », lieu où ont été enterrés ses parents et une grande partie des rois de France.

 

La fin d’une énigme :

  • 2000 : Louis XVII, La vérité, Philippe Delorme, éditions Pygmalion, ISBN 2-85704-649-9
  • 2011 : L'énigme Louis XVII, Jean-Baptiste Rendu, éditions Larousse, ISBN 978-2-03-585467-4

Des analyses génétiques par comparaison d'ADN mitochondrial, pratiquées par le professeur Jean-Jacques Cassiman de l'Université Catholique de Louvain en Belgique, et par le docteur Bernd Brinkmann de l'université allemande de Muenster, sur le cœur du présumé Louis XVII, et des cheveux de Marie-Antoinette, ont démontré en 2000 qu'il appartient bien à un enfant apparenté à cette dernière, en ligne féminine.

Cette plausible authenticité étayée, l'urne funéraire contenant le cœur a été placée, le 8 juin 2004, dans la chapelle des Bourbons de la basilique de Saint-Denis, lors d'une cérémonie rassemblant des membres de différentes branches de la famille de Bourbon et diverses personnalités.

Pour le professeur Jean Tulard, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, appelé par le ministre de la Culture à donner son avis sur le dépôt du cœur de Louis « XVII », le 8 juin 2004, l'analyse de l'ADN du cœur, conjuguée avec l'enquête menée sur son origine et les péripéties de son histoire, est suffisante pour attester de la mort du prince au Temple.

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 21:06

La Terreur

 

 

On distingue deux périodes de Terreur :

 

 

 

La première débuta à la chute de la royauté, le 10 août 1792 et prit fin avec la victoire de Valmy

 

La seconde période débuta avec les journées d’émeute de mai et juin 1793 , et s'acheva par l’élimination de Robespierre 

 

Entre l’été 1793 et l'été 1794, la Terreur atteignit, à Paris et en province, son paroxysme, autorisant toutes les violences et toutes les surenchères.

La Terreur fit plus de 100 000 victimes.

 

Les études firent  apparaître que 31 % des condamnés à mort étaient des artisans, 28 % étaient des paysans, donc, . 80 % des victimes appartenaient  au Tiers État.

 

Les exécutions furent  un instrument de répression dans un contexte de guerre civile : 52 % des condamnations ont été prononcées dans l’Ouest vendéen.

 

 

                                                                               Robespierre

 

 

A Marseille,  et dans quelques villes, des citoyens, notamment les lecteurs de L’Ami du Peuple de Marat, inspirateur et auteur des massacres, et du Père Duchêne de Jacques-René Hébert, « juge du peuple » autoproclamé à la prison de la Force, se félicitaient des meurtres pour des raisons qu’on n'a toujours pas fini d’élucider.


Toutefois, plusieurs partisans de la Révolution, en France et en Europe, furent profondément choqués. Les massacres dans les prisons parisiennes, poursuivis en province les jours suivants, déclenchèrent une indignation généralisée et durable puisque le dossier des massacres de Septembre ont été rouvert par tous les gouvernements et tous les régimes jusqu’à la Restauration.


Les libéraux européens, qui avaient placé leurs espérances dans la France révolutionnaire, désapprouvèrent les méthodes violentes et arbitraires du Comité de salut public.


Le 5 septembre 1793, l'avocat Bertrand Barère, membre du Comité de Salut Public, le gouvernement républicain, demanda à la Convention nationale de prendre toutes les mesures propres à sauver les acquis de la Révolution. L'assemblée mit «la Terreur à l'ordre du jour».

 

 

 

Antoine Fouquier-Tinville, magistrat impitoyable, assuma la charge d'accusateur public.

Il  usa de son autorité pour envoyer à la guillotine aussi bien d'innocents suspects que Charlotte Corday, meurtrière de Marat, l'ex-reine Marie-Antoinette ou des chefs de la Révolution comme ses propres amis, Danton, Robespierre et même son cousin Camille Desmoulins.


Comme la situation ne semblait qu'empirer, le Comité de Salut public décida d'accentuer la répression dans une fuite en avant quelque peu schizophrène, sans voir que la répression aveugle alimentait la contre-révolution.

 

 

 

A l’ initiative de Saint-Just, fut adopté un décret qui proclama : «Le gouvernement de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix». La guillotine tourna bientôt à plein régime et comme cela ne suffisait pas, Robespierre amplifia la Terreur avec le décret du 22 prairial de l’an II ( juin 1794 )

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 20:57

1793

Souvent présenté comme un " simplet" par ses détracteurs, Louis XVI était un homme trop bon, qui respectait les autres et oeuvrait pour rendre le peuple heureux. Il ne voulait déplaire à personne . Pour réformer la monarchie, il aurait fallu un homme dur et inflexible. Le royaume de France qu'il avait reçu de son grand-père, Louis XV, était affaibli, dans une situation financière déplorable.

Grand chasseur, Louis XVI était aussi un prince studieux et érudit, qui aimait autant la serrurerie et la menuiserie que la lecture. Il était féru d'histoire, de géographie, de marine et de sciences. Il fit de la marine une priorité de sa politique étrangère, et en avait une connaissance théorique si pointue, qu'il se plut, quand il visita le nouveau port militaire de  Cherbourg, à faire des remarques dont la pertinence stupéfia ses interlocuteurs.

Sur le plan agricole, Louis XVI favorisa l'implantation en France de la culture de la  pomme de terre et la fit cultiver à proximité de Versailles.

 

Le roi Louis XVI a payé le prix fort pour les erreurs de ses ancêtres !


Considéré comme un citoyen ordinaire, Louis Capet fut déclaré coupable de « conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État » par la Convention nationale lors d'un premier vote le 15 janvier 1793, par 707 voix pour 718 votants.


Puis, avec une majorité étroite, condamné à mort au manège du château des Tuileries, à la suite de la « séance permanente du mercredi  et du jeudi  16 et 17 janvier 1793  et du scrutin rectificatif du  18. Un vote nominal, suivi d'une justification des votants à la tribune, aboutit à la peine de mort. Sur 721 votants, 361 ont voté la mort sans condition, 26 la mort avec l'amendement Mailhe, 44 avec diverses modalités de sursis, 290 pour d'autres peines (détention, bannissement, fers).


Pierre Victurnien  Vergniaud, avocat, homme politique et révolutionnaire français, ajouta aux 361 votes inconditionnels les 26 favorables à l'amendement Mailhe  et annonça 387 pour la mort.

 

La majorité requise était de 361 voix, la Convention proclama l’exécution du roi sans la différer.


Louis XVI demanda  à la Convention un délai de 3 jours, afin de se préparer à la mort, et la permission de communiquer librement avec sa famille ; le délai lui fut refusé, mais il put faire ses adieux à sa famille et se confesser à un prêtre non assermenté, l'abbé Henry Edgeworth de Firmont.

 

 

 

Louis XVI fut guillotiné le lundi 21 janvier 1793 à Paris, place de la Révolution, actuelle Place de la Concorde . Le couperet siffla à 10 heures 22, sous les yeux de cinq ministres du conseil exécutif .

Il fut enterré au cimetière de la Madeleine, rue d'Anjou-Saint-Honoré, dans une fosse commune et recouvert de chaux vive..

  Considéré d'abord  comme un traître à la patrie ou comme un martyr,  les historiens français ont fini par  adopter une vue nuancée de la personnalité et du rôle de Louis XVI, décrit comme un honnête homme, mû par de bonnes intentions, mais qui n'était pas à la hauteur de la tâche "herculéenne" qu'aurait représentée une profonde réforme de la Monarchie.

 

 

 

Procès-verbal de la séance permanente des 16 et 17 janvier 1793,
jugement de Louis XVI



Consulter le manuscrit

Lorsque la Convention, forte de 749 membres, se réunit le 21 septembre 1792 dans la salle du Manège, un long quadrilatère bordant le jardin des Tuileries,  la royauté est morte, mais le roi déchu est toujours vivant. Que va-t-on faire du prisonnier  du Temple ? Sous les apparences d’une discussion juridique et légale, le procès de Louis Capet constitue l'un des temps forts de la révolution parce qu'il soulève une question de fond : celle du pouvoir, de la souveraineté et de sa légitimité. Ce sont les arguments des futurs grands meneurs de la Montagne qui vont remporter, Robespierre puis Jean Bon Saint-André le disent en des formules lapidaires : « Si Louis XVI est innocent » nous sommes tous rebelles ; s’il est coupable, il doit mourir. » Louis XVI est criminel par le seul fait qu’il a été roi. Trois questions sont finalement posées aux conventionnels les 15,16 et 17 janvier 1793, celles de la culpabilité, de l’appel au peuple et de la sentence. Trois cent soixante et un députés votent pour la mort.  Louis XVI est exécuté pour une seule petite voix de majorité. Sa tête tombe le 21 janvier, et avec elle, le mystère de l'incarnation monarchique.

 

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