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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 18:08

Charles X  fut roi de France et de Navarre de 1824 à 1830.

 

Charles Philippe naquit à Versailles le 9 octobre 1757,. frère cadet de Louis XVI et de Louis XVIII .Il fut baptisé le  22 octobre 1757 et portait le titre de Comte d’Artois.  Il épousa Marie-Thérèse de Savoie en 1773. Ils eurent  deux fils : le duc d’Angoulême en 1775 et le duc de Berry en 1778.

 

                                                 Charles X


En 1789, le jeune comte d’Artois soutint le parti de la réaction, ce qui lui attira tant d’impopularité qu’après le 14 juillet, son frère Louis XVI lui conseilla de quitter le pays.

 


Au printemps 1814, il rentra en France à la suite des armées alliées qui avaient battu

l’empereur Napoléon 1er  , il  chercha à provoquer, sans grand succès, un mouvement en faveur des Bourbons. Après l’abdication de Napoléon  , et sans attendre l’invitation du gouvernement provisoire, il se présenta à Paris. L’accueil fut  chaleureux. Les Français furent séduits par ce prince à cheval ! A 67 ans, le Comte d’Artois avait l’air d’un jeune homme. Après quelques hésitations, le Sénat se résigna à le reconnaître comme lieutenant général du royaume en attendant l’arrivée de Louis XVIII.

 

 


Au cours de la première Restauration, il resta dans l’ombre. A la seconde restauration, il devint le chef et l’espoir du parti ultraroyaliste qui combattait la politique conciliante et modérée de Louis XVIII.

 

Toutefois, lorsqu’il succéda à son frère le 24 septembre 1824, Charles X connut quelques mois d’une véritable popularité. Il était très attaché aux conceptions et aux valeurs de l’Ancien régime  qu'il tenta de faire revivre tout en acceptant en les valeurs de son temps.

 


Le sacre de Charles X en 1825,  apparaît comme un compromis entre la logique de l’Ancien Régime et les changements de la société française depuis la Révolution française. Ce sacre symbolisait pour le roi et pour les élites, un retour à l'image de la monarchie absolue en

essayant d'effacer de manière relative les idées de la Révolution et de l'Empire. Ce sacre  eut un effet limité sur le peuple .

 

 

                                                             Carrosse de Charles X


Charles X débuta son règne  par quelques mesures libérales, mais il retomba rapidement dans les bras de Jean-Baptiste de Villèle, le chef des ultra-royalistes et mécontenta le peuple par les nouvelles dispositions prises :


- La loi sur le sacrilège qui était une loi passée sous la Restauration, punissant de mort   toute personne ayant commis un sacrilège  c’est à dire profaner des lieux saints , églises, en volant des vases sacrés ( calices, ostensoirs…) La loi, jamais appliquée fut abrogée dès les premiers mois de la monarchie de Juillet 1830

-         La concession d’indemnités aux émigrés par la loi du « milliard des émigrés »

-         Le licenciement de la garde nationale

-         Le rétablissement de la censure de la presse.

 

 Deux événements importants marquent la politique étrangère de Charles X :


L'intervention en faveur des  Grecs et la victoire de Navarin par l’Amiral de Rigny en 1827 qui entraîna l'affranchissement de la Grèce.  Une flotte conjointe russe, française et britannique détruisit la flotte turco- égyptienne. La France intervint, dans un esprit de croisade en 1828 par l’expédition du  Péloponnèse. La Russie déclara la guerre aux Turcs la même année

 

Ces interventions européennes précipitèrent la création de l'État grec. La Conférence de Londres en 1830 où se réunirent des représentants britanniques, français et russes, permit en effet l'affirmation de l'indépendance grecque que la Prusse et l'Autriche autorisèrent. 

 

La France, la Russie et le Royaume-Uni, appelées « puissances protectrices », gardèrent ensuite une influence notable sur le jeune royaume (sorte de protectorat, la Grèce étant endettée à la suite de différents emprunts contractés pendant la guerre et au début de la naissance de « L’Etat Grec moderne »

 


L'expédition contre le dey d’Alger, qui aurait offensé par un coup d'éventail, le consul de France. Le territoire du dey était subdivisé en trois provinces : Constantine, Titteri et Oran. administrées par un  « bey » et Alger et ses environs étaient administrés directement par le « dey »

Hussein, le dernier « dey d'Alger »,  régnait depuis douze ans . L’expédition française devint  une guerre de conquête qui conduisit à  la prise d’Alger  le 6 juillet 1830.

 


Révolution de juillet

Ces ordonnances inconstitutionnelles excitèrent immédiatement le peuple.

Paris se souleva les 27, 28 et 29 juillet 1830 , ce sont les « Trois Glorieuses »  , ou « Révolution de juillet », qui renversèrent Charles X.

Il se résigna à quitter une troisième fois la France en montrant une dignité exemplaire.


Après un séjour en Angleterre, il trouva un asile à Prague, où il passa le reste de ses jours. Il mourut à Gorizia, le 6 novembre 1836 lors d’une épidémie de choléra. Il fut inhumé à  Kostanjevica  en Slovénie . En exil, Charles X portait le titre  de « comte de Ponthieu », nom de localité qui fut donné à une rue de Paris.

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 23:05

La restauration

 

Louis Stanislas Xavier de France


devint roi de France sous le nom de Louis XVIII

Il naquit à Versailles en 1755,

et décéda à Paris le 16 septembre 1824,

Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, était  le petit-fils de Louis XV , frère de Louis XVI et de Charles X

 

 

                                                                                           Louis XVIII


En 1771, il épousa  Marie-Joséphine de Savoie, leur union ne donna aucun enfant.

Louis XVIII était un homme intelligent, subtil et intriguant. Il s’opposa sans cesse à son frère Louis XVI en espérant jouer un rôle politique.


Pendant l’assemblée des notables de 1787, il prit  parti pour les projets de réforme fiscale qui  inquiétaient  le peuple et suscitaient une vive opposition de la part de l’aristocratie.

Il  alla jusqu’à se prononcer pour le doublement de la représentation du tiers aux Etats Généraux, au début de la Révolution.

Lors de la fuite du roi à Varennes (21 juin 1791), le futur Louis XVIII  quitta la France. Il était compromis avec le marquis de Favras dans un complot ayant pour but de discréditer  son frère Louis XVI. Condamné à mort par le Parlement, Favras fut  pendu avant d’avoir pu parler.

 


 

Le futur Louis XVIII alla à  Bruxelles puis à Coblence. Il se proclama Lieutenant général du royaume, puis, après l’exécution de son frère, Louis XVI, le 21 janvier 1793, il  prit le titre de régent .Il était  opposé à la Révolution, il exhorta son frère Charles X à la résistance et proclama son neveu Louis XVII ( le prisonnier du Temple), roi de France. A la mort de ce dernier, il devint, aux yeux des royalistes, le nouveau roi de France, sous le nom de Louis XVIII.

 

 

 

La chute de Napoléon permit la restauration de la monarchie. Soutenu par la Grande-Bretagne et agréé par le gouvernement provisoire présidé par Talleyrand, Louis XVIII entra dans Paris le 3 mai 1814, accueilli avec soulagement par une grande part de la nation comme garant d’un retour à la paix avec l’Europe et de la fin de la dictature militaire.    Le régime fut d'abord accepté par la population, lasse de la conscription et de la fiscalité impériales, et par la bourgeoisie, désireuse de paix et d'ordre.


Sous couvert de régime constitutionnel et démocratique, Louis XVIII  appuya son pouvoir sur les royalistes et la bourgeoisie. Mais très vite la Chartre ne lui convint plus, le drapeau tricolore fut  abandonné au profit du drapeau blanc : c’était le retour à l’Ancien Régime. Sa politique fut un échec complet. Cet échec permit à Napoléon de reprendre la France en vingt jours sans tirer un coup de feu !

 

Le 20 mars 1815, Napoléon entra dans Paris par la barrière d’Italie pendant que Louis XVIII s’enfuyait par la barrière de Clichy. Ce dernier  s’exila à Gand pendant la période que l’histoire appelle les Cents-Jours. Le 18 juin 1815, les rêves de Napoléon s’effondrèrent par  la défaite de Waterloo. Le 22 juin, il fut exilé à Saint Hélène.


Le 8 juillet 1815, Louis XVIII était de nouveau à Paris. Il mena une politique modérée. , le régime était une monarchie constitutionnelle  Il empêcha les royalistes menés par son frère le comte d’Artois, futur Charles X, de pratiquer des représailles contre les Bonapartistes. Il tenta de jouer la réconciliation nationale en nommant des ministres modérés. Cette période fut féconde :

-         bonne gestion financière du baron Louis et de Corvetto, permettant le règlement des indemnités de guerre et, par suite, la libération du territoire (1818) ;

-          loi militaire de Gouvion-Saint-Cyr (1818), supprimant les privilèges nobiliaires pour l'accès aux grades ;

-          régime très libéral de la presse (lois de Serre, 1819). Mais les succès électoraux des libéraux font le jeu des ultras.

 

 

                                                                  Louis XVIII à son bureau

 

 Malheureusement, l’assassinat de son neveu le duc de Berry, le 13 février 1820,  remit tout en question.

Devenu infirme, mené adroitement par sa favorite Mme de Cayla, Louis XVIII  laissa  peu à peu son frère et futur roi Charles X prendre le pouvoir. Le nouveau ministère composé d’ultra- royalistes menés par le comte de Villèle garda le pouvoir jusqu’en 1827. Le libéralisme était terminé, la France intervint en Espagne pour y écraser le régime libéral.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 16:34

Napoléon II, Frantz, le prince triste, 

 

mourut sans alliance ni postérité dans le Palais impérial de Schönbrunn en Autriche.

 

Après l’autopsie, son cœur fut placé dans un vase canope, pour être gardé dans la crypte des Capucins. Ses viscères furent enfermés dans une urne en argent, scellée dans une boîte métallique, destinée à la crypte de la cathédrale Saint-Étienne.

 

 

 

 

Napoléon II,  duc de Reichstadt, revêtu de son uniforme blanc de colonel du régiment d’infanterie Nassau, fut présenté au public, dans un cercueil habillé de velours rouge, sur une table recouverte d’un drap noir, dans le salon des Laques.

 


Son corps fut plus tard, transporté de nuit, sur une civière tirée par deux barbeaux, et entourée d’officiers à cheval à la chapelle de la Hofburg   où il fut veillé. Devant le catafalque étaient présentées ses armes, ainsi que l’urne contenant son cœur et celle contenant ses entrailles.

Des officiers de la Garde formaient le piquet d’honneur.

 

Malgré l’heure tardive, une foule nombreuse et triste, vint défiler devant la dépouille du jeune prince.


Le 27 juillet 1832, selon le cérémonial ancestral prévu pour un archiduc, Napoléon II, après avoir été transporté de la Hofburg, sur le catafalque rouge et or des archiducs, fut descendu dans  «  la Kaisergruft. »

 

 


Sur le cercueil, une plaque de cuivre ornée d'une croix tréflée portait une inscription en latin. Ce fut le seul document à mentionner, en Autriche, que dans ce cercueil reposait le fils de Napoléon 1er , empereur des Français.


Ses « cendres » furent transférées aux « Invalides » à Paris, le 15 décembre 1940.

 

Ce transfert fut fait sur ordre d’Hitler, conseillé par Otto Abetz, l’ ambassadeur d’Allemagne à Paris pendant la seconde guerre mondiale.

 

 

 

Frantz, le prince adoré des Habsbourg et oublié des Français, repose à jamais dans une tombe proche de celle de son père ,aux Invalides à Paris.

 

Elle porte l'inscription : « Napoléon II - Roi de Rome ».


 La cérémonie manqua son effet de promotion de la" Collaboration" puisque la manœuvre d'Hitler consistant à attirer Pétain à Paris,  pour installer un nouveau gouvernement collaborationniste à Versailles,  échoua.

La date avait été choisie pour avoir lieu 100 ans, jour pour jour après le « Retour des cendres de Napoléon 1er aux Invalides ( 15 décembre 1840) 


Finalement,  la cérémonie franco-allemande se déroula dans une atmosphère glaciale, dans tous les sens du terme, en raison de la crise qui avait éclaté entre le Reich et Vichy après le renvoi de Pierre Laval, la personnalité française la plus importante de la période du régime de Vichy  et le principal maître d'œuvre de la politique de collaboration  avec l’Allemagne nazie.


 Goguenards, les Parisiens murmuraient : « Ils nous prennent le charbon et ils nous rendent les cendres ! »

 

Le surnom d’  « Aiglon » lui vient de poèmes de Victor Hugo écrits en 1852, par analogie à son père Napoléon Ier surnommé «  l'Aigle ». Il fut l'objet d'une grande popularité parmi les partisans de son père, et sa mort en Autriche le rendit légendaire.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 13:23

Napoléon II ou "l'Aiglon" et son grand-père

 

Napoléon Charles Joseph Bonaparte, appelé " Frantz" par sa famille de "Habsbourg"

 

L’Empereur d’Autriche traita celui qui avait été brièvement proclamé empereur des Français sous le nom de Napoléon II comme un membre de sa famille et il le fit élever parmi les archiducs d'Autriche

 

 

Napoléon 1er  exprima dans son testament le souhait que son fils se souvînt toujours qu'il était né prince français,

l'empereur d'Autriche et les membres de sa cour et de son gouvernement firent tout pour éteindre cette identité.

 

L'empereur d’Autriche  précisa que le duc de Reichstadt devait prendre rang, tant à sa Cour que dans l'étendue de l'empire d'Autriche, immédiatement après les princes de sa famille et les archiducs d'Autriche. A la cour, tout le monde l’appelait «  Frantz » comme son grand-père l’Empereur.

.

Il fut chéri par toute la famille " de Habsbourg," archiducs et archiduchesses d'Autriche, qui avaient beaucoup de mal à comprendre l'attitude de leur sœur et tante,

la mère de Frantz,  retenue trop souvent dans son duché de Parme en plus de ses obligations de souveraine par d'autres enfants, nés de son mariage  avec le comte de Neipperg  , d'où est issue la branche des princes de Montenuovo.

 


Son seul ami intime à la cour était le major Antoine de Prokesch-Osten  qui l’a décrit dans ses Souvenirs ,

il écrivit :

«  Le jeune duc, dans son environnement familial était comme un  pur-sang entre deux chevaux de trait de bohême et un cheval de fiacre italien ».

 

 

Confié à son grand-père l'empereur d'Autriche et devenu duc de Reichstadt en 1818, le fils de l'empereur des Français mena, jusqu'à sa mort prématurée, la vie dorée et fastidieuse d'un prince autrichien, devenu à vingt ans colonel et gouverneur de Graz,. ce beau jeune homme blond, qui promenait partout son ennui et probablement aussi la nostalgie de sa naissance, était étroitement surveillé. C'est que, sans qu'il le sache, il inquiétait  l'Europe de Metternich 

 


Le duc de Reichstadt obtint  l'autorisation de pouvoir consulter la grande bibliothèque impériale de Vienne, il réapprit le français en lisant les Lettres de Madame de Sévigné, il redécouvrit son père en parcourant les ouvrages sur l'épopée napoléonienne et surtout « Le Mémorial de Saint Hélène » dans lequel Napoléon1er  s'adressait à son fils .

 

Depuis la mort de Napoléon Ier, le parti libéral français tournait volontiers les yeux vers l'Autriche, qui retenait son empereur en cage . Le jeune prince devint aussi un prétendant possible de la couronne de Belgique.

 

Début 1832, alors que Frantz reprenait son service militaire, son état se dégrada. Il contracta de  nombreuses congestions pulmonaires et une  pneumonie le cloua au lit. 

Les médecins, «  son médecin personnel le docteur Malfatti, les docteurs Raiman et Vichrer, Vivenot et Turcken appelés pour le suppléer lorsque l'affection s'aggrava »  Il était soigné à tort pour son foie par incompétence ou malveillance,   alors qu'il était atteint de tuberculose.

 

 

.Metternich  "s'opposa" à sa guérison en refusant de l’envoyer en Italie, chez sa mère. Le 15 avril, les médecins  considérèrent qu’il était perdu. Le jeune Napoléon II fit un  constat  amer sur sa vie :

« Ma naissance et ma mort, voilà toute mon histoire. Entre mon berceau et ma tombe, il y a un grand zéro ».


 Sa mère, prévenue, ne vint à Vienne que le dimanche 24 juin alors qu'il était déjà mourant. Il s'éteignit  le 22 juillet 1832 


Le duc de Reichstadt était proche de sa tante, l'archiduchesse Sophie, épouse de l'archiduc François-Charles. Sophie était la  mère de l'archiduc François Joseph , futur empereur d'Autriche-Hongrie. L'archiduchesse Sophie assista le duc de Reichstadt dans les derniers mois de sa vie.


On gardera de ce jeune prince l’image d’un jeune homme bien élevé et romantique. Il mourra  de tuberculose, sans alliance ni postérité, à l’âge de 21 ans, le 22 juillet 1832 à Vienne, où il reposera dans la crypte des Capucins auprès des archiducs d’Autriche.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 22:50

Napoléon François Charles Joseph Bonaparte

 

naquit le 20 mars 1811 au palais des Tuileries

 

 


Le 20 mars 1811, les Parisiens furent réveillés par cent un coups de canon tirés des Invalides. Le fils de l’empereur Napoléon 1er, Napoléon François Charles Joseph était né.

Il porta le  titre, dès sa naissance, de  «  roi de Rome » , ville qui, dans l’esprit de son père, était la deuxième de l’Empire.

 

A la fin des Cents Jours, il fut proclamé empereur sous le nom de «  Napoléon II » à quatre ans, titre reconnu par les Assemblées, à deux reprises , du 4 au 6 avril 1814 et du 22 juin au 7 juillet 1815.


La naissance de Napoléon Charles Joseph Bonaparte fut saluée avec enthousiasme . Le petit prince eut comme gouvernante Mme de Montesquiou

Soucieuse de former, dès son plus jeune âge, le roi de Rome à la lecture, Mme de Montesquiou, surnommée « maman Quiou » par l'enfant, souhaita débuter au plus tôt l'apprentissage de la lecture ; elle fit appel à la méthode mise au point par Mme de Genlis pour l'éducation des enfants du duc de Chartres. Proche de la méthode syllabique, elle la complétait en associant une image à un son.


De nombreux ouvrages furent commandés pour lui donner une solide éducation religieuse, morale, historique et militaire.


Napoléon était un père attendri, affable et patient, prenant plaisir à jouer avec son fils pendant les instants de liberté que lui laissait le gouvernement de la France.

 

Napoléon Ier décida de donner la plus grande solennité possible au baptême de son fils . Le cérémonial fut repris de celui ayant servi pour le baptême des Dauphins de France . La baptême eut lieu le 9 juin 1811 à Notre Dame de Paris.


L’enfant venait  d’avoir trois ans quand il vit son père pour la dernière fois, aux Tuileries, le 24 janvier 1814.

 

Le 4 avril 1814, Napoléon acculé par la défaite, rédigea un acte d’abdication réservant les droits de son fils. Mais, dès le 6 avril, il dut renoncer à la couronne pour lui et sa descendance.


Les Alliés envahissaient la France , avant de partir, en janvier 1814, Napoléon confia son fils  «  qu'il ne reverra jamais »  au patriotisme des officiers de la Garde nationale.

 

 

Paris étant menacé, l'Empereur  demanda à son frère Jérôme de faire retirer l'impératrice et le roi de Rome au sud de la Loire. De Blois, l’impératrice et le jeune prince gagnèrent Orléans avant de se diriger vers l'est et de franchir le Rhin à Huningue en avril, pour se placer sous la protection de l’empereur d’Autriche.


L’éducation du fils de Napoléon fut dès lors assurée par son grand-père maternel. En juillet 1818, il fut  fait duc de Reichstadt par son grand-père, l’empereur d’Autriche .

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 20:52

Napoléon 1er, les regrets...

 

 

 

Les morts de la campagne de Russie, les blessés et  les disparus avaient plongé la France dans le désespoir et la déception. Les Français avaient tellement eu confiance en leur empereur qu'ils se sentirent trahis . Ils acceptèrent l'arrivée de Louis XVIII avec soulagement, ils espéraient cicatriser leurs blessures mais, le nouvel arrivant ne prit pas les bonnes décisions. Le peuple en souffrit profondément et de jour en jour, le sentiment d'avoir tout perdu quand Napoléon était parti pour l'Ile d'Elbe s'installa.

 

Des bandes ultra-royalistes pourchassaient les bonapartistes, et plusieurs furent exécutés sans jugement : ce fut la Terreur blanche.  La France perdit quelques places frontalières. Elle fut de nouveau en partie occupée, et dut payer aux Alliés une indemnité de guerre équivalente au budget annuel de l'État.

 

La fuite de l'ïle d'Elbe redonna l'espoir à la majorité du peuple.

 

Les Cents-Jours  contribuèrent à faire entrer Napoléon Bonaparte dans la légende. Lors de son premier exil, Napoléon avait quitté la France très impopulaire. Le peuple le rendait responsable des nombreux morts français de la campagne de Russie, de l'invasion de la France de 1814 et de toutes les calamités que celle-ci avait engendrées pour le peuple.

 

Cependant la monarchie royale rétablie s’est très vite  rendue impopulaire auprès des Français, notamment en s'attaquant à l'héritage révolutionnaire français. Finalement, avec le temps, les Français regrettaient le départ de Napoléon pour l’île d’Elbe.


Son retour fit renaître l'espoir national. Les Français l'accueillirent en héros de la nation. Tout Paris était en liesse lorsqu'il entra triomphalement dans la capitale. Enfin, le retour de Napoléon donna vie au mythe napoléonien .


L' Empereur devint dans l'inconscient populaire comme éternel, jamais totalement vaincu. Même lorsqu'il abdiqua une seconde fois, au bout des Cent-Jours et fut exilé sur l'île de Sainte-Hélène, beaucoup mirent leur espoir dans l'idée d' un retour prochain de l'Empereur .

 


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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 20:50

Les Cents jours

 

                                      


                                                     Le débarquement

Le 1er mars 1815, le débarquement se fit à Vallauris . Il s’effectua en plein jour, au vu et au su de tous, devant les douaniers surpris. Un premier bivouac fut  installé sur le rivage de ce qui est maintenant le Golf Juan.

Napoléon avait  prévenu le général Cambronne qui commanda à l'avant-garde de ne tirer aucun coup de fusil. La surprise et la rapidité furent les moyens essentiels de la réussite de cette opération. La nuit, Napoléon arriva  à  Cannes , par les dunes.

                                                                

 

 

Lavalette   prit la direction de la Poste et prévint les maîtres de postes que l'Empereur serait là avant deux heures et donna l'ordre de ne plus fournir de chevaux sans autorisation. Aux Tuileries, le ministre des Finances laissa 50 millions dans les coffres. L'Empereur était en route pour Paris.

A  Paris, à 2h 20, le drapeau tricolore flottait aux Tuileries, sur le dôme de l'Horloge aux Invalides à 2h 30. A 2h 45, Sadi Carnot vit le drapeau hissé au sommet de la Colonne Vendôme, Napoléon rentrait dans Paris .

 

 

 

Dès son retour, Napoléon 1er réorganisa l’armée afin de faire face à ses ennemis. Il forma huit armées, sous les noms d’armées de la Moselle, du Rhin, du Jura, des Alpes, des Pyrénées, de Paris, de Laon ; il disposait de 150 batteries, et organisa des corps francs  avec des partisans

.( Les corps francs sont des groupes de combattants civils ou militaires rattachés ou non à une armée  régulière et dont la tactique de combat est celle du harcèlement . Il peut également s’agir d’unités paramilitaires organisées par un État, ou d’unités formées spontanément par des civils. Parfois improvisés et sous-équipés, les Corps francs sont généralement dotés d’un encadrement autonome.)

 

 La levée en masse des sept départements frontières du Nord et de l’Est furent rapidement prêtes ; les places fortes étaient bien approvisionnées, les défilés étaient gardés, la France enfin pouvait se croire capable de défier, de soutenir et même de repousser les efforts de l’Europe coalisée. Napoléon avait restitué aux régiments les surnoms d’Invincible, de Terrible, d’Incomparable. L’armée comptait 200 000 hommes. La garde nationale, composée de 3 130 bataillons, dont 1 500 compagnies de chasseurs et de grenadiers, formant 180 000 hommes, fut mise à la disposition du ministre de la guerre.

 

                                                           Waterloo

 

La bataille de Waterloo

. La bataille avait été préparée avec soin par Napoléon. Il semble cependant que l’empereur aie  sous-estimé la cavalerie britannique. De plus, les informations circulaient mal ou étaient mal interprétées. 

 La victoire aurait dû être au bout de la bataille , mais le commandement de l'aile gauche française ,1er et 2ème Corps,   confié au « Maréchal Ney » avec la mission de s'emparer des Quatre-Bras perdit beaucoup de temps ( en connaît-on la cause ?) , ce qui permit l'arrivée de renforts ennemis.

Avec les 3ème et 4ème Corps, Napoléon parvint à fixer les Prussiens à Ligny. Il voulait saisir l'occasion pour les neutraliser définitivement. Pour cela, il ordonna au 1er Corps, réserve de Ney, de venir couper les arrières prussiens, quitte à retarder la prise des Quatre-Bras.

Mais, mal ou non informé de cette décision de l'Empereur, Ney rappela cette unité qui fit un aller-retour inutile, privant ainsi Napoléon d'une victoire décisive sur les Prussiens..

 Elle se termina  par la victoire décisive de deux armées :

-         celle des alliés composée principalement de Britanniques, d’Allemands et de Néerlandais , commandés par le duc de Wellington

-          et de celle des Prussiens, commandée par le maréchal Blücher  ,

 toutes deux opposées à l'armée française dite «  l’Armée du Nord » commandée par Napoléon 1er  ..

 

 

Cette bataille fut la dernière à laquelle prit part personnellement Napoléon Bonaparte, qui avait repris le contrôle de la France durant la période des Cents jours. Malgré son désir de poursuivre la lutte avec de nouvelles forces qui se reconstituaient, il dut, par manque de soutien politique, abdiquer quatre jours après son retour à Paris.

 

Napoléon fut déporté et emprisonné par les Britanniques sur l ‘île de Saint- Hélène. L'Empereur était accompagné d'une petite troupe de fidèles. Il se consacra à l’écriture de ses mémoires qu'il dicta  à Las Cases. Il essaye aussi d’apprendre l ‘anglais ; il reçoit plusieurs visiteurs de passage à Sainte-Hélène, qui était une escale importante pour tout navire qui contournait l’Afrique. Napoléon tomba progressivement malade et s’affaiblit. Dans la seconde moitié du mois d’avril 1821, il écrivit lui-même ses dernières volontés et plusieurs codicilles, une quarantaine de pages au total.

 

 

 

Napoléon s’éteignit le samedi 5 mai 1821, « à 17 heures et 49 minutes », rendant ainsi « le plus puissant souffle de vie qui eut jamais agité l'argile humaine » (Chateaubriand). Cependant, les causes de sa mort ont fait l'objet de controverses ; officiellement les médecins ont conclu à une mort des suites d'un cancer de l'estomac, mais l'hypothèse fut avancée d'un empoisonnement au trioxyde d' arsenic.Hudson Lowe, le geôlier de Napoléon à Sainte-Hélène, devant son lit de mort, déclara :

« Messieurs, c’était le plus grand ennemi de l’Angleterre , c’était aussi le mien. Mais je lui pardonne tout. A la mort d’un si grand homme, on ne doit éprouver que tristesse et profond regret. »

Napoléon demanda à être enterré sur les bords de la Seine, auprès du peuple français qu’il avait tant aimé, mais lorsqu’il mourut en 1821 il fut inhumé à Saint – Hélène.  .

 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:31

 

L'impératrice Marie-Louise

 

Marie-Louise vivait dans l'espoir d'aller retrouver son époux à l'île d'Elbe où il pourrait voir son fils.

 

Sa sérénité commençait à gêner l'opinion publique autrichien  ainsi que sa famille parce qu'elle se montrait affligée par le malheur de son mari.


Marie-Louise pensait trouver des appuis et de l'aide pour enfin, rejoindre Napoléon. Mais la jeune impératrice était seule avec son petit garçon ....

 

 

                                                    Le général comte Adam-Aldeberg de Neipperg


En Juin 1814, l'Empereur  François d' Autriche, pour lui changer les idées,   accorda  des vacances à sa fille Marie-Louise dans la ville thermale d'Aix les bains. Elle était  accompagnée par un général en qui son père avait  toute confiance, Adam Albert de Neippert  

 

Le but véritable de sa mission était de tout faire pour empêcher l'impératrice de rejoindre Napoléon. Neipperg, qui avait parfaitement compris, dit en partant :

 

« Dans six semaines, je serai son meilleur ami et dans six mois son amant »,

 

 Vers la fin du mois d'août 1814,  Marie-Louise décida de retourner à Vienne pour discuter de son avenir et de celui de son fils.

Napoléon lui écrivait  qu'il l'attendait  sur l'île d'Elbe en septembre, mais Marie-Louise ne pouvait pas s'y rendre sans le consentement de son père.

 

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Pendant le voyage de retour , Marie-Louise qui n'avait que 23 ans, se laissa séduire   par Neipperg et ils devinrent amants dans la nuit du 25 au 26 septembre à l'auberge du Soleil d'Or au Righi en Suisse.

 

Elle écrivit à Mme de Montebello :

 

«  Figurez vous que dans les derniers jours de mon séjour à Aix, l'Empereur m'a envoyé message sur message pour m'engager à venir le rejoindre […] Je n'irais pas pour le moment dans l'isle d'Elbe et je n'irais jamais >>


 Marie-Louise fut sévèrement critiquée par les Français et les Autrichiens.

 

D'autre part, le  favori de Napoléon, Cipriani,  envoyé en  Autriche fin 1814, lui apprit la trahison et l'infidélité de son épouse Marie-Louise. Pour Napoléon, le départ de l’île d’Elbe devint une priorité

 

 Le 8 mars 1815,   Marie-Louise fut  informée de la fuite de Napoléon de l'île d'Elbe : l'ex-impératrice fut  affligée par la crainte d'avoir à retourner en France. Dans la dernière des trois lettres écrites à Metternich, elle déclara se mettre sous la protection de son père  François II.

 

 

Le 18 juin 1815, , Napoléon fut  définitivement battu à Waterloo..

Le 15 août 1815,  Napoléon était sur le chemin de l'île de Saint-Hélène 

 Marie-Louise écrivait  à son père :

«  J'espère qu'il sera traité avec bonté et clémence, et je vous prie, cher Père, de faire en sorte que cela se produise, c'est la seule chose que j'ose demander pour lui et c'est la dernière fois que je prends à cœur son destin parce que je lui dois ma reconnaissance pour la tranquille insouciance dans laquelle il m'a laissé vivre au lieu de me rendre malheureuse. »

 

 Napoléon arriva à Sainte-Hélène le 17 octobre. Le 12 décembre 1815 , Marie-Louise fêtait ses vingt-quatre ans et l'ex-impératrice rejoignit  son amant, le général  Neipperg.

 

Le 1er mai1817,  alors que les médecins français avaient déclaré qu'elle ne pouvait plus avoir d'enfants, elle donna naissance à une fille ,  qui porta  le titre de comtesse de Montenuovo  Le 8 août 1819, elle mit au monde un fils puis deux autres enfants en 1822 et en 1823 qui décédèrent presque à la naissance  

 

 Marie-Louise ne put reconnaître ses enfants  illégitimes, et ils ne pouvaient   pas vivre au palais. Cette situation la fit souffrir.

 

                                                                 Marie-Louise, duchesse de Parme

 

 

Quant à son fils aîné, "l'Aiglon", il vivait  à Vienne, son sort était scellé :

Il  ne pouvait pas succéder  à sa mère sur le trône de Parme, qui devait revenir aux Bourbons à la mort de Marie-Louise.

Marie-Louise, par lettre, demanda  à son père :


« Il est de mon devoir de mère et ma ferme volonté de voir prendre, alors que je suis en vie, les dispositions futures concernant mon fils », et elle demanda les territoires palatins-bavarois de Bohême appartenant à son oncle Ferdinand de Toscane.  Finalement, l'enfant reçut les territoires et le titre d'« Altesse sérénissime le Duc de Reichstadt .

 

Pour obtenir les patentes impériales qui établissaient les titres et le rang de son fils, Marie-Louise se rendit à Vienne. Elle y resta du 2 juillet au 1 septembre 1818. Elle eut la joie  d'embrasser son fils aîné que son grand-père aimait sincèrement, et ce fut  avec tristesse qu'elle le  quitta à nouveau.

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Elle le revit  deux ans plus tard en 1823 puis 1826, 1828, 1830, et enfin en 1832, sur son lit de mort.

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 17:01

Marie-Louise , impératrice des Français,


se rendait à la messe du dimanche et des différents jours fériés religieux. Dans les limites consenties par son mari et sous le strict contrôle de l'appareil d'État, elle s'occupait aussi de charité.

 

 

 

Ce fut trois mois après la première nuit passée à Compiègne que Marie-Louise  écrivait à son père qu'elle était enceinte. La grossesse se présentait sans problèmes particuliers et le titre de l'enfant fut rapidement choisi :

«   roi de Rome » si c'était un garçon,

«   princesse de Venise » s'il s'agissait d'une fille.

 

Des complications se présentèrent lors de l'accouchement qui dura douze heures .

La poche amniotique ayant crevé, les vies de l'enfant et de la mère étaient menacées.

Le docteur Dubois demanda alors à Napoléon Ier qui sauver en cas de danger.

 Napoléon répondit : « Allons donc, ne perdez pas la tête , sauvez la mère, ne pensez qu'à la mère... faites comme s'il s'agissait d'une petite bourgeoise de la rue Saint-Denis, conduisez-vous exactement comme si vous attendiez le fils d'un savetier »

 

 

 

Marie-Louise avait  beaucoup souffert et les médecins déconseillèrent d'autres grossesses ce qui renferma un peu plus l'impératrice dans ses appartements.

Le nouveau-né fut rapidement confié à sa gouvernante, Mme de Montesquiou.

 

Marie-Louise, comme beaucoup d'autres souveraines avant elle, ne pouvait pas s'occuper directement de l'enfant. En fait, Napoléon avait déjà programmé sa formation et son éducation, sa femme était  tenue à l'écart.

 A une de ses dames de compagnie, elle confia :

 « On me vole mon fils, mon bien cher enfant, je voudrais tant pouvoir le bercer, le promener, le montrer moi-même à l'Empereur… Je suis certaine qu'en Autriche j'aurais eu la permission de passer toutes les journées auprès de mon fils »

 

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En mai 1812, Napoléon partit pour la campagne de Russie. Marie-Louise le suivit jusqu’à Dresde où elle put rencontrer son père et sa belle-mère. Alors que Napoléon poursuivait  son périple qui le mena au désastre, Marie-Louise put voyager dans les territoires de l’empire de son père, de juin à juillet. Le 18 juillet, elle fut de retour à Paris. Pendant toute la durée de l’expédition, l’empereur et l’impératrice échangèrent de nombreuses lettres et restèrent en contact  permanent .

La tentative de coup d’État d’octobre du général Malet provoqua la colère de Napoléon Ier , car  personne n’avait eu l’idée de crier « Vive Napoléon II ».

Seule, Marie-Louise, informée par le prince Aldobrandini, songea à sauver le roi de Rome.  Le 19 octobre 1812, la retraite de Russie commençait tandis qu’à Paris, Marie-Louise était de plus en plus inquiète . Si Napoléon devait mourir, elle deviendrait régente au nom de son fils.  Le 18 décembre, juste avant minuit, Napoléon retrouva l’impératrice.


Le 30 mars 1813, Marie-Louise fut nommée régente de l'empire alors que jusque-là, elle avait été tenue à l'écart des affaires. Le 15 avril, Napoléon partit pour l'Allemagne. La régence était un fardeau pour l'impératrice, bien que son rôle ne soit que représentatif. En effet, toutes les décisions étaient  prises par Napoléon et mises en œuvre par son entourage le plus proche : Cambacérès, Lebrun, Joseph Bonaparte, Talleyrand et Savary.


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Les fonctions officielles de la régente étaient de présider le Sénat, le Conseil d'État, le Conseil des Ministres et le Conseil privé. En même temps, obéissant aux demandes pressantes de Napoléon, l'impératrice  sollicita  l'aide de son père pour la guerre, mais sans

résultats.

L'Autriche resta neutre .

Napoléon n'accepta  pas les conditions de la paix de Prague et l'Autriche entra en guerre aux côtés des Alliés le 11 août 1813 .. L'impératrice Marie-Louise se rangea du côté de son époux contre son propre père.

 

 

Après l'entrée en guerre de l'Autriche, la position de la France se dégrada. Marie-Louise était toujours surnommée « l'Autrichienne », les jeunes conscrits, enrôlés en octobre reçurent le nom de « Marie-Louise » à la demande de Napoléon.


 Napoléon fut battu à la bataille de Leipzig, il rentra à Saint-Cloud le 9 novembre 1813


1814  débuta  mal, beaucoup de personnes, à l'intérieur du pays n’aimaient plus l'empereur, principalement en raison de l'augmentation des impôts et du recrutement de 300 000 hommes en novembre 1813

 

 

 Marie-Louise, écrasée par le désespoir, confia à Hortense :


 « Je porte malchance partout où je vais. Tous ceux avec qui j'ai eu à faire ont été plus ou moins touchés, et depuis l'enfance je n'ai fait que passer ma vie à fuir. »


. Le 23 janvier, Marie-Louise fut nommée régente pour la deuxième fois. Le matin du 25 janvier 1814, Napoléon fit ses adieux à son fils et à sa femme en larmes, ce fut la dernière fois qu’ils se virent.

 

En sa qualité de régente, tous les matins, Marie-Louise présidait le Conseil montrant une absolue confiance dans l'empereur. Dans des lettres adressées à son mari, elle évoquait une situation difficile . Elle était  triste, les femmes et les enfants abandonnaient Paris, les peintures et les trésors du Louvre furent mis en sécurité. Le 8 février, Napoléon  a écrit à son frère Joseph, qu'il avait nommé Lieutenant général de l'Empire, que s'il devait mourir, l'impératrice et le prince héritier devraient aller à Rambouillet  plutôt que de tomber entre les mains des Autrichiens .

 Napléon a écrit : « Je préférerais qu'on égorge mon fils plutôt que de le voir élevé à Vienne, comme prince autrichien ».

 

 Marie-Louise  écrivait à son mari : « Maintenant, je ne désire que la paix, loin de vous je me sens tellement impuissante et si triste que tous mes désirs se bornent à ceci »

 

29 mars 1814, le cortège impérial quitta Paris, menacé à l'ouest par les Cosaques qui occupaient Neuilly-sur-Seine.. Le lendemain, Paris capitula, les conséquences de la défaite furent importantes pour la France dont les frontières furent ramenées à celles de la République. Le voyage de l'impératrice se termina à Blois, le 2 avril 1814.  C'était le quatrième anniversaire de leur mariage et Marie-Louise écrivit à Napoléon, qui était à Fontainebleau :

« Je crois que la paix me rendra toute ma sérénité. Il faut vraiment que tu m’en fasses rapidement le don ».

Le 3 avril le Sénat déclara la déchéance de l'empereur, « coupable d'avoir violé son serment et attenté aux droits des peuples en levant des hommes et des impôts contrairement aux institutions ».

 Napoléon demanda à sa femme d'écrire une lettre à son père François afin qu'il la protège ainsi que son fils.

Marie-Louise a écrit à son père : « L'état des choses est tellement triste et effrayant pour nous que je recherche auprès de vous un refuge pour moi et mon fils. C'est en vous, cher père, que je place notre salut »

 

 Le 6 avril 1814, Napoléon abdiqua sans conditions, Napoléon fit parvenir une lettre à Marie-Louise:

« Adieu, ma bonne Louise, je suis désolé pour toi. Écris à ton père et demande-lui de te donner la Toscane. Quant à moi, je ne veux que l’île d’Elbe.

 

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Le 11 avril, Napoléon écrivait à Marie-Louise et l'informait des décisions prises par les Alliés :

 « Je suis envoyé sur l'île d'Elbe, toi et notre fils, vous irez dans le duché de Parme, Plaisance et Guastalla » Il aurait préféré qu'elle reçoive la Toscane, de sorte qu'elle puisse le rejoindre de manière permanente sur l'île d'Elbe. Marie-Louise ne suivit pas son mari dans son exil et elle rencontra son père à Rambouillet.

 

Le voyage de retour de Marie-Louise en Autriche commença le 23 avril 1814. Le 2 mai, elle franchit le Rhin et quitta la France.

 Dans son journal, elle a  écrit :

 « Je souhaite de bonnes choses à la pauvre France. Qu'elle puisse profiter de la paix dont elle a besoin depuis tant de temps et qu'elle éprouve de temps à autre un peu de compassion pour une personne qui lui est restée affectionnée et qui regrette son propre destin et les amis qu'elle doit nécessairement abandonner »


Pendant le reste du voyage, son état de santé se dégrada sensiblement : elle maigrissait de plus en plus, elle était en permanence fiévreuse et elle souhaitait : « la paix qui se trouve seulement dans la tombe ».

 

 

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En Autriche, elle commença peu à peu à se reprendre. Par la suite, elle pensa trouver un appui à Vienne, et obtenir quelques séjours sur l'île d'Elbe avec son mari.

À Vienne, Marie-Louise fut d'abord accueillie par de grandes démonstrations d'affection. Elle conservait le désir de rejoindre l’Empereur dans son île, elle lui écrivait :

«  Je me console avec l'idée que tu penses quelques fois à moi mais ne devrais- je pas désirer que tu puisses m'oublier, tu n'aurais pas d'inquiétudes tandis que moi, tourmentée, t'aimant plus tendrement que jamais, je passe des journées entières à me désespérer de ne pas te voir » 

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 21:08

AFP  26/04/2012 à 20:17


Vingt-six ans après, l'Ukraine assemble un nouveau sarcophage à Tchernobyl

La radioactivité du sol est encore très importante.

Les ouvriers qui  travaillent aujourd’hui,  sur le site de Tchernobyl,

 sont toujours en danger.

Le président Viktor Ianoukovitch a appuyé sur un bouton symbolique pour donner le coup d'envoi des travaux à la centrale située à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, en présence d'ouvriers et d'ambassadeurs de pays qui ont contribué au financement de ce projet estimé à 1,5 milliard d'euros.


"Au nom de l'Ukraine, je tiens à adresser mes profonds remerciements à tous les pays qui ont effectué des dons au Fonds de protection de Tchernobyl pour leur compréhension et l'aide accordée à notre pays pour surmonter le plus grand désastre de l'Histoire de l'humanité", a déclaré M. Ianoukovitch.

Cette construction n'a pas d'équivalent dans le monde",

 

a ajouté le président ukrainien devant les représentants de plus d'une vingtaine de pays donateurs, notamment les Etats-Unis, la Chine et la France.

 


Le nouveau sarcophage, dont la première phase de la construction avait débuté plus tôt cette année, est destiné à réduire la menace de radioactivité sur le site de l'explosion survenue le 26 avril 1986.


Les restes du réacteur accidenté avaient alors été recouverts d'une chape de béton, mais cette installation, construite dans l'urgence, est fissurée et ne peut pas être considérée comme sûre. La nouvelle structure étanche pèsera 20.000 tonnes et culminera à 108 mètres de haut.

L'accident à la centrale située près des frontières russe et bélarusse, avait contaminé une bonne partie de l'Europe, mais surtout le Bélarus, l'Ukraine et la Russie, alors républiques de l'URSS.

 

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Des milliers de "liquidateurs" avaient été dépêchés sans protection sur les lieux du drame pour éteindre l'incendie et enfouir le réacteur touché.

Une manifestation d'anciens "liquidateurs" qui avaient participé au nettoyage autour de la centrale a réuni un millier de participants à Kiev. Ils exigent une meilleure indemnisation. Certains d'entre eux avaient déjà effectué l'an passé une grève de la faim pour réclamer une hausse de leur pension.

 

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Published by fosseuchien - dans voyages en Lorraine
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