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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 20:05

Johan Adam ALLES


  • Né le 25 mars 1646 - Grügelborn,, Sarre , , , Allemagne
  • Menuisier charpentier
  • Décédé vers 1674

Parents

fille de Micheal ALFASSER et d'Anna ?

Frères et sœurs de Maria ALFASSER

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 14:15

 Nikolaus ALLES


  • Né vers 1610 - à Grügelborn, quartier de Freisen, arrondissement de Saint-Wendel, Allemagne, Sarre . Elle est bordée par le Luxembourg, la Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz) et la Lorraine. Ces quatre entités sont d'ailleurs associées, avec la Région wallonne et les communautés francophone et germanophone de Belgique, au sein de la « Grande Région », appelée aussi « Saar-Lor-Lux », afin de favoriser la coopération transfrontalière. La Sarre était divisée au Moyen Âge en seigneuries, dont la principale était le comté de Sarrebruck. À l'époque moderne, la région devint un enjeu stratégique. Louis XIV en obtint la partie méridionale (traité de Vincennes, 1661) puis procéda à la réunion des comtés et villes de Sarrebourg, Sarrelouis, Sarrebruck,. (1680-1681).
  •  
  • Ouvrier charpentier Menuisier
  • Décédé en 1648 - Grügelborn, , , , Allemagne , à l’âge de peut-être 38 ans

Union(s) et enfant(s)

 

Notes

Notes individuelles

Mariage à saint Wendel ( Allemagne )

Après 1500, la "Diète d'Augsbourg", les diverses entités politiques de Lorraine sont membres du Cercle du Haut-Rhin du Saint-Empire romain germanique

La région est ravagée par le double fléau de la famine et de la peste D'après l'historien Auguste Digot, des pluies torrentielles détruisent les semailles en l'an 1500, d'où la disette suivie d'une contagion très meurtrière. Le Discours des choses advenues en Lorraine, imprimé à Épinal en 1617, en parle en ces termes :

  • « La famine aussi survint par tout le pais, si estrange que le bichet de bled qui s'étoit donné quelques années auparavant pour moins de trois sols se vendit alors cinquante, comme ainsi la queue de vin qui ne s'estoit vendus que 18 gros, s'acheta 10 francs et plus. Cherté non ouïe auparavant et qui fut suivie l'année d'après d'une si grande pestidence, (car l'une est comme le levain de l'autre), qu'elle emporta presque le tiers des gens du pais, et qui fut tellement esclaircy et denuez d'hômes, que le commerce et le labourage en demeurèrent arrestez bien longtemps. Toutefois le duc René remédia le plutôt qu'il peu à ce déffaut par un allégement et diminution des charges et aydes ordinaires que le peuple supportait auparavant. »

 

  • Le duc de Lorraine " Antoine le Bon" s'efforce toujours de maintenir la paix avec les pays voisins et d'accroître la prospérité de son peuple. Il obtint que la Lorraine soit reconnue « État libre et non incorporable » par le traité de Nuremberg en 1542. Dans sa politique « conservatrice », il lève une armée pour écraser dans le sang la "Révolte des paysans" environ 20 000 protestants meurent à Lupstein, Saverne et Neuwiller-lès-Saverne, puis 4 000 à Scherwiller.
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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 16:17

Une famille déchirée par les guerres et les alliances, pendant des siècles

De leur branche paternelle, côté maternel de leur père, mes enfants portent un passé tourmenté.

Ma belle-mère avait pour patronyme : ALLES

o Nikolaus ca 1610-1648 & Maria ALSFASSER 1620

o Johan Adam 1646 & Maria Elisabeth SCHWEITZERIN 1647

o Hans Nikolaus 1670-ca 1711 & Anne Maria HARDENTEUFEUL 1677-1723

o Wendelin 1671

o Maria Elisabeth 1698

o NICOLAS 1704-1770 & Anne Marie Marguerite MAYER ca 1725

o François 1739-1813 & Anne- Marie MARTIN 1734-1797

o Marie-Antoinette 1762

o François 1768 & Jeanne Catherine GOBERT ca 1770

o Jean-Baptiste 1801 & Marie MEYSENER 1801

o Auguste 1836-1901 & Madeleine LOSANG 1842-1924

o Nicolas 1865-1921 & Marie Célina MAITRE 1863-1943

o Madeleine 1897-?1990 & Andre MOREL

...

o Yvonne Colette Amélie 1898-1991 & Marcel Edouard ANDRE 1892-1972

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 07:46

Situation financière désastreuse de PARIS

 

Le gros mensonge d’Anne Hidalgo n’aura pas résisté longtemps à l’épreuve de la réalité. Quelques semaines après son élection, la nouvelle maire de Paris a été contrainte de reconnaitre publiquement ce qu’elle niait farouchement depuis des mois : la situation financière de la capitale que Bertrand Delanoë lui a laissée en héritage est absolument désastreuse. Selon ses propres aveux, il manquera 400 millions d’euros l’an prochain pour boucler le budget de la ville, un trou colossal comme jamais Paris n’en avait enregistré dans son histoire. Pour donner le change, Julien Bargeton, l’adjoint aux finances a fait mine de découvrir avec stupéfaction cette mauvaise nouvelle, que Capital avait dévoilé dès mars dernier.

>> Lire aussi : Le plan secret d’Anne Hidalgo pour faire valser les impôts à Paris

Autant dire, que, comme nous l’avions prédit sous les quolibets de la candidate   et sur notre réponse publiée sur le site , l’héritière de Bertrand Delanoë va devoir faire valser de toute urgence les impôts des Parisiens, au mépris de ses promesses. De combien au juste ? Une simple règle de trois permet de se faire une idée du coup de massue qui attend les contribuables de la capitale : 400 millions d’euros, cela représente en moyenne 285 euros par foyer fiscal, ou si l’on préfère l’équivalent des deux tiers du produit annuel de la taxe d’habitation versé à la ville. La première magistrate n’a cependant pas encore osé dévoiler ce traitement de choc à ses administrés : elle jure pouvoir régler le problème en louant à l’Etat les locaux et les 130 hectares de terrains (par exemple le zoo de Vincennes) que la municipalité met aujourd’hui gracieusement à sa disposition.

Simple illusion ! Même en mettant les choses au mieux, ces recettes de poches n’atteindront tout au plus que quelques millions d’euros par an, autant dire une goutte d’eau dans le gouffre parisien. Pour boucher le trou laissé par son prédécesseur ...

 

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Published by fosseuchien - dans voyages en Lorraine
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 20:16

cid:1.3481125613@web172505.mail.ir2.yahoo.com

Shocking !!!
Il paraît qu'à Londres, on ne parle plus que du grossier manque de respect 
de NEUNEU 1er à l'égard de sa majesté The Queen...
 
 
Une journée aussi importante que le 6 Juin ne pouvait évidemment se passer sans que notre Neuneu national ne fasse une gaffe. 

Le D-DAY s'est transformé en "Disaster Day" pour notre Président par erreur. 

La photo ci-dessus circule avec insistance et fait la une dans la presse britannique, un vrai succès pour ce
jeanfoutre qui, il est vrai, n'en remporte que fort rarement !!! 

Lors du repas, boudiné dans son joli costume, notre Neuneu national a posé son gros séant sur sa chaise 

avant la reine d'Angleterre ce qui est, tout le monde le sait (sauf lui), formellement interdit par le protocole.

Se payer tant de gens dans un Cabinet présidentiel pour qu'aucun ne l'ait prévenu ou qu'il ait oublié est simplement sidérant.
En même temps, qui aurait pu deviner qu'il puisse manquer à ce point d'éducation car même sans qu'il soit question de protocole
la plus élémentaire des corrections veut que par respect, lors d'un grand repas même de famille, on ne s'attable jamais 
avant une femme à fortiori si elle la personne la plus âgée des convives.

Avec lui, l'élégance française avait déjà pas mal de plomb dans l'aile mais maintenant 
c'est au tour de la galanterie française d'être la victime de ce minable. 


Merde, quand on pense que nous avons confié les codes nucléaires à cet irresponsable.....
 

 

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Published by fosseuchien - dans voyages en Lorraine
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 10:01

Les dessous de l'histoire

En 1338, le roi de France Philippe VI de Valois, accorde à l'un de ses fidèles chevaliers, Geoffroy de Nancy, le fief de Gombervaux. Celui-ci y édifie le château qui devient un poste frontière avec le duché de Lorraine (dépendant du Saint-Empire germanique). Sa construction s'achèvera en 1357. Six ans plus tard, Henri V de Vaudémont, vassal du duc de Lorraine, l'assiège avec l'aide de soldats anglais.

En 1367, le château est le théâtre d'un fastueux banquet réunissant le roi de France Charles V, ses connétables Bertrand du Guesclin et Olivier de Clisson et le duc Jean 1er de Lorraine. Ce festin est préparé par Guillaume Tirel dit Taillevent, auteur du célèbre Viandier, ouvrage de référence pour la cuisine au Moyen Age.

Bancquet du roy Charles V et du duc Jehan de Lorraine

Es premier Mestz
Venaison de sanglier en souppes.Sabourot de poussins.Boussac de lièvres. Oyes à la trayson.

Second Mestz
Cines. Hayrons. Faisans. Paons.Trimolecte de Perdris.

Tier Mestz
Most Jehan. Posté de merles. Pyjons au sucre.

Le quart Mestz
Darioles de cresme fricts. Pastés de poyres.

Quint Mestz
Amandes. Noysilles. Poyres crues.
Jonchées.


Voici, d'après le « Viandier de Taillevent », les recettes de ce festin moyen-âgeux :

Venoison de sanglier en souppes.
Pour mettre en souppes ou potaiges, vous le mettrés ainsi pour bouillir; mettés la en pot et la mettés cuire en vin et en boullon de beuf, ett en autre boullon, et prenés du pain hallé et destrampé d'ung peu de boullon; non guères. Et de ces espices, il y faut canelle, graine, clou gingenbre foison, et mettés dedans le pot à la ve noison.

Sabourot de poussins.
Pour faire sabourot de poussins, prenez poussins ou poulaille, et dépecés par menus morceaulx, et les souffrisés en une paelle en sain de lart, et mettés un peu d'oignon ou souffrire, et prenés des foyes de poulaille; mettés tremper en boullon de beuf, et ung peu de pain pour lyés, et les coulés, et mettés du gingembre blanc batu et ung peii de vertjus, et le gouster de sel.

Boussac de lièvres.
Hallez les en broche ou sur le grail, puis les découppez par membres, et frisiez en sain de lart; puis prenez pain brullé, du boullon du beuf et y mettez vin, et couliez, et faites bouillir et puis prandre gingenbre, canelle, girofle et graine de paradiz et deffaictes de vertjus; et ne soit mie trop lyan.

Oyes à la trayson.
Mettés oyes haller en broche, quand elles sont halées mettés les souffrire en ung pot, et mettés en sain de lart et boullon de beuf, et prenés canelle, grainne et clou de girofle, et broyés, se les espices ne sont bien battues, et mettés les espices dedens le pot, au souffrire, et du sucre assez raysonablement, et prenés ung peu de pain et des foyes de poulaille, et les mettés tremper en boullon de beuf et de la moustarde raysonablement: Coulés et mettés au pot, et boullés tout ensemble, et goustés de sel comme il appartient.


Paon-Cine.
L'en tue comme, ungne oue, et laissiez la teste et la queue; soit lardé ou arsonné, et soit rosti doré, et soit mengé au sel menu. Et dure au loings bien un moys depuis qu'il est cuit : et feust moisy dessus, ostez le moisy, vous trouverez blanc, bon et sade par dessoubz.

Faisans.
Plumez sec, boutonnez ou arsonnez, et qui veult, soit reffait en eaue chaude, et soit rosty atout la teste, sans plumer, et atout la queue; enveloppez de drappeaulx mouillez qu'ils ne ardent. Et, si vous voulez, oster la teste, la queue et les ailles, et rotissiez sans larder, et ou mettre ou plat, ataichiez à bucheltes la teste, la queue et les ailles en leurs places; et mengiez au sel menu.

Hayrons.
Soit saigné ou fendu jusques espaules comme dit est du cine et du paon; et soit apareillié comme la sigoygne; au sel menu ou à la cameline.

Trimolecte de perdris.
Prenés perdris, et les mettés roustir, et, quand seront rousties, les souffrisés en ung pot à sayn de lait et boullon de beuf, et puis de l'oignon frit bien menu, et soit mis avecques les autres espices, et grainne de paradiz, et sucre raysonnablement, et prenés pain hallé et foyes de poutaille, se en povés finer, et les mettés tremper en boullon de beuf, et coulés parmy l'estamine et boutés dedens le pot avec les perdris, et mettés ce qu'il appartient : il convient canelle, gingenbre, espices menues, clou, grainne deffaictes de bon ypocras; et de sel ainsi.

Most Jehan.
Pour faire most Jehan, mettés chappons de haulte gresse rostir en la broche; pour quatre platz, mettés une quarte de lait, et mettés boullir dessoubz les chappons, et puis prenés de la marjolaine, ung peu de percil, ysope et toutes aultres bonnes herbes, et prenés ungne unce gingenbre et mettés ung peu de saffran, et le destrampés de lait, et hachés les herbes bien menues, et faites boullir ensemble, et mettés deux quarterons de sucre; quand la dicte saulce sera assés espece, tirés les chappons et les mettés en ung plat, et tostées desoubz, et gectez la saulce dessus.

Pasté de merles.
Prenés du frommaige fin et mettés dedans les oiseaulx, et de la mouelle de beuf, et lart menu haché et gingembre, espices.

Pyjons au sucre.
Mestés roustiz atout les testes, et sans les pietz, vin, ciboule avec gresse et unge unce de sucre.

Darioles de cresme.
Soit broyés amandes, et non guères passés, et la cresme fort fricte au beurre, et largement sucre dedans.

Pasté de poyres.
Mises sur bouts en pasté, et emply de sucre à trois grosses poyres comme ung quarteron de sucre, couvertes et dorées d'œufz, de saffran et mis au four.

Ypocras.
Pour une pinte d'ypocras, mettés troys tréseaux synamome fine et pares, un tréseau de mesche ou deux qui veult, demy tréseau de girofle et grainne de sucre fin six unces ; et mettés en pouldée, et la fault toute mettre en ung couleur avec le vin, et la pot dessoubz, et le passés tant qu'il soit coulé, et tant plus passé et mieux vault, mais que il ne soit esventé.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 13:21

Tout à coup, il parut  très gêné, prit Marie à part en disant :

- Mademoiselle, je suis vraiment honteux ! Je vous ai pris un magasine que je n’ai pas payé et j’ai le culot de revenir ! Vous en souvenez-vous ?

- Oui ! admit Marie. Mais ce n’est pas grave puisque vous êtes revenu !

Marie souriait et plaisantait avec le vieil homme. Quand il sortit son porte-monnaie de sa poche, elle posa amicalement une main sur son épaule en disant :

- Ne cherchez rien Monsieur ! C’est mon cadeau ! Je vous demande simplement de m’inviter à faire voler votre cerf-volant !

Le petit homme trépigna de joie en s’écriant :

- Ce sera un bonheur pour moi Mademoiselle ! Je vous inviterai toutes les deux dès que le temps le permettra !

Le vieil homme s’éclipsa en chantonnant :

- Bonsoir Mesdemoiselles ! A bientôt !

Marie attrapa son blouson et s’écria :

- Viens Blanche ! On le suit ! Ne perdons pas de temps !

Une course effrénée s’en suivit à travers le dédale des ruelles et des impasses. Le vieil immeuble était en vue, une ombre dansante courait le long des murs. Blanche et Marie retenaient leur souffle. Le vieil homme pénétra dans l’immeuble par la troisième entrée. Elles se précipitèrent derrière lui, en marchant sur la pointe des pieds. Un filet de lumière fusait entre les  fentes de la porte. Elles approchèrent et se mirent à observer par les interstices. Un ancien abat-jour tombait du plafond et éclairait une grande table chargée de livres, de boîtes de conserves, de bouteilles, de fioles, de perruques, de carton, de planches …Il y avait même une vieille tronçonneuse ! C’était un vrai capharnaüm !

- C’est un collectionneur fou ! pouffa Marie

 Le nez collé à la porte, elles observaient tous les gestes du bonhomme, de ses doigts déformés, il dessinait, découpait, collait, tapait ! Ses gestes étaient précis, il ne tremblait pas. Marie avait retrouvé son entrain et s’enhardissait, elle entrouvrit la porte en murmurant :

-  Il y a tellement de boucan la-dedans, qu’il n’entend rien !

Blanche passa aussi la tête et partit d’un fou-rire qu’elle eut du mal à contenir. Marie la regarda et éclata à son tour, pliées en deux, les sœurs n’en pouvaient plus. Craignant d’attirer l’attention du vieux bonhomme. elles filèrent vers la sortie . Minuit sonnait, quelques silhouettes défilaient sur le trottoir d’en face, Marie, radieuse, proposa :

- On reviendra demain , quand il ne sera pas là ! Ce sera super , on pourra visiter l’antre du vieil extra-terrestre !

Blanche exultait de joie, elle avait retrouvé sa sœur ! Marie était redevenue « Marie  l’intrépide ! »

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 13:09

 

Comme chaque matin, Monsieur Quentin arriva.

Blanche lui fit part de son plan. Il réfléchit et l’ approuva en faisant remarquer :

- Le plus difficile reste à faire, convaincre Marie de venir au magasin ! dit-il tristement

- Je lui dirai que vous n’avez pas pu venir, je ferai celle qui est débordée et je  lui demanderai de l’aide ! assura Blanche

- On prévoit ça pour quel jour, Mademoiselle Blanche ?

- Le plus tôt possible ! J’ai hâte de savoir si notre vieil homme produira un choc , comme on l’imagine !

- J’ irai parler à votre extra-terrestre, c’est un brave homme, il comprendra ! Soyez confiante Mademoiselle Blanche !

Quentin sortit, enfourcha sa bicyclette et fila à son travail. Blanche trouva cette journée interminable ! Enfin, la soirée s’installa, elle sentit l’impatience l’envahir et le coup de téléphone de Quentin qui n’arrivait pas la rendait nerveuse ! Dix-neuf heures sonnaient au clocher quand la sonnerie du téléphone retentit :

Au bout du combiné, la voix de Quentin résonna :

 « C’est bon mademoiselle Blanche ! Le vieux bonhomme se pointera ce soir ! Il va arriver ! »

Blanche se précipita au grenier, où Marie passait son temps et appela :

- Marie ! Marie ! Quentin ne peut pas venir ce soir et je suis débordée ! Tu serais gentille de venir m’aider !

Surprise, Marie se leva et murmura timidement :

- Crois- tu que je pourrai ? Je suis devenue une loque !

Blanche la prit dans ses bras et la rassura :

- Pourquoi une loque ? Certainement pas, tu  vas plus vite que moi pour trier et compter tous les invendus !

Elles descendirent toutes les deux et Marie implora :

  • - Blanche, tu m’aideras !
  • - Je suis persuadée que tu t’en sortiras très bien !

Marie n’avait rien perdu de ses habitudes,  Blanche lui dit :

- Tu  files comme le vent petite sœur ! C’est fantastique ! On aura terminé avant l’arrivée de Baptiste !

Blanche était dans l’arrière-boutique quand Marie déboula sur les chapeaux de roue, en bafouillant :

- Le vi…eux bon ..homme est là !

Blanche ouvrit de grands yeux ébahis et courut dans le magasin, suivie de Marie. Le vieil homme feuilletait des revues d’aviation et d’objets volants. Blanche lui demanda :

- Trouvez-vous votre bonheur Monsieur ?

- Dans votre librairie, il y a des trésors  Mesdemoiselles !

Marie lui tendit un document traitant d’OVNIS, il sursauta et de sa petite voix pincharde s’écria :

- Merveilleux ! Merveilleux Mademoiselle !

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 13:52

Quel choc ?

 

Blanche accompagna Marie à sa thérapie, comme elle le faisait régulièrement, depuis deux mois. Le psychologue prit Blanche à part et lui expliqua :

- Votre sœur est profondément blessée, elle comprend que tout est parti d’une information qu’elle a mal comprise mais elle n’arrive pas à se pardonner la peine et les soucis qu’elle vous a fait !

- Mais… Monsieur… coupa Blanche

- Je sais Mademoiselle, vous lui avez pardonné ! Vous ne lui avez fait aucun reproche ! Vous l’avez comprise ! Mais sa blessure est si profonde qu’il faudrait un choc pour la cicatriser !              

- Un choc ! S’exclama Blanche.

- Oui, une personne ou une situation qui l’ ont marquée !

Elles reprirent la route, Blanche essaya d’être enjouée et s’amusa à imiter le psychologue qui avait un genre un peu efféminé ! Un petit sourire timide illumina un instant le visage de Marie puis, ce fut de nouveau le silence, un silence pesant jusqu’à la fin du trajet. Blanche cherchait quel événement pourrait bien servir de choc psychologique pouvant redonner à Marie, le goût de vivre ? Elle mit la voiture au garage, Marie l’attendit. Elles rentrèrent toutes les deux. Baptiste et Mr Quentin avaient fermé la boutique. Marie monta dans sa chambre tandis que Blanche terminait de classer les invendus

Le visage couvert d’un voile de tristesse, Blanche rapporta la conversation qu’elle avait eu avec le psychologue. Dès les premières paroles de Blanche, Quentin se dirigea vers la sortie en leur souhaitant  une bonne soirée !  Mais Baptiste et Blanche le retinrent :

- Restez,  Mr Quentin ! Vous pourriez nous aider à avoir des idées !

Les deux hommes écoutèrent attentivement , la tête dans les mains. Blanche termina en sanglotant :

- J’ai beau fouiller dans mes souvenirs, mais  je ne vois rien !

Ils parlèrent longtemps. Tout à coup, Baptiste se gratta la tête et dit :

 -Tu te souviens, le petit copain qui la raccompagnait du lycée et qui venait la chercher pour aller au cinéma ?

 - C’est vrai ! Elle l’aimait beaucoup ! Mais, il est parti aux USA et ils ne se sont même jamais écrits ! répondit Blanche :

Elle ferma les yeux puis, comme elle se parlait à elle-même, elle murmura :

-  Il me vient une idée… notre secret…Ce qu’on te cache…C’est ridicule… C’est un jeu … 

- Quel jeu ? insista Baptiste.

- Un vieil homme qu’on appelle l’extra-terrestre ! Un soir, il nous a pris une revue qui traitait d’OVNIS et on voulait découvrir sa cachette !

- C’est ce qui explique vos randonnées nocturnes !

- Oh oui ! Et Marie s’en amusait tellement !

C’est alors que Monsieur Quentin fronça les sourcils et demanda :

- Votre vieux bonhomme ne porte-t-il pas un bonnet noir à pompon rouge, une cape noire et des galoches pointues ? Et il trottine comme un lutin ! ajouta-t-il

Blanche resta un instant muette et s’exclama :

- Mais oui ! Vous le connaissez ?

- Bien sûr ! continua Baptiste, c’est le vieux pilote d’hélicoptères !

Quentin connaissait le lieu de son atelier et de son habitation. Comment le faire découvrir à Marie ? Peut-être valait-il mieux qu’il revienne à l’improviste au magasin quand Marie serait  présente ! 

- On pourrait arranger ça !  proposa Quentin.

Ils se séparèrent avec une lueur d’espoir . Baptiste rejoignit son commissariat, Quentin , le foyer des travailleurs et Blanche chercha toute la nuit comment procéder pour que le choc attendu soit efficace. Le lendemain matin, elle avait pris sa décision :

 « Il faut que le vieil homme revienne un soir, comme la première fois ! »

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 12:58

Marie tremblait en saisissant la feuille. Elle se mit à lire lentement :

-« Un duplicata de livret de famille a été délivré à Monsieur Pierre LELIVRE le 15 octobre 1981, en remplacement d’un livret de famille déclaré perdu » Mais, 15 octobre 1981 ! s’écria Marie, c’est ma date de naissance !

- Oui ! s’exclama Blanche . Papa n’ a pas trouvé le livret de famille quand tu es née, il l’a déclaré perdu et la mairie lui en a délivré un autre ! C’est ça la vérité ! Et au grenier, tu as retrouvé le livret perdu où tu n’existes pas puisque tu n’étais pas née !

D’un bond, Marie se leva et bondit dans les bras de Blanche.

- Enfin, c’est la bonne explication ! admit Marie. Je suis impardonnable ! Si j’avais lu tout le certificat d’adoption, j’aurais compris qu’il s’agissait de notre grand-mère ! Et je n’aurais pas fait autant de mal !

Baptiste la rassura  :

- C’est vrai, on a vécu un mauvais moment ! Ensemble, on arrivera à oublier cette terrible semaine !

Blanche la serra contre elle en murmurant :

- L’important, c’est que tu sois là ! D’habitude, c’est toi qui me console et qui trouve les mots pour tout expliquer !

- Aujourd’hui, c’est toi qui vient à mon secours ! Mais je compte tellement  sur toi, tu es toujours là quand j’ai besoin de toi ! gémit Marie

Marie s’installa dans la voiture, le visage enfoui dans ses mains et pleura toutes les larmes de son corps !

Le voyage de retour fut paisible et presque silencieux ! Chacun avait besoin de trouver le repos de l’esprit ! Tous les trois, ils avaient vécu une épreuve difficile ! La nuit était tombée quand la voiture s’immobilisa devant la librairie . Les yeux rougis, Marie en descendit la dernière et se précipita dans sa chambre où Blanche l’a rejoignit. Baptiste s’éclipsa discrètement afin de ne pas déranger l’intimité des deux sœurs

Le dimanche passa comme dans un rêve pour Marie !  Le retour à la réalité n’était pas facile ! Elle n’avait quitté la maison que deux semaines mais un gouffre s’était creusé dans son esprit ! Elle se sentait coupable de tout ce désordre et surtout du chagrin de Blanche ! Baptiste avait dû user de toute son efficacité pour la soutenir et lui donner le courage de ne pas sombrer dans le désespoir. Les jours qui suivirent furent tristes . Marie restait des heures, immobile, perdue dans ses regrets et sans appétit. Le sommeil l’avait abandonné malgré la grande fatigue qui l’habitait. Cette culpabilité qui l’étreignait ne la quittait pas, elle sombrait dans la dépression !

 Blanche et Baptiste le comprirent très vite et agirent rapidement en l’obligeant à consulter un psychologue. Monsieur Quentin venait régulièrement au magasin pour aider Blanche à déballer les revues et ranger les emballages. Il espérait revoir le sourire de Marie et plaisanter avec elle , comme il en avait pris l’habitude ! Un jour, il arriva, heureux d’annoncer une bonne nouvelle, il s’adressa à Marie, assise dans son fauteuil, réfugiée dans l’arrière- boutique :

- Mademoiselle Marie, je suis embauché dans une entreprise qui aménage les combles, c’est formidable et c’est grâce à vous  !

La vraie Marie aurait sauté de joie, mais là, elle le regarda tristement, en susurrant :

- Oui , c’est bien !…

Le pauvre homme sortit en essuyant furtivement une larme. Blanche prit sur elle pour ne pas pleurer devant les clients qui s’agglutinaient devant le comptoir. L’épouse d’un collègue de Baptiste qui avait aidé Blanche pendant l’absence de Marie continuait de venir tous les jours, à mi-temps ! Les jours passaient et rien ne changeait !  Monsieur Quentin continua à offrir son aide, matin et soir, avant et après son travail. Il était très apprécié autant par son efficacité que par sa discrétion.

 

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