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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 14:33
alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Georges DUHAMEL

Grand-croix de la Légion d’honneur, Commandeur des Arts et des Lettres,

Croix de guerre 1914-1918, Commandeur de la Santé publique,

Auteur dramatique, essayiste, Poète, Romancier et médecin

Né à Paris, le 30 juin 1884. Mort le 12 avril 1966.

Septième d’une famille de huit enfants, fils de pharmacien assez fantasque,  Georges Duhamel fit ses études au lycée Buffon, puis au lycée de Nevers, et enfin à l’Institution Roger Momenheim.

 Après une licence de sciences, il entama des études de médecine, qu’il  acheva en 1909. Il trouva en emploi dans l’industrie pharmaceutique, et choisit,  en parallèle, de donner libre cours à ses aspirations littéraires.

Commandant d’ambulances chirurgicales pendant la Première Guerre mondiale, Georges Duhamel allait nourrir de cette douloureuse et traumatisante expérience deux recueils de nouvelles : Vie des Martyrs et Civilisation (Prix Goncourt 1918). À la fin du conflit il choisit de renoncer définitivement à son métier de médecin pour se vouer entièrement à la littérature.

A la Première Guerre mondiale, il décida de s'engager dans le service actif alors qu'il avait été  réformé pour une très mauvaise vue . Il désirait faire le don de lui-même et partager les épreuves des hommes de sa génération. Dès 1914, Georges Duhamel occupa pendant quatre ans les fonctions de médecin aide major dans des unités d'auto chirurgie, dans des situations souvent très exposées notamment lors de la bataille de Verdun Alors qu'il exerçait près du front de Champagne en 1915, il décida de raconter les épreuves des blessés..

 De cette expérience au cœur de l’enfer, il a écrit :

  • «  Vie des martyrs »s paru en 1917,  recueil de récits qui connu un certain succès
  • . D'autre part, Georges Duhamel entreprit la rédaction de « Civilisation » livre témoignage sur les ravages de la guerre. Ce livre sortit en avril 1918 sous le pseudonyme de Denis Thévenin car Duhamel ne voulait pas être accusé de profiter de la guerre pour faire de la littérature et de l’argent.  Le 11 décembre 1918, il reçut le prix Goncourt.

 Le 13 janvier 1920, Georges Duhamel donna, à la maison des Amis du livre sur invitation d'Adrienne Monnier, une importante conférence sur le thème « Guerre et Littérature ». C’est depuis cette époque qu’on a intégré la notion de « littérature de témoignage »

 Déjà à cette époque, il souffrait  du désintérêt littéraire rapide concernant la Grande Guerre pouvant conduire à « une amnésie historique  et à un risque de dénaturation du sens de l'Histoire » au profit d'une « littérature de convention »  analyse  reprise deux ans plus tard par Maurice Genevoix dans l'avant-propos des "Éparges"

Rendu à la vie civile, il se consacra  entièrement à la littérature et à la défense d’une civilisation à visage humain.

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 22:28

Henri  Barbusse a été marié à Hélyonne, fille de Augusta Holmès et Catulle Mendès.

Son oeuvre :

·  Le Feu (Journal d'une escouade) (1916 prix Goncourt)

·  Carnets de guerre

·  Paroles d'un combattant. Articles et discours 1917-1920 (1917)

·  Clarté (1919)

 

Il a lutté de toutes ses forces pour contribuer à  construire un monde nouveau où le bonheur individuel prendrait appui sur une organisation sociale plus juste, plus cohérente et plus humaine.  Il a participé activement aux avancées de son temps.

La lutte contre la guerre était une préoccupation constante de toute sa vie.Il désignait avec une simplicité lumineuse les seules attitudes possibles pour conjurer ce mal social absolu :

- se rebeller,

- désigner clairement les causes,

- organiser le rassemblement de tous.

En écrivant, au milieu d'une guerre interminable , ce cri universel qu’est Le Feu, Barbusse a produit l’acte majeur et directement lisible d’une révolte indispensable contre le carnage de cette guerre interminable. 

.<< En fondant et en dirigeant l’ARAC, il lui a donné d’emblée son rôle phare: expliquer que ce cataclysme n’était ni fatal ni naturel, mais qu’il venait d’un système social pervers qu’il fallait combattre.>>

En créant le mouvement Amsterdam-Pleyel, il a appelé au regroupement des hommes et des peuples de bonne volonté pour faire barrage à la sauvagerie.

Barbusse fut l'un des instigateurs du mouvement pacifiste Amsterdam Pleyel, dont il devint le président avec Romain Rolland et auquel adhéra notamment Albert Camus, dès la prise du pouvoir d'Hitler en Allemagne.

Il fit plusieurs voyages en URSS et se mit à écrire une biographie de Staline en 1935. C'est à l'occasion d'un de ces voyages qu'il décèda  à Moscou le 30 août 1935.

Selon Arkadi Vaksberg, il serait mort empoisonné, sur l'ordre de Staline.

Lors de ses funérailles à Paris, la population parisienne lui rendit un dernier hommage particulièrement important.

Henri Barbusse est enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 97, près du mur des Fédérés.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 21:32

 

Journaliste, homme de lettres, écrivain combattant dressé contre les guerres, Henri Barbusse a été un personnage très important sur la scène littéraire et politique durant le premier tiers du XX° siècle. Touché par le succès, d'abord pour son recueil de poèmes de jeunesse Pleureuses, puis pour son roman L'enfer, il obtient le prix Goncourt en 1917 pour Le Feu, roman écrit d'après nature durant la Grande Guerre où il lui-même se comporta comme un combattant héroïque. Il déploya des efforts inlassables pour dénoncer les crimes du fascisme naissant,

 

Barbusse fut l'un des instigateurs du mouvement pacifiste "Amsterdam Pleyel", dont il devient le président avec Romain Rolland et auquel adhéra notamment Albert Camus, dès la prise du pouvoir d'Hitler en Allemagne.

Il a lutté de toutes ses forces pour contribuer à  construire un monde nouveau où le bonheur individuel prendrait appui sur une organisation sociale plus juste, plus cohérente et plus humaine, dont il sentait bien qu’elle ne serait pas donnée mais construite avec tous. Ainsi faisant, il a participé activement aux avancées de son temps, dans les conditions d’alors.

la lutte contre la guerre est une préoccupation constante de toute sa vie. Que nous dit-il? Transcendant les aléas des moments particuliers, il désigne avec une simplicité lumineuse les seules attitudes possibles pour conjurer ce mal social absolu : se rebeller, désigner clairement les causes, organiser le rassemblement de tous. En lançant, au milieu d'une guerre interminable qui devait encore durer deux ans, ce brûlot universel qu’est Le Feu, Barbusse a produit l’acte majeur et directement lisible d’une révolte indispensable contre la boucherie sans nom jusqu’alors. En fondant et en dirigeant l’ARAC, il lui a donné d’emblée son rôle

 

 

 

.

Dessin de

Boris Taslitzky

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 21:29

Henri Barbusse

 

alt=Description de l'image Henri-Barbusse.jpg.

 

Adrien Gustave Henri Barbusse,écrivain français. naquit à Asnières-sur-Seine le 17 mai 1873 et décéda à Moscou le 30 août 1935,

Il est issu d'une famille protestante d'origine cévenole dont on a retrouvé les traces  depuis le XVIIe siècle, dans un hameau d'Anduze, près d'Alès.

Barbusse était un pacifique mais au moment de la déclaration de guerre, son patriotisme le poussa à s'engager malgré son âge, il avait 41 ans en 1914 et de gros problèmes pulmonaires.

Il s'engagea volontairement dans l'infanterie et réussit à rejoindre les troupes combattantes en décembre 1914 au 231e régiment d'infanterie avec lequel il participa aux combats en premières lignes jusqu'en 1916. 

 De cette expérience, il a écrit  Le Feu, prix Goncourt en 1916, récit sur la Première Guerre mondiale dont le réalisme souleva les protestations du public de l'arrière autant que l'enthousiasme de ses camarades de combat. 

Barbusse tira son livre de son expérience personnelle du front. Cet écrit a été longuement mûri et pensé en première ligne pendant vingt-deux mois dans les tranchées de décembre 1914 à 1916.

Barbusse tout au long de l'année 1915 a tenu un carnet de guerre où il nota des expériences vécues, les expressions des poilus, et dressa des listes diverses et variées. Ce carnet servira de base à la composition de son roman dont l'essentiel de l'écriture l'occupera durant le premier semestre 1916 alors qu'il était convalescent à l'hôpital de Chartres puis à celui de Plombières

En 1917, il fut cofondateur et premier président de l' Association   républicaine des anciens combattants (ARAC). Il adhèra au Parti communiste français en 1923 et se lia d'amitié avec Lénine et Gorki. En 1928, il fonda la revue Monde (publiée jusqu'en 1935) avec des collaborations mondiales prestigieuses.

 

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Published by fosseuchien
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:05

Maurice Genevoix avait cherché une maison sur les bords de la Loire : il n'en trouva pas à Chateauneuf-sur-Loire et « vala » ainsi jusqu'aux Vernelles, à Saint-Denis de l'Hôtel.

 

 

En 1925, Maurice Genevoix reçut le « Prix Goncourt » pour « Raboliot »   ,

 en 1927, il racheta une vieille masure au bord de la Loire à Saint-Denis-de-l’Hôtel »    au hameau des Vernelles « une vieille maison, rêveuse, pleine de mémoire et souriant à ses secrets.»

 Il y passa un premier été avec le chat Rroû, période dont il tira un roman du même nom.

Après la mort de son père en juillet 1928, il s'y installa en 1929, pour un premier séjour de vingt ans. C'est dans cette maison, dans un bureau donnant sur la Loire, qu'il a écrit la plupart de ses livres.

Le 25 août 1937, il épousa Yvonne Louise Montrosier, médecin originaire d'un village proche de Saint-Affrique, qui décéda l'année suivante

Il épousa en secondes noces, le 27 février 1943, Suzanne Neyrolles (1911-2012), une veuve, déjà mère d'une fille prénommée Françoise, puis avec son épouse, il est reparti à sa maison des  Vernelles , qu'il retrouva saccagée. En 1944 naquit sa fille, Sylvie.

 

"La Loire coule dans l'œuvre entière de Maurice Genevoix"

 

Sylvie Genevoix passa son enfance aux Vernelles, à Saint Denis de l’Hôtel. Elle vit son père travailler tous les jours au premier étage. Elle  allait de temps en temps à la pêche avec lui.

Après des études de lettres classiques à la Sorbonne, elle travailla aux «  éditions Plon Perrin et Julliard » comme attachée de presse, puis comme coordinatrice des services littéraires

Elle a produit des émissions et documentaires pour la deuxième chaîne de télévision française :

Elle était responsable des pages littéraires de Madame Figaro et a travaillé pour L'Express.

Elle  créa l’association « Je me souviens de Ceux de 14 »

Elle décéda d'un cancer le 19 septembre 2012  à Paris  Ses obsèques eurent lieu cinq jours plus tard, à l'église Notre Dame d’Auteuil. Sa mère la rejoint moins de deux mois plus tard.

 

Quelques ouvrages écrits par Sylvie Genevoix :

 

  • Howard Robard Hughes ou une Amérique, Paris, 1972, coécrit avec Marianne Gosset
  • Paris, la Seine, Paris, 1986, réédité en 1990
  • Maurice Genevoix : la maison de mon père, 2001
  • La prochaine fois je le tue !, Paris, 2002
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 19:50

Maison Maurice Genevoix, près de l'église de Saint-Denis de l'Hôtel

 

Très grièvement blessé, Maurice Genevoix fut soigné pendant sept mois et changea plusieurs fois d’hôpital : VERDUN, VITTEL, DIJON, BOURGES .

C’était un homme solide, c’est ce qui l’aida à surmonter l’infection et à guérir.  Les blessures reçues au bras et au flanc gauche le marquèrent pour le restant de sa vie. Il fut réformé à 70 % d'invalidité et perdit l'usage de la main gauche.

 

Il partit à Paris où il assura un service bénévole à la Father's Children Association, il  logeait à l'École normale. Le  directeur de l'école lui proposa de reprendre ses études afin de présenter l'agrégation. Maurice Genevoix refusa afin d'entreprendre la rédaction de son témoignage de guerre. Il raconte  la terrible guerre des tranchées en  cinq volumes de  <<Ceux de 14>> :

Sous Verdun (1916),

Nuits de guerre (1917),

Au seuil des guitounes (1918),

La Boue (1921),

Les Éparges (1923),

C'est une oeuvre témoignage, d'un grand réalisme

Son œuvre est placée parmi les grands témoignages de la Première Guerre mondiale.

De nouveau,  le sort s’acharna sur lui, en 1919, il fut atteint de la grippe espagnole, gravement atteint, son organisme réussit à vaincre cette très grave affection. Guérit,  il retourna chez son père dans le village de son enfance dans le Val de Loire. Après avoir été écrivain de guerre, il s’adonna à la peinture..

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 21:57

Maurice Genevoix

<<Mieux vaut mourir en avançant que mourir en reculant >>

Maurice Genevoix, naquit le 29 novembre 1890 à Decize, dans la Nièvre et décéda en Espagne, à Alicante le 8 septembre 1980

L’ensemble de son œuvre témoigne des relations d’accord entre les hommes, entre l’Homme et la Nature, mais beaucoup entre l'Homme et la Mort.

Il fut mobilisé lors de la première guerre Mondiale, le 2 août 1914 et servit comme lieutenant dans le 106ème régiment d'Infanterie, 12ème division de la 3ème armée, commandée par le général RUFFEY

Le 106ème régiment d'Infanterie participa à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun.

Le 17 février 1915 , la 24e brigade d'infanterie (106e et 132e RI) fut chargée de reprendre la crête des Eparges . Du 17 février au 9 avril 1915 de violents combats se succèdèrent jusqu'à la prise définitive de la crête par les troupes françaises.

Les combats se poursuivront sans que les Allemands ne puissent reprendre la crête.

Le 25 avril 1915 , Le Lieutenant Maurice Genevoix , commandant la 5e compagnie du 106e RI depuis le 20 mars 1915 fut grièvement blessé dans des combats à Rupt en Woëvre près des Eparges Son meilleur ami dans cette guerre, un saint-cyrien, le lieutenant Robert Porchon (1894-1915) avait été tué quelques semaines plus tôt La lettre du docteur Lagarrigue adressée à Maurice Genevoix témoigne de la gravité de ses blessures :

Maurice Genevoix, militaire exemplaire, avait souffert et observé la souffrance des autres, il l'a décrite avec réalisme, il suffit de suivre la série télévisée " Ceux de 1914" ....... et de lire son oeuvre

Maurice Genevoix

<<Mieux vaut mourir en avançant que mourir en reculant >>

Maurice Genevoix, naquit le 29 novembre 1890 à Decize, dans la Nièvre et décéda en Espagne, à Alicante le 8 septembre 1980

L’ensemble de son œuvre témoigne des relations d’accord entre les hommes, entre l’Homme et la Nature, mais beaucoup entre l'Homme et la Mort.

Il fut mobilisé lors de la première guerre Mondiale, le 2 août 1914 et servit comme lieutenant dans le 106ème régiment d'Infanterie, 12ème division de la 3ème armée, commandée par le général RUFFEY

Le 106ème régiment d'Infanterie participa à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun.

Le 17 février 1915 , la 24e brigade d'infanterie (106e et 132e RI) fut chargée de reprendre la crête des Eparges . Du 17 février au 9 avril 1915 de violents combats se succèdèrent jusqu'à la prise définitive de la crête par les troupes françaises.

Les combats se poursuivront sans que les Allemands ne puissent reprendre la crête.

Le 25 avril 1915 , Le Lieutenant Maurice Genevoix , commandant la 5e compagnie du 106e RI depuis le 20 mars 1915 fut grièvement blessé dans des combats à Rupt en Woëvre près des Eparges Son meilleur ami dans cette guerre, un saint-cyrien, le lieutenant Robert Porchon (1894-1915) avait été tué quelques semaines plus tôt La lettre du docteur Lagarrigue adressée à Maurice Genevoix témoigne de la gravité de ses blessures :

Maurice Genevoix, militaire exemplaire, avait souffert et observé la souffrance des autres, il l'a décrite avec réalisme, il suffit de suivre la série télévisée " Ceux de 1914" ....... et de lire son oeuvre

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 17:12

Clovis, le roi qui fit la France

Agrandissements successifs du royaume de Clovis.

 

Pour affirmer sa foi chrétienne récente, Clovis, à la demande de la reine Clotilde à qui il ne pouvait rien refuser, fit construire une basilique sur une colline proche de Paris (actuellement 5è arrondissement).

  Clovis fut enterré dans la crypte en 511 et Clotilde l'a rejoint en 545. Un peu plus tard on y déposa les reliques de Sainte-Geneviève et la basilique prit son nom. A cet emplacement Louis XV fit construire le Panthéon.

Clovis est considéré  comme un des personnages historiques les plus importants de l'histoire de France ; la tradition républicaine reconnaît en lui le premier roi de ce qui devint la France, et la tradition royale voit en lui le premier roi chrétien du royaume des Francs.

Clovis décéda  à Paris le 27 novembre 511 à l'âge de 45 ans. Il est peut-être décédé d'une affection aiguë au bout de 3 semaines. Selon la tradition, il aurait été inhumé dans la basilique des Saints-Apôtres (saint Pierre et saint Paul) future église Sainte-Geneviève, qu'il avait fait construire sur le tombeau même de la sainte patrone de la cité, à l'emplacement de l'actuelle de la rue Clovis (rue qui sépare l'église Saint-Étienne-du-Mont du lycée Henri-IV).

Clovis fut inhumé, comme l'écrit Grégoire de Tours, dans le sacrarium de la basilique des Saints-Apôtres situé sous l'actuelle rue Clovis.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 14:57

La marche victorieuse de Clovis !

 

Vers 505, les Alamans,  vassaux des Francs, se soulèvent : une nouvelle fois ils sont écrasés par les troupes de Clovis. Les survivants vont se réfugier sur les terres du roi des Ostrogoths , Théodoric.

Pour mieux comprendre la victoire de Clovis à Vouillé (près de Poitiers) en 507, il faut savoir que les Wisigoths  sont alliés aux Ostrogoths. En effet, Alaric II, roi des Wisigoths a épousé la fille de Théodoric, roi des Ostrogoths. Mais les troupes de Théodoric font une grossière erreur, : elles passent la frontière grecque et écrasent une armée romaine.

L’empereur d’Orient, Anastase, envoie immédiatement ses propres troupes sur la frontière italienne. De plus, il passe un accord d’assistance avec Clovis par l’entremise de Sigismond, fils de Gondebaud, roi des Burgondes. Théodoric obligé de défendre sa frontière contre les troupes d’Anastase n’est plus en mesure d’apporter un soutien militaire à Alaric II qui se retrouve face aux trois mille guerriers francs, sous les ordres  de Clovis, l'impitoyable roi franc. Après plusieurs charges terribles, le face-à-face entre les deux hommes a lieu . 

 Clovis tue Alaraic II. Toute l’armée des Wisigoths fut massacrée.

De retour vers ses terres, Clovis fait un arrêt à Tours, se recueille sur le tombeau de Saint-Martin et reçoit de l’empereur romain d’Orient Anastase, les codicilles faisant de lui un consul. Mais Clovis va plus loin en se couronnant lui-même « Auguste ». Il compte par ce geste se démarquer du pouvoir romain.

En 508, Clovis quitta Soissons pour Paris et en fit sa capitale. Il s’installa avec sa très chère Clotilde, dans un palais situé sur l’île de la Cité

.Seul maître des Francs, son royaume s’étend du Rhin aux Pyrénées.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 10:55

La Gaule à l'avènement de Clovis en 481.

Les Burgondes :

Peuple germanique ayant donné son nom à la Bourgogne. Ils étaient installés dans le bassin inférieur du Main, puis sur le Rhin au début du Vè siècle. Il faut savoir que leur loi successorale prévoyait de donner le trône non pas au fils aîné du roi défunt, mais à son frère le plus âgé. Clotilde était la fille de Chilpéric, lui-même fils du roi Gondioc et frère de Gondebaud. Ce dernier ayant de grandes ambitions a assassiné Chilpéric, son frère aîné, puis a noyé sa belle-soeur et ses deux jeunes neveux. N’ayant plus rien à craindre des « mâles » de la famille, il a exilé Clotilde et sa soeur Chrona.

De sa princesse burgonde, Clotilde, Clovis eut quatre enfants :

Ingomer qui  meurt à la naissance, Clodomir en 495, Childebert aux alentours de 497, Clotaire en 500 et Clotilde à une date inconnue.

Aux environs de 496, lors de la bataille de Tolbiac, Clovis repousse les Alamans  et occupe une partie de leur territoire.

L'histoire raconte que la bataille fut rude et que les Francs étaient en grande difficulté. Ce serait à ce moment crucial du combat que Clovis se serait écrié :<< Dieu de Clotilde, (sa reine catholique) si tu me donnes la victoire, je me ferai chrétien !>> La futeur des Francs se déchaîna et ils remportèrent la victoire.

C’est en 498 que Clovis reçoit le baptême de la part de l’évêque Rémi à Reims : il devient le premier roi chrétien. Près de trois mille guerriers francs recevront aussi ce baptême. L'autorité de Clovis ne donnait pas le choix à ses guerriers, c'était obéir ou mourir sous la francisque !

Gondebaud a décimé une partie de sa famille pour prendre la tête des Burgondes. Mais il lui reste son frère Godesil. Ce dernier craignant de subir le même sort que les autres décide de passer un accord secret avec Clovis. En 500 les Francs attaquent les Burgondes, Gondebaud appelle son frère Godesil en renfort qui en pleine bataille passe du côté franc. C’est la débandade dans les troupes de Gondebaud qui se réfugient à Avignon. Quand à Godesil il prend tranquillement la place de Gondebaud à Vienne. Suite à une erreur stratégique de Godesil, Gondebaud reprend Vienne, fait bien sûr assassiner son frère et devient le seul maître des possessions Burgondes. Pour Clovis c’est l’échec complet.

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