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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 20:04

Marie-Louise d'Autriche,

  archiduchesse d'Autriche, princesse de Hongrie et de Bohême, naquit le 12 décembre 1791 et décéda le 17 décembre 1847 en Italie.

 

 

 

 

Elle fut impératrice des Français de 1810 à 1814 puis Duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla jusqu’en 1847


Marie-Louise, fille aînée de l’empereur d’Autriche, fut donnée en mariage à Napoléon 1er en 1810 pour sceller le traité de Schönbrunn entre la France et l’Autriche , l’Autriche ayant perdu la bataille de Wagram en 1809.

 


Marie-Louise était proche de son père, l'empereur François II, dont elle était la fille préférée. Délaissée par sa mère l'impératrice Marie-Thérèse, femme froide qui ne prodiguait ni affection ni soutien à ses enfants,  Marie-Louise noua une relation affective avec sa gouvernante, la comtesse Victoria Colloredo et sa fille Victoire


Quand il y eut  l'exécution du duc d’ Enghien par Napoléon, les Habsbourg-Lorraine se remémorèrent le sort de Marie-Antoinette et commencèrent à craindre la chute d'autres têtes couronnées. Aux yeux de Marie-Louise, âgée de 12 ans, Bonaparte était l’incarnation de la Révolution, l'Antéchrist qui voulait détruire l’Église et les monarchies de l'Europe, tandis que son père bien-aimé était le défenseur de l'ordre et de la justice.

 


En 1809, la guerre entre les deux empires reprit, l'Autriche voulait effacer le traité de paix de Presbourg. Cette fois encore, malgré les exploits de l’archiduc Charles, Napoléon se montra le stratège le plus habile et la guerre tourna à son avantage. La famille impériale autrichienne dut fuir de nouveau Vienne qui était occupée par les Français. Marie-Louise avait 17 ans, elle écrivit à son père :

« Nous vivons constamment dans la peur sans savoir si chaque nouvelle journée nous apporte de la joie ou du chagrin. »

 


A 18 ans, Marie-Louise qui n'était jamais tenue au courant des négociations par voie officielle, écrivait le 23 janvier 1810 à son amie Victoire :

« Je sais qu'à Vienne ils me voient déjà mariée avec le grand Napoléon, j'espère que cela ne se fera pas et je vous suis très reconnaissante, chère Victoire, salutations. A ce sujet, je formule des contre-vœux afin que cela ne se produise pas et je crois que je serais la seule à ne pas m'en réjouir »


L’empereur d’Autriche offrit sa fille Marie-Louise à Napoléon Bonaparte

Napoléon accepta l'offre de l'empereur d'Autriche, qu'il avait contraint à la paix après la victoire de Wagram .Ce mariage avait  pour objectif d'apaiser les relations entre la France et l'Autriche, qui avaient connu 18 ans de guerre et Napoléon qui voulait fonder une dynastie dit :  « C'est un ventre que j'épouse ! »


Lorsque Metternich informa officiellement l'archiduchesse de son prochain mariage avec Napoléon 1er,  Marie-Louise alla se plaindre auprès de son père qui se justifia en disant que l'accord avait été pris par ses ministres. Marie-Louise accepta alors de se « sacrifier pour le bonheur de l'État » bien qu'elle détesta «l’ogre corse ».

 

 

Un mariage fut d'abord célébré par procuration ,en Autriche,  à Vienne, le 11 mars 1810

Impatient, le 27 mars, l'empereur alla à la rencontre du carrosse à Compiègne .Marie-Louise fut présentée à la cour. Napoléon décida d'enfreindre le protocole , le soir même, il initia sa jeune épouse à ses devoirs conjugaux.

 

Le mariage par procuration à Vienne lui accordait les droits du mari sur sa femme. Ayant reçu une réponse positive du clergé, il décida de s'unir avant la cérémonie à Paris.


Napoléon évoqua plus tard cette nuit au cours de son exil à l’île d’Elbe:

 « Je suis allé vers elle et elle fit tout en riant. Elle a ri toute la nuit »

Le lendemain matin, il glissa à son aide de camp Savary :

 « Mon cher, épousez une Allemande, ce sont les meilleures femmes du monde, douces, bonnes, naïves et fraîches comme des roses ! »

 

L’union civile fut célébrée dans la Grande Galerie du château de Saint-Cloud , en présence de la Cour et de la famille impériale,le 1er avril 1810.

 


Le lundi 2 avril , Paris accueillit Marie-Louise avec faste . Revêtu de son costume impérial, Napoléon, âgé de 40 ans, épousa l'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise, âgée de 18 ans, dans le Salon carré du Louvre, transformé en chapelle pour l’occasion. Le mariage fut consacré par le cardinal Fesch, oncle de Napoléon.

 

 Les sœurs et belles-sœurs de Napoléon  refusèrent de porter la traîne de « l'Autrichienne », surnom de Marie-Louise. Les bonapartistes préféraient Joséphine, les républicains la haïssaient en sa qualité de nièce de la reine décapitée, les monarchistes ne pardonnaient pas de donner, avec ce mariage, une sorte de pseudo-légitimité à la famille Bonaparte.

 

 

                                             Mariage de Marie-Louise et Napoléon 1er


Pendant trois semaines, les époux firent un voyage de noces dans les provinces belges et hollandaises, anciens territoires autrichiens où la nouvelle impératrice fut chaleureusement accueillie.

 

Napoléon tomba très amoureux  de Marie-Louise. Il admirait la noblesse de sa naissance et ses vertus domestiques. Marie-Louise se révéla être une épouse idéale pour l'empereur, elle avait été formée à obéir dès son enfance, elle était dévote, affectueuse et ne s'ingérait pas dans les affaires politiques.  Marie-Louise était une « enfant délicieuse », elle tutoyait  son mari à la grande surprise des courtisans et elle l'appelait « Nana » ou « Popo ».  Metternich tenta d'influencer  l'impératrice . Il aurait voulu qu’elle exerça un certain contrôle sur son mari et qu’elle  l'amena  à pratiquer une politique pro-autrichienne, mais Marie-Louise refusa.

 

 

Marie-Louise appréciait sa nouvelle position d’impératrice mais les Français ne l’aimaient pas. Elle ne se sentait pas chez elle dans ce pays qui avait décapité une autre archiduchesse autrichienne, sa grand-tante Marie-Antoinette

Marie-Louise ne se sentait pas à l'aise dans ce pays et, comme l'indiqua Napoléon dans ses mémoires, « elle avait toujours peur d'être parmi des Français qui avaient tué sa tante » L'impératrice n'aimait pas l'atmosphère de la cour et tout ce cercle de nobles complaisants et accommodants. Dans son journal, elle a écrit : « Je n'aime pas qu'ils me flattent en ma présence, surtout quand l'éloge n'est pas vrai, comme quand ils me disent que je suis belle »

 

 

Les courtisans méprisaient l'impératrice : Marie-Louise était très timide, n'avait pas la désinvolture de l'impératrice Joséphine et, contrairement à cette dernière, elle préférait l'intimité de sa vie privée à la société parisienne. Elle se contentait de jouer le rôle de première dame aux côtés de son mari, montrant l'attitude droite et docile apprise à la cour de Vienne.

 

Dans la vie privée, l'impératrice se consacrait aux activités qui avaient rempli ses journées à Vienne et que Napoléon appréciait. Elle s'occupait de broderie et de travaux de couture et elle se consacrait à la harpe, au clavecin et au piano.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 21:59

Marie-Josèphe-Rose   de La Pagerie,

connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais,


naquit le 23 juin 1763 en Martinique et décéda le 29 mai 1814 au château de Malmaison

 

 

  Au cours de l'année 1777, Josèphine épouse Alexandre de Beauharnais,

 

Elle était la fille de Joseph  Gaspard de la Pagerie  et de Rose de Sannois . C’était une famille de riches colons martiniquais . Ils exploitaient une plantation de canne à sucre où travaillaient environ trois cents esclaves.

 

Le 13 décembre 1777, elle épousa le vicomte Alexandre de  Beauharnais à Noisy-le- Grand.

Le mariage de Joséphine et d'Alexandre ne fut pas heureux, Alexandre multipliait les liaisons, dilapidait sa fortune. Le couple se sépara dans des conditions difficiles en décembre 1785. Joséphine alla parfaire son éducation au contact de nombreuses jeunes femmes de très bonne famille. Quand elle en sortit, elle alla s'installer chez son beau-père, le marquis de Beauharnais, à Fontainebleau .

 

 

 

Joséphine devint la maîtresse de Barras qui était déjà marié. Elle était alors une femme entretenue. Mais Barras se détacha d'elle et  chercha à s'en débarrasser. Il lui présenta un officier en disponibilité, Napoléon Bonaparte qui en tomba amoureux . La veuve Beauharnais accepta ce mariage sans amour, car elle était convaincue des capacités de son époux à se tailler une place dans les sphères les plus hautes du pouvoir.

 

 

                              Mariage de Josèphine et Napoléon Bonaparte


 

Le mariage civil eut lieu le 8 mars 1796.  Leur vie de couple fut orageuse à cause des infidélités de Joséphine. Par la suite, la situation s’inversa,  Napoléon prit des maîtresses dans l'entourage de son épouse, et Joséphine devait subir la présence de ses rivales.

 


L'Empire s'annonçait et Joséphine, qui ne pouvait plus avoir d'enfant,  tenta de régler le problème dynastique en mariant sa fille Hortense à son beau-frère Louis Bonaparte .

En 1802, Hortense eut un fils mais Louis refusa l’adoption par son frère Napoléon..

 

 

Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte fut sacré empereur par le pape Pie VII et il posa lui-même la couronne impériale sur la tête de son épouse Joséphine qu’il proclama « impératrice »

 

Joséphine avait eu deux enfants. Napoléon se croyait stérile, jusqu’au jour où une dame d’honneur de Joséphine lui donna un fils et la comtesse Walewska lui en donna un autre .Son frère Louis refusant toujours de lui laisser adopter ses fils, Napoléon se décida  à répudier son épouse pour fonder une dynastie. Le divorce fut signé le 15 décembre et prononcé le 16 décembre 1809,  le mariage religieux fut annulé début 1810

Napoléon permit à Joséphine de conserver le titre d’impératrice douairière . Il lui donna le château de la Malmaison et son domaine de 800 hectares.

 

Joséphine se retira au château de Malmaison. Au printemps 1814, toutes les têtes couronnées d'Europe lui rendirent visite . La veille de sa mort, vêtue d’une robe légère, elle fit visiter son beau domaine au Tsar Alexandre 1er.

Elle prit froid et décéda d’une pneumonie, le 29 mai 1814

 

 

 

 Joséphine de Beauharnais, par la voie féminine, est l'ancêtre de nombreuses têtes couronnées européennes actuelles. Il s'agit  des familles royales de Norvège, Belgique, Suède, Danemark, Luxembourg et Grèce.

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 10:14

La retraite de Russie

 

 

 

 

La campagne de Russie fut une suite de victoires pour la "Grande Armée" de l'empereur Napoléon 1er,  mais le Tsar Alexandre 1er ne reconnut pas sa défaite. Il ne se rendit pas. Il pratiqua la politique de la "terre brûlée" et attendit que le rude hiver accomplisse son oeuvre .

 

La grande armée se trouva prisonnière du froid et de la faim. Les soldats n'étaient pas équipés pour affronter l'hiver russe. Le gel attaquait les membres, particulièrement les pieds enfermés dans des bottes et des chaussures trop étroites. le temps passait et le Tsar ne reconnaissait pas sa défaite.

 

La "Grande Armée " était fatiguée


 

Approvisionner l'armée devenait impossible . Le manque total d'herbe comestible affaiblit les chevaux, presque tous meurent ou sont tués pour nourrir les soldats affamés. Sans chevaux, la cavalerie française cessa d'exister, et les cavaliers devaient  marcher. Par le manque de chevaux, ils durent abandonner les canons et les chariots, privant l'armée l’artillerie  et de soutien logistique.

 

 

Conforté par la défaite de Winkowo, Napoléon décida de quitter Moscou et de ramener la Grande armée en Europe. S'agissant d'une décision volontaire , il serait plus juste de parler de "retour" que de "retraite". Le désastre que constitua ce déplacement est assimilé à un échec militaire, ce qui pourrait expliquer le mot de "retraite", mais tout ce désastre est dû aux rigueurs de l'hiver et non pas à un échec au combat.

 

 

 

La retraite commença .le 18 octobre 1812 . Siégeant dans une ville en ruines sans avoir reçu la capitulation russe, et face à une manœuvre russe le poussant à quitter Moscou, Napoléon entama son long retour..

Napoléon sortit de Moscou le 19, et donna l’ordre à Mortier d’abandonner le Kremlin le 23, après l’avoir fait sauter, lui recommandant surtout de ne laisser en arrière ni blessés, ni malades. Dans sa marche rétrograde, l’armée était sans cesse harcelée par l’ennemi

 

Arrivé à Orcha . Napoléon, sans prendre un moment de repos, s’occupa de rétablir l’ordre que les combats et l’intempérie de la saison avaient dérangé. Il fit faire des distributions de vivres, d’armes et de munitions, et lire, dans les corps d’armée, un ordre du jour qui les rappelait à leurs devoirs, engageant les soldats à marcher en corps, et menaçant de punir ceux qui s’obstineraient à rester isolés. Les désirs de Napoléon furent accomplis, officiers et soldats rentrèrent dans leurs rangs, et avec eux, l’ordre et la discipline. Finalement, l’armée, avançant à marches forcées, arriva le  25 novembre sur la Bérézina, sur laquelle Napoléon fit jeter des ponts dont il présidait les travaux.

 

 

La traversée de la rivière Bérézina fut une victoire tactique à Napoléon.  Quand Koutouzov, décidant que le temps était venu pour une bataille rangée, attaqua la partie de l'armée française restée du mauvais côté de la rivière, les Russes furent repoussés et tous les Français en arme purent franchir les ponts. Seuls, restaient de l'autre côté les malades, les blessés et les déserteurs ; ceux-là même qui, par abattement et désespoir, avaient refusé de passer les ponts durant la nuit précédant la bataille et qui ensuite  s’étaient bousculés dans une cohue indescriptible au dernier moment .  Certains se  noyèrent dans la rivière, en tentant de la traverser à pied, car l'épaisseur de la glace n'était pas suffisante pour supporter leur poids.


Début décembre 1812, Napoléon apprit que le général Malet avait fait un coup d’Etat.

( Claude-François de Malet, né à Dole en 1754, mort en octobre 1812, était un général d’empire, auteur du coup d’Etat de 1812 contre  Napoléon, durant la retraite de Russie ) Malet prépara les décrets à faire prendre au Sénat. En vertu de ces décrets, le gouvernement impérial fut aboli ; un gouvernement provisoire le remplaça. Le général Malet, chargé du commandement militaire de Paris, se chargea des mesures d'exécution..

Les généraux Malet, Guidal et Lahorie, traduits le 29 octobre 1812 devant un conseil de guerre, furent fusillés le jour même dans la plaine de Grenelle avec douze autres personnes, dont un Corse, libéré de la prison de la Force et qui avait accepté de devenir préfet de la Seine et le colonel Soulier, trop naïf commandant de la 10e cohorte. Plusieurs officiers que les chefs avaient entraînés, furent condamnés avec eux.


Le  5 décembre, Napoléon tint un grand conseil de guerre, donna ses instructions et le commandement des troupes à Murat, et partit pour Paris. Napoléon abandonna son armée et rentra à Paris pour reprendre le pouvoir.

 Murat déserta plus tard pour sauver son royaume de Naples, laissant le premier beau-fils de Napoléon, Eugène de Beauharnais, aux commandes de la retraite.

 

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Les dernières recherches sérieuses sur les pertes de la campagne de Russie sont données par Thierry Lentz. 

.Du côté français, le bilan est d'environ 200 000 morts (la moitié au combat et le reste de froid, de faim ou de maladie) et de 150 000 à 190 000 prisonniers tombés entre les mains de Koutouzov. Pour le reste, 130 000 soldats quittèrent la Grande Armée au cours de la marche sur Moscou et près de 60 000 se réfugièrent chez des paysans, nobles et bourgeois russes. Enfin, moins de 30 000 soldats repassèrent le Niémen avec Murat.

 Côté russe, les récentes publications tendent à établir les pertes à 300 000 morts dont 175 000 au combat, ce qui est très important, mais, selon Thierry Lentz, invérifiable en l'état des études disponibles. Enfin, malgré des actes de générosité des deux côtés, les prisonniers qui tombèrent entre les mains des Français ou des Russes furent globalement maltraités.

Une des fosses communes où leurs corps ont été sommairement ensevelis a été mise au jour par l’équipe des archéologues et des scientifiques, dirigée par le docteur Rimantas Jankauska, pathologiste à l’université de Vilnius. Il en ressort que les soldats ne sont pas morts au combat, mais de froid, de privation et de maladie (au moins 30% de ces soldats seraient morts d’une maladie transmise par les poux  


( comme la fièvre des tranchées ou le typhus).

 

 

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 20:54

Causes de La campagne de Russie

 

En 1812, après avoir conquis presque toute l’Europe  , Napoléon entreprit la conquête de la Russie de l'empereur Alexandre 1er

 

 


Au moment de la campagne, Napoléon était au sommet de son règne avec toutes les nations d’Europe continentale sous son contrôle, ou sous le contrôle de nations vaincues par son empire et évoluant sous des traités favorables à la France. Aucun pouvoir européen du continent n’osait alors s’élever contre lui.

Le traité de paix avec l’Autriche de 1809 contenait  une clause annexant la Galicie  au profit du Grand Duché de Varsovie. La Russie considéra cette clause comme allant à l’encontre de ses intérêts et la Pologne comme le point de départ éventuel d’une invasion de son territoire.

 

Les difficultés résultant du Blocus continental  , la crainte d'une restauration de la Pologne à partir du grand-duché de Varsovie, l'annexion par Napoléon en 1811 de l’Oldenbourg   conduisirent à l'éclatement de l'alliance franco-russe conclue à Erfurt en 1808.

 

Le mariage de Napoléon avec Marie-Louise d’Autriche  , auquel Alexandre refusa de participer, renforça aussi la défiance à l’égard de la Russie, alors qu'un peu plus tôt, un mariage, qui aurait concrétisé l'alliance franco-russe, avec la sœur d'Alexandre, la princesse Catherine, avait été envisagé.

 

La campagne de Russie

On ne retient que la retraite de Russie mais on oublie que cette campagne fut une suite de victoires ....

 

 

En juin 1812, la Grande Armée, forte de 691 500 hommes, la plus grande armée européenne jamais rassemblée, se dirigea  vers Moscou  .

A cela s'ajoutaient 80 000  Gardes nationaux. En comptant ceux-ci, l'effectif total des forces impériales françaises en Russie était  d’environ 771 500 hommes. Cet énorme déploiement de troupes pénalisait grandement l'Empire, en particulier si l'on considère les 300 000 Français supplémentaires se battant dans la péninsule ibérique et les plus de 200 000 hommes en Allemagne et en Italie.

 

Napoléon 1er, l’Empereur des Français, commandait, directement ou par ses alliés, à quatre-vingt cinq millions cinq cent mille Européens ; ses ordres s’exécutaient dans un espace qui comprenait 19 degrés de latitude et 30 de longitude. Aucun des empereurs romains ne disposa de forces aussi importantes.

 

 

La campagne victorieuse de Napoléon 1er


Les troupes françaises arrivèrent à Vilnius. Les Russes se retirèrent en  détruisant tout ; ils incendiaient les magasins, 150 000 quintaux de farine, des fourrages, des habillements 

La Grande Armée ne rencontrait aucune ou peu de résistance et avançait rapidement en territoire ennemi. Les Russes n’ offraient qu’une résistance sporadique, le commandant en chef, refusait le combat, sachant qu'il ne pouvait pas battre les Français dans une bataille rangée. A plusieurs reprises, il tenta d'établir une position défensive forte, mais à chaque fois l'avance française, trop rapide pour lui permettre de finir les préparatifs, le forçait à battre en retraite.

 

Au début, la retraite russe ne faisait pas partie d'un plan établi pour attirer les Français dans les terres russes où l'hiver et le manque de provisions suffisantes contribueraient à les anéantir, mais plutôt de l'impossibilité pour les commandants russes de trouver une occasion de combat dans des conditions favorables, en raison de la vitesse et de la puissance de l'avance française.

 

 

 

 

 

 

Bataille de Smolensk, le 17 août 1812


 Napoléon donna le signal de l’attaque. Les faubourgs, retranchés et défendus par la grosse artillerie, furent enlevés ; les remparts, ainsi que les masses postées sur la rivière, furent foudroyés. Les Russes, après des efforts désespérés de résistance, mirent le feu à la ville et l’abandonnèrent, laissant 12 000 hommes tués, blessés ou prisonniers, et 200 pièces de canon.

A la suite de cette victoire, l’Empereur se mit à la poursuite des Russes, qu’il poussa jusqu’à Valutino, plateau sur lequel l’arrière-garde russe avait  pris position le 19 août. Murat et Ney l’attaquèrent et la mirent en fuite après lui avoir fait éprouver de grandes pertes. Nouvelle victoire française qui donna des ailes à la grande armée.

 

Bataille de la Moskova ou de Borodino, le 7 septembre 1812

Napoléon harangua  ses troupes :

« Soldats ! voilà la bataille que vous avez tant désirée. Désormais la victoire dépend de vous ; elle nous est nécessaire, elle vous donnera l’abondance, de bons quartiers d’hiver et un prompt retour dans la patrie. Conduisez-vous comme à Austerlitz, à Friedland, et que la postérité la plus reculée cite avec orgueil votre conduite dans cette journée ; que l’on dise de vous : Il était à cette grande bataille livrée sous les murs de Moscou. »

 

 

     L'Empereur Napoléon et ses Maréchaux à la bataille de la Moskowa


Les deux armées comptaient chacune de 120 à 130 000 hommes. Un coup de canon tiré par les Français donna le signal, et l’action s’engagea sur toute la ligne.

Après quatre heures de combats opiniâtres, pendant lesquels 1 200 bouches à feu tirèrent, trois redoutes furent  enlevées par le prince Eugène, les maréchaux Davout et Ney. Toutes les batteries russes furent successivement assaillies et enlevées. La plus formidable de leurs redoutes fut emportée par les cuirassiers français.

 

Ce fut une des journées les plus sanglantes des guerres napoléoniennes. L'armée russe se retira le 8 septembre , laissant ouverte la route de Moscou, que Koutouzov ordonna d'évacuer.

L’armée française victorieuse se mit en marche, à la poursuite des Russes. Napoléon transporta son quartier général à Mojaïsk, ville située à vingt-six lieues à l'ouest de Moscou, que les Russes avaient incendiée puis abandonnée.

À partir de là, les Russes rassemblent leur armée, qui atteint son effectif maximal, soit 904 000 hommes avec peut-être 100 000 hommes au voisinage immédiat de Moscou (les survivants de l'armée détruite à Borodino, en partie renforcée). La capacité des Russes à renouveler rapidement leurs effectifs est un avantage décisif à la fin de la campagne.

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La prise de Moscou


Le 14 septembre 1812,  l'Empereur fit son entrée dans Moscou avec sa garde et le premier corps. Napoléon entra dans une ville déserte, vidée de toute provision par le gouverneur, Fédor Rostopchine (père de la célèbre comtesse de Ségur) .

En se basant sur les règles classiques de la guerre lors de la prise d'une capitale (même si Saint-Pétersbourg était la capitale à cette époque), Napoléon pensait que le tsar Alexandre 1er  lui offrirait sa capitulation , mais le commandement russe ne se rendit pas. Napoléon, au milieu de ses triomphes, fit proposer la paix à Alexandre : il en reçut des réponses évasives, qui, néanmoins, faisaient espérer qu’on pourrait tomber d’accord. Mais Napoléon et Alexandre ne voulaient que gagner du temps, Napoléon pour réorganiser son armée, Alexandre, parce qu’il était persuadé que les grands froids qui approchaient obligeraient les Français à évacuer l’empire. Les événements justifièrent ses prévisions.

 

 

                                                                    Incendie de Moscou

 

 

Des feux démarrèrent à Moscou, et ravagèrent la ville du 2 au 6 septembre 1812. . Moscou, construite essentiellement en bois, brûla presque complètement, privant les Français d'abris dans la ville. Les incendies furent allumés par les russes. Le feu éclatait dans mille endroits à la fois. Les Français firent tous leurs efforts pour éteindre l’incendie : le ravage des flammes ne s’arrêta que dans la soirée du 6 septembre, lorsque les neuf dixièmes de la ville furent en cendres .

 

Napoléon a dit ensuite que s'il avait quitté Moscou deux semaines plus tôt, il aurait pu détruire l'armée de Koutouzov qui campait à proximité, à Taroutino. Même si cela n'avait pas suffi à laisser la Russie sans défense, cela l'aurait privée de sa seule armée concentrée capable d'affronter les Français.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 14:25

Napoléon et la campagne de Russie

 

 

           Document à lire  

    Napoléon et la campagne de Russie 1812

    • (Nouveauté)
                      Auteur(s) :
    Jacques-Olivier Boudon
    Collection :
    Hors collection
    Format :
    Brochée - 334 pages
    Dimension (en cm) :
    15,3 x 23,5
    EAN13 :
    9782200257651
    Public :
    GRAND PUBLIC
    Domaines :
    Histoire contemporaine, Histoire grand public
    Date de parution :
    02/05/2012                                                                                        


    « Bérézina ! » Ce mot aujourd’hui passé dans le langage courant illustre à lui seul combien l’expérience de la campagne de Russie est ancrée dans la mémoire nationale. Cette mémoire est, du reste, partagée par les Russes qui font de 1812 un élément fondateur de leur histoire. 
    L’affrontement des deux empires, alliés depuis 1807, qui se déroule dans la démesure avant de tourner au désastre, offre une dramaturgie qui se prête au récit : phase de préparation, début de la campagne jusqu’à son apothéose lors de l’entrée dans Moscou, bientôt en flammes, puis chute, avec cette lente retraite dramatique effectuée pour l’essentiel à pied, dans le froid glacial de l’hiver russe. 
    Au-delà de la narration des principaux épisodes de cette expédition, une réflexion s’impose sur le traumatisme qu’a représenté cette tragique campagne. À travers des sources nombreuses, une littérature riche, Jacques-Olivier Boudon s’attache à croiser les approches pour nous aider à comprendre le rôle majeur de cet épisode dans la construction des mémoires européennes. 

    Jacques-Olivier Boudon, grand spécialiste et auteur de nombreux ouvrages sur l’époque napoléonienne, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris IV-Sorbonne, est président de l’Institut Napoléon.
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    21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 14:56

    le 2 décembre 1804, Bonaparte se fait sacrer empereur des Français

     

    sous le nom de Napoléon 1er à Notre-Dame de Paris, il ne rencontra aucune opposition. Le code civil, le Concordat avec le pape, le traité d’Amiens qui garantissait la paix avec l’Angleterre rassuraient les citoyens

     

     

     

    18 mai 1804, Napoléon Bonaparte fut proclamé empereur par un sénatus – consulte suivi d'un plébiscite. Le 2 décembre 1804, Le pape Pie VII le sacra empereur en la Cathédrale Notre Dame de Paris

    Paris profita de l’accalmie et de la renaissance des fastes aux Tuileries, notamment à l’occasion du mariage de l’Empereur avec Marie-Louise, fille de l’empereur d’Autriche . L’artisanat de luxe retrouva son dynamisme perdu sous la Révolution.

     Les réalisations grandioses de l’Empereur pour la capitale subsistent encore :

    -         deux arcs de triomphe à la gloire de ses armées,

    -          la colonne Vendôme,

    -          la Madeleine

    -          et la Bourse.

     La vie quotidienne des Parisiens fut améliorée par :

    -         ouverture de marchés

    -          et d’abattoirs,

    -          meilleure distribution de l’eau,

    -          circulation facilitée par le percement de nouvelles voies

    -         et création de ponts sur la Seine.

     

     

                                         Sacre de Napoléon empereur des français

     

    Napoléon tenta de mettre un terme à la série de guerres que menaient les monarchies européennes  contre la France depuis 1792. Il fonda « la Grande armée » et l’emmena à travers l’Europe,  obtenant de nombreuses victoires  face aux diverses coalitions montées et financées par le Royaume de Grande -Bretagne. L'historien britannique, Hobsbawn,  nota qu'aucune armée n'était allée aussi loin depuis les Vikings et les Mongls  et n'avait soumis autant de grandes puissances de son époque.

    Napoléon Bonaparte réorganisa et réforma durablement l'État et la société. Il porta le territoire français à son extension maximale . Il comptait 134 départements en 1812. Il  transforma Rome, Barcelone, Amsterdam et Hambourg  en chefs-lieux de départements français. Il  devint président de la République italienne de 1802 à 1805, puis roi d’Italie du 17 mars 1805 au 11 avril 1814, il fut aussi médiateur de la Confédération suisse de 1803 à 1813 et protecteur de la Confédération du Rhin  de 1806 à 1813. Il gouverna la majeure partie de l’Europe continentale .

     Napoléon 1er  plaça les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes européens :

    -         Joseph à Naples puis en Espagne

    -          Jérôme en Westphalie ,

    -          Louis en Hollande  

    -          et Murat , l’époux de sa sœur  à Naples

    -          Il créa un Grand –duché de et soumit à son influence les puissances vaincues : La Prusse et l’Autriche 

    En 1808, Napoléon créa la noblesse d’Empire  et récompensa ses maréchaux en leur donnant des titres de comte d’empire.

     

     

                                    Napoléon sur le champ de bataille d\'Eylau, le 9 février 1807

     

     

    Les grandes batailles :


    • Marengo ( 14 juin 1800 ) la victoire n'est pas encore vraiment à portée de sabres. La troupe du Consul a été fortement éprouvée, et il est difficile de reconstituer un semblant d'armée, et cela malgré les renforts. Mêlas, hier vainqueur, est maintenant dans une mauvaise passe. Il sait en plus que sa victoire de la veille n'aura aucune répercussion, si il perd celle-ci. Il envoie la colonne de Sachs contre les français. Le combat est d'une fureur absolue. Mais la charge de cavalerie de Kellermann (fils du futur maréchal) écrase les positions autrichiennes. Mêlas, à son tour, fait sonner la retraite, et repasse la Borda, avec 10 000 hommes en moins. Mais Bonaparte n'est pas fier de lui. Il a commis une série d'erreurs qui ont, dans un certains sens, coûté la vie au général Desaix, héros posthume d'une victoire miraculeuse. cette victoire a mis fin à la deuxième coalition.

     

    • Austerlitz ( 2 décembre 1805). Napoléon va laisser s'approcher les austro-russes pour mieux les combattre. Il renforce Davout pour contrer le grand colonel Buxtehude, et en contrepartie dégarnit le plateau. Les autrichiens, confiants, attaquent en masse. Vu l'expérience des soldats laissés par Napoléon, les ennemis, pourtant six fois plus nombreux, n'avance pas d'un centimètre, dans le courant de l'après-midi, le maréchal Soult referme l'étau, et entoure les austro- russes. L’empereur  pousse ensuite sa dernière pièce, personnifiée par Ney et Lannes, qui chargent les autrichiens avec violence. Les autrichiens sont écrasés, les russes se débandent vers les marais gelés. L'armée française, victorieuse, ne voit pas les positions ennemis, en raison d'un immense brouillard., Celui-ci se dissipe, et laisse la place à un miraculeux soleil qui illumine le champs de bataille. L'Empereur aperçoit la fuite des russes au loin, rendue difficile par la glace. Il donne l'ordre de monter son artillerie sur le plateau et de pilonner  les étangs gelés. La glace explose, et des dizaines de russes se noient dans l'eau glacée. On appela cet affrontement la "bataille des Trois Empereurs"

     

    • En Prusse et en Russie, quatrième coalition

      • Iéna ( 14 octobre 1806 )  les français se dirigent vers la Saale, et le maréchal Lannes met en déroute l'avant-garde allemande, dirigée par le prince de Prusse qui sera tué. Au nord, Davout détruit la moitié de l'armée prussienne.. La bataille d’Iéna débuta le 13 octobre à 7 heures du matin. Soult, sur la droite, avec sa puissante artillerie, pilonne les postions prussiennes les obligeant à se replier. Ney se poste en avant-garde et contient les contre-offensives allemandes.. Les prussiens se positionnent sur le plateau d'Iéna, qui est jugé imprenable. Mais le fantastique œil de Napoléon  change le reste de la bataille. Il observe des vignes, bordant tout le plateau. Il décide de faire passer ses hommes et le matériel à cet endroit ; les maréchaux approuvent, les français montent la colline. Mais les canons peinent dans leur ascension. L'Empereur décide de lancer l'assaut sans l'aide de l'artillerie. Celui-ci débute le14 à 6 heures du matin, sur des prussiens ébahis et mal réveillés. La victoire est totale, et les derniers régiments qui tentaient de s'enfuir sont pilonnés par l'artillerie ayant finalement réussie à gravir les derniers mètres pendant la bataille.

      • Eylau ( 8 février 1807 ) Napoléon se présente devant l'ennemi le 7 février. La ville est reconquise rue par rue, maison par maison. Les fantassins russes se sacrifient pour permettre à leurs artilleurs de se replier. Le lendemain, seul le cimetière d'Eylau est encore sous la main russo - prussienne. L'Empereur envoie la division du maréchal Augereau, qui encercle le périmètre. Soudain, une tempête de neige éclate, et les pauvres français, aveuglés par les bourrasques, se font décimer par la mitraille russe. L'étau se referme, et les soldats d'Augereau sont obligés de battre en retraite . Le brouillard se lève enfin, et Napoléon joue ses dernières cartes. Il crie à Murat : "Nous laisseras-tu dévorer par ces gens-là ?". Murat réunit tous les cavaliers disponibles. Pas moins de quatre-vingts escadrons font trembler le sol, plus de 8 000 cavaliers ébranlent la ville ! C'est d'ailleurs la plus puissante charge de cavalerie de l'Histoire. Les ennemis sont écrasés, et battent en retraite. Mais la situation n'est pas finie pour autant : Bennigsen fait donner la Garde Russe et attaque celle de Napoléon. Les cavaliers impériaux, déjà épuisés par la charge folle qu'ils viennent d'effectué, n'entendent pas les appels incessants de l'infanterie française. Au Nord le canon tonne. C'est le maréchal Ney qui  arrive sur le champs de bataille. Bennigsen donne l'ordre de la retraite. Il s'enfuit à l'aube du 9 février 1807, laissant derrière 20 000 morts et disparus. Napoléon, malgré tout vainqueur, a perdu 12 000 hommes, dont huit généraux. Augereau est blessé, et sans l'intervention spéciale du chirurgien Larrey, il serait probablement décédé, suite à ses blessures.


      • Friedland ( 14 juin 1807 )  Le 14 juin au matin, l'offensive française est lancée. Bennigsen, ignorant totalement le regroupement français, envisage de prendre Napoléon à revers La cavalerie de Grouchy s'élance avec fougue, brisant les lignes de fantassins russes, tandis que les canons français jettent des pluies d'éclairs et de feu sur les pauvres cosaques. Pendant ce temps, Mortier boucle le secteur de Königsberg. Le plan est en place, les russes sont cernés de toute part...

          A 17 heures, trois salves tirés par la Garde indique le renfermement du piège, le début de la fin pour les russes de Bennigsen. Ney prend le village de Sortlack et fond sur les soldats de Gortchakov. Toute la Grande Armée se met en marche. Les russes, détruits, se battent avec un courage qui forcent l'admiration, mais en vain. Leur retraite est impossible, Mortier est là. Reste un passage par Friedland. Bennigsen investit la ville, et entreprend la contre-offensive. Un regain d'optimisme se fait sentir : les troupes regagnent du terrain ; hélas pour les russes, une contre-attaque française anéantit tout espoir.

          A la tombée de la nuit, la bataille s'achève. La victoire est totale pour Napoléon. Sept ans, jour pour jour après Marengo, le génie de l'Empereur est toujours là......

      • Wagram ( 5-6 juillet 1809 ) A 8 heures, l'assaut français est lancé avec une puissance extraordinaire. A la nuit tombante, le combat ne baisse pas en intensité, et les autrichiens se défendent comme des lions. Grâce à ce courage désespéré, Napoléon a échoué dans sa tentative d'encerclement de l'armée de l'Archiduc. Les pertes ennemis sont terrifiantes (environ 10 000 morts et disparus). Le lendemain, à 2 heures du matin, les deux camps reprennent leur offensive respective. L'Archiduc concentre ses forces à Aspern, en tentant de faire tomber le village détenu par Masséna et Bernadotte. Les français, sous la fantastique pression autrichienne , les deux chefs français sont obligés de se replier sur Wagram. A ce moment précis, la situation commence à devenir critique, et Napoléon aurait pu perdre la bataille, sans le fameux "coup d'oeil" qui l'a sauvé dans maintes occasions. A 14 heures, l'Empereur rassemble ses forces sur Aspern pour, à première vue, reconquérir la ville. Mais les projets de Napoléon sont tout autres : il veut contourner des deux côtés l'armée autrichienne, et après anéantissement de celle-ci, fondre sur les derniers carrés encore debout de la ville. Pour cela, il ordonne à Drout d'exécuter la manoeuvre. Cet ancien général, habitué de longues dates des techniques de guerre de l'Empereur, surnommé le "Sage de la Grande Armée", va mettre en place la plus formidable batterie d'artillerie dans une bataille : pas moins de 100 pièces de canons sont rassemblés en un même point, anéantissant les charges autrichiennes. Il lance ensuite les puissantes charges françaises, menées par le célèbre général de Lasalle, qui malheureusement décèdera des suites de ses blessures. L'armée autrichienne de l'archiduc Charles est presque totalement anéantie, les maigres bataillons survivants de la tuerie s'enfuient déjà vers Vienne en laissant plus de 40 000 morts sur le plateau de Wagram, contre 20 000 pour les français.

          Cette fantastique victoire,  se soldera par la capitulation de l'Empereur d'Autriche , le neveu de Marie-Antoinette, qui donnera sa fille à marier à Napoléon, laquelle deviendra la nouvelle Impératrice de l'Empire après Joséphine...

       

       

       

                          L'Empereur Napoléon sur le champ de bataille de Friedland

       

     

     

     

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    20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:45

    SOUVENONS-NOUS DE TCHERNOBYL


    Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986 a eu lieu à la centrale nucléaire de Tchernobyl la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire, dont les conséquences perdurent et s’aggravent au fil du temps.

    L'association Stop transports-Halte au Nucléaire  marquera ce triste anniversaire par un rassemblement sur le pont entre Kehl et Strasbourg samedi 21 avril 2012 pour que l'on n'oublie pas toutes celles et ceux qui sont morts, ou ont souffert et souffrent encore aujourd’hui de la catastrophe de Tchernobyl :

    ·                                 les malheureux décédés dès les premières heures ou les premiers jours suivant le drame,

    ·                                 les 800 000 "liquidateurs" qui ont stoppé la catastrophe et qui souffrent ou meurent les uns après les autres

    ·                                 les enfants malformés, et/ou très malades, en particulier en Ukraine et en Biélorussie,

    ·                                 les 400 000 habitants qui ont été contraints de quitter définitivement leur région,

    ·                                 les 9 millions d’habitants qui vivent aujourd'hui encore en zone contaminée,

    ·                                 les citoyens malades suite au mensonge d’Etat concernant le passage du nuage de Tchernobyl .

    En ce printemps 2012, alors que la catastrophe de Tchernobyl dure depuis 26 ans maintenant, un autre  désastre nucléaire majeur est en cours  depuis plus d'un an au Japon.
                            

    Nous vous invitons donc à un

     

    rassemblement franco -allemand

     


     le samedi 21 avril 2012


    de 12h à 12h30 précises

     

    sur le Pont de l'Europe entre Kehl et

     

    Strasbourg

    (à l'endroit exact où le nuage radioactif s'est arrêté ...)
    pour dire ensemble:


    La radioactivité ne connait pas les frontières :

     

    Tchernobyl, Fukushima,

     

     

      plus jamais ça !

     

     

    Nous ne voulons plus du nucléaire qui fait peser des risques insensés sur les populations du monde entier.

     


    Fermons Fessenheim et

     


     sortons du nucléaire !

     

     

              Attention: Venez un peu avant, car le rassemblement commence à 12h exactement !

     

    Ce rassemblement sera suivi d'un pique-nique dans le

     

     Jardin des Deux Rives (côté français).

    Venez nombreux avec famille, ami(e)s, collègues,
    et banderoles, pancartes, sifflets et crécelles, etc ...



    Cet appel est soutenu par les 10 organisations suivantes:

    ATTAC-Strasbourg,  BI Umweltschutz Kehl e.V., BUND Regionalverband Südlicher Oberrhein, Confédération Paysanne Alsace, CSFR (Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin), Europe Ecologie-Les Verts Alsace, Greenpeace-Strasbourg, NPA 67,  Réseau "Sortir du nucléaire", Stop Fessenheim.

     

    Pour Stop transports-Halte au Nucléaire
    Rémi VERDET 

     

    Réseau Sortir du nucléaire

    Laura Hameaux

    Coordinatrice nationale des groupes et actions
    Réseau "Sortir du nucléaire"
    Fédération de 924 associations
    Agréée pour la protection de l'environnement
    Maison de l'économie sociale et solidaire
    81 bis rue Gantois
    59000 Lille
    Portable: 06.85.23.05.11
    Fixe: 03.20.17.94.91
    Mail: laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr
    Skype: laurastopnuke
    http://www.sortirdunucleaire.org

     

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    Published by fosseuchien - dans voyages en Lorraine
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    20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:20

    Coup d’ Etat du 9 novembre 1799 ( 18 brumaire de l’an VIII )


     

    Le Consulat  était un régime politique issu du coup d’Etat du 18 brumaire de l’an VIII soit le 9 novembre 1799 qui renversa le régime du Directoire .

     

     

                                                Le Premier Consul Bonaparte réunit tous les pouvoirs


     La nouvelle constitution mit en place un régime politique autoritaire, dirigé par trois consuls . En  réalité , le Premier Consul , Napoléon Bonaparte dirigeait tout . Il devint  consul à vie en 1802. Le Consulat dura jusqu'au 18 mai 1804 ou le 28 floréal 1804, date qui marqua la fin de la 1ère République et vit la proclamation du 1er Empire.

     

     

     

    Un consulat provisoire fut mis en place avec Napoléon Bonaparte, Ducos et Sieyès.


    Les idées de Sieyès imprégnèrent les projets. Après plusieurs années d'instabilité sous le Directoire, il fallait renforcer le pouvoir exécutif  et faciliter le fonctionnement du régime.


     

    Napoléon fut désigné comme Premier Consul, c’est à dire à la tête de l’exécutif.

     Il avait le pouvoir de nommer les Ministres et tous les fonctionnaires aux principales fonctions publiques . Il avait aussi un pouvoir d'initiative en matière législative.

     Le Premier Consul se retrouva doté de pouvoirs importants en diplomatie ainsi que sur le plan militaire.

     

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                           L'acte constitutionnel qui fixa le consulat à vie, le 29 juillet 1802.

     

    Avant la mise en place officielle du Consulat, le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, prit, dès le lendemain du coup d’Etat  , le 11 novembre 1799, une première décision importante : il nomma  Martin Michel  Charles Gaudin, duc de Gaète,  au poste important de Ministre des Finances . Celui-ci resta l'un des plus proches collaborateurs de Bonaparte, tout au long du Consulat et de l’Empire. Gaudin  conserva ses fonctions sans interruption jusqu'au premier avril 1814, puis pendant les  Cent Jours en 1815.

     

     

     

    Le Consulat fut officiellement installé le 1er janvier 1800 .  Deux nouveaux consuls  furent désignés . Cambacérès et Lebrun remplacèrent Sieyès et Ducos

     

    On constate que Bonaparte avait choisi deux hommes de sensibilités différentes, dans un souci de réconciliation nationale.


    Dans les rangs du conseil d'État on retrouvait des proches de Bonaparte et le Sénat était présidé par Sieyès. Il coopta les sénateurs dans les jours qui suivirent.

     

     

                                                             Les trois Consuls : Cambacerès, Bonaparte et Lebrun

     

     La réconciliation,


    Dès le début du nouveau régime, Bonaparte afficha une volonté de réconcilier les partis en mettant un terme aux divisions nées de la Révolution.


     Il prit des mesures importantes pour instaurer la « Paix civile » :


    -         Il invita le clergé à rentrer en France et il lui accorda la  liberté de culte

    -          Napoléon supprima la loi des otages qui permettait d'emprisonner les membres de la famille d'un émigré

    -         et il mit fin à la vente des biens nationaux..

    -          Il était  possible de se faire rayer des listes d'émigrés et de recouvrer ses droits de Citoyen.

     

    Réconcilier les Français obligeait à rétablir l'entente entre le clergé et les révolutionnaires patriotes.

     

     

     

    En 1801, il signa un concordat avec le pape Pie VII.

     

    L'Église retrouva une place dominante dans la société française, mais en contrepartie le gouvernement eut une influence sur l'Église, Bonaparte nommait les évêques et rétribuait les ecclésiastiques comme ses fonctionnaires.

    En  1802, Bonaparte accorda l’amnistie  générale aux émigrés.

     

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    19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 15:07

     

    Bonaparte et les savants en Egypte

     

     

     

    Les conditions d'une intervention militaire en Egypte semblaient favorables, mais il ne fallait  pas oublier l'attrait exercé par les mystères égyptiens .

    L'article "Egypte" de l'Encyclopédie :

    "C'était jadis un pays d'admiration ; c'en est un aujourd'hui à étudier", est très éloquent.

     

    La conquête par Bonaparte des Iles Ioniennes en août 1797 ouvrit le chemin de l'Orient et réanima l'idée de conquête de l'Egypte.

     

     

     

    L'expédition ne fut  pas que militaire, elle fut aussi scientifique et civilisatrice.

     

    Bonaparte s' entoura d’ une Commission de savants. Déjà lors de la campagne d'Italie, il s'était fait accompagner par des savants, qui avaient surtout eu pour mission de choisir parmi les prises de guerre ce qui allait enrichir les collections nationales.


     En Egypte, le but de la commission des savants était différent :


     Il fallait étudier le pays pour mieux connaître son apport aux sciences et aux arts mais aussi lui apporter les bienfaits de la civilisation.


    .Personne ne s'étonna  de l'importance du contingent de polytechniciens . Monge était  professeur à l'Ecole polytechnique et il avait  besoin de gens jeunes et formés aux disciplines scientifiques. La commission était composée de 151 membres dont 10 médecins. Si les soldats avaient besoin d'armes, les savants avaient besoin d'instruments et de livres. Tout cela fut aussi rassemblé dans un temps record.

     

     

                                                                                  Le sphinx


    Bonaparte débarqua à Alexandrie. Le temps était mauvais, les Français pensaient que les Anglais étaient à leurs trousses, et le débarquement se passa très mal. Le Patriote, vaisseau qui portait une grande partie de l'équipement scientifique de l'expédition s'échoua et coula..

     

    Bonaparte partit à marche forcée vers Le Caire, laissant à Alexandrie et à Rosette des savants désemparés et souvent sans un sou.

     

    Les savants se regroupèrent au Caire où l'Institut d'Egypte qui venait  d'être créé les attendait.

    Le travail scientifique commença, à peine interrompu par les violentes émeutes du Caire, les 21 et 22 octobre 1798. D'abord indifférente, la population  du Caire s’était  révoltée contre des incroyants qui osaient porter des uniformes verts, alors que le vert est la couleur du prophète et de sa famille.

     

    De plus, ces Français entendaient tout régenter et organiser à leur façon, sans oublier de prélever de nouveaux impôts.

     

     

                                                        La pierre de Rosette


     Ce fut  pendant ces émeutes qu'une grande partie des instruments scientifiques de l'expédition a été détruite. Le naufrage du Patriote avait déjà bien endommagé la collection d'instruments, mais le bateau avait sombré lentement, et une partie de sa précieuse cargaison avait pu être sauvée et entreposée par la suite dans la maison de Caffarelli au Caire.

     

    Cette maison fut

    totalement détruite pendant les émeutes, et trois des membres de la commission furent tués en essayant de sauver les instruments de la destruction. Cette perte aurait été irréparable sans l'ingéniosité, et même le génie deConté, le fameux inventeur du crayon à mine de plomb, qui a su reconstruire, avec les moyens locaux, une grande partie des instruments disparus.


    Les savants et les ingénieurs de la commission se sont livrés à des recherches multiples.

     Tout les  intéressait :

    -         les antiquités,

    -          mais aussi l'architecture,

    -          la langue,

    -          les structures sociales,

    -          l'état sanitaire,

    -          le régime des eaux,

    -          la musique,

    -         l'artisanat,

    -          l'industrie,

    -          la topographie

    -         et même la minéralogie...


     L'hiver 1798-1799 se passa en explorations diverses, en Basse Egypte et autour du Caire, mais aussi en réalisations pratiques :

    -         création d'une imprimerie, qui fonctionnait  avec les caractères arabes pris au Vatican lors de la campagne d'Italie,


    -          création d'un hôpital,


    -          mise en place d'ateliers de mécaniques, le tout nécessaire au bon fonctionnement de l'armée française et de la commission, mais aussi moyen d'introduire de nouvelles techniques au service des Egyptiens.

     

     

     

     

    Le 19 mars 1799, une expédition partit vers la Haute Egypte. Les participants étaient Jollois, Devilliers du Terrage, Dubois-Aymé et Duchanoy, ingénieurs des Ponts et Chaussées, Descotils, Rozière et Dupuy, ingénieurs des Mines et le sculpteur Casteix.


     La moyenne d'âge du groupe était d'une vingtaine d'années. La mission qui lui était confiée était de recueillir des renseignements utiles sur l'agriculture, le commerce et les arts et d'étudier particulièrement le régime du Nil et le système d'irrigation de la région.

     

     Le petit groupe se retrouva avec les troupes du général Desaix à Assiout. A partir de là, commença une exploration minutieuse et scientifique des monuments

     

    Les ingénieurs découvreurs avaient à leur disposition un matériel rudimentaire :

     

    crayons, planches, cordeau, règles, fil à plomb. Parfois, les crayons manquaient, comme en témoigne cet appel pressant de Devilliers à son ami Ripault, resté au Caire :


    "Si vous ne nous envoyez pas de crayon, mon cher ami, nous ne pourrons rien vous montrer de notre voyage. Tous les nôtres sont usés ; nous sommes au désespoir. Parlez à Conté qui doit en avoir fait ; dans le cas contraire, empruntez à vos amis, achetez et remettez ce que vous avez trouvé à Conté qui les donnera au général Dugua, lequel nous les enverra par un dromadaire, c'est convenu".

     

    Du 19 mars au 27 octobre 1799, la moisson de documents récoltés fut extraordinaire :

     

    c’était la première approche scientifique des monuments de la Haute Egypte.

     

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    On doit  reconnaître que l'expédition d'Egypte fut un échec militaire. Les Français quittèrent l'Egypte en 1801, avec les honneurs de la guerre, mais vaincus. Cependant, cet échec militaire resta un événement considérable dans l'histoire des connaissances,  car c’était  la première fois qu'une expédition militaire s'était doublée d'une expédition scientifique. Une fois le fracas des armes terminé et oubliée l'amertume du retour, une autre aventure  commença :

    " la publication des travaux des savants".

     Jamais on avait mis autant de moyens financiers et techniques dans une édition scientifique, l’œuvre produite fut et reste un monument irremplaçable.

     

     

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    18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:56

    Après le succès de Toulon, où il avait montré son talent de stratège, Napoléon Bonaparte fut appelé sur différents champs de bataille .

                                                  Victoire de Toulon

    La campagne d'Italie en 1796

    Napoléon fut chargé de stopper les Autrichiens afin de permettre aux deux autres armées commandées par Jourdan et Moreau d'attaquer l'Autriche en Suisse et en Allemagne.

    Son armée était faible, elle n' était composée que de 36 000 jeunes gens peu expérimentés et mal équipés.


    Malgré cela, cette armée a accompli des miracles, tandis que Jourdan et Moreau subissaient des revers importants.


    Bonaparte pénétra en Italie avec une rapidité foudroyante et parvint à séparer les Autrichiens qu'il battit à Montenotte et les Piémontais à Millesimo et à Dego.


    Des Autrichiens déterminés à protéger Milan s'étaient concentrés autour du pont de Lodi. Traverser le pont paraissait être une folie, pourtant, les grenadiers s'élancèrent au pas de charge et firent face à la mitraille adverse.

     

     


    Napoléon put faire son entrée à Milan où il jouissait déjà d'une grande popularité .

    Le peuple le considérait comme un messager révolutionnaire qui pouvait abolir le système féodal

    Mais les peuples payèrent cher  ce privilège, de lourds impôts furent instaurés et la France récupérait de lourds chariots de matériaux et d'œuvres d'arts.

     Partout en Europe, Napoléon était « un ange de liberté » au début puis « un ogre des peuples » à la fin de son règne. Après d'autres belles victoires, la paix de Campoformio fut signée, c'était un triomphe pour la France qui s’agrandit de nouveaux territoires.

     


     

    La charge du pont d'Arcole


    Au pont d'Arcole, Napoléon, que ses soldats surnommaient affectueusement « le petit caporal », se trouva confronté à une situation difficile, semblable à celle de Lodi. Il arracha le drapeau des mains d'un sergent, le brandit et s’élança en avant,  il frôla la mort et on le retrouva évanoui dans les marais.

     

     

    L'image de Napoléon à la tête de ses troupes en première ligne est resté célèbre, pendant la charge, son aide de camp Muiron fut tué en le protégeant de tout son corps, ce sacrifice lui resta en mémoire. Quelques jours plus tard,  Napoléon, aidé d’ Augereau et de Masséna,  emporta la bataille de Rivoli sur les Autrichiens .

     

    La campagne d'Égypte

    A Paris,  le vainqueur de Lodi était un héros. Le Directoire était suspicieux  envers ce général ambitieux et l'éloigna,  en  lui attribuant un commandement en Orient contre les Britanniques.  Il fallait occuper l'Égypte, pour accroître la suprématie française en Méditerranée et couper la route des Indes. Après avoir occupé l'île de Malte, Napoléon débarqua à Alexandrie, où le climat rude entama le moral des troupes.

     Dans le désert, il  fallut  combattre les mamelouks du sultan turc, allié des anglais.  Avant la bataille des Pyramides Napoléon prononça ces paroles célèbres :

     

     « Soldats, songez que du haut de ses pyramides quarante siècles vous contemplent ! ».

     

     

     

                                                          Victoire des Pyramides

     

    Malheureusement, la flotte française fut détruite à Aboukir par l'amiral Nelson. Napoléon et son armée  restèrent en Égypte et organisèrent le pays.

     Napoléon fit venir de nombreux savants qui développèrent l'égyptologie.

    Champollion déchiffra  le code des hiéroglyphes en 1824   à l'aide de la pierre de Rosette qui avait découverte en 1799.


     Bonaparte partit à la conquête de la Syrie où la peste fit son apparition, et malgré quelques succès militaires, la prise de Saint-Jean d'Acre fut un échec. Napoléon Bonaparte réalisa que sa présence en Égypte était inutile, il décida de rentrer en France, la victoire de Murat  sur les Turcs  fit oublier l'échec de cette campagne.

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    • : Les poubelles radioactives
    • Les poubelles radioactives
    • : Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
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