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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 22:30
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 22:29
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 22:27
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 22:17

Le stress a remplacé les bombes !

 

Les hommes de la gestapo redevinrent nos principaux visiteurs. Ils arrivaient à toutes les heures du jour et devaient certainement faire des rondes la nuit.

Un matin,  deux motards allemands appartenant à la Waffen SS, avec leur plaque autour du cou, mirent pied devant la maison.ils rentrèrent à la cuisine et  essayèrent d'intimider mon épouse en lui disant :

- Nous venons vous arrêter Madame !

- Quel mal ai-je fait ? demanda-t-elle

- Oui, petite madame !

Mais elle ne se démonta pas, c'était un vrai soldat ! Elle leur demanda :

- Expliquez- moi en quoi j'ai fauté ?

Ils avaient essayé et changèrent de registre .

- Avez-vous une douzaine d'oeufs ? demanda l'un d'eux

- Oui, dit-elle mais je n'ai pas les moyens de vous les donner, je les vends !

- Nous sommes les vainqueurs petite madame, nous prenons ce qui nous plaît !

- Ici, il n'y a rien à donner, pas plus aux Allemands qu'aux autres ! rétorqua-t-elle

Le plus grand éleva la voix, mon épouse aussi, elle articula d'une voix forte :

- Vous pouvez hurlé, je n'ai pas peur de vous !

Le plus petit calma son copain et dit :

- Nous voulons des oeufs et nous les paierons madame !

Elle leur emballa la douzaine d'oeufs et ils quittèrent les lieux après avoir poussé toutes les portes, celle de l’étable , c’était l’heure de la traite du soir , celle de l’écurie, celles des granges où un Polonais, avec des faux papiers, préparait le fourrage des chevaux en recouvrant  deux évadés Russes, de foin ! Que de poussées d’adrénaline !

Depuis mon sauvetage miraculeux, j'évitais de me faire remarquer, de plus, mon épouse m'avait enfermé dans une pièce borgne contiguë d'où j'ai pu suivre toute la conversation.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 15:31
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 15:19

Vivre sans cesse sous la menace !

 

Mon  sauvetage reste pour moi, une énigme, mais la guerre continua.... Je ne sortais pas de la ferme, mes dénonciateurs ne devaient pas me voir ! Au bout de quinze jours, je refis surface ...

Les Allemands menaient une guerre complète, une guerre totale. En plus des combats, ils avaient pour objectif de scier notre peuple à sa base en s’attaquant aux jeunes. Ils  déposaient des jouets, des crayons et autres objets piégés. Les gamins les ramassaient, les manipulaient sans crainte et ça explosait comme des grenades, c'étaient des grenades. Avec mon vieil oncle, le vétéran de 1914, on essayait d'informer les gens sur les dangers qui guettaient leurs enfants .

Grâce à un jeune soldat allemand, j'ai compris que le danger était aussi dans les friandises distribuées par les SS au cours d'une fête à l'école. Le jeune gars se précipita sur l'assiette de bonbons en hurlant :<< Scheise ! Scheise !...>> et les jeta au sol en les piétinant. Il courut à son camion et ramena des caramels qu'il distribua aux enfants tout en en mangeant pour montrer qu'ils étaient bons ! De plus, il scandait " sehr gut ! sehr gut !" Le lendemain, j'ai cherché le jeune soldat, je voulais le remercier mais, il n'était plus là, son copain m'a fait comprendre qu'il avait été expédié sur le front russe.

On continuait notre travail de sabotage, les trains qui transportaient des munitions ou des renforts ne déraillaient pas très loin du village ! Au premier coup de sirène, les valides filaient par les chemins boisés qui menaient vers les prairies et la forêt ! Quand les Allemands arrivaient au village, il ne restait que deux vieilles femmes, un invalide de 1914/1918, amputé des deux jambes, moi, avec mes deux béquilles et oncle Pol, le vétéran  ! Quel trio ! Oncle Pol, c’était une force de la nature, physiquement et moralement ! Il ne craignait plus rien ! Il connaissait la peine et la souffrance. La grande peine d’avoir perdu son épouse dans un accident et La Grande guerre 1914/1918 semblaient l’avoir immunisé . En 1914, il conduisait les fourragères qui transportaient les munitions près de Douaumont ! Il avait risqué sa vie, si souvent, qu’il continuait à braver courageusement  l’ennemi !

Après chaque déraillement, comme des furies, les Allemands arrivaient au village . Ils allaient de maison en maison et s'exitaient de plus en plus devant l'absence des habitants. En général, on recevait des insultes et la troupe repartait mais un matin, le scénario changea. Des SS s'installèrent sur la place du village et firent venir les hommes présents au village. Mon oncle, le vétéran , notre pauvre amputé des deux jambes et moi avec mes béquilles, on se retrouva devant le mur de l'école, face à un peloton d'exécution. Là, je ne pouvais plus rester silencieux, je m'avançai vers l'officier , mon oncle me suivit en poussant le brave amputé,.D'une voix forte, je m'adressai à tous ces Allemands :

<< Messieurs, je pensais que l'armée allemande était fière et ne s'abaissait pas à faire de basses besognes, comme exécuter deux vétérans de la Grande Guerre dont un amputé et un invalide de guerre qui se déplace difficilement, je pense que ce n'est pas une mission honorable et que vous aurez des difficultés à obtenir des décorations pour ce fait d'armes >>

Il y eut un silence qui me parut durer une éternité puis, l'officier ordonna à ses hommes de remonter dans les véhicules. Il ne se retourna pas, il nous ignora totalement et le convoi s'éloigna .

Ce jour-là, on l'a échappé belle !

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 18:42

Sauvé par miracle !

 

Mes gardes qui m’avaient toujours à l’œil, m’entraînèrent, sans     ménagement, vers une voiture. Ils m’emmenèrent dans un grand bâtiment entouré de barbelés et je fus dirigé vers un long couloir sur lequel s’ouvraient de nombreuses portes. Un homme en blouse blanche vint me chercher en essayant de me rassurer :

  • Ne craignez rien Monsieur, je suis médecin ! Je suis chargé de contrôler vos blessures !

Je dus me coucher sur une table d’auscultation , il retira les bandes qui protégeaient ma jambe droite et observa avec soin . Il constata

  • Vous avez été sérieusement blessé Monsieur ! La cicatrisation complète sera longue ! Vous risquez encore l’infection !

Il se tut et je vis à son visage qu’il réfléchissait puis il appela : Frantz ! Un jeune infirmier arriva . Ils parlèrent en allemand  puis l’infirmier m’aida à me rhabiller . Le médecin me dit à voix basse :

  • Mon ami, Frantz va vous guider ! Ayez confiance !

L’infirmier enleva sa blouse, il était en civil et il m’entraîna dans un dédale de couloirs qui nous emmenèrent à l’air libre, sans barbelés. C’était une rue, avec des passants et quelques voitures. Malgré mes béquilles, je marchais relativement vite. Sous l’impulsion du jeune infirmier allemand, je volais ! Il me fit entrer dans un petit bistrot et là, le patron prit le relais en m’entraînant dans la cuisine :

  • Vous êtes sauve , mon ami ! me dit-il . Vous devez avoir faim !

 

Sans attendre ma réponse, il me donna un bon sandwich au fromage et un demi de bière .

  • Je n’ai pas d’argent ! lui dis-je
  • Aucune importance ! répondit-il . Ne traînons pas ! ajouta-t-il , je vous ramène chez vous !
  • Je vivais un rêve éveillé, un mélange de drame et de sauvetage à la limite de l’impossible. Le brave homme, pilotait une camionnette grise  et possédait une autorisation de circuler . La route était longue, il fallut deux jours pour arriver chez nous. Il stationna dans la cour , au plus près de la porte et me fit entrer rapidement en me conseillant de ne plus me faire voir pendant un certain temps. Il mangea avec nous, se reposa quelques heures et repartit

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 13:10

L'arrestation

Les jours se succédaient, plus ou moins agités mais, le 18 mai 1943, deux voitures noires s'arrêtèrent devant la maison. Quatre hommes en manteau de cuir noir, portant chapeau, frappèrent violemment à la porte d'entrée. Ils la poussèrent du pied et arrivèrent dans la cuisine. Ma grande difficulté à me déplacer avec mes béquilles ne les impressionnaient pas . Le plus grand me toisa et dans un français impeccable dit :

  • Monsieur, suivez-nous ! Vous avez à répondre de graves délits portant préjudices à l’armée allemande !
  • En effet, répondis-je, pendant la campagne de Belgique, dans le corps des Chasseurs Ardennais, j’ai certainement tué et blessé des soldats allemands ! C’était dans le cadre de la guerre et je défendais ma peau !
  • Et après une guérison difficile et encore précaire, vous continuer à nuire à l’Allemagne ! ajouta-t-il , Monsieur, suivez-nous ! Vous avez à répondre de graves délits portant préjudices à l’armée allemande !

Sans ménagement, deux mecs m'empoignèrent sous les bras , m'entraînèrent à l'extérieur et me poussèrent dans une voiture qui démarra immédiatement.

Au bureau de la Kommandantur, un officier SS se mit à m'interroger. J'étais debout, appuyé sur mes béquilles et les questions passaient sur moi comme des rafales de mitraillette.Mon silence l'énervait au plus haut point et il se mit à frapper sur son bureau et hurla :

  • Emmenez-le au train, il sera plus bavard avec ses amis juifs !

Avant de partir en train, ils m’ont transbahuté en camion bâché. Je ne voyais pas l’extérieur, j’étais seul avec deux soldats, je ne savais pas où j’étais. L’un eut le culot de me demander :

  • Vous voulez savoir où vous allez ?

Fier et orgueilleux, j’ai répondu :

  • Je le sais déjà !

Le camion stoppa dans une gare, les trains sifflaient. Je descendis avec difficulté et un sac sur la tête, ils me jetèrent dans un train . Je cramponnais mes béquilles, elles étaient mon seul soutien. Je sentis une banquette, je m’assis . Mes gardes étaient là, je les entendais discuter, impossible d’enlever ce maudit sac qui m’empêchait de voir où j’étais. Bercé par le bruit, je m’assoupis. Je fus réveillé par des cris et des commandements, on m’enleva mon sac et je vis une foule d’hommes, de femmes et d’enfants portant l’étoile jaune. En me voyant, un jeune homme m’aida à descendre.

  • Où est-on ? Lui ai-je demandé.

A voix basse, il répondit :

  • A Paris, Monsieur !
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 21:34
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 21:33
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  • : Les poubelles radioactives
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  • : Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
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