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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 21:28

 

 

La guerre franco-prussienne

 dura du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871

Elle  opposa le Second empire au royaume de Prusse et ses alliés allemands. 

 

Causes du conflit  et déclaration de guerre :

 

- Le premier ministre allemand, Bismarck,  cherchait à abaisser la France, dont la position diplomatique était un obstacle pour souder les États allemands et ouvrir la voie à  l’unité allemande

Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute  l'Allemagne, qui était alors une mosaïque d'États indépendants.

 

 

- Le 21 juin 1870, la candidature du prince franco-allemand,  Léopold de Hohenzollern, au trône d’Espagne fut un élément déclencheur de la guerre.

la France s'opposait  à cette candidature. Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retira sa candidature,

La France  demanda au roi Guillaume de Prusse,  par l'intermédiaire de son ambassadeur Benedetti, de garantir le retrait de Léopold. Le roi Guillaume,  agacé, confirma la renonciation du prince Léopold de Hohenzollern, en ajoutant qu'il « n'a plus rien d'autre à dire à l'ambassadeur ».

 

 

                                                                      Otto von Bismarck

 

 

-         Le  télégramme relatant l’entretien du Roi Guillaume de Prusse avec l'ambassadeur de France, fut réécrit par le Chancelier de Prusse Otto von Bismarck . Il s’arrangea pour laisser croire  à un congédiement humiliant de l'ambassadeur de France de manière à provoquer l'indignation des Français.

 

-         La presse parisienne dénonça l'affront

 

Bismarck voulait profiter de la faiblesse de l’armée française pour faire éclater un conflit qu’il savait gagner d’avance. Le chancelier Bismarck était  bien informé des réalités de l'armée française, vieillissante, fort peu préparée à une guerre européenne, démoralisée par le désastre de l’expédition au Mexique. Les soldats étaient  mal équipés, les dispositifs étaient mal positionnés et les officier et les chefs manquaient de préparation .

 

 

 

.La mobilisation  fut  signée le 14 juillet.  Le 15 juillet , elle fut approuvée par le Corps législatif.

Seul, Adolphe Thiers s’écria aux parlementaires :

 «  Vous n'êtes pas prêts ! »

Le Corps législatif français vota les crédits de guerre. Le 16 juillet 1870,  Bazaine fut nommé à la tête du 3e corps de l'Armée du Rhin ainsi que  sur les armées des généraux Frossard , Ladmirault et sur la garde impériale.


Malade, Napoléon III laissa faire et le 19 juillet 1870, la France déclara la guerre à la Prusse.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:33

Le second Empire

 

En 1853, Napoléon III épousa  Eugénie de Montijo fille du comte de Teba.

En 1856, elle  lui donna un fils, Eugène Louis Napoléon , qui fut  tué en Afrique australe par les Zoulou en 1879.

 

 

Napoléon III était   doux, affable et bienveillant, simple de manières et de langage. Il aimait  faire des heureux, il donnait  beaucoup sans grand discernement, il était sincèrement attentif aux souffrances du peuple, ce qui le distinguait de la majorité des bourgeois de son temps.

 

Napoléon III  exerça  d'abord un pouvoir personnel sans partage, puis, après 1859,  ce régime très autoritaire  s'atténua   pour faire place progressivement à l'Empire libéral.

 

Napoléon III s'attacha à transformer la France en état moderne.

 

Le réseau ferroviaire passa de 3 000 km en 1852 à 18 000 km en 1870

L’expansion du textile, de la chimie, de la sidérurgie et de la métallurgie, la modernisation de l’agriculture, la création de grandes banques capables de financer l’industrie grâce au crédit permirent un fort essor économique et industriel.


On assista  au passage progressif du protectionnisme au libre-échange, consacré par le traité de commerce du 23 janvier 1860 avec la Grande-Bretagne.

.

Le programme d’aménagement de Paris fut confié au Baron Haussmann  qui transforma  la physionomie de Paris.

Haussmann présida pendant dix-sept ans de 1853 à 1870 aux énormes changements urbains de la capitale grâce au soutien inconditionnel de Napoléon III  .


Avant l’arrivée du baron, Paris était une ville médiévale aux ruelles étroites, insalubres, louches et mal famés. Pour remédier à cette situation, il expropria, indemnisa, défonça, abattit et rebâtit sans compter. Parmi les monuments ou bâtiment qui ont été voués à la démolition nous citerons : La Tour des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Latran, l’église Saint-Benoît, les restes du collège de Cluny, le marché des Innocents, l’hôtel Coligny, de nombreuses églises et chapelles.

 

 

 

Le coût de ces travaux fut  très élevé environ deux milliards cent quinze millions. Avant les travaux en 1852, les impôts récoltés par la ville se montaient  environ à cinquante deux millions d’impôts, en 1869 c’était près de deux cent trente deux millions qui entrèrent dans les caisses !


 

Les syndicats, tolérés depuis 1866, se multiplièrent sous l’impulsion de l’Internationale et les grèves, dont la principale cause était la baisse des salaires en raison des difficultés économiques, prirent un caractère politique à partir de 1869.  En juin, une grève à Firminy donna lieu à l’affrontement sanglant de La Ricamarie entre la troupe et les grévistes. Une autre catastrophe de même nature se produisit à Carmaux en octobre. En 1870, le mouvement gréviste reprit . L’agitation s’étendit à  toute la France, au Creusot et en Alsace.

 

 

En 1870, la guerre franco-prussienne sonna le glas du second empire. La fin du règne de Napoléon III s’effondra à l'issue de la défaite de Sedan,  le 2 septembre 1870


.Le 4 septembre 1870, la 3ème République fut proclamée.

. Napoléon III partit  en exil en Angleterre et décéda en 1873

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:08

Charles Louis Napoléon Bonaparte

 futur Napoléon III  

 

 

Naquit  à Paris le 20 avril 1808, décéda à Chislehurst dans le Kent le 9 janvier 1873, Charles

 

Louis Napoléon, neveu de napoléon 1er  , était le troisième fils de Louis Bonaparte et de

 

Hortense de Beauharnais et fille l’impératrice Joséphine.


En décembre 1830, Louis-Napoléon prit part à une conspiration contre le pouvoir pontifical, qui lui valut  d’être expulsé de Rome. En février 1831, il se lança, avec son frère,  dans l’insurrection des Romagne et combattit  les troupes pontificales.

 

Le frère du futur Napoléon III décéda de la rougeole à Forli. Louis Napoléon échappa à la répression autrichienne, traversa la France et, de Londres, se mêla à un complot militaire contre la monarchie de Juillet qui échoua.

 

Le 6 août 1840, Louis-Napoléon débarqua près de Boulogne à la tête d’une cinquantaine de conjurés. Il fut arrêté quelques heures plus tard, Le 6 octobre 1840, Louis-Napoléon fut condamné par la Cour des pairs à l’emprisonnement perpétuel.

 

En mai 1846, après six ans de captivité, Louis Napoléon emprunta les vêtements d’un maçon surnommé Badinguet , sobriquet qui le suivit  sous l’empire, Louis Napoléon parvint à s’échapper. Il gagna Londres où il se lia  avec miss Howard qui lui apporta une aide financière importante et l’accompagna jusqu’à Paris, à la faveur de la Révolution de 1848.

 

 

 

                                                     Louis Napoléon Bonaparte , président

 

Louis Napoléon  se présenta à la présidence de la République le 10 décembre, il était le seul candidat dont le nom était connu des ruraux, il  fut  élu.

 

Au matin du 2 décembre 1851, date anniversaire du sacre de Napoléon Ier et de la victoire d’Austerlitz , une proclamation fut affichée dans les rues de Paris qui  annonçait la dissolution de l’Assemblée, le rétablissement du suffrage universel et un plébiscite autorisant à donner à la France des institutions s'inspirant du 1er Empire.

 

 

 

 

La majorité monarchiste ne pouvant résister se contenta de protestations verbales. Les républicains tentèrent de soulever le peuple des faubourgs. Quelques barricades s’élevèrent .Le 4 décembre 1851, l’insurrection était terminée. Il y eut  près de quatre cent morts, vingt-sept mille personnes furent arrêtées. Au début 1853 il en restait  plus de six mille qui furent déportés dans leur grande majorité, en Algérie.


 

Malgré tous les pouvoirs qu’il détenait, sa situation de président ne le satisfaisait pas. Il organisa, le 21 novembre 1852,  un nouveau plébiscite destiné au rétablissement de la dignité impériale. La réponse fut sans équivoque : 7 824 000 de « oui » contre 253 000 de « non ». Charles Louis Napoléon devint Napoléon III.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 22:01

1830 ,,     le temps des barricades

 

Victor Hugo l'a personnalisé avec Gavroche


dans "Les misérables"

 

On est laid à Nanterre,
C'est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C'est la faute à Rousseau.

Je ne suis pas notaire,
C'est la faute à Voltaire,
Je suis petit oiseau,
C'est la faute à Rousseau.

Joie est mon caractère,
C'est la faute à Voltaire,
Misère est mon trousseau,
C'est la faute à Rousseau.

Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute ...
[à Rousseau)


 

Gavroche, le fils de Ténardier, enfant pauvre et " mal aimé"

 

 

 Sur une barricade, au milieu des pavés  
 Souillés d'un sang coupable et d'un sang pur lavés,  
 Un enfant de douze ans est pris avec des hommes.  
 — Es-tu de ceux-là, toi ? — L'enfant dit : Nous en sommes.  
 — C'est bon, dit l'officier, on va te fusiller.  
 Attends ton tour. — L'enfant voit des éclairs briller,  
 Et tous ses compagnons tomber sous la muraille.  
 Il dit à l'officier: Permettez-vous que j'aille  
 Rapporter cette montre à ma mère chez nous ?  
 — Tu veux t'enfuir ? — Je vais revenir. — Ces voyous  
 Ont peur ! Où loges-tu ? — Là, près de la fontaine.  
 Et je vais revenir, monsieur le capitaine.  
 — Va-t'en, drôle ! — L'enfant s'en va. — Piège grossier !  
 Et les soldats riaient avec leur officier,  
 Et les mourants mêlaient à ce rire leur râle ; 
 Mais le rire cessa, car soudain l'enfant pâle,  
 Brusquement reparu, fier comme Viala,  
 Vint s'adosser au mur et leur dit : Me voilà.  
 
 La mort stupide eut honte, et l'officier fit grâce.  
 
 Enfant, je ne sais point, dans l'ouragan qui passe  
 Et confond tout, le bien, le mal, héros, bandits,  
 Ce qui dans ce combat te poussait, mais je dis  
 Que ton âme ignorante est une âme sublime.  
 Bon et brave, tu fais, dans le fond de l'abîme,  
 Deux pas, l'un vers ta mère et l'autre vers la mort ;  
 L'enfant a la candeur et l'homme a le remord,  
 Et tu ne réponds point de ce qu'on te fit faire ;  
 Mais l'enfant est superbe et vaillant qui préfère  
 A la fuite, à la vie, à l'aube, aux jeux permis,  
 Au printemps, le mur sombre où sont morts ses amis.  
 La gloire au front te baise, ô toi si jeune encore !  
 Doux ami, dans la Grèce antique, Stésichore  
 T'eût chargé de défendre une porte d'Argos ;  

 

 Cinégyre t'eût dit : Nous sommes deux égaux !  
 Et tu serais admis au rang des purs éphèbes  
 Par Tyrtée à Messène et par Eschyle à Thèbes.  
 On graverait ton nom sur des disques d'airain ;  
 Et tu serais de ceux qui, sous le ciel serein,  
 S'ils passent près du puits ombragé par le saule,  
 Font que la jeune fille ayant sur son épaule  
 L'urne où s'abreuveront les buffles haletants,  
 Pensive, se retourne et regarde longtemps. 

 

 

 


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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 22:10

 

                           La France en 1848 


 Le 25 février 1848, La République fut  proclamée place de l'Hôtel de ville de Paris par Lamartine et Ledru-Rollin..


Le gouvernement provisoire créa une garde mobile de 24 000 hommes, recrutés parmi les jeunes chômeurs parisiens . Proclamation du droit au travail.


Le drapeau tricolore fut conservé grâce à un discours de Lamartine, il s'opposa à l'adoption du drapeau rouge . Il retourna l’opinion de la foule, rassemblée à l’Hôtel de Ville en faveur du drapeau rouge. Le drapeau tricolore , gagné si durement pendant la révolution resta l’emblème de la France. 

Orateur d'exception, Alphonse de Lamartine  proclama et dirigea la Deuxième République.

Il fut  l'une des plus grandes figures du romantisme en France. En 1848, à l'occasion de la chute de Louis-Philippe et de la proclamation de la Second République, Lamartine fit partie de la Commission du gouvernement provisoire . Il fut  Ministre des Affaires étrangères de février à mai 1848.

Partisan d'une révolution politique, il était proche des libéraux

  • Le 26 fevrier , Création des Ateliers nationaux , destinés à résorber le chômage (40 000 ouvriers  furent embauchés à la mi-avril). Dans les jours qui suivirent, la peine de mort en matière politique fut abolie, les délits de presse amnistiés, les titres de noblesse abolis, les biens de la famille royale confisqués
  •   Du 23 au 26 juin,  insurrection ouvrière à Paris,  réprimée par l'armée commandée par le général Cavaignac, ce fut un carnage.  Il y eut 5 000 ouvriers morts et 11 000 arrestations. L'état de siège ne fut levé que le 19 octobre. Les insurgés furent exécutés ou arrêtés et déportés sans jugement. 
  • La loi du 12 janvier 1816, condamnant la famille Bonaparte à l'exil fut abrogée.

Le 28 octobre 1848, le journal, « L’Événement », prit  parti pour la candidature de Louis Bonaparte.

Le 20 novembre, Louis Bonaparte publia un manifeste électoral.

Le 10 décembre, Élection de Louis Napoléon Bonaparte, « parti de l’ordre » Il fut élu « Président de la République » avec plus de 5,4 millions de voix 

Cavaignac recueillit  1,4 million  voix.

 

Le 20 décembre, Louis-Napoléon Bonaparte fut  proclamé officiellement président de la République et prêta serment devant l'Assemblée. Après avoir juré « de rester fidèle à la République démocratique, une et indivisible et de remplir tous les devoirs qu’ impose la Constitution », il forma un cabinet conservateur

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:23

La Deuxième République (1848 - 1851)

 

Après cinquante ans de régime autoritaire, la monarchie constitutionnelle s'écroula au printemps 1848. Les grands principes de la Révolution française – Liberté, Égalité, Fraternité - enflammaient l'Europe entière.

 

Pendant trois ans, la Deuxième République permit le rétablissement de la démocratie en France. Mais les adversaires de la République ne tardèrent pas à prendre le pas sur ses partisans, eux-mêmes divisés. L'essai d'un régime présidentiel, démuni de contrepoids et de solutions d'arbitrages, et l'élection à la présidence de la République de l'héritier des Bonaparte aboutirent au coup d'État du 2 décembre 1851.

 

Au printemps 1848, dans presque toute l'Europe, les peuples se révoltèrent contre les monarchies. En France, Louis-Philippe abdiqua le 24 février 1848 et le lendemain, le Gouvernement Provisoire proclama la IIe République.

 

Ses premières mesures s’inspirèrent de la Grande Révolution, mais cherchèrent d’emblée à aller plus loin.

La liberté individuelle devint un droit pour tous :

- rétablissement de la liberté de réunion et de la presse,

- abolition de l’esclavage – tous les habitants des colonies devenant des citoyens français à part entière


Le principe d’égalité politique fit, quant à lui, un grand pas en avant avec l’instauration du suffrage universel, cependant réservé aux hommes de plus de vingt et un ans.


Les fondateurs de la Deuxième République considérèrent que les droits de l’Homme n’étaient  pas réductibles au seul droit à l’expression politique. Ils allèrent  plus loin et favorisèrent l’épanouissement de l’être humain.


 Deux textes importants illustrent cette vaste ambition :

- la déclaration du gouvernement provisoire du 25 février 1848 proclame le droit au travail : « Le gouvernement provisoire de la République française s’engage à garantir l’existence de l'ouvrier par le travail. Il s’engage à garantir du travail à tous les citoyens. Il reconnaît que les ouvriers doivent s’associer entre eux pour jouir de leur travail ».

- le décret relatif à l’abolition de l’esclavage dans les colonies et possessions françaises du 27 avril 1848, préparé par Victor Schoelcher, membre du gouvernement provisoire, proclame que " l'esclavage est un attentat contre la dignité humaine ; […] qu'il est une violation flagrante du dogme républicain : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

 


La Deuxième République fut à ce jour le seul régime présidentiel , basé sur le modèle américain.. Le Président , sous la Deuxième République,  avait un pouvoir comparable aux actuels Présidents de la Vème République  

 

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 21:59

 

Bugeaud et la conquête de l'Algérie

 

 

En 1798, deux négociants algériens, Busnach et Bacri, proposèrent au  « directoire » de ravitailler en blé l'armée française. Le contrat fut signé et le dey d'Alger, avança l'argent pour toute l'opération. Les caisses du directoire étaient vides et le paiement fut différé. Une fois au pouvoir, Napoléon repoussa le paiement de ses créances à la fin de la guerre. Sous la « restauration »,  le gouvernement de Louis XVIII  refusa de reconnaître une dette contractée par la république. En 1827, trente ans après l'emprunt, le  dey d’Alger n'était toujours pas payé.

 

Les rapports entre le gouvernement français et le dey d'Alger s'envenimèrent . Reçu le 30 avril 1827 en audience, le consul de France refusa tout ultimatum et se montra méprisant au goût du Dey. Ce dernier frappa le consul d'un coup de son éventail. Cet incident diplomatique fut le déclencheur qui mena à la guerre de conquête. Soucieux de créer une diversion à de nombreuses difficultés intérieures, Charles X et Polignac se décidèrent, en janvier 1830, à entreprendre une action militaire en Algérie.

 

 


Du14 au 16 juin 1830, les Français repoussèrent les Turcs et les 40 000  cavaliers du gendre du Dey d’Alger. Ils s’emparèrent d’Alger et le Dey capitula le 5 juillet 1830.

 

 

 

Louis Philippe 1er se  borna  à exercer une occupation. Les généraux Clauzel, Savary, Berthezène, Voirol et Drouet d'Erlon,  se succédèrent pendant cinq ans, sans grands moyens ni directives Ils se contentèrent d'occuper Alger et ses environs, Oran, Bône et Bougie.

 Pour augmenter ses effectifs, le commandement mit sur pied des formations nouvelles :

zouaves, légion,  spahis,  tirailleurs , chasseurs…. et les bureaux arabes établirent  des contacts avec les populations.

 

 

 

Dès 1830, la conquête de l'Algérie fut accompagnée d'une colonisation de peuplement :

 les militaires français devinrent des colons . Ils s'installèrent et aménagèrent le territoire conquis. Les pionniers furent progressivement rejoints par des compatriotes et des voisins : Corses,  Alsaciens,  Lorrains,  Espagnols,  Italiens , Allemands, Suisses… encouragés à prendre part à la colonisation …

 


Les territoires de l'ex-régence d'Alger et ceux de l'Etat algérien furent annexés à la France en 1848 par la création de trois départements : Département d’Oran , Département d’Alger et Département de Constantine.

 


 

 En 1832, deux chefs arabes, Abd-el-Kader,  émir de Mascara, et le bey de Constantine Hadjdj Ahmad, se dressèrent contre les Français . La guerre reprit,  la France envoya des renforts . En deux ans Abd el-Kader organisa une véritable armée, forte de plus de 50 000 hommes et, après s'être assuré de l'appui du sultan du Maroc, déclara la guerre à la France, le 18 novembre 1839 . Il  poussa une pointe sur Alger.

 

 

 

 

 La France se décida alors à la conquête. Ce fut l'œuvre de Bugeaud, nommé gouverneur de l'Algérie en 1840. Il disposait de 100 000 hommes, dont il adapta l'organisation aux impératifs de la mobilité. Bugeaud entreprit , par d’ incessantes attaques par ses colonnes mobiles, de refouler Abd-el-Kader vers le désert. Dès 1841, toutes les places de l'émir furent conquises, et, en 1843, sa « smala » fut détruite par le duc d’Aumale, à Taguin.

 

 

Chassé d'Algérie, Abd el-Kader se réfugia au Maroc, où il était soutenu par le sultan qui  refusa de l’expulser . La flotte française bombarda Tanger et Mogador. Le sultan chassa Abd-el-Kader qui continua la lutte pendant trois ans Il  massacra les chasseurs français à  Sidi-Brahim en 1845 . Il finit par se rendre à Lamoricière en 1847, ce qui marqua la fin de la conquête.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 14:44

Louis Philippe 1er et la "Monarchie de Juillet

 

                                                                        Louis Philippe 1er

 

Louis Philippe naquit  à Paris le 6 octobre 1773,  décéda à Claremont en Angleterre en 1850. Louis-Philippe était  le cousin de  Louis XVI, Louis XVIII et Charles X  

Il était le fils aîné de Louis Philippe Joseph, duc d'Orléans,  appelé  Philippe Egalité et d’Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, descendante du comte de Toulouse , fils légitimé de Louis XIV   et de la marquise de Montespan

 

Il fut élevé par la comtesse de Genlis, dame d’honneur de sa mère.. Cette dernière  lui donna une formation à la vie pratique en même temps qu’une culture plus poussée que celle des princes de son temps.

 

 

Son père, Philippe Egalité était devenu Conventionnel, il côtoyait  les plus prestigieuses et souvent les plus douteuses  figures de la Révolution : Danton, Fabre d'Églantine, Desmoulins.


Le jeune prince, futur roi Louis Philippe 1er,  tenta de persuader son père de ne pas participer au procès de Louis XVI   Mais Philippe Égalité, le duc d'Orléans,  vota  la mort du roi Louis XVI.

 

Le futur Louis Philippe portait le poids de la responsabilité de régicide   de son père, il était  regardé avec hostilité par les émigrés royalistes

 

Très tôt, le futur Louis-Philippe 1er , duc de Chartres, se lança dans l’aventure révolutionnaire en s’inscrivant au club des Jacobins en 1790. Puis il partit  rejoindre la Garde nationale et s’engagea  dans l’armée révolutionnaire.


La guerre éclata en avril 1792. Le jeune duc de Chartres  servit sous Kellermann à Valmy, puis sous Dumouriez à Jemmapes.

Dumouriez déserta après Neerwinden le  18 mars 1793, et le duc de Chartres qui n'approuvait pas la "terreur" l'accompagna.

La trahison du fils entraîna  l'exécution du père en novembre 1793 .

Pour le nouveau duc d'Orléans, le futur roi Louis Philippe,  ce fut  l'exil, la gêne matérielle et surtout le discrédit.

 

 

                             Louis Philippe 1er et ses cinq fils

 

 

En 1830,  Charles X abdiqua et Louis -Philippe se fit proclamer

<< Roi des Français>>


Ce nouveau titre, déjà porté par Louis XVI de 1789 à 1792, était une innovation constitutionnelle liant la nouvelle monarchie populaire au peuple, et non plus au pays. Il s'agissait  d'une monarchie contractuelle fondée sur un Pacte entre le roi et les représentants de la nation. Un autre symbole fort de la nouvelle monarchie, appelée  " Monarchie de juillet", fut  l’adoption du drapeau tricolore pour remplacer le drapeau blanc de la Restauration.

 

Cette arrivée au pouvoir à la faveur d’un soulèvement populaire valut  à Louis-Philippe l’hostilité des cours européennes et le surnom de « roi des barricades » ou encore « roi bourgeois ».

 

 

                                              Louis Philippe 1er prête serment


Pendant quelques années, Louis-Philippe règna plutôt modestement, évitant l'arrogance, la pompe et les dépenses excessives de ses prédécesseurs.  Au début, il était aimé et appelé le Roi Citoyen, mais sa popularité souffrit  quand son gouvernement fut  perçu comme de plus en plus conservateur et monarchique.

 


Les républicains déclenchèrent des insurrections très violentes en avril 1834 à Lyon et Paris,

 

La crise économique qui frappa le pays à partir du milieu des années 1840, la mort de l’héritier de la couronne, le très populaire duc d’Orléans, le vieillissement d’un roi inconscient de la ruine qui menaçait son trône menèrent à la fin de la monarchie de Juillet.

 

 

Le 23 février 1848,  la fusillade du boulevard des Capucines lança  dans la capitale un vaste mouvement révolutionnaire. Pour ne pas faire tirer sur le peuple, Louis-Philippe choisit d’abdiquer en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, le 24 février. 1848 

 

 

L'Assemblée nationale était prête  à accepter son petit-fils comme roi, mais elle changea d’avis, et suivit l’opinion publique. La deuxième République fut proclamée  dans des circonstances controversées, à l’Hôtel de Ville de Paris le 24 février 1848.

 

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 12:53

Marie Henri Daniel Gauthier de Rigny

 

 amiral et homme politique français,

Il naquit à Toul le 2 février 1782 , ses parents demeuraient rue de l'Evéché (rue de Rigny actuelle), dans une maison qui abrite, aujourd'hui, l'école de la Sainte Famille.
et décéda à Ris-Orangis, le 6 novembre 1835

 

 

« Un grand français, un fier toulois, c’est Henri Daniel de Rigny »


Henri Daniel de Rigny était le neveu de Joseph Dominique Louis dit baron Louis et fils d’un ancien capitaine . . La Révolution le fit sortir de l’école de Pont-à-Mousson, où il avait été envoyé tout enfant. Henri de Rigny, âgé de dix ans, avait perdu son père et sa mère était inscrite sur la liste des émigrés..

 

 

Une tante le recueillit avec sa sœur de seize ans et de quatre frères. Une vocation prononcée et la volonté dernière de son père appelèrent Henri Daniel de Rigny au service de la marine.


En 1816, il fut élevé au grade de capitaine de vaisseau, il reçut en 1822  le commandement des forces navales rassemblées dans les mers du Levant. Il fut chargé de réprimer la piraterie turque ou grecque, qui s'était développée à la faveur des conflits de la guerre d’indépendance de la Grèce.

 

Il fixa son action dans l’ Archipel . La police de la navigation et le capitaine français furent, suivant sa propre et pittoresque expression, un véritable juge de paix chargé de préserver de fureurs inutiles deux peuples  ( Grec et Turc) divisés par une guerre acharnée.

 

Il assista à plusieurs épisodes du conflit en tant qu'observateur et joua parfois un rôle d'intermédiaire lors des négociations, dont celles ayant précédé la reddition de l'Acropole en juin 1827.


Nommé contre-amiral en 1823, il participa en 1827 aux opérations conjointes de la France, de l’empire russe et du Royaume -uni décidées, suite au Traité de Londres , afin de faire cesser le conflit. Il commanda  la flotte française à la bataille de Navarin 

 

 

                                              bataille de Navarin

 

De retour en France après l’évacuation de la Morée ,  à laquelle il avait présidé, l’amiral de Rigny fut créé comte et nommé préfet maritime de Toulon en 1828 mais,  il refusa, le 8 août de la même année, le portefeuille de la Marine, dans le ministère Polignac

 


Revenu à Toulon pour cause de santé, en septembre  1830, il fut nommé membre du conseil d’Amirauté et reçut la décoration de grand officier de la Légion d’honneur.

Le 17 septembre 1834, il épousa Adèle Narcisse Defontaine, née à Mons, le 13 mai 1803, veuve en premières noces d'un riche homme d'affaires belge.

 

 

En 1831, l’amiral de Rigny reçut le portefeuille de la marine de Louis-Philippe. En 1834, il fut chargé du département des affaires étrangères, il fit dans cette administration preuve d’une activité nouvelle.


En 1835, les soins qu’exigeait sa santé, forcèrent le comte Henri Daniel  de Rigny à quitter ses fonctions de ministre ; au mois d’août, il accepta une courte mission à Naples.  Il rentra fin d’octobre. Il ressentit les premières atteintes du mal terrible auquel il succomba dans la nuit du 6 au 7 novembre 1835 à Ris-Orangis. Ses obsèques eurent lieu à l'église Saint Roch, cérémonie où officiait l'Evêque de Toul et Nancy.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 20:29

 

Le baron Louis, un financier habile ..

 

 

 

Le baron Joseph-Dominique Louis, appelé « le baron Louis » ou « abbé Louis »  naquit  à  Toul le 13 novembre 1755 et décéda à Bry-sur-Marne en 1837..

Il fut baptisé à l'église Saint-Jean de Toul, suivit des études au séminaire de Metz  où il reçut les ordres mineurs et fut consacré diacre.


 

 Il s'imposa comme un remarquable technicien des finances publiques et fut à cinq reprises ministre des Finances, sous les deux Restaurations et la monarchie de Juillet.

 


 

Il prêta serment à la  constitution civile du clergé et fut, pour cette raison, excommunié  tout en accomplissant une mission diplomatique en Suède pour Louis XVI . Il en fut récompensé par une nomination en qualité de ministre des finances au Danemark ,  mais il n'occupa pas ce poste. Après les évènements du 10 août 1792, le baron Louis partit en Angleterre sans être considéré comme un  émigré.

 


A Londres, « l'abbé Louis » travailla dans le secteur bancaire et étudia le système financier de la City.

 


Ministre des Finances sous la Restauration (1814-1815, 1815, 1818-1819),

- il rétablit le crédit et la confiance en reconnaissant les dettes de l'Empire,

- en lançant un emprunt extraordinaire

- et en adoptant une politique douanière souple.

 

 

Il revint un moment aux Finances en 1831-1832.


Son rôle fut essentiel pour le rétablissement de la monarchie. L'État était en quasi-banqueroute, et le baron Louis ne trouva  que 100.000 écus dans les caisses du Trésor.

Le baron Louis rétablit la confiance en assurant que la France paierait les dettes de l'Empire et fonda le système qui établit sa réputation et qu'il exposa devant les Chambres pendant la session de 1814 .

 

 Il s'agissait de couvrir un budget de dépenses pour 1815 de 1.445 millions, dans lequel les dépenses militaires furent réduites au maximum, en particulier en comprimant les effectifs et en mettant en demi-solde les soldats démobilisés, en émettant des bons royaux à 8% d'intérêt, en mettant en vente des biens des communes et des bois de l'État , ( loi du 23 septembre 1814.)


Le baron Louis prit une part active au renversement de Charles X et à l'établissement de la monarchie de juillet . Il resta en place jusqu'au  2 novembre 1830.

L'arrivée à la tête du ministère de Jacques Laffitte, qui prit le portefeuille des finances, l'amena à quitter le gouvernement.


Le roi Louis Philippe le nomma pair de France  . Il siégea à la Chambre des pairs jusqu'à sa mort et y soutint constamment les mesures les plus conservatrices, intervenant à plusieurs reprises sur des questions de finances.

 


                            Tombeau du baron Louis à Bry sur Marne


Il était à la tête d’une fortune considérable . Il possédait le château de Bry sur Marne et les  terrains de la halle aux vins à Bercy. Cette fortune alla à ses neveux , parmi lesquels l’amiral Henri Daniel de Rigny 

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